Cum Pélagie sentiunt, qui C'est penser comme Pelage
textiim .\pnsiiili ad Itomanos, que d'entendre des gentils qui
iT : '. . ''^ ./' r / ,..„i non ha- n'ont pas la grâce de la foi, ce
' " ' ■ ■ 'i'ixlegis texte de l'Apôtre aux Romains,
S' . ' Iligunt de c. n : Les gentils qui n'ont
^•iriiii.M I: I' 1 -iiiiuu non ha- pas la loi, font naturette-
l)i>iitibus. Dl' prima liomin. ment ce qui est de la loi. just., c. VI ; Baiana, p. 92.
Dans son apologie, Baius se rejette sur l'exemple ut l'autorité de saint Kulgence, Epist., xvii, de incarnat, et gralia, c. xxv, P. L., t. Lxv, col. 481 ; mais il l'a interprété à sa manière. Comme cette proposition est l'une de celles où il importe de fairegrande attention au sens propre de l'auteur, résumons le chapitre d'où elle a été extraite. Il a pour titre : Que la vraie justice était naturelle au premier homme. Baius apporte à l'appui de sa thèse les raisons déjà indiquées, puis il la confirme par le texte de l'Apôtre, entendu des gentils qui, convertis à la foi du Christ, recouvrent par la vraie justice l'image de Dieu reçue dans la première création. Les gentils, dit l'Apôtre, observent la loi naturellement ; si donc cette observation de la loi s'opère par la vraie justice, celle-ci, comme l'image de Dieu, était naturelle à l'homme [dans sa première création. Telle est la preuve de Baius, cortiinement inefficace; mais la question n'est pas là. L'ai"gument développé, l'auteur ajoute : « Il y en a pourtant qui pensent avec Pelage que le témoignage de l'Apôtre doit s'entendre de ces gentils (jui, se trouvant complètement en dehors de la grâce chrétienne, mais possédant . encore quelques restes de l'image première et guidés