‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 136 sur 741 · BAPTÊME DANS L'ÉGLISE ANGLICANE — BAPTÊME DES INFIDÈLES · texte numérisé non relu

BAPTÊME DANS L'ÉGLISE ANGLICANE — BAPTÊME DES INFIDÈLES

xviiF siècle, l'accord complet n'était pas encore réalisé. D'autre part, les missions chez les peuples infidèles se multipliaient; de nombreux cas de conscience étaient posés à l'occasion du baptême des enfants de païens ou de juifs. Déjà, les souverains pontifes et la S. C. du Saint-Office avaient rendu plusieurs décisions. En 1744, Benoit XIV fut amené à discuter cette question : doiton baptiser les enfants d'un père turc et d'une mère chrétirnnp, »i cnUe rli-rniére le désire '? Le pape y répond dans un ii n ,i,i ,i|ili. ,l,' la lettre Inter omriigenas. Trois ans plu- i.ii.l. iiiiiiM IIh consultation : un chrétien avait baptise ili's iiilaiils juifs, malgré la volonté de leurs parents. Cette fois, Benoit XIV ne se contenta pas d'étudier le fait particulier : il résolut de donner l'enseignement définitif dont le besoin s'accusait toujours davant:i;ji> ■ rrir. il l'avait constaté, les décisions particulières :li - h il.iiiiMix (Maient ignorées ou peu connues, le désacr,ii,l ,|i - ilnologiens jetait dans l'indécision ceux qui 1 les i.iiiMilLiieiil, parfois d'ailleurs on se dispensait de le faire. Le papt écrivit donc la longue lettre Pustremo niense, du 28 février 1747, afin de résoudre les cas de conscience les plus fréquemment soulevés à l'occasion du baptême des juifs enfants et adultes. Mais il n'avait pas prétendu épuiser la question. Aussi, en 1751, un fait nouveau sollicitait une nouvelle solution : devait-on accorder le baptême à un enfant d'infidèles présenté par son aïeule paternelle? La lettre Probe lememinisse,d\i 15 décembre 1751, non seulement résout le cas posé, mais rappelle, précise et complète les déclarations antérieures.

Benoit XIV ne parle pas en théologien privé, il rend des décisions, il « enseigne », comme dit saint Alphonse de Liguori, Theologia moraUs, 1. VI. tr. II, c. i, n. 126, et comme l'ont compiis tous les théologiens. D'autre part, si ses dc^cisinu- -,,iii ,l,. nuées à l'occasion de cas particuliers, elle> cnl. Im-nH me le déclare, une valeur universelle. La priiieiii.ile leltie, celle de 1747 que résume d'ailleurs celle de 1751, est adressée à l'archevêque de Tarse faisant fonctions de vicaire du souverain pontife à Rome, mais elle est destinée à toute l'Église. Lettre Posirrun' i,i,'iise, n. 2. Ce n'est donc pas seulement lie- , iiCiei- ,1. juifs que parle Benoit XIV, mais aussi ilr- lil- il mil. Il les. 11 applique aux uns ce qu'il a affiruii'' (les ,iniie>, il emploie indifféremment les deux locutions. Dans la lettre Postremo mense, cependant, plusieurs affirmations conviennent exclusivement aux

comme un rite indifférent. Ils ont négligé longtemps de l'administrer, et s'ils ont recommencé de le conférer, c'est avec l'intention de tromper les infidèles et de leur faire croire que leur religion ne diffère pas de la religion catholique. D'ailleurs, ils introduisent dans l'administration des abus qui ne semblent pas tout à fait accidentels. Ainsi ils emploient une forme dans laquelle la personne du Saint-Esprit, ou bien est passée sous silence, ou bien e-t J(-iin/e sous des noms qui ne lui conviennent |ii- I i 'I e-i précédée d'un autre mot, placé entie :. I ^ . haiitre part, ils négligent de suivre

les ns:i^e- ,een< cliins l'emploi de l'eau et dans la manière de joindre la matière à la ferme. I.e >,iinl-( Mlie, . -.t qui la question fut déférée, tout m i. ..(m n m , e les doutes sur l'invalidité des baplene - eini. : [.n . . -;

méthodistes étaient graves, ne voulu! pa-.l i me e. -

cision générale et décida que chaque cas .h \.iii in , \,i miné en particulier. Il communiqua à 1. Ae.ph . .ii-nltant une longue instruction. Il y expose l; iIm, h m, i , , n, et cite des décrets ani.i i.-m -, i|ni ehiMi-., ni .pii' i n i . nr sur la nature iln li:i|i'' ;■ m . . n. ,1;. i e ,:,,,. le

dité de sa Cûlbiliun. Il ij..:: '' -, ■ ; ■ . -".

a te etiunteratii t,nc ijuuud jurnium m.iiipian: ,jiuuii usm-pare audetil, sive quoad moduni quo baptisini ritum complere soient, tainen ut in facto dici possit baptismum administralitm ab istis hsci-elicis nntlum autsaltem dubium habenihini ose. ,>jii,,irl priny cogiioscerc a» patrati fueriiil /e;e,/M (, ,//.esev Mii;iiuenÉuiu in-itantes; novit siquirl. ,,i ifni/ihl.filf im, ,ilj„susrrum esseprœsuniendossedpruba/idus. La cunclusiuii fut qiiod si ii> hac materia possibilis foret quœdam generalis prœsirmptio in principium praclicum convertenda, hmc non qiiide»! ex defecfibus et abusibiis ministroriim (lifj;;r„i:i,„, xrriariirit essri derirarida sed privsertlni

soient

pOSSili

it.hi.1 hiijus secta:, qui de fado baptisnia hure, duo tantum in quxstionem cadere ],■,■! : 1. Utruni ritus administrandi sa- II. i: n.i e/, ;s/,( srrhi 1)1 ixtis rcgionibus

detentus e/.., ' - /■ ///-.'.■. unll:i.,i,.m indu-

cere ra!,',,i, -: I > , . ',r ,ii - 1, :\t ,i ,ir facto sese

couforiiieiil y-,,.. . /. . ,, ■ - ,, /'m/,, 'ni ,;iriim secta sancitis. Porni 7e-. -e/ i.,ini<nn <i iLrsiinnein facile e rit cognoscerc qui I li:ir s.e/e ,(,../ ivi ininistrationem sacramenti bapli>>fn .^,1,11 acil. e.e ,i,spectione librorum nlualium quibris in islis regtunibus taies hxretici utuntur; quoad secundam vero necessarim erunt accuratss et prudentes investigationes insinguliscasibus,2}erquas tam de fado, seii de collato baptiamo, quant de moilu administrationis cognitio obtitiminr. jn.ria ipnun jndicium de singulis casibus erit 1,, n,i,n,»',,i,,.i.> ,,i. ].., lin de la décision n'est plus que r.i|i|ilie,ih,.n .le I;, re^l, ordinaire : s'il est certain qui' le liipieme n .1 pas elivalidenient conféré, il faut l'ailniini-irei il-uhunent à ceux qui veulent entrer dans 1, lique; s'il reste un doute prudei têine, on le conférera secrètemen Colledanea, n. 659. Nous avon:

juifs des Etats pontifica la manière île lein- np

-e,n il-' I I Llise catho- -ur l.i i.iliililé du bapet conditioMuellemenl.

cité tout au long cette

décision si sage et si modérée, parce quelle peut servir dexemp'i et ilr- vèele dans des cas analogues.

li. " ' (In y trouve reproduite, p. 262, une

di'ii-i I ! - I iinice,du 10 mars 1824, concernant le lii n'i-s : Quoad venientes a sectis, ex.

gr, ' is notum est vel baptisnia minime

ni" >lidc conferre, ipsos, duni in sinu

i'' - soleniniter baptizandos esse.

E. Mangenot.

Page 1