‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 24 sur 741 · BAI US · texte numérisé non relu

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par leur propre raison, posent certains actes dignes de louange et ressemblant aux bonnes œuvres. [» Après avoir remarqué que saint Fulgence n'accepte pas celte interprétation, Baius continue : « Et c'est avec raison, car bien que l'acte extérieur, où la loi semble observée, paraisse suffisamment conforme à la nature humaine, cependant l'intention, qui alors même se tient loin de Dieu, est entièrement contraire à la nature de l'homme; aussi les impies, pour qui rien n'est pur, mais dont l'âme et la conscience sont souillées, n'accomplissent pas ce qui est de la loi suivant la nature, nonnaturaliter, mais d'une façon vicieuse, apparente et mensongère. »

Le sens de l'auteur nous étant connu, il faut distinguer, dans la proposition 22% la censure qu'il inllige aux adversaires et la raison sur laquelle il l'appuie, c'est-à-dire sa propre manière de voir. Par ce dernier coti\ la proposition rentre dans la doctrine gi'n. r.il.^ (!•■ ri.iins sur le caractère naturel des dons primilil- - l -ui I impossibilité de toute bonne œuvre dans los iiiliii. h- 1 1 \ ,1 iloi«:,sur ces deux points, la même erreui- il.m- r:iji|ilic ,ilion que dans les principes. Erreur aussi dans la censure, en ce qu'elle traite durement les adversaires et prétend identifier leur interprétation avec celle de Pelage ; c'est une fausseté et une injustice. Nombreux sont les Pères, les théologiens et les exégètes qui l'ont suivie, avec une différence toutefois : pour les uns le mot naturaliter s'oppose seulement à la loi écrite des juifs, considérée comme principe directif des actions morales : pour les autres, il s'oppose à la grâce considérée comme secours actif. Ces derniers seuls concluent du texte de l'Apotre que les lumières de la raison et les forces du libre arbitre suffisaient aux gentils pour accomplir non pas toute la loi, mais quelque chose de la loi. Bains pouvait contester la valeur réelle de cette interprétation, comme on peut encore le faire, mais il n'avait pas le droit de l'identifier avec celle des pélagiens, car ces hérétiques appliquaient le texte de saint Paul aux gentils qui n'avaient pas la foi, pour soutenir que tes gentils, en vertu des seules forces de la nature, observaient pleinement la loi, parvenaient à la justification et faisaient des œuvres méritoires pour le ciel. En résumé, la proposition 22» av.ut 1111 ilniilL \)i:'j : sous le rapport de la censure qu'elli ' ' - I - auteurs catholiques, elle était té-

méraiii .ml .i-, en même temps que fausse; sous le rappui l Jl ladurliiuL'.elle supposait des vues erronées. Ripalda, op. cit., dist. XIII,sect. ni, n. 11 sq.; dist. XX, sect. III, n. 20 sq.; Palmieri, op. cit., th. xui.

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