Aljsurda osl corum sen- C'est une absurdité d'avan
tcntla, qui dicuni, liomincm Ini- cer que l'homme, au moment de lio, dono quodom supcrnaturali »a création, a été élevé auct gratuiln, Bupra conditionem dessus do la condition do sa naluni! nua; fuisse oxallatum, nature par un don surnaturel ui (Idf, «pc el cliaritatc Dcum et gratuit, pour honorer Dieu tupcmalurnlitcr colcrcl. Dr surnolurcllemenl par la foi, prima tiomini» jiut., c. vu ; l'espérance et la chai'ité. naiana, p. 93.
2^. A vanis cl oUoals homi- Il faul considérer comme née
iiibua, socundun» Insipicntiam de la folie des philosophes el
philosophorum, excogitata est renvoyer au pélagianisme l'opi-
sententia, quœ ad pelagianis- nion de ces hommes vains et
mum rejicienda est^ hominem oisifs qui s'imaginent l'homme
ab initio sic constitutum, ut formé de telle sorte que, grâce
per dona nalm-ae superaddita à la libéralité de son créateur,
fuerit largitate condiloris subli- il ait été élevé à l'adoption des
matus et in Dei filium adopta- enfants de Dieu pai- des Ams
tus. Ibid., c. \^^, quant au surajoutés à la nature, sens ; Baiana, p. 94.
Il faut distinguer, dans ces propositions, la doctrine qu'elles soutiennent et les qualifications qu'elles inlligent à la partie adverse. La doctrine ne dilfère pas de celle que nous venons de voir, et est réellement contenue dans Baius. Mais ce qu'il nie, ce n'est pas, comme l'ont dit à tort quelques commentateurs, l'existence même de l'adoption divine et autres dons de l'état primitif; c'est seulement le caractère surnaturel et gratuit de ces dons: il ne veut pas reconnaître en eux une perfection surajoutée à la nature et élevant l'homme audessus de sa condition normale. Pas de doute possible sur sa pensée, quelles que soient les chicanes de détail qu'il ait faites sur la rédaction des deux articles. Il n'ignorait pas, du reste, qu'il avait confre lui l'opinion commune des docteurs scolastiques: non sufficit mihi mida scliolasticoiitm doctorum tradilio, dit-il dans son apologie. Aussi ses deux assertions méritent-elles, dans leur partie agressive, d'être appelées téméraires et scandaleuses. Les raisons qu'il apporte ne justifient nullement son langage. Il s'est trompé gravement en comparant la doctrine qu'il rejette à -une erreur pélagienne, rclevi'i- plusieurs fois par saint Augustin. Les ennemis il'' I' -I I ' iiii il'iiaient au baptême le privilège d'intro- 'Ihii I ni i! dans le royaume des cieux, privilège i|n i' Il eux, ne devait pas aux non baptisés.
Iuju-Iul: ■ c Lii.iil l'évêque d'Hippone, et il avait rai.son ad hominem, car les pélagiens admettaient, tout à la fois, que le royaume des cieux était destiné à ces enfants et qu'eux-mêmes étaient innocents; dès lors, le royaume des cieux leur était dû. MmI-- dr là il ne résulte nullement qu'en réalitc'.l ^n d. hn- .liiiu' élévation à l'ordre .surnaturel, le ro\;iiiii,. d. - n. m\ et les dons qui nous y préparent soient du.s .i hi nature humaine. A'oir Ripalda, disp. VIII, .sect. viii.