IÔ
traitr par dora Germain Millet (f 1647) : Vindicala ecclesiie gallicanx de sno Areopagita Dionysio gloria. Dorn Claude Chantelou tf 1664) publie les ouvrages suivants : Bibliotlieca Patiitm ascelica, seii selecta veteruiii Patruni de christiana et religiosa perfectiotie opusruia; S. Beniardi abbatis Clarx}ah;ti>:is Viu-H'ne-
tion ; S. Basilii Csesarex Cappaduci-i .1,,/.,; ju
regiilx fiisius dispulatse. Uom Franioi- I' 1 1 ; i' '> annonce l'édition des œuvres de saint Ail. 1 1 | , . raitra dans les premières années du x.ii M.clr ut compose plusieurs ouvrages pour comljaltre les commendes, source de décadence pour l'ordre monastique. Dom René Janvier (7 1682) publie les œuvres de Pierre de Celles, abbé de Saint-Rémi de Reims et évêque de Chartres. Dom Luc d'Achery (7 1685) termine une édition de l'épltrc de saint Barnabe commencée par son confrère dom Hugues Ménard. Il publie les œuvres de Lanfranc, de Guibert de Nogent, un Spicilegiiim veteiniDi scr>ptoi-um,et un A sec lien ini m vulgo spirltiinliimi opusculorum indicultts. Il commence la publication des Acla sanctunmt ordinis S. Bcnedicti. Dom .loseph Mège (-}■ 16î^l), outre un commentaire sur la règle de saint Benoit, publie entre autres ouvrages : La morale chrétienne fondée sur l'Ecriture et expliquée par les taints Pires. Dom Jacques du Frische (f 1693) édite les œuvres de saint Ambroise, et dom Jean Garet (f 169i), celles de Cassiodore, pendant que Louis Bulteau(-f 1699), outre ses ouvrages historiques, compose divers écrits parmi lesquels: Cura clericalis; Défense des sentiments de Laclance sur l'usure ; Le faux dépôt ou réfutation de quelques erreurs populaires touchant l'usure. Dom Antoine Paul le Gallois (f 1695) publie un Abrégé des ciintrnrerscs entre les catholiques et les prolestants.
2" Kn France également, mais en dehors des congrégations nommées plus haut, Jacques du Breul (7 161 4) publie les œuvres de saint Isidore, évéque de Séville. Alard Gazet (tl626), d'Arras, commente les œuvres de Cassien et le théologien Jacques le Bossu (-1-1626), après avoir pris part aux délibérations de la célèbre congrégation De au.riliis, écrit ses Aniniadversiones in xxv proposiliones P. Luduvici Molinae S. .1. ilc concnnlia liberi arbilrii cuni gratise donis. Albiil lii liji ; li'i'T . évêque de Belley, publie les Preures o , 1
chrislianisnie ou principes de la foi ilr, . , .
raison, et un moine de l'ordre deClunx, Ali.li.ii-. I; Im (168H), démontre La vérité de la religion tiil/wtiqnr, apostolique et romaine contre les assertions des calvinistes. Contre ces mêmes hérétiques Corneille Colomban Uraux (1615), abbé du Mont-Blandin, réunit dans son Maliens calvinistarum de nombreux textes de saint Jean Chrysostome, de saint Ambroise et de saint Cyprien. C'est également aux disciples de Luther et de Calvin que s'adresse Hubert d'Assonleville (1632), dans son Commonilorium ad en-anles in fide omnes ut ad Ecctesiœ calholicx vnitateni onines recipiant. Mentionnons encore en Belgique Benoît Hd'ften (f 1648), prieur d'Afllighem, auteur de nombreux ouvrages ascétiques et des Disquisitiones monaslicœ.
3° En Espagne, plusieurs bénédictins enseignent à l'université de Salamanque. Laurent Cirtiz de Ibarola y Avala (1610) est auteur d'un traité De politia et imniunitali- eccleiia-itica ; .Foscph de la Cerda (flGiô), qui devint évoque, public divers ouvrages : De Maria et Verbo tncarnato; Maria effigies et revelatio Trinitatis et attrihulorum Dei. François Crespo (1657), abbé du Mont-Serr.it, est auteur d'un livre qu'il intitule : Tribunal thoiiiislicum de immaculalo deiparie conceptu. Joseph Saén/. d'Aguirre (-[- 1<)99), abbé de Saint-Vincent de Salamanque, président de la congrégation de Valladolid cl cardinal, outre une collection des conciles d'Espagne, publie : Defensio cathedra: sancii l'etri advertus declaralioncni cleri gallicani ; Ludi Salnianticonte»; Tractalut hi*toricut de hmretibus circa natu-
BÉNEDICTINS (TRAVAUX DES)
rani et gratiam. Mais son principal ouvrage est : De Anselmi archiepiscopi cantuariensis theologia commenfariis illustrata. Voir t. i, col. 639-641. Mentionnons encore parmi les théologiens espagnols de cette époque Pierre de Murga (1658), moine de San-Milan, prieur de Notre-Dame de Hyarte, auteur entre autres écrits de Disquisitiones moi-ales et canonicx, et d'un traité De beneficiis ecclesiasticis ; Diego de Sylva Pacheco (1668), moine de Saint-Jean de Burgos, puis évêque, commente une partie de la Somme de saint Thomas; .\ndré de la Moneda (1672). moine du même monastère, abbé de Yrache en Navarre, publie un Cursus pliilosophiœ, et commence un Cursus theologise scholasticœ el nioralis ad mentent sancti Anselmi et sancti Thomœ, dont un volume seulement a été imprimé.
4» En Italie, la plupart des auteurs que nous avons à mentionner appartiennent à la congrégation du Mont- Cassin. Victorin Manso (7 1611) enseigne pendant vingt années la théologie en divers monastères avant d'être créé évêque par Clément YIII. On a de lui : Harmonia theologica Patruni et scholasticorum, et un traité De ecclesiasticis magistratibus. Un moine de Padoue, connu seulement sous le nom de Fortunatus, publie un ouvrage de théologie sous le titre : Deca.% elementorum myslicœ geometriœ. Le Milanais Ambroise de Rusconibus (1619) compose une histoire des hérésies : j riumphus catholicse veritatis adversus omnes hœreses ac eorum auctores. Docteur en l'un et l'autre droit, Jacques Graffio (-{- 1620) est auteur de divers traités parmi lesquels Decisiones aurcse casuum cotiscienlise; Concilia vel responsa casuum conscientiœ ; Praclica quinque casuum SS. ponti/ici reservatorum ; De arbitrariis eonfessariorum. Parmi les ouvrages d'Alphonse Villagut (^ 1623), président de la congrégation du Mont-Cassin, nous pouvons citer : Practica canonica criminalis ; De exlensione legum tam in génère quam in specie. Maur Marchesi (1560), de Palerme, édite les œuvres de saint Bruno d'Asti, pendant que celles de saint Pierre Damien sont publiées par Constantin Cajétan (-|-1650). Nous devons en outre à ce dernier divers .rrit; pu nii li>:quels De singulari primatu sancii /'. ' /' ma S. Pelri domicilia et
ponlificalu ,., 1 1 |. s de Baccis 1-^1683) publie un traité Dr / . -> //- <,iiversiE theologix moralis, et Joseph Porta iHi'JU;, prieur du Mont-Cassin, une Theolngia scholastica secunduni principia S. Anselmi. Mentionnons enfin le traité De Ecclesia militante et triumphante de Pierre de Vecchia {-f 1695), évêque d'Amalli.
5» La persécution continue de sévir en .\ngletferre contre l'Eglise catholique et les religieux de ce pays sont trop souvent obligés de chercher un refuge sur le continent où sont établis plusieurs monastères destinés à les recevoir. Edouard Maihew, qui avait reçu l'habit monastique des mains du P. Sébert, le dernier bénédictin de Westminster, fit paraître un traité De funda-r mentis veteris et novx religionis. Grégoire Sayer (-f 1612), qui entra dans la congrégation du .Mont-Cassin, a publié les ouvrages suivants : Theologiie moralis thésaurus; Claris regia sacerdolum casuum conscientiœ ; Flores decisionum sive casuum ronscientiie ; Summa sacramenti ]>oenitentiœ, et De sacramentis in communi. François Hamilton (-i-1617). abbé de Saint-J.icques des Écossais à Ratisbonne, défend le culte des saints par son livre : De legilimo sanclorunt cullu per .'^acras imagines. Contre les calvinistes Guillaume Gilfart, ou Gabriel de -Sainte-Marie (f 1628), archevêque de Reims, écrit son Calvinoturcismus. Léandre de Saint-.Marlin (f iC3ô), président de la congri'galioii anglaise, donne, outre de savants ouvrages sur IKcrilure sainte, une édition d'Arnobe et un traité qu'il intitule : Olium theologicum IriiHirtitum. David
BENEDICTINS (TRAVAUX DES)
Codner (1647), né à Londres et membre de la congrétion du Mont-Cassin, prend la défense de l'Église catholique dans son Anahjsis compendiosa authoritatutn ex SS. Patribiis ciddttctarum pro sequall S. Pauli ciim S. Petro poleslate. Alexandre Baillie (f 1655), Écossais, abbé de Saint-Jacques de Ratisbonne, fait de même contre les hérétiques de son pays, et Guillaume Johnson {f 1663) attaque l'Église anglicane dans un travail où il défend l'autorité des cinq premiers conciles généraux, le pouvoir des évéques, l'Église visible du Christ, etc. Richard Hodleston (1688) se fait également remarquer comme théologien et comme polémiste.
6» Malgré les divisions et les guerres suscitées par l'hérésie, malgré les ruines qui en furent la conséquence, on remarque à cette époque un grand nombre de théologiens dans les monastères allemands. Léonard Rubenus (t 1609), moine de Saint-Martin de Cologne, alibé de Saint-Pierre de Paderborn et président de la congn'gation de Bursfeid, publie contre les hérétiques Liber lie falsis prophetis et lupis rapacibiis, et De idoMatria. Nonnosus Hackl (1624), moine de Saint- Emmeran de Ratisbonne, compose un traité intitulé : Virlutum theologicnrum rrgiila fundar)ientalis. A Laurent de Dript ililT" , m in •]•• Gladbach, nous devons : Monila sah't > /; l (w,,,s- ad suos cuUores indiscretos; Anti-'li • , ;, , i rfnlatione Theodori
Reinking de regiimn.' rr.-ir^m-.iiro. Beda Schwaller (1689), moine d'Einsiedeln, est auteur de Paradoœa thomistica-theologica et de Zona triplex trijylicis philosophix seu difficiiltates e.r philosophia scholastieo-thomistica, etc. Basile de Finkeneis {f 1693), moine de Saint-Lambert en Styrie, publie : Theologia controversislica; Theologia polemico-mystica, atheo-corttroversislica; Theologia siipernaturalis et naluralis. Abbé de Saint-Gall, évéque de Novarre et cardinal, Célestin Sfondrate (f 1696) compose divers ouvrages de théologie dont le plus célèbre a pour titre : Nodus prœdestiiiatin},h. D:m=; «on Gallia vindicata, il défend les droits du -oiiv. r.iin l'oulife contre les prétentions schismatiiiiir, il. ri.^li-.- i^allicane. On lui doit en outre : Regale si-rrf,.l(ihii)ii rniiiaiio poiiti/iciassertum; Dispulatio de lege in priesumptione fundata, et Cursus philosophicus Sangallensis. En 1670, les religieux du monastère de Saint-Gall avaient publié leur Cursus theologicus in gratiam et utililatem fratruni religiosorum sancii Gain ab ejusdem monasterii theologix professoribus compositus lypisque sangallensibus inipressus.
XJI. A l'université de Salzbourg. — En 1617, l'évéque de Salzbourg donna aux bénédictins de l'abbaye de Saint-Pierre un collège situé dans sa ville épiscopale. Telle fut l'origine de l'université de Salzbourg qui se développa rapidement sous l'impulsion de Albert Keùslin, moine d'Ottobeuren, puis abbé de Saint-Pierre et premier recteur, et sous celle de son successeur. Les professeurs appartenaient presque tous à l'ordre bénédictin et venaient des divers monastères de l'Allemagne ou de la Suisse. Parmi ceux qui ont laissé quelques écrits théologiques nous nommerons Joseph Burger (■|-1621), auteur d'un traité De juramenti natura, obligatione, inlerprelatione et dispensatione. Mathieu Weis (t 1658), moine d'Elchingen, professeur de philosophie et de théologie, puis recteur de l'université, est auteur de deux traités De Verbo incarnato et Paiiis divinus. Charles Stengel (1647), moine d'Elchingen, puis abbé d'Anhausen, écrit entre autres ouvrages contre les hérétiques : Hignacultim crucis; De reliquiaruni cultu, veneratione ac miraculis. Charles Jacob (f 1661), moine d'Andech et pro-chancelier de l'université, publia des traités De gratia divina; De Verbo incanmto; De Deo in se et extra se; De Deo uno et trino ; De jure et justitia;Theoremala e.r unirersa docloris a»gelici Sutiima; De artibus huuianis, etc. Didier Schapperger (1666) compose un Spéculum theologicum circa varia prœce-
ptorum gênera selectis et perutilibus quœstionibusillustratum. A Marien Schwab* (f 1664), nous devonsdes Quœstiones theologicse ex Summa S. Thomse, et des Theoremata philosophix. Après avoir professé la théologie, Christophe Rassler (f 1675) devint abbé de Zwifalten; il avait composé des traités De sacramenlis in génère ; De sa^ramexto et rirtute pœnitentix ad mentem D. Thomœ; De natura theologise; De visione heatifica. Henri Heinlin publie en 1680 un écrit intitulé : Medulla theologix moralis. Alphonse Stadelmayer (t 1683), qui devint abbé de Weingarten, a composé de& traités De Deo et attributis Deo propriis ; De legibus ; De visione beatifica. Magnus Agricola (-{• 1688) est auteur de traités De nujsterio SS. Trinitatis et De actibus humanis. Moine de Prufening, Grégoire Diell (f 1690) compose divers ouvrages parmi lesquels Clavi» tripartita speculativo moralis ; Sac>-um conscientise directorium; De viliis et peccatis; De sacramentis in génère et in specie. A Augustin Reding (•{- 1692), qui devint abbé d'Einsiedeln, nous sommes redevables d'une Theologia scholastica universa en 13 in-fol.; et de quelques écrits de polémique : Controversise scholasliciv; Œcumeuicitridentiniconcilii veritasinexistincta; Œc'ini, '''.^i > >:ih.drx apostolicx auctoritas asserta et
viifi'. \' iiir abbaye appartint Bernard Weibel
(y lii,' > , i [Il . divers écrits : De natura theologix et ili' ' ^ ' ^ ^ ' ' ' cssenlia Dei ; De sacrificio missx- Grégoire lumpller, moine et abbé de Scheyer, laissa un ouvrage : Tractatus theologicus moralis in décent Decalogi rt quinqiie Ecclesix prxcepta, publié après sa moii uii- Il iri93. Maur Oberascher (f 1697), qui de\iiii ' t li' M.. usée, fit imprimer de nombreux ouvni;.! - i ' 1' 1-^ De actibus hutuanis; De pecca-
tis: II. y, :>/../ 'il', lia; De virtutibus theologicis; De unione Verbi iiicamati ciim natura humana; De consequentibus unionem Verbi incarnati ; De sacramentis in génère et in specie. Moine de Saint-Lambert en Styrie, Benoit Pettsacher enseigna la théologie et devint recteur de l'université. Il composa un grand nombre de traités qui réunis forment un important ouvrage publié en 1743,3 in-fol., Theologia universa specidativopractica. Trois frères, religieux bénédictins, professèrent à l'université de Salzbourg : Joseph Mezger (f 1683) est auteur d'un ouvrage De Antichristo ejusque adventu et regno; Fran(,'ois Mezger (■{- 1701), entre autres écritSy faisait paraître un traité De conscientia erronea et, dubia; et Paul Mezger (f 1702) une Theologia scholastica secundum viam et doctrinam sancti Thomx. C'est un ouvrage analogue que publia Charles Schrenck devenu abbé de Saint-Pierre de Salzbourg (f 1704) : Theologia dogmatico-scholastica. Honorius .Aigner, mort en 1704 abbé de Kremsmunster, composa un Directorium ad confessarii munus rite exsequcndum. Moine de Seitenstetten, Célestin Pley (f 1710) livrait à l'impression, entre autres ouvrages, des Theoremata theologix augelicx benedictino-thomislica, pendant qu'un autre professeur, Michel Langbartner (f 1715), moine de Michaelbeuern, écrivait sur saint Michel et les anges gardiens. Alain PfeilTer (1713) se fait connaître par des écrits De charactere sacramentali Christi Domini et satanico Atilichristi ; Quodlibelum theologico-thomislicum ; De Verbo incarnalo et Christi sanguine. Jean-Baptiste Hemm (f 1719), abbé de Saint- Emmeran de Ratisbonne, publie divers traités : De visio7te Dei; De incaitiatione ; De SS. Trinitate ; De scientia Dei ; De voluntate Dei; De vitiis et peccatis. \ Placide Renz (1723), moine de Weingarten, nous devons une théologie et une philosophie ad menteiyi S. Thomœ, et un autre religieux du même nom, mort en 1748, abbé de ce même monastère, publia une Philosophia aristotelico-thomistica. Louis Babenstubep (f 1726), moine d'Ettal, professe successivement la philosophie, la théologie morale, la théologie scolastiqae
BÉNÉDICTINS (TRAVAUX DES
«t l'Écriture sainte; parmi ses nombreux écrits nous ne mentionnerons que Philosophia thoniisHca Saliubtirgensis et Ethica siiperiialwalis Salisburgnnsis, plus -connue sous le nom de Ciirsits momlis Salisburgensis. Voir col. 4. D'origine écossaise. Bernard Uaillie publie vers 1729 un livre de controverses pour montrer les maux causés à sa patrie par les erreurs de Calvin et de ses disciple.s. Charles Meyer (f 1732), de Saint-Ulrich d'Augsbourg, est auteur de traités De jure etjuslitia; De SS. eucharistia ; De secundo Christi adventu; De stalu fuluH sxculi ; et un abbé de ce monastère, Cé- Jestin MajT (7 1753), écrit divers ouvrages De jure et justilia; De venerabili eucharistix sacramenlo; De fide divina; De Verbi divmi incaifiatione ; De niysteriis Verbi divini, etc. Alain Bitter (f 1737), moine de VVessofontaine, publie Theoremata theologica ; Selectx ex universa theologia (juseslimies ; Homo in Iriplici naturse statu theologice consideratus, et Mysteriuni incarnationis contra hsereticorum errores. .Alphonse Wenzel (7 1743), moine de Mallestorp, est auteur des ouvrages suivants : Conlroversix seleclse ex universa theologia <atholica; Philosophia angelico-lhoniislica ; Beata Virgo Maria qusestionibus theologicis illustrata. A Benoit Schraier (f 1744), moine d'Ottobeuren, est due une Theologia scholastico-poleniico-practica, et un bon nombre d'écrits de ce professeur ont été réunis sous le titre de Opuscula theologica . philosophica, canonica. Moine de Kremsnmir-I 1 \;iili .:~i' Ziegler (7 1754) fait imprimer des tnui /' >:ine;De
eacramentis in génère; De h h //.n trino ;
De angelis; De gratia. Le Lriii- l: iniio.' Sanftl (f 1758) est auteur de deux ouvrayes iulitulés : 0)-nanientuni aninia: supernaturale seu gratia justi/icativa lioniinis theologico-scholastico-thontislica expensa et Genuina régula actutini humanorinn seu lex et conscienlia. Grégoire Horner (f 1760), qui fut recteur de l'université, publia Prima fidei catliolicx principia contre les luthériens. Romain Weixer (7 1764), moine de Weihenstephan, compose trois traités intitulés : Creatura ab seterno possibilis ; Creatura actu in/inita possibilis; Creatura juxta angelicani prœmota. Eberhard Ruedorfert (f 1765) se fit surtout remarquer comme philosophe, mais fut obligé de quitter l'université sur un ordre de l'archevêque de Salzbourg motivé par ses doctrines sur l'invocation des saints. Corbinien Thomas (7 1767), moine d'Elchingen, publia en les annotant les ouvrages de Tertullien De prsescriptionibus et De baplismo et pœnitentia. On lui doit en outre Théologies dogmalics; prolegomena ; Principia theologice palristicx; Spicilegium theologicuni de L'cclesia Dci ; De Verbo Dci scripto et Iradilo, et De quœstione super celebrando paschate inter calholicos et acatholicus cjorta. Ruper Guthrath (f 1777) s'appliqua surtout dans ses écrits à discuter les questions qui à cette époque divisaient les esprits. Ses principaux ouvrages .sont : Genuina indoles doctrinœ ecclesiasticiB ingenuiB indoli scicnliie mediœ, probabilismi et gratiœ efficacis oppolita; De doctrinœ auguslinianx et molinistœ antithesi; De locis Iheologicit. Rennon Ganser (f 1779) professa la théologie et la philosophie et a laissé divers volumes intitulés : Auctoritas Jiomani ponlificis vindicala; Syêtema tancti Augustini de divina gratia actuali abbrevialuni ; Minister scKranicnti matrimonii ; De immunitate clericorum. C'est également de l'autorité de ri-:glise que traita Renoit Ruecher (f 1781 1 dans deux écrits qui ont pour titre : De facto Ilonorii summi ponti/ivis in causa monothelitarum et Potestas legis- Uitiva Kcclesiœ. Krobcnius Korster (f 1791), moine de Saint-Kiiiiiieran de Ratisbonne, publia les œuvres d'Alcuin. Ilerman Scholliner (f 1795), professeur à Sal/.bourg, puis à Ingolsladt, fit paraître un traiU- sur l'axiome : Facienti t/uod in se est Ueus non denegal graliam, et divers ouvrages parmi lesquels De mérita
DICT. UK THKOI.. CATIIOL.
vitse eelernee; De hierarchia Ecclesiœ catholicse; De prsedeslinatianx luereseos ante Calvinum phantasmate; Ecclesise orientalis et occidentalis concordia in transuhstantiatione ; Historia theologiœ chrislianœ sxculi primi, et des Prxlectiones theologia; pour les jeunes religieux de la congrégation bavaroise à laquelle il appartenait. Anselme Ritter (f 1804), abbé de Weingarten, publie les ouvrages suivants : Ecclesia Dei vivi cum con^pectu universee tlieologix; Ecclesia credentiuni niundo coxva, et De eo qiiod synagogam cum honore sepeliri oportuit, et Michel Lory (f 1808), moine de Tegernsee, des Theologise dogmatico-theoreticse iiPstitutiones.
XIII. Al- xvm= SIÈCLE. — 1» Parmi les nombreux bénédictins qui, en Allemagne et en dehors de l'université de Salzbourg, se signalèrent par leurs travaux théologiques, au cours du .wiii" siècle, nous mentionnerons Candide Rotensheusler, prieur de Saint-Paul en Carinthie (1702), auteur d'un traité Derfitii/ntote/etMaximilien de Sanvis (1707), moine de Saint-Lambert en Styrie, qui a publié un ouvrage De virtute prudentiœ. Jacques Maur Corker (-|-1715j, Anglais de naissance, eut beaucoup à souffrir pour la foi dans son pays natal; il devint ensuite abbé de Lamspring en Allemagne et ne cessa de lutter pour la défense de la foi catholique. Son principal écrit a pour but d'indiquer les devoirs de ses compatriotes et coreligionnaires vis-à-vis de Dieu et du roi. Dans le même monastère, à la même époque, un autre Anglais, Jean Towson (7 1718) écrivait un Enchiridion confessariorum et une Brevis expositio missœ. Romuald Frehel (1719), moine d'Ettal, est auteur d'un ouvrage intitulé : Fides divina in suis principiis examinata. Félix Egger (7 1720), de Peterhausen, réunit les preuves de la tendre dévotion de l'ordre bénédictin envers la B. Vierge Marie. Abbé de Saint-Trudbert en Rrisgau, Célestin Herman (1720) compose une Theologia selecta secundum i>coti principia scholastica. Le bénédictin bavarois Jean Rotlner (7 1725) publie divers traités De peccato formait, distinctione specifîca peccatorum et macula peccali ; De pœnitentia ; De restilutione honoris et famse, et un ouvrage plus important : Status religiosus ascetico-theologice expensus ad menteni SS. Augustini, Anselmi et Thotnœ. Célestin Rettmayr (f 1729) est auteur d'un livre intitulé : Basis et fundamentwn totius theologia: moralis, id est, disputatio speculativo-moralis de conscientia. Connu surtout pour ses ouvrages ascétiques, Gaspar Erhard (7 1729), moine de Saint-Emmeran de Ratisbonne, écrit les deux ouvrages suivants : Habilus naturalis noviter expozSMS secundum anHijua thoniL sticorum principia; Habitus supernaturalis expensus secuiulum anliqua Ihomislicorum principia. Voulant combattre d'une façon directe les erreurs de soa époque, un autre moine du même monastère, Jean- Baptiste Kraus (f 1733), est auteur d'une Expositio fidei ac doctrinse catholicx super qusedani puncla controversa. Deux frères, moines de Tegernsee, Bernard et Paul Schallliamer (1732), se font remarquer par leurs écrits : au premier nous devons Lacrymm Christi, seu de contrilionc; Aqux vivœ seu efficacia, causalilas et effectus sacramentnrum ; De gratia ad ntentem S. Augustini; De distinctione specifica, loco et motu angeloruni; Vox tonilrui in rota seu légitima ac verior conscienlia; le second est auteur d'un écrit intitulé : Très congressus philosophici i" cum scotistis, 2° cum recentioribus philosophis, 3' Labores Herculis scholastici. A la même époque (1732) Hyacinthe Péri commente la première et la seconde partie de la Somme de saint Thomas. Charles Meichelbeeck (f 1734), moine de licncdictbeurcn, est surtout connu pour ses travaux historiques ; toutefois il a laissé un volume intitulé : Excrcitaliones philosophicie et Iheologicœ. Rernard Pez (tl735), moine de Melk, a édité une Biblio-
BÉNÉDICTINS (TRAVAUX DES
theca ascetica antiquo-nova, recueil d'ouvrages ascétiques dus à des bénédictins. Religieux de Saint-Eimnoran de Ratisbonne, puis abbé dr Mh IimII. 1,1 11, m i 11 ndli i
(t 1738) est auteur d'un li i il< /' ,1/1, ,,,,<,
pœnitentise in ppcrntri vi'/ii'ih \ i ii-tiii \l i, 1 , IT.lu , moine de Wi^in, n-t n 1 j n' ' I 1 ' 1 i > ^111 des questions il< 1 ' - il \. ^hmLI l'erckiiia^r
(t 1742), di - I \ I I ^ I primer un
traité Xi(? ^.' 1 - 1 1 I M l . !■ . (.ri'L;niiv Kuit/ r- IT^M ' , ! I. In/. /,.
ScllUL-ll ,, 1701,, l.ioiae ilf \\tlli..ail, 11, pul.ll. ill.n, cours de théologie ; Cxrau.i llœuluyae sclwlaalicee ahbrel'iatiis; Cursus theologiss moralis abbrevialus ; Ciirsus théologies polemicx abbreviatiis ; Cm-^ii^ pJiilosophiie aristotelico-thomisticae abbici •:• ^ I , u i i:;c de Gérard Zurcher (1752), moine de ^ h 1 1 // / m po'nitenliœ, ne se rapporte qu'indiri 1 1 1 o-
logie. François Pappus (7 1753), jJ,I.. ili .\Uiherau, dans son ScliotasticiDn persuiidi ecclesuislicss bi-pviarii( m. l'-ludie diverses questions de droit et de théo- 10i,'ie morale. Emilien Naisl (7 1753), moine de Weilienstephan en Bavière, connu surtout |' 1 - ^ m 1 i i-. ascétiques, réfute les écrits du In M ' 1 ' 1 h Seckendorf. Engelbert Hœrmann (7 I7'n 1 • I
publie divers écrits intitulés : i?es/)o»^" ^ "^ /'
ad consulta Bulgarorum de bap/i'-nnii, ,,, ,,.:,,, me Christi coUato ab errore vindicaln n . I)<f,ininina Romani pontificis Joaimit XXII ^.uimn.t ,1, ./.(tu animaruiii cuite iijiii . ' ,1', , >, <',, 1
ciiidtcata ; De )iu,n • I' 1
Ecclestœ et scliii}!v ,1, , m , , , ,
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cir,.' , //,'(. Thomas Schiiiit/ .IT'i- m mn
de lii m ill 1, publia une Theologia jf/a/Zas/n-o ad menh ,,i li \^i<niyalis. Président de la congrégation ba\ai.ii~i c I .il,li< de Tegernsee, Grégoire Plaichshirn est aiik-ui des uinraye^ <;invant- : nici-^tinnr'; disputatse thomistas inter el s, uii-.hi-, . M,iiiiini j ci iriscens ; To fomiale peccali; (inilui S \ii:iitsi un n Jnersis taiii prseterito quam nosi,;> ^ ,,,/„,,-, miimi.iii^ rrrurihui immnnis. Célestin (ihiiiilnif 1 , ITi," pnlihi di\>iécrits théologiques païun I. -ijn 1- *- (>'■ m i il,, I, ;.. ,dogmalico-historicu-i 1 ,1 II , ,,, li, ^,,,,,1,11,1,1,, ,,,,1,,,,^. De usH formée condilwnal.i . Ii, •.,,/,ii ,, 1, ,,i,ii,,ii^ inilio. Il laissa inachevée une Tli, ,', ,i,,i ,1, ii,,,,ii,i ,,-li,\lnrico-scholastica que termina ^ou i!i-.i ipli , le ],, iniliciin Anselme Zacherl (f 1806). liouMin t.niiiyrn 1 ;• 1766), moine de Rheinau, prit part aux controverses qui agitèrent le xviii« siècle par son Judicium D. Thomse Aquinalis in causa maxime controversa, sive Concordia thomistica libertatis creatm in linea gralix et 7iaturie cum intrinseca efficacia voUintatis divinse sine prsedeterminalionc physica et scientia média. Anselme Erb (tl767), abbé d'Ottobeuren, publie un traité des cas réservés : Tractatus theologicn-canonicus de casibus reservalis in génère et in specie, et Bède Cachée (t 1767), d'Ochsenhausen, est auteur d'un ouvrage intitulé : Spéculum in xnigmate, id est de Deo et atlributis ejus. Otto Sporer (f 1768) publie des Recollectiones morales super theologiam universam. Marien Pruggberger (f 1770) étudie les lieux théologiques dans ses F,i,,i'. :,,.., ,;,,, ii'ime. Le Bavarois Virgile Sedlmayr (y '' 11' "Wessobrunn, a laissé un grand
" i ' i < i , - parmi lesquels : Cursus philosophise;
Sij'!, ■■•• II,, ■i',j,;r dogmatico-scholaslicse juxta metho-
dum S. Thomse Aquinatis ; Theologia mariana ; Nobihlas B. Mariœ V. sine labc coticeptse ; Reflexiones
III III lu ,1 m tu, II, , ■mm il, iiiiiim: Prxdeterminatio iiiliillihiliiiiii-. ,1,1 11,111,,,. I ,ii,,l,„i,i,i hœresum. Outre \,\n-u m- h Ml, - d pliil, -,.plii 11. m. de\ons à Lanfrid lleiiiicli I, 177' 1111 ,,iit ^111- les liiérarchies angéliques : Hii'i,,, ' , ,,, 1, non ad inentem Biiiin/sii, et un ouvra.H miiinl / ,,,h's Cassianuspelagianismi jiii^liilalii'. Il I II /'/ I', ,1 l'riininer vindicalus. Boiiil I' ^' In 1/ n I 'I I r""' piil h un traité intitulé : l,^^ertaliones theu- I , , I I deVerboetVerbo
,,iiLi, ma,., (.ail Lailiei ,, 1777. d Lttenheimunster, a laissé entre autres écrits : Tractatus théologiens de sacra Scnplura : Theologia universalis ad nientem ei methodum celeberrimorum nostrse satatis Iheologoruin ac S. Scripturx interpretum ; Authoritas et infallibilitas SS. Pontificum in fidei et mnrum qutestionibus definiendis stabilita. Il était frère de Germain Cartier, religieux dans le même monastère, connu par ses travaux sur les saintes Écritures. Anselme Molitor ou Mullur (tl778), abbé de Deggingen, est auteur d'un traité : Diputeslate Ecclesiœ legislativa, coactica et declaratoria. Vn iiioini' d.' Wrin^arten, Martin Burgin (f 1782), publie , onlir 1, - pii'h viaiiis un écrit : De sécréta singuloruin j„ , , ,iii,i ,im I I,], -.mine, et un religieux d'Isnen, Willibdld La\ I ; 17'.i.'i , traite la même question dans un ouvrage en I iiuin dlMuinde. Meinrad Schwikardt (tl787), d'(ltt<il ' m 11. fui imprimer une dissertation Dr sarraniriil,, I, '1,1,- ,ii,^ jnxtn doctrinrtii} et di'ici- ,!,,,, r , , , , , ■ ' ' ' ,
professeur a lunnersile de Prayu.'. écrit ses Inslitutiones historifr liU-rariœ Iheolugix et une théologie apologétique contre le"; incrédules et les hérétiques de la lin du wiii I..I MiiliuiHil rt (t 1793), abbé de ^ liiit-lll.iis, n ! I un grand nombre
d I Li iK p 11 lui ' , I ' 1 , 1 1 et nova circa
pi.v^i'nhiiiii I I,,, I h ,-erx religionis
rerieqae Ecclc-.iiv; De ruiiiiniiiiiiine jiuteslatis ecclesiasticœ inter summos Ecclesise principes, pontifices et episcopos; De légitima ecclesiaitira pofestate; De
selectu theologico circa effeclir ^ ,',,',ii-iim : De
co quod est jiiris dieini et eci ,, ,meiilix:
Apparatus ad eruditioneni il i leelo et
tére de la sainte Trinité, mais le premier semble favoriser le trithéisme. Le Bavarois Beda MajT (1794) veut trouver un terrain de conciliation entre les catholiques et les protestants : il publie divers ouvrages dans ce but, mais ne sait pas se tenir à l'abri de toute erreur. Joseph Reindl traite la difficile question des enfants morts sans baptême dans un écrit intitulé : JustiUcatio pai'vuH sine martyrio et baptismale in re suscepto novis conatibus niale defensa. Outre des ouvrages de théologie : ComjHindiinn Iheolugiie dogiuaticsc, scholantiia: et moralis ; /"/, .w ;;,•.'■,.,-, 's /'--■'•'"./'■.' ',-''•.'. P' uni ni, pie
Schram (f 17'.r; n I • pi, .'i ,,, ■ : • ■ , , , . ,\,-
patristique : .1 . - ; • ' ,,,
ecclesiasticvii', '•', i '\•••■■,^ ', K^'"'.) d l-.llal,
s'efforce de ivmiimi r li du. tiuie de saint Jean Chrysostome dans un ■ nil anpiel il donne le titre de Spiritus S. Chrysostonii.srii ilnririiiu moralis ex ejusdem aureis opei-iftifs. Jean-Baptiste Knluiber(t 1800), de Saint-Emmeran de Ratisbonne, avait préparé une édition des œuvres d'Alcuin; mais ce travail ne fut pas publié et il ne reste de cet auteur qu'une dissertation De hœresi Elipandi.
■2' En Italie, parmi les religieux de la congrégation du Mont-Cassin qui se distinguèrent dans les sciences théologiques, nous ivm n l'iun- I;. nin.l lii-~iis (flTlG), auteur de divers Ira il' - ( m i '■ )- I > n- lie Decas ad nioralem scient iii I, < l > i . niii! Kwrurgia siverei divinx peracti., . ' , , js ., / , i. .6::,,ai. . Archéologue, littérateur et hisloiion, Ueuoit Dacchini (f 1721) publie une dissertation De ecclesiasticx hiérarchise originibiis. Placide Caparelli (1727) fait paraître : Synopsis ad sncram dogmalicam theologiani hehraicam grœco-latinam. Jean-Gaspar Beretla (f 1736) se fait remarquer comme professeur de théologie et de philosophie à l'université de Padoue, et Placide Troici publie une Theologia positiva, polemica, scholastica et historica. Nicolas-.Marie Tedeschi (7l7il), moine de Saint-Xicolas iIc Calfino. professeur de théologie, membre de |.Ii -i i r r.'gations romaines, évêque
puis arche%i'| Il , i ■< Taire connaître et goûter
la tliéologi.- 1 I \i lijR- : Scholm D. Anselmi
doctrinx, it N ' / ; ; , synopsis. Président de la
congrégation du Munt-Cassin, Cyprien Benaglia (fnôO) est surtout connu comme philosophe : il est auteur d'un Examen philosopkise novx et veteris. Ange-Marie Quirini (f 1755), cardinal et évéque de Brescia, publie un Enchiridion grascoruni quod de illorum dogrnalibiis et ritibus romanorum pontificum décréta post schismalis epocham erfita. A Jean-Baptiste Federici (1792) on doit une dissertation sur l'immaculée conception, et Nicolas- Antoine Giustiniani (f 1796) fait paraître une édition des œuvres de saint Athanase.
3» En Espagne, Jean-Baptiste Lardito (-1700) professe à l'université de Salamanqne et publie plusieurs ouvrages où il s'applique à commenter la doctrine de saint Anselme. Emmanuel Navarro (1708) fut également professeur à Salamanque et devint supérieur général de la congrégation de Yalladolid. Il publia diverses dissertalions De sacro-sancto Trinilatis myslerio ; De angelis ; De virtulibiis llieolngicis. Benoit Jérôme Feijoo y Jlontenegro (tl"6'*) est auteur d'un ouvrage sur les principales erreurs de son époque. Dans le Portugal, un bénédiclin,Jean de rExpectation,fait paraître son Si/s(enia theologicttm ad mentent S. Amelmi, et Antoine-Joseph Rodriguez publie Demonstratio religionis christianœ, et Theologiœ moralis et rivilis tractalus. Au Brésil, Mathieu Pinna (1729) revendique les droits de la vérité dans un écrit intitulé : Defensio doctrinal H. Malris Ecclesiai in conititutione Vnigenitus adversus errores P. Quesnelli.
4» Les religieux de la congrégation de Saint-.Maur continuent leurs éditions des Pères. Malheureusement le venin subtil de l'hérésie janséniste se fait trop souvent sentir dans leurs travaux. Les Oiuvres de saint Bernard sont éditées par dom Jean .Mabillon (f 1707), qui écrivit la préface de l'édition des œuvres de saint Augustin publiées sous la direction de dom Thomas Blampin (t 1710). llildebert, évéque du Mans puis archevêque de Tours, eut pour éditeur dom Antoine Beaugendre (t 1708); saint Grégoire le Grand dom Thierry Huinart (t 1709), qui lit également imprimer les Acla primuriini marjtijritm sincera et collecta. Dom Gabriel Gerberon (tl7Il) édita les œuvres de saint Anselme et publia Apotogia pru Ih(,irrln nhl.alr Tmliensi, où il montre que ce célol.r. ..M,, ,, , ,,,,.,!- , m. Juis sa doctrine sur l'eucharistie. I. j i .\ m i,. née trouvent un
éditeur ilans .1 !,i, \l u t , ITIC, ■ celles de saint
Jérôme sont |nil,li. . , |m. .I„iu .I.-.,ii Maitiansv (t1717); celles de saint Cwille de J.rusalem par dom' Augustin ToutU'c (t 1718) et dom Prudent Maran (t1762), éditeur des œuvres du saint Cyprien et de saint Justin. Ce dernier avait été en outre le collaborateur de dom Julien Garnier (■i-1720) pour l'édition des o-uvres de .saint Basile. Dom Denis de Sainle-Martlie (f 1725) publie les ouvniges de saint Grégoire le Grand ; dom Pierre CousIanI
BÉNÉDICTINS (TRAVAUX DES
(t 1721) ceux de saint Hilaire, et il avait préparé une grande collection des lettres des papes, dont un seul volume a paru. Les pères Charles (f 1739) et Vincent de la Rue If 1762) publient les œuvres d'Origène; dom Bernard de .Montfaucon (f 17i1) celles de saint Jean Chrysostome et de saint Athanase ; il édite en outre ce qui nous reste des Hexaples d'Origène, les Analecta grseca seu varia opuscula grseca hactenus non édita et le li\Te de Philon sur la vie contemplative. Dom Charles Clémencet (j 1778), avec l'aide de dom Louvart (f 1739) et de dom ilaran, publie les œuvres de saint Grégoire de Xazianze. A. ces travaux de patristique, il faut joindre VApparatus ad Bibliothecam >naximam Palrum, de dom Nicolas le Nourry (f 172i) qui avait été le collaborateur de dom Jacques du Frische dans son édition de saint Ambroise et qui publia lui-même le De mortibus persecutorum de Lactance. Outre ces grandes éditions des Pères, il nous faut mentionner quelques autres travaux des bénédictins de la congrégation de Saint- Maur. Dom François Gesvres (f 1705) prit ouvertement la défense du trop célèbre .\rnauld dans un écrit qu'il intitula : Defensio Arnaldina, seu analytica synopsis de correplione et gralia ab AnI. Anialdo doclore et socio Sorbonico a. lOGi édita, ab omnibus repreliensorum calumniis vindicata. Dom Hugues Mathoud (t1705) publie Roberli Pulli S. R. E. cardinalis et cancellarii, theologorum, ul vacant, scholaslicoruni antiquissimi sententiarum libri VlII. Item Peiri Pictaviensis... sententiarum libri V. Dom Claude David (t;1705) est auteur d'une dissertation sur saint Denis r.iréopagite où il s'elforce d'établir que ce saint est l'auteur des ouvrages qui portent son nom. Parmi les nombreux écrits du pieux et docte ilabillon, on remarquera les préfaces des volumes des Acta saiictoriim ordinis sancli Benedicti, renfermant des observations et dissertations fort utiles pour l'histoire du dogme et la di.scipline ecclésiastique; .son traité des Etudes monastiques ; une lettre De cidlu sanctorum ignotoruni ; une autre sur le discernement des anciennes reliques; une dissertation De pane eucharistico azynio et fermentato, et un livre intitulé : La mort chrétienne sur le modèle de Notre-Seigneur et de plusieurs saints. Il publia en outre une importante collection d'auteurs anciens sous le titre : Vetera analecta, seu colleclio veterum aliquot operum et opmculorum. A cette publication il faut joindre le Musœunt italicuni seu colleclio veterum scriptorum e.c bibliothecis italicis. Dans un grand nombre de ses travaux, il eut pour collaborateur dom Michel Germain (f 1694). Outre quelques traités contre les calvinistes, dora Michel Fouqueré (-1-1709) a composé Celebris historia monothelitarum atque Honorii controversia scrutiniis octo comprehensa. Dom François Lamy (-j- 1711) a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels : Vérité évidente de la religion chrétienne; Le nouvel athéisme renversé ou réfutation du système de Spinosa ; Lettre d'un théologien à un de ses amis sur un libelle qui a pour titre : Lettre de l'Abbé'" aux RR. Pères Bénédictins sur le dernier tome de leur édition de saint A ugustin ; Lettres théotogiques et morales sur quelques sujets importants; L'incrédule amené à la religion par la raison en quelques entretiens où l'on traite de l'alliance de la raison avec la foi. Dom Gabriel Gerberon (t17ll) a été l'un des plus ardents défenseurs des doctrines jansénistes et a toujours refusé de se soumettre aux condamnations qui les frappaient. Dans presque tous ses écrits, publiés pour la plupart en pays étranger et sans nom d'auteur, se retrouvent ces erreui-s et maintes fois ils n'ont d'autre but que de vouloir les défendre et les justifier. Parmi les ouvrages de ce religieux mort impénitent nous mentionnerons : Avis salutaires de la H. Vierge Marie à ses dévots indiscrets ; Dissertation sur l'.lngelus ; Le miroir de la piété chrétienne où l'on
BENEDICTINS (TRAVAUX DES)
considère arec des ré/Iexio}>s morales l'encha'memenl des vérités catholiques de la prédestitinliim rt ilc In grâce de Dieu et de leur alliance avec hi hi>,-rh' ilr In créature; Mémorial historique de ce qm ^'r^i i„t^-ir en France depuis l'année I0'<7 jnsqn'cn U,:.-. i,,„rl,a„l te
uu Traite Jii .s.ucW.mvl; ./,. ..uv./!,t .!,: .1 csas-Christ et de Son uniuu avec les /idcles dans ce mystère. Dom Denis de Sainte-Marthe (f 1725), qui fut supérieur général de la comn'-ation de Painl-Maur, prend la défense
de ]--M;ii. Il il. - ..ii>i— il. ^liiil AiiuiiMiii.rl .•.■nloniiliv
Do.,. I 'M. 1',^ 1,1 ; lT„'i; Mil.l,,. ,,,, ï,„,lr ln^h.V,.,,ir et ,l.„jnn.l..,.>r :r-. , ' ,,,■. r, v.m.^.l ■rc\v.,.,s-
tKyues. Apre.^ s\Hrc .■...ni. ni |i,,.1i.,iii ,lr~ ilmifi.ir-
jansénistes et en av.i.i' ,i|.|irlr. ,lr I,, \.n\\,- /",,,./. ■„i/..n, dom Vincent Tlmillii'. , ITi'.C. ,i\.iii -i.i.r. niiini reconnu son erreur et sétait -iinitii- ,ii.\ ilnisions du souverain pontife. Pour explii|..r. -i r.inli.il.-, il publia deux Lettres d'un ancien pmfvs^rn,- ,;, ihrnlngie de la congrégation de Sainl-Maur qm n r.'-niqiic snu appel, à un autre professeiir de la même congrégation qui persiste dans le sien. Il a fait paraître en outre une Histoire de la nouvelle édition des osuvres de saint Augustin, et un choix d'auteurs anciens sous le titre : Vêtus discijilina nmnastica, seu Collectio aurtoruiu 0. S. B. qui de monastica disciplina tractarunt. II avait préparé une Histoire de la constitution Unigenitus, dont la publication a été commencée par M. labljé Ingold. Dom Xorbert Jomart (tl738) a publié deux petits écrits intitulés : Avis touchant la crainlc Sf>)-i'i7(',- .-Ivis important touchant la conscience erronée. Dom Edmond Marténe (f 1739) ne s'occupa pas de travaux tbéologiques proprement dits : cependant son Comtnentaivv s»/- la sainte Règle, son grand ouvrage De anlfj"" I . ' I riiilins. il surtout son Yeterum scriptorn .' ,. ...Ileeiio doivent le faire placer
par. .il I I !i: Il i|i.i mit rendu de grands services aux .sLKiK.a ^di.ii.i. Do. 11 Edme Perreau (flTil) a publié un Traité philosophique et titéologique de la vérité. Dom Louis de la Taste, mort évêque de Bethléem en 175i, a publié des Lettres théologiques contre les convulsions ot l.- n.i.aili ■; attrilnns au diacre Paris. Dom Prudem-r .\l,n ni y ITil-j .ijin ...n. s avons eu déjà l'occasion de iiiniiiiii . , . -i ii.in..' do divers ouvrages de polémique- . La ilieunlc de S.-S. Jésus- Christ prouvée contre les hérétiques et les déistes par les Écritures de l'Ancien et du Nouveau Testament ; La doctrine del'Écrilurc et des Pères sur les (/Hèrisons
miraealenses ; Les grandeurs de .lé^.r.-C], ri ,! ri la dcfen.r Jr sa ,l,nr'ilr. i: r~\ /.^ ,, In , i, • i , ■ , .,1, !. • ' .|
du temps présent.
Bossuet, dom Pierre en 179i victime delà d'un nanrrl .airrag, ou lie !' I\'<lf<< .lier,
pour irr: ', '. rrjj'inse aux enncmis de l'ordre nwnastiqae: / . /-m/. ,1 de la doctrine de l'Église s!«r les
ventes , Inrl irnnrs.
ô'j l'armi les bénédictins français étrangers à la congrégation de Saint-Maur nous n'avons à citer que dom Hilarion Monnier qui dans une série de lettres s'efforça de prouver que saint Auguitin est la règle qu'on do'it suivre tians les nmlières de la grâce, et dora Charles Pieltir i ;- ITj'.ii. ,11. leur d'un écrit intitulé: La vraye et faus!se ,lr,,,i,n}i par forme d'entretiens entre un religieux cl un prutestant.
Dans la congrégation de Saint-Vanne, dora Mathieu Petit-Didier (-]-1729), abbé de Senones, publie un Traité de l'infaillibilité du pape, une Justification de la morale et de la discipline de Rome et de toute l'Italie, et une Dissertation historique et théologique sur le concile de Constanceet l' infailUhili lé du pape. Kons ne citerons de dom Calmet (f 1757), lui aussi abbé de Senones, que ses Dissertations insérées dans ses commentaires sur l'Écriture sainte. Dom Georges Toussaint (1758) publia un traité De sacramento matr'tmonii. A dom Rémi Ceillier {tl761) nous devons une volumineuse Histoire générale des auteurs ecclésiastiijucs, et à dom Bernard !\I.'.ir''cl.:il I |- ITTOi ..n.' Cntu-anlnnlai T'atrum Ecclesise
gr:rr:e ri lalnar. \\,\,r ilr I i .1 ■;,, i.li ■.. thaï, dom Sinsart
;■ 177.;. i|,.|iH,.itiv niiiliv lis |M.ilrst,inls La vérité de la reliyiun eallivla/uc, > vtiave:iid d'en mettre les preuves à la portée de tous; il défend le Dogme catholique sur l'éternité des peines, et expose contre les jansénistes Les vrais ]n-incipcs de saint Augustin sur la grâce et son arenrd arrr la Viltrrir. 11 ji.ililir en outre waRecueil
de pcnsrrs. srr I' 1 1 f , r ta I r r la I a ■'• .Ir l.inu?, SOn immortalité, ri iiii /.'ss,!, .■,,(,■ /■,/,■,■,,,•,/ ,1e la [ni et de la raison
tOUchaal l'ene/.arislar I , Cli.i.l.- tlliardon (flVTl)
est l'auteur d'um- Ihshnrr ,lrs ,.arrr,aents fort estimée: malheureuse. iKiit, r.u.l. m .viii-.i uli-lini'rnent de reconnaître l'autorili' il.' 1,1 11 ni h 1' nr/r,,,i ,,s. Citons enfin dans
cette...-' r,,M i- iii-ii.: -11; I- ii.-l:,i|itisteAubry(t-1809)
aute... ! I . i I i li-squels: Questions
p/n'/.->' ; ' ' - I a naierrile :(juestionsaux
p)iilosrpin s ,1,1 /,,",■ s.o r, ,,,,,■ rt l.i matière; L'anti- Condillac, Tliéoricsur Idmedes 6<-(es.Il avait été chargé de continuer l'œuvre de dom Ceillier, mais rien ne fut publié de ce dernier travail. Voir t. i, col. 2264.
6" Tout le Nviif siècle avait été agité par les querelles des jansénistes en révolte contre l'autorité du saintsiège et l'ordre de Saint-Benoit n'avait pas su toujours se préserver de l'erreur. Les doctrines impies des philosophes amenèrent la tourmente révolutionnaire qui, de la France, se répandit dans presque tous les pays de l'Europe. Les gouvernements issus de la Révolution s'emparéi'pnt rlf-; monastères et en chassèrent les habitants il. ..I I , iih ..i.[i. pour demeurer fidèles à leurs voeu\. Il II- -ii-i- ni |i,is ;i alTronter la mort, l'exil et les plus ci'.ii lli-s SMiiiii-.iiices. Trop souventles trésors araassés pendant de longs siècles dans les bibliothèques des abbayes bénédictines furent dispersés et enlevés à leurs légitimes possesseurs par la force ou par une législation plus redoutable que la violence. La vie bénédictine ne disparut pas cependant complètement et sur le sol de la vieille Europe les monastères ne tardèrent pas à se relever ou à reprendre une vie nouvelle.
XIV, Al -MX»- SIÈCLE. — 1° Parmi les bénédictins alleiiiii.iU -Il iiilriehiens qui se firent remarquer par leurs Il i\,ii.\ ili-iilogiques et moururent dans le cours du \i\ si, I II . il nous faut mentionner Godefroit} Lura- |i, r ; 1^1"' . moine de Villingen, auteur d'une Historia I l,r,,i, .,!,,■, I ,ritica de vila, scriptis atque clxictr'ina SS. I'a.ir,,ai. qui malheureusement s'arrête au IIP siècle; Jacques Chmell (f 1S05), moine et abbé de Breunov, publie divers traités ; De officia hominis erga Deuni ; Apologia singiclaris orthodoœee calholicœque doctrinse de niorali hominis impotentia solis nalurse vitiatœ viribus servandi legeni naturalem, et des Vindiciie concilii œcumenici sexti; en tête de ce dernier travail l'auteur a placé une dissertation historique sur l'hérésie des monothélites. Plus tard un autre religieux de cette abbaye, Bonaventure Muller (f 1830), se fera remarquer corame apologiste. Nous devons à Lothaire Fortner (f 1805), de Bamberg, un livre De articulis fundamentalibus et non fundamentalibus ab heterodoxis sine fundamento assertis. Marien Dobmayr (f 1805), moine de Weisenohe, professeur de philosophie, d'histoire et de théologie, laissa une Theologia dogmatica, qui ne
BENEDICTINS (TRAVAUX DES)
parut qa'aprés sa mort et dont un résumé fut publié en
Emmanuel Salomon (-j- 18i5), R.-itisbûiine.
de Saint- M. Dobmayr
i((-;, '"(m.,,'', //,,■-. :.-/;. r .,,,..,,./(.■/";, , , <lai-la;. Parmi
l.'^ ■ :i- ^i 1' - .1 ~p[ . ii ■ ; 1 - !•• liantz, on
r.n ; j',' / ' ''■': I ' *'■' ' ^tattmuUer
(Vixtf,. J;; l.Lica^ii.iu... Lu.,,, un L,.cJuyt,lnm tlieologku-jjiacticuni, et Vital Jlusl (f ISO'Jj, de Saint-Pierre de Salzbourg, quelques travaux de patristique. En 1809 mourait Grégoire Kohler, auteur d'un ouvrage intitulé : Prixcipia tlieologiss Hturgicss. Moine de Saint-Emmeran de Ratisbonne et professeur de théologie, Wolfgang Frœlich (j 1810) a laissé divers écrits parmi lesquels: De libertale Immana; De conjugio sacerdotibus perniiUe»do;Jura S. sedis Bomanx; Quis est Peti-us ? etc. Au même monastère appartint Rupert Aign (f 1813) auteur d'un Conspectus tlieologictis ilf vitiis el peccati.i. de legibiis et sacrai^ientis. Antoine II 1 r i ' 1^'"^ abbédeMelk, publia des i«sn7it(i«(/.- ,
Je» théologies moralis. Moineet pii ni i i i i i
Udalric Pfeiffer (f 1819) a laissé un ii mI.. -ji I- .lavoirs de l'homme envers Dieu. Tobie Mollili \-'; lS2i;, de Saint-Martin de Pannonie, a publié de nombreux écrits parmi lesquels: Coni:ordia revelatifmis lU rnlinnis rirca ssternm vitxvelntorlisprœdestina/i'i' . . s'i,./--/ii-a- Iholicse de gratta acluali doclrina: Il 'i^i ■iim;
Diluilio erroruni de votis el cteriin ; . . i ,; m"<
apostasis inter delicta civilia refr, r,,.i,i , l,n a, ,niiio Redemptoris ; Sacrosanclum niissx sacii/Utiim rite ac pie celebrandi ratio cum dissertatione de frequenti celebratione et fideliuni sacra commun ion c , et des dissertations sur la religion naturelle elli i' ILi n i.' 'I '. , les sacrements, le culte des saint. :i i ■ '; : rKiilisc, etc. Au même monastère ,i| ; i: m i 1 : i LailislasGuzmics (ti839), mort abli. .1. IM.mm.Im l .; teur d'une Tlieologia christiana fuyidatucnlalis et d'une Theologia dogmatica, et Jean Molnar (-î-i857), des In-
slitutiones religionis rhri Rueir(tl828), mointoire des dogmes tlieologicse. Le m. i Vincent Graesboeli , ses Prima: linesc im ticam christiano-raili moine de MichelfelJ
catholicœ. Léonard n. a publié une hisiniE linese hislorico- ;jalement traité par iii'de tliéolofrie, dans
publ
testa
morne dl' ( .nll'.>. ,-l. -!■ Ill I . li):ili|l|.|' r me .l|Mil,i^l^|e.
Célestin de Kimiysdci-r (;i>;ii .lui iM„ ,l, >,,inle- Croix de Dbnauwortli lors il'' li ii|i|ii. iin Ar •■,■ monastère on 1802 ; il publia Tl>,:,i.,i „,/„ „,/,„,(i
redacliB syslema. Moine d'Elelnn^eii, pui» îles Lcussais de Vienne, Romain Mitlich (-j- 18ilj est auteur d'un ouvrage analogue: Stjstema imiversa: christiano-calhoUcse IheoUtgiiv. Dans son Dos VerhuUniss der PInlosnphie, Raphai'l Genhart (ylSil) expose les fondements philosophiques ili' la foi chrétienne el montre l'harmonie existant entre la philosophie et les dogmes de la foi catholique. Gr.V'oire-Thonias Zieglcr (f 1852), moine de \Vililint:en, iiprès la suppression de son monastère, fut piofessenr ili- philosopliie à Cracovie, puis à Vienne, et fut horion- de la ilii-niu- épiscopale; il est auteur d'un ouvra;;e inliluli' : /Vi;» ipiui» ilienlogix cliristiano-ca- Iholirœ. Alphonse Sorg (f 187V), moine d'Admont, se pronone.i dans plusieurs écrits contre les doctrines de Gunlhcr tjue défendit Théodore Gangauf (f 1875), abbé de Saint-Etienne d'Augsbourg. Celui-ci, en 1850, renonya à son abbaye pour se livrer plus entièrement à l'étude de saint Augustin et parmi ses écrits nous mentionnerons: Ubcr Gtaitben und Wissen ; Metaphysischc Psychologie der h. Aiigiislinuii; Der h. Augustinus spéculative Lehre. Plus Zingerlé (f 1881) se fait remarquer
comme syriacisant et publie des .\ctes des martyrs traduits du syriaque, S. J. Ephrxmi syri sermones duo; Monumenta syriaca. Dora Suitbert Bâumer (-{-'1894), de la congrégation de Saint-Martin de Beuron, publia une étude sur le symbole des apôtres et une histoire du bréviaire. A la même congrégation appartenait dom Benoit Radziwill (f 1895), qui, en 1872, avait fait paraître quelques écrits polémiques: Die kirchliche Auctoritât und das moderne Bewiistein et Canossa oder Damasctis.
2» En Italie, nous avons à nommer Ange Luchi (f 1802), éditeur des œuvres de Venance Fortunat, et Kraja Frangipani (f 1819) qui publia quelques sermons de saint Augustin. Louis Vaccari (f 1887) est auteur d'un traité De gloriosa B. Marix V. assumptione.
3» Jean Brewer (f 1822), président de la congrégation anglo-bénédictine, publie un ouvxage intitulé : Religionis nntxralis et revelatse principia, et Mof Guillaume UUalli 111 ■ 1889), évêque de Birmingham, est auteur de H il il II . icrits sur les questions discutées à son époque, iinniaculée conception et l'infaillibilité du pape.
; I II I. -pagne, Bernard Sala (f 1885), moine du Mont- Serrat, publie un Compendium theologise tuoralis.
5» En 1833, dom Guéranger (f 1875) faisait revivre sur la terre de France l'ordre de Saint-Benoit dans le prieuré de Saint-Pierre de Solesmes,et en 1837, par la volonté de Grégoire XVI, ce petit monastère devenait une abbaye et le chef d'une nouvelle congrégation bénédictine. Parmi les nombreux ouvrages du premier abbé de Solesmes beaucoup se rapportent aux questions discutées dans le cours du xix» siècle: Mémoire sur la qveslion de l'imniaculêc cnnreplinn de la trrs sainte
tioles puliliesdans I.- i- mh
disciples de dom i . i i -ii rang dçm Jean-Ba]ilni' l'n
sainte K^'lise romaine, i t .
Iliiline. el sous-doyen du |i.iii i-iii|iies furent publiés /< s,,,e),se, les Analccta sur
|..iii iLiii- 1,1 |iiiliiir.-ition de
lilurr/ique; Essai lie nombreux ariiin.iiix. Parmi les I II III premier I I ii.lnial de la I' I ti' et Sainte- '->■. Ses travaux S/ "I ''.'./ijim Sol-'<iin S,ilcsn)ensi
lies régions prier Dieu uvaux qu'ils
saint Jean Clirv-'i-imie'. i :i iii^ .m florissante en I r.uir.- l-i -i|ii. ; i ^ soulevée par la lev.iliiiii.n ipn ,\, pi pays, forea ses inenilni - ,. -- i- In i plus calmes où en lonln hl.ii. ilet continuer pour sa plu- .i ohlr |,i avaient cru pouvoir entreprendre patrie.
Ziegelbauer, Historia rei lilerarix ordinis sancti lh->icilicti, 4 in-fol., Vienne, 1754; dom François, Biblivlhùque générale des écrivains de l'ordre de Saint-Benoit, 4 in-4*, Bouillon, 1777- 1778; Hurler, Nomenclator literarius Ihcologiœ calhoticic, 4 in-8% Inspruck, 1892-1899; dom Philippe Le Cerf de la Viéville, Bibliothèque histurique et critique des auteurs de la congréijution de Saint-Maur, in-12, La Haye, 1736; llaiianus Armcllini, Bibtiotheca benedictino-casinensis, in-fol.. Assise, 1731 ; dom Tassin, Histoire liltérnirc de la cotiijrigation de Saint- Maur, in-4', Bruxelles, 1770; Scriptores ordinis S. Bencdicti qui 1150-1880 fuerunt in i'nperio Austriaco-Hunijarico, in-4". Vienne, 1881 ; dom F. Plaine, Séries chrouoloffica scriptorum ordinis sancti Benedicti hispanorum ab arinollSO ada.188i, ln-8', rtalgcm, 1885; Bibliographie des bénédictins de la conrjréijation de France, ln-8', Solesmes, 1889.
B. IlEiniEBIZE.
BÉNÉDICTION
1. BÉNÉOiCTtON. — I. Notion. II. Existence du pouvoir (II- liénir. III. Espèces. IV. Effets et mode d'efficacité.
I. Notion. — 1° Diverses acceptions du mot. — Dans le langage biljlique et ecclésiastique, la bénédiction, 6crdkdh, e-jXoyfa, benediclio, est prise dans des acceptions différentes. — 1. Adressée à Dieu, elle a toutes les significations de la prière, l'adoration, la louange, l'action de grâces et l'invocation. I Cor., x, 16; Apoc, v, 12, 13; VIT, 12; S. Hilaire, Tmct. in Ps. rxxxjn, a. 1, P. L., t. IX, col. 750; S. Chrysostome, Exposit. in Ps. rxxxiv, n. 7, P. G., t. LV, col. 399; in Ps. CXLIV, n. i, ibid., col. 465. — 2. Dérivant de Dieu et se répandant sur l'homme et la natiirr. I,i l.i in .lidiou exprime la faveur divine, les don- • i 1< - In nlnN qu'elle apporte, Gen., xxviii, 4; xxxix. :. : \i i\. S', iii; Exod., xxxii, 29; Deut., x.\xiii, 2:.i; l'a. m, 'J. xxiii. .">; ixwiii, 8; cxxviii, 8; Prov., x, 6, 22; x.xxii, 18; Is.. \i\, Jl: \i v..:\: Lxv, 8;Ezecli., xxxiv, 26; Joël, ii,4; Epli., i. ::: ll-L . \i,
7; S. Clément de Rome, / Cor., 31, il:in^ llil^.' Iil,
Novum Test, extra caiwuem, Leipzig, 180(), p. 35; Origène, Comment, in episl. ad lio)u.,\. IX, n. 14, P. G., t. XIV, col. 1221; S. Hilaire, In Ps. Lxvi, n. 2, 3, P. L., t. IX, coi. 438; S. Chrysostome, E.vposit. in Ps. cxiii, n. 5, P. G., t. LV, col. 311-312; In epist. ad Rom., homil. xxx, n. 1, P. G., t. LX, col. 662. - 8. Quand elle a pour but d'attirer les dons et les bienfaits de Dieu, la bénédiction devient un souhait, un vœu en faveur de celui sur qui on veut faire descendre les faveurs et les grâces divines. Gen., xxvii, 35; Eccli., m, 10, 11; Heb., xii. 17: ,lac.. m. 10. Cf. I Reg., .xxiii, 21; XXVI, 25; II Re-,. ii. .-. : 11 K-.l.. xi, 2. Voir Dictionnaire d« /n Bible, l'm-. IMH. I, i.col. 1580-1583.
2» Sens particulier -'<'.,> Ir./itel nuks prenons ce mot ici. —Mais ii.iu- mi n I u- parler exclusivement dans cet article ilr li i n. in m .m sens liturgique, par conséquent de rii ' :i:| ii |i;ir les ministres sacrés au nom et par I .111! Il 1 i I li<e, soit pour consacrer des personnes ou ^i - >|.|i i- m service de Dieu, soit pour procurer aux lui- h - ili i.mu- eltèts spirituels ou temporels. La béni ih, iii.ii .uii-i «iitendue se distingue de la simple prière ou supplication, faite par les ministres sacrés en leur nom privé ou même au nom de l'Eglise comme dans la récitation du bréviaire. C'est l'exercice du pouvoir, conféré par l'Église à ses ministres, de bénir au nom de Dieu et de procurer par voie d'intercession publique des effets déterminés.
II. Existence uu pouvoir mikistériel de bénir. — 1» Dans l'ancienne alliance. — Dieu seul, dont l'empire sur le monde créé par lui est absolu, peut produire réellement dans ses créatures animées ou inanimées les effets propres de sa bénédiction. C'est ainsi qu'il a bi'ni la création enlirn-, Gen., I. 2-i. -js. d ;i|ii(s \r il. In-r, Noé et ses lils, (.m., ix. 1 : pin- lnil. il li 'inl -.[n ii.ilnment Abraliain, Gen., xii, i. il; xmi. 17: \xi\. I . l-,i;ic, xxvil, 16; Jacob, xxxv, 9; Lakm, xxx. 27. le., isiaéliles, Deut., i, 11; XII, 7; Ps. xxviii. 11; Putiphar à cause de Joseph, Gen., xxxix,5; Samson, Jud., xiii, 2i;Job, XLii, 12; le septième jour, Gen., ii, 3: le pain et l'eau, Exod., XXIII, 25; les œuvres de Job, i, 10; la maison du juste. Prov., m, 33, etc. II a béni les chrétiens en Jésus- Christ et leur a accordé par lui toute sorte de bénédictions spirituelles. Eph., i, 3. Toutefois, le pouvoir de bénir, qui est essentiellement un pouvoir divin, a été communiqué par Dieu aux créatures qui le représentaient sur terre. Mais tandis que Dieu, en bénissant, prodiiii ilirncli'iiic'nl et d'autorité propre les effets de sa béii.'iln iioii, -, , rn|ii-ésentants et ses ministres procèdent par iiiNuriiinii lin son nom et par supplication. Jacob dciiiaiHln [| étin liéni par l'être mystérieux avec qui il avait lulli's et il reçoit la bénédiction demandée. inii., xxxii, 26, 29. Il appelle sur les fils de Joseph la bénédiction de l'ange qui l'a préservé dans ses malheurs.
Gen., XLViii, 16, Les patriarches eux-mêmes bénissent leurs enfants. Isaac bénit Jacob à la place d'Ésaû, Gen., xxvii, 4, 7, 10, 27, 31, 3341 ; xxviii, 1-4. lacob bénit les fils de Joseph, en posant ses mains sur leur tête, Gen., XLViii, 9, 15, et tous ses enfants, sur son lit de mort. Gen., xlix, 28. Moise, lui aussi, bénit tous les Israélites avant de mourir. Deut., xxxiii, 1. Lors de la dédicace du temple, Salomon bénit tout le peuple assemblé. III Reg., VIII, 14, 55-61. Balaam avait déjà béni Israël par ordre du Seigneur. Num., xxiii, 11, 20; XXIV, 1.
Or, le pouvoir de bénir que Dieu accordait aux pères de famille et aux rois, il l'a conféré, dans l'ancienne loi, comme un pouvoir ordinaire à ses prêtres. Déjà Melchisédech, prêtre du Très-Haut, avait béni Abraham. Gen., xiv,« 19, 20; Heb., vu, 1, 0. Et cette bénédiction était une preuve incontestable de la supériorité de Melchisédech sur Abraham. Sine idla autem contradiclione, quod minus est a meliore benedicitur. Heb., vu, 7. Le jour de sa consécration comme grand-prêtre, Aaron bénit le peuple. Lev., ix, 22, 23. Ce ne fut pas un acte exceptionnel de son sacerdoce. Le Seigneur luimême en fit une des fonctions ordinaires du sacerdoce mosaïque. L'institution en est racontée Num., vi, 23-27. En constituant l'office de bénir. Dieu indique la formule et l'efficacité de la bém ■diction sacerdotale. Par la bouche de Moïse, il donne à Aaron et à ses fils l'ordre suivant : « Vous bénirez ainsi les enfants d'Israël et vous leur direz : Que le Seigneur te bénisse et qu'il te garde! Que le Seigneur te montre un visage bienveillant et qu'il ait pitié de toi I Que le Seigneur tourne vers loi son visage et qu'il te donne la paix! Ils invoqueront donc mon nom sur les enfants d'Israël, et je les bénirai. » La formule de la bénédiction sacerdotale contient trois supplications, iliins cli.iiinn- (Insquelles le nom du Seigneur est inx("|in . ni nllr. .iv-um imk Israélites la protection, la liieinnill.iiin,. iliMiin ni 1,1 [laix, qul cst, dans l'Écrlture, le r, -iiiiii' iln inii- h- liinns, parce qu'elle permet d'en jouir tranquillement. F. de Hummelauer, Numeri, Pai-is, 1899, p. 58-59. Par là, le Sei,i;neur conférait réellement et à perpétuité aux prêtres juifs le pouvoir de bénir le peuple. Deut., x, 8; I Par., xxiii, 13. Et cette bénédiclion n'était pas une simple formule de prière; elle avait une réelle efficacité. Dieu promettant absolument de bénir lui-même les enfants d'Israël sur qui son nom aura été expressément invoiiué. Num., vi, 27. Voir Procope de Gaza, ('Comment, in Xuni., P. G., t. Lxxxvii a, col. 808. Les prêtres et les lévites remplirent solennellement cet office sous le règne d'Ezêchias. II Par., xxx, 27. Le grand-prêtre Simon étendait les mains sur rassenddée d'Israël pour la bénir. Eccli., L, 22. L'auteur de l'Ecclésiastique, xxxvi, 18, 19, demande que la bénédiction d'Aaron olilinnim s.m i riicacité. Le Seigneur lui-même par la boni Im iln Miln hin, ii, 2, avait menacé les prêtres juifs, dn\, mi- |ii . '.iricateurs, de tenir leurs bénédictions pour ui.iUUicliun, s'ils ne voulaient pas remplir sérieusement leurs devoirs. Cf. Knabenbauer, Comment, in prophetas minores, Paris, 1886, t. II, p. 447.
D'après le Talmud, la bénédiction des prêtres juifs avait lieu chaque jour au Temple de Jérusalem au sacrifice du matin, et quand le Temple a été détruit, elle s'est continuée dans les synagogues à la prière du matin. Le jour du grand pardon, on la répétait à quatre reprises. Elle était prescrite par la loi, et elle était obligatoire dans la prière du matin. Talmud de Jérusalem, traité Taanith, iv, 1, trad. Schwab, Paris, 1883, p. 175-177. Elle se récitait en hébreu seulement. En province, les prêtres levaient la main à la hauteur des épaules, pour bénir le peuple, et au Temple, ils plaçaient les deux mains au-dessus de leur tête ; toutefois, le grand-prêtre ne les élevait pas au-dessus de sa tiare. Traité Sota,vil, 2, 6, trad. Schwab, Paris, 1885, t. vu, p. 298, 308. Ils se
BÉNÉDICTION
tenaient debout pendant la bénédiction. Traité Taanith, IV, 1, p. 177. Tous les prêtres présents procédaient simultanément à la bénédiction ; les Israélites qui étaient placés derrière les prêtres n'étaient pas compris <lans la bénédiction ; mais ceux qui étaient devant ou à côté en recevaient les effets. Le pouvoir de bénir avait été conféré à toute la race sacerdotale ; aussi la bénédiction d'un prêtre aux mœurs dissolues ou meurtrier n'était pas inefficace. Car, semble dire le Seigneur, de <jui émane la bénédiction? N'est-ce pas en réalité de moi, comme il est écrit : « Ils invoqueront mon nom sur les enfants d'Israël ! et je les bénirai. » Num., vi, 27. Traité Guilin, v, 7, trad., Schwab, Paris, 1887, t. IX, p. 32-33.
2° Sous la loi >iouvelle. — Jésus-Christ, en diverses circonstances, a béni des personnes ou des choses. Les femmes de la Galilée lui présentaient leurs enfants pour ■qu'il leur imposât les mains et priât pour eux. Les rabbins avaient coutume de bénir ainsi les petits enfants; ■ce qui explique la démarche spontanée desméresjuives. Les disciples de Jésus voulant écarter les enfants, le -Maître s'en indigna, fit approcher ces innocentes créatures et leur imposa les mains. Matlh., xix, 13-15; Marc, X, 13-16. Beaucoup de commentateurs pensent aussi que les femmes juives, ayant vu les malades guéris et les démons chassés par l'imposition des mains du Sauveur, Luc, vi, 18, 19, lui apportaient leurs enfants pour que sa bénédiction éloignât d'eux les maux et attirai sur eux les biens. Knabenbauer, Comment, in Ev. sec. Matlh., Paris, 1893, t. il, p. 150. Cf. Origéne, Comment, in Matlh., t. xv, n. 6, P. G., t. xiii, col. 1269. Avant de remonter au ciel. Jésus éleva ses mains et bénit ses disciples. Luc, xxiv, 50. Pour multiplier les pains, il leva les yeux au ciel, les bénitet les rompit. Matth.,xiv, 19; XV, 36; Joa., vt, 11. Sa bénédiction elle-même multipliait les pains et les poissons. Origéne, Comment, in Matlh., t. XI, n. 2, P. G., t. xiii, col. 908. A la dernière Cène, il bénit le pain et le vin, avant de les consacrer. Matlh., XXVI, 26, 27. A Emmaûs, il prit du pain, le bénit, le rompit et le présenta à ses disciples, qui le reconnurent alors, Luc, .xxiv, 30, 31, tv Tf, xî.id-i to-j i'pTo-j, 35, c'est-à-dire à sa manière habituelle de rompre le pain, après l'avoir béni, car bien plus probablement il n'est pas question de l'eucharistie, mais seulement de la bénédiction ordinaire avant le repas. Knabenbauer, Evangeliiim seciindum Lticam, Paris, 1896, p. 639. Les rabbins, d'ailleurs, avaient aussi la coutume de prier et de bénir Dieu avant le repas. Jésus, en adoptant les usages juifs, ne pratique pas seulement une cérémonie de son temps et il veut faire plus que réciter une prière. Il lève les yeux au ciel avant de bénir le pain, Matth., xiv, 19, qui se multiplie d'une façon prodigieuse. II 'prie en tant qu'homme pour que sa bénédiction produise les ellcls que comme Dieu il aurait pu produire directement. Quand il impose les mains aux petits enfants, c'est pour réaliser en eux des effets salutaires, de même que par l'imposition de ses mains, il guérissait des malades. .Matth., viii,.3. Sa puissance divine se manifestait par la guérison produite par le contact de ses mains. Quand il priait son l'ère, il était assuré de l'efficacité de sa prière et de sa bi'-ni-diclion ;'i cause de l'union morale de leurs volontés, union aussi étroite que celle de la volonté et de la toute-puissance en Dieu.
Or, Jésus a communiqué à ses disciples le pouvoir de faire des miracles par l'imposition des mains et la bénédiction, car leur salutation devait produire la paix dans les malsons où ils entraient. Matth., x, 8, 12, 13; Luc, X, 5, 6. Cette salutation n'était pas le salut de politesse ordinaire (pi'on formule en pénétrant dans une maison; c'était une prière et une bénédiction, appelant sur les habitants la paix messianique et produisant son eUel sur les âmes bien disposées. Knabenbauer, (.'oniment. in Ev. sec, Matlh., Paris, 1892, t. i, p
De fait, les disciples dans cette première mission guérissaient les malades et chassaient les démons. Luc, x, 17-20. Pour l'expulsion de certains démons, il fallait la prière et le jeune. Matth., xvil, 15-20. Saint Marc, vi, 13, est seul à dire que les apôtres guérissaient les malades en les oignant d'huile. L'huile ainsi employée n'était pas un remède ordinaire. Il est évident qu'elle n'opérait ses heureux effets que grâce à la bénédiction divine, car il n'y a pas de rapport entre le remède usité et les guérisons obtenues. Il est vraisemblable, d'ailleurs, que cette huile avait été bénite au préalable. Knabenbauer, Comment, in Ev. sec. Marcum, Paris, 1894, p. 162-163. Avant de remonter au ciel, Jésus donna aux apôtres le pouvoir définitif et permanent de faire des miracles et de guérir les malades par l'imposition des mains. Marc, XVI, 17, 18. Les faits racontés dans les Actes montrent suffisamment que les apôtres ont usé de ce pouvoir divin.
1. Bénédiction des personnes. — Elle a été usitée par les apôtres et dans l'Église. On en trouve une preuve dans les formules de salutation qui commencent et terminent la plupart des épitres apostoliques. Elles contiennent toutes les mots x'^P'!' " grâce, » siprivr,, « paix, » Rom., I, 7; I Cor., I. 7, 'etc. ; I Pet., i, 2; II Pet., i, 2, ou ■/if'-ii s'XsoÇi " miséricorde, » s'.pinv»;. I Tim., i, 2; II Tim., I, 2. Ce ne sont pas des salutations ordinaires ni de simples prières, mais de réelles bénédictions. Elles sont des appels à Dieu, auteur de la grâce, de la paix et de la miséricorde, à Jésus-Christ, cause méritoire et efficiente de ces mêmes dons. Les apôtres les donnent, en vertu de leur ministère apostolique et en application des pouvoirs reçus de Dieu et de Jésus-Christ. Les Pères y ont vu de réelles bénédictions, pareilles à celles qui se faisaient au nom de Dieu dans l'Ancien Testament. Origéne, Comment, in epist. ad Rom., 1. I, n. 8, P. G., t. XIV, col. 853; S. Jérôme, Comment, in epist. ad Tit., P. L., t. xxvi, col. 636; Théodoret, Int. epist. ad Rom., xvi, 2i, P. G., t. i.xxxii, col. 225; Int. epist. ad Gai., vi, 18, ibid., col. 50i. Ce dernier écrivain, Epist., .xcviii, P. G., t. Lxxxiii, col. 1292, envoyait à son correspondant la bénédiction apostolique contenue II Tim., I, 16-18. Cette coutume de commencer une lettre par une bénédiction a été observée par les Pères apostoliques, saint Clément de Rome, .saint Ignace et l'auteur de l'épilrc attribuée à saint Barnabe. Aujourd'hui encore le pape donne la bénédiction apostolique au début des bulles et constitutions, et les évêques font de même en tête de leurs lettres pastorales.
D'ailleurs, les Pères ont enseigné que le pouvoir de bénir, conféré par Dieu au sacerdoce aaronique, avait passé au sacerdoce chrétien et s'était transmis dans l'Église. Const. apost., 1. II, c lvii.P. G., t. i, col. 737; Théodoret, Quasst. in Num., q. .\n. P. G., t. Lxxx, col. 363; S.' Isidore, De eccl. offic, 1. I, c. xvii, P. L., t. i.xxxiii, col. 75i; Hézychius, In Lev., 1. II, P. G., t. xcill, col. 893-89i. En réalité, la bénédiction sacerdotale a été usitée dans la liturgie chrétienne et en dehors. Tertullien, Liher de lestimouio animx, c. Il, P. L., t. I, col. 611, en opposant les bénédictions des chrétiens aux malédictions des méciiants, distingue chez les chrétiens deux sortes de bénédictions : Eliani t/uod pênes Deum bonilalis et benignilalis omnis bcnediclio inler nos sumnxuni sil disciplina; et conversalionis sacramentum : Benedical le Deus, lam facile pronunlias quam chrisliano necesse est. Or, il décrit, Adv. Marcion., I. IV, c. xxiv, P. L., t. n, col. ■il9, le coniwsali(mis sacramentum, en disant : Qum est enim inler rios benediclio, nisi ex occursu multia salulatiof Et il rappelle l'ordre donné par Jésus-Christ à ses disciples de saluer les habitants des maisons où ils entraient. Luc, X, .5. Quant au disciplina: sacra»ientum, il faut l'entendre d'une bénédiction usitée dans le service divin, car disciplina dans la langue do Terlullicn signifie
BENEDICTION
souvent ce service. Or, si généralement il entend par bénédiction le sacrifice de la messe, voir Proljst, Liturgie der drei ersten cliristl. Jahrhunderle, Tuljingue, 1870. p. 196-201, néanmoins, à cause de la formule citée, on peut l'entendre cette fois d'une bénédiction liturgique sur le peuple, donnée dans le service divin. Dans l'ancienne messe, les catéchumènes, après que l'assemblée avait prié pour eux, s'inclinaient sous la main du pontife qui les bénissait. Const. apost., 1. "VIII, c. VI. P. G-, t. I. col. 1077; Testamentum D. N. J. C, édit. Rahmani, Mayence, 1899. p. 118. Il y avait aussi une bénédiction du prêtre pour les fidèles. Théodoret, In Ps. rv, 48, P. G., t. I.XXX, col. 1736. A Rome, la messe terminée, le pontife, en retournant au sacranum, bénissait successivement les divers groupes de clercs et de fidèles qui s'éclielonnaientsur son passage. L. Duchesne, Origines du culte chrétien, Paris. 1889, p. 179. .\ la messe gidlicane, la liénédiclion de l'évéque pn-cédait la communion. Cf. Durand, De ritibus Ecclesiœ cat/ioUca\ 1. II, c. I.vil. Lyon. 1,595, p. 567; Bona. Reriini liturg.. 1. II, c. XVI, dans Opéra, Venise, 176i, p. 315. Il en existait beaucoup de formules, variables selon la fêle, dont l'usage survécut en France à l'adoption de la liturgie romaine. Cette liénédiction existe aussi dans les liturgies mozarabiquc rt ambrosienne. Duchesne, op. cit., p. 212-214. Cf. t. I, col. 962. Le rite romain actuel comporte la bénédiction à la fin de toutes les messes, sauf aux messes des morts.
Les évêques et les prêtres bénissaient les fidèles en dehors de la messe. Les Constitutioyis apostoliques, 1. II, c. LVIII, P. '; , I, I. '■ni. 7in. i-i>comiriandfiit à
l'évéque de pri-iii.-lii'i- ■ v .|ii iimul.it d^' i'i>l.'lir''r
l'eucharistie ri. -i rrlr ^. .!. Im i.mi-' .m uicins
bénir le peuplr. I.llr^ i ,i|i|i.'i tt m. I VIII. c. nx.wii. col. 1140, une formule de Ijtni'diction épiscopale pour terminer l'office du soir. Au 1. III, c. x, col. 788, elles interdisent aux laïques d'usurper aucune des fonctions sacerdotales, parmi lesquelles elles indiquent E-JXoyiav jjLtxpiv r, |j.=-;'i)r,v. Des critiques ont vu dans la grande bénédiction celle des évêques et dans la petite celle des prêtres. Mais c'est sans fondement, car s'il est défendu aux diacres de donner la grande et la petite bénédiction, on n'interdit aux prêtres que l'ordination. L. VIII, c. XXVIII, XLVi, col. 1124-1125. 1153. Les prêtres ont donc aussi bien que les évêques le droit de donner ces deux bénédictions. Le prêtre, d'ailleurs, a pour fonction propre de bénir le peuple. L. III, c. xx, col. 804. Il s'agit ici de la liénédiction solennelle et publique, qui probablement était appelée ymn^l-' !.. n. 'diction coinp.irativement à la bénédiction priv. r. ,]iii /l.ul dili l.i p- lilr bénédiction. Saint Basile, K/nsi . , \, i\. ,,. J7. /■, <;.. t. xxxu, col. 724, interdit au pi. iv. .Liio^/m i ai-nu il une union incestueuse de liénir soit en public soit en particulier. E-jlrjyiix yaa âf.ar7[J.oO aE-iSo^;'; i^riv. Or, .ajoute-t-il. le prêtre, coupable même par pure ignorance, ne peut pas donner ce qu'il n'a pas. Cf. Balsamon et Zonaras, P. G., t. cxxxviii, col. 677, 680. Le concile in Trullo (680), can. 3, Mansi, Concil., t. xi, col. 9il, a porté une décision analogue. Cf. /'. G., t. cxxxvii, col. 528, 529. Le concile de Uiodicée, tenu en 363, avait défendu, can. 32, .Mansi, t. ii, col. 570, de recevoir les bénédictions des hérétiques : aï tivé; eio-iv àî.oftai jiôcUov rj eO/.rjr.'ai. Cf. P. G., t. cxxxvii, col. 1380, 1381. La bénédiction sacerdotale différait de la prière par le rite comme par l'efficacité. Le prêtre, en priant, élevait les mains vers le ciel; en bénissant, il les imposait de divers, iii.inii'i'i'- -iiri'i'u\ .|imI l.i'rii--.u! Sur les rites diii ■ ' I .' ■ .■ I M . I I : !i liu lionnaire
dr. I I I, I 77. p. 99-100.
'J'.'. r !.■ i^iK ijuL 1 L llieacité de la
brii> .li.;i-i' (Il I . iive de Dieu dont ils sont les iiiiiii-ir- - Il I -Il .1 .\rles, Serni., ccLXXxv, n. 2, P. ;... I. .\.\.\i\, col. -l-l^i. au aux fidèles qu'en inclinant
leurs têtes sous la bénédiction du prêtre, ils s'humilient non devant un homme, mais devant Dieu. Dans le Serm., cCLX.xxvi, n. 5, ibid., col. OîlSi;, il , \|ili,|ii(. ainsi cette inclination : Oj(ia 6e«erfi(Vi' ' )"■,■ hoini-
nein, no)j tamen ab homine ''" < nie: A^ec
attendatis si forte negligens csi -, - ',.'.. ;, >.,/ Domi-
nutn respicite qui transmittit; bencdictio cnini qusi vobis datur, ros et pluvia cxlestis esse cognoscitur. Saint Prosper d'Aquitaine, In Ps. cxxviii, P. L., t. Li, col. 375, remarque que les prophètes, les apôtres et les saints ont béni non en leur nom, mais au nom du Seigneur. Cassiodore, In Ps. c.xxvili, P. L., t. LXX, col. 938, dit : Ipsa est firma et vera benedictio, qtise sub Domini commemoratione prsestatur, a quo venit omne qxiod expedit. Cf. In Ps. cvn, col. 833. L'auteur del'OpMS imperf. in Malth., homil. xxxii, P. G., t. Lvi, col. 805. en parlant de la bénédiction des enfants, dit que ce n'est pas le prêtre qui impose les mains, mais- .lésus-Christ au nom de qui on les impose. Procope de Gaza, Comment, m Nm,,.. P. G., t. Lxxxvil, col. 507, assure que tout li m. ril. de la bénédiction doit être rapporté à Dieu, de ,]in di cniile tout bien et tout don, et que Jésus-Clii i~l est l.i ^oie par laquelle les bénédictions nous airi\ent. liezychius. In Lev., P. G,, t, xciii, col. 893-894, remarque que la bénédiction, donnée par les prêtres, descend du ciel, et que les prêtres ne la donnent pas de leur propre vertu, mais comme étant les représentants de Jésus-Christ.
2. Bénédiction des objets. — Dans le Nouveau Testament, il n'est question que de la bénédiction des aliments. Saint Paul expose à son disciple Timothée la doctrine qu'un bon ministre du Christ doit proposer aux fidèles pour les mettre en garde contre les erreurs des faux docteurs. Ceux-ci ordonnaient en particulier de « s'abstenir d'aliments que Dieu a créés pour que les fidèles et ceux qui ont connu la vérité en usent avec actions de grâces. Car tout ce que Dieu a créé est bon et rien ne doit être rejeté, pourvu qu'on le prenne avec action de grâces, parce que tout e-l sanctili.- par la parole de Dieu et par la prière ». I Tim . i\. -i-'i. lie ce dernier verset on peut conclure que les pienaers cliiVtiens, à l'exemple des .luifs, priaient avant le repas, non seulement pour remercier Dieu des aliments donnés par sa munificence, mais encore pour les sanctifier par la prière elles soustraire à la malédiction qui par suite du péché originel pèse sur toute la nature. Cf. Const. apost., 1. VII, c. XLix, P. G., t. I, col. 1057.
Les Pères ont reconnu la nécessité de bénir et de sanctifier les choses de la nature avant de s'en servir pour le culte ou dans riisai;e privé. Pour la bénédiction de l'eau bnptisiii.de, voir coi. 181-182. On bénissait aussi l'huile qui était employée dans l'administration de plusieurs sacrements, Pseudo-Denys l'Aréopagite, De eccl. hierarchia, c. iv, P. G., t. m, col. 471 sq, ; Const. apost., I. VII, c. XLii; 1. VIII, c. xxix, P. G., t. i, col. 1044, 1125 ; Saeramen taire gélasien, P. L., t. i.xxiv, col. 1100; Sacramentaire gallican, P. L., t. LXXli, col. 569 sq. Voir Chrême et Huiles s.\intes. Sur l'usage du sel bénit dans l'administration du baptême, voir C-4- TÉCHUMÉNAT. On bénissait le pain en des circonstances différentes et ces pains bénits étaient nommés eulogies. Voir Pain bénit. Le gnostique Théodote reconnaissait la bénédiction du pain, de l'huile et de l'eau ; le pain et l'huile bénits avaient une vertu spirituelle et l'eau exorcisée avait reçu la sanctification. Excet-pta ex scriptis Theodoti, n. 82, P. G., t. ix, col. 696. A la collation solennelle du baptême, on bénissait le lait et le miel qu'on servait aux néophytes immédiatement après la communion. Voir col. 217. Le Testament de N.-S. J.-C, I. Il, 16, p. 138, contient une formule de bénédiction des fruits. Elle est suivie de cette rubrique qu'on ne bénit pas les légumes, mais les fruits des arbres, les fleurs, les roses et les lis. Sur la bénédiction de l'huile et des pré-
mices, voir les Canons d'Uippolyte, n. 28, dans Achelis, Texte und Vntersuch., Leipzig, 1891, t. vi, fasc. 4, p. 56, 112-114. On trouve plusieurs formules de bénédiction et de consécration dans la liturgie de Sérapion. évéque de Thmuis. G. Wobbermin, Altchristliclic litwgische StOcke aus der Kirche .-Egyptens, dans Texte tind Vnterstich., Leipzig, 1899, t. ii, fasc. 'i b. D'autres se lisent dans le Sacramentaire gélasien, 1. III, P. L., t. LXXIV, col. 1125 sq., el dans le Sacramentaire gallican, P. t., t. LXXil, col. 567 sq. Pour le rite ambrosien, voir Mercati, Anticlic reliquie liturgiche ambrosiane e ronmne, etc., dans Sludi e testi, Rome, 1902, t. vu, p. 1-32. Les bénédictions se sont multipliées au cours des âges et ont varié suivant les pays. Cf. Martène, Deantiqiiis Ecclesix ritibus, 3in-4<', Rouen, 1700, passim. On les réunissait parfois dans un livre spécial, le bénédictionnaire, benedictionalis liber, contenant les bénédictions à lusage des évèques et des prêtres. Martigny, Dict. des antiquités chrétiennes, p. 434- 435. En les instituant, l'Église a usé, pour le blendes lidèles, du pouvoir que Jésus-Christ lui avait communiqué. Elle a aussi affirmé qu'elle conférait réellement à ses prêtres le pouvoir de bénir et elle a condamné les adversaires des bénédictions qu'elle autorise. Parmi les pouvoirs du lecteur, que mentionne le pontifical romain, il V a celui de beuedicere panem et onines fructus novos. \ l'ordination du prêtre, le pontife indique le droit de bénir parmi les devoirs des prêtres et il oint les mains de l'ordinand, ut quxcumque benedijcerint benedicentiir et quxcunique consecraverint consecrentur et sanctificentur. Cette onction et cette formule ont été empruntées au rituel gallican. Duchesne, Origines du culte chrétien, p. 358. Au rapport de saint Augustin, Epist., ci.x.xix, n. 4, P. L., t. xxxiii. col. 775, Pelage rejetait les prières et les bénédictions de l'Église, parce que la nature peut par elle-même accomplir les œuvres de la justice sans le secours du Saint-Esprit. His itaque dispulationibus perversis et impiis, non solum contradicitur orationibus nostris, quibus a Domino pelimus quidquid sanctos petiisse legimus et tenenius; t'ej*um etiam benedictionibus nostris resistitur, quando super po}mlu.i)i diiimus, optantes eis et poscentes a Domino, ut eos abundare faciat in cantate invicent, etc. L'évéque d'Ilippone continue la formule de bénédiction, en citant 1 Thess., m, 12; Eph., m, 1(5; Rom., xv, 13; puis il conclut : Utquideis isla petimus, quœ poptdis a Dominopeliisse apostoluni novimus,sijamnatura nostra, creatacum libéra arbilrio,onmiahxc sibipotesl suavoluntate prsestare?e[c. Tous lesévêques d'Afrique, réunis en concile à Carthage en 416, écrivent au pape Innocent 1" au sujet de Pelage et de Célestius: Contradicitur etiani istoruni contenlione benedictionibus nostris, ut incassuni super popiduni dicere videamur, quidquid eis a Domino precamur, ut recte ac pie vivendo illi plor ceani, vel illa quœ pro /idelibus precatur apostolus dicens : Flecto genua, etc. Eph., m, 14. Si ergo voluerimus, benedicendo, super populuni dicere: Da illi, Domine, virtulem corroborari per Spiritutti tuuni, istoruni nobis disputatis contradicit, affimxans liberiou negari arbitriuni, si hoc a Deo poscilur, quod in nostra est potestale. P. Constant, Epist. rom. ponlif., Paris, 1721, t. i, p. 871-872. L'Église d'Afrique, s'appuyan*. sur les exemples de saint Paul, justifie contre Pelage les bénédictions ecclésiastiques el dénonce au pape cette erreur. Innocent III, dans la profession de foi qu'il a imposée aux vaudois, leur a fait déclarer qu'ils ne rejetaient plus les bénédictions, faites par un prêtre en él;it de péché mortel, mais qu'ils les acceptaient de gnind cirur comme celles qui étaient données par le plus juste, car la malice de l'évêque ou du prêtre ne nuit ni aux sacrements qu'ils confèrent, ni aux offices ecclésiastiques qu'ils remplissent à l'c'gard de leurs ouailles. Denzingcr, Enchiridion, n. 370. (Juand Wiclef et les
BENEDICTION
protestants rejetèrent les bénédictions et toutes les cérémonies de l'Église, les papes et les conciles condamnèrent leurs erreurs et justifièrent les usages ecclésiastiques. Denzinger, n. 559; concile de Trente, sess. VII, De sacramentis in génère, can. 13; sess. XXII, De sacrificio missse, c. v.
III. Espèces. — Les nombreuses bénédictions qui sont usitées maintenant dans l'Église peuvent se ranger en différentes catégories, selon que l'on considère leur nature et leurs effets, le ministre ou le rite.
1» Sous le rapport de leur nature et de leurs effets, elles se partagent en deux classes : on distingue les bénédictions consecrativse ou constitutivx et invocatorise. Les premières, qu'on pourrait appeler des consecrafiofis, font que les personnes, les objets ou les lieux bénits ont une sorte de caractère sacré, sont enlevés aux usages de la vie commune et destinés au culte divin. De cette sorte, sont pour les personnes, la première tonsure, la bénédiction des abbés et des abbesses, voir t. i, col. 12-13, 18, la consécration des vierges; pour deschoses et des lieux, la simple bénédiction ou la consécration d'une église, la consécration des autels, voir 1. 1, col. 2581-2582, les bénédictions d'un oratoire, d'un cimetière, des vases sacrés, du saint chrême, des saintes huiles, du sel et de l'eau pour le baptême, des ornements sacerdotaux, des AgnusDei, voir t. i. col. 609, etc. Les objets bénits ne doivent plus servir à des usages profanes, même honnêtes, et il y aurait un sacrilège à les détourner de leur destination sainte et à les traiter indignement, surtout avec mépris. — Les secondes, qu'on appelle bénédictions simpft's, sont des invocations par lesquelles les ministres sacrés demandent à Dieu que dans sa bienveillance il accorde aux personnes et aux objets bénits quelque avantage spirituel ou temporel, sans que ces personnes et ces choses deviennent saintes ou sacrées et changent d'état au point de vue religieux. De cette sorte sont la bénédiction apostolique à l'article de la mort, voir t. i, col. 256-259, celle qui est donnée à des [jours déterminés aux membres de quelques ordres religieux, la bénédiction papale, celle de l'évêque et du prêtre à la fin de la messe ou en dehors, la bénédiction donnée avec le saint-sacrement, la bénédiction nuptiale (voir ce mot), la bénédiction d'une maison, des champs, des fruits, des aliments, etc. Les objets ainsi bénits peuvent être employés à des usages profanes, mais honnêtes, parce qu'ils n'ont pas été consacrés au service divin. Ainsi l'eau bénite peut servir de boisson; des cierges bénits peuvent être allumés pour s'éclairer. Saint Alphonse, Theologia moralis, 1. VI, n. 94, déclare qu'on peut, sans péché, jeter aux chiens les os d'un agneau bénit, des œufs de Pâques, aussi bien que les mets bénits par un prêtre avant le repas, si on ne le fait pas par mépris.
2" Au point de vue du ministre, les bénédictions sont papales, ou réservées au souverain pontife, comme celles du pallium, des Agnus Dei, de la rose d'or, du glaive impérial ; épiscopales, c'est-à-dire réservées de droit à l'évêque; ce sont toutes celles qui se trouvent au pontifical ; on a inséré au rituel les bénédictions épiscopales qui, par induit ou par délégation, peuvent être données par un simple prêtre ; enfin sacerdotales, celles qui peuvent être données par un prêtre sans qu'il ail besoin d'une délégation spéciale ; elles se trouvent au missel et au rituel ; quelques-unes, au point de vue de la licéité, exigent que le ministre ait juridiction sur les sujets et sont de droit parochial, telle que la benedictio mulieris post parlum. Quelques bénédictions sacerdotales peuvent être dévolues aux diacres, par exemple celle du cierge pascal au samedi saint. Les réguliers, prélats ou simples religieux, ont relativement aux bénédictions des privilèges spéciaux.
On a publié en appendice à l'édition t^-piquc du rituel romain, Italisbonnc, 1895, une collection de bénédictions approuvées ou.
BÉNÉDICTION
permises par le saint-siège, n y a des bénédictions non lésenées approuvées pour certains diocèses/ des liénédietinns réservées
aux évêques, mais génér,' ■ nx h,;-- m: m -,
des bénédictions propre-^ . n . u i u quelles les prêtres séculi' I
enfin des bénédictions di' ^ i.- i -'in i ,m;i..-
risées par Léon XIII et la s. i: des Kiies.
3» Sous le rapport du rite, les bénédictions sont dites réelles, lorsqu'elles comprennent l'onction faite avec le saint-chrême, ou verbales, lorsqu'elles ne comportent que des paroles ou prières; elles sont sule)i)U'Ues ou simples, selon qu'elles sont données avec ou sans apparat. Chaque bénédiction a son rite propre. On trouve au rituel romain, tit. vin, c. i, les règles générales qui concernent les bénédictions données en dehors de la messe.
IV. Effets et mode d'efficacité. — 1" Effets. - Comme les bénédictions de l'Église sont un des principaux sacramentaux, nous pourrions dire d'un mot qu'elles produisent les effets ordinaires des sacramentaux. Voir Sacrame.ntal. Toutefois, elles ne produisent pas toutes les mêmes effets, et comme leur efficacité vient principalement de la prière de l'Église, il faut considérer les formules elles-mêmes des bénédictions pour savoir quels heureux effets l'Église attend de chacune d'elles. Or, dans quelques formules, telles que celle de la bénédiction des vases destinés à contenir les saintes huiles, il n'y a pas d'effet spécial demandé et la bénédiction n'a d'autre but que de destiner ces vases exclusivement à la conservation des saintes huiles par respect pour ces choses saintes. Mais d'autres formules, telles que celle de l'eau bénite, demandent à Dieu de communiquer à l'objet bénit virtutem benedictionis ou graliam benedictionis, etc. Or, les théologiens se sont demandé si les objets bénits avaient en eux, en raison de leur bénédiction, une vertu spéciale inhérente, une force spirituelfe propre. Saint Thomas, Suin. theol., III», q. Lxxxiii, a. 3, ad3>"», a déclaré que : Ecclesia et altare et alla hujusmodi inaniniata consecrantur, non qiiia sint gratiss susceptiva, sed quia ex consecratione adipiscunturquamdanispiritualemvirtutem,perquani apta 7-edduntur divino cultui, ut scilicet homUies devotionem quamdani exinde percipiant, ut sint paratiores addivina, nisi hoc propter irreverentiam impediatur. Et le saint docteur en fournit plusieurs preuves. Les théologiens postérieurs ont généralement admis cette doctrine, au moins pour les bénédictions dites coyisecrativse eicotistitutivx. Mais ils n'ont pas entendu cette vertu spirituelle d'une vertu inhérente à l'objet consacré. Ils n'y ont reconnu qu'une virtus transiens. Suarez. In IIl"'", disp. XY, sect. iv. n. 7, Opéra oninia, Paris, 1877, t. xx, p. 291-29-J. .i ■ ^pll.ll^ > .tie vertu divine des lieux consacrés el li n n ! i t : propter orationes Ecclesix Deum ihi sj, ! nuxilium prsebere. Il ajoute, en effet, quandu Aat sa^iamentalia in suabenedictione specialiter ordinantur, per Ecclesise oraiionem, ad taies effeclus, tune per moduni impetrationis specialiter confe.rri a Deo taies effectits adhibitis hujusmodi sacramentalibus ; ut, verbi gratia, credendum est, in templo consecrato ratione consecrationis Deum specialius assistere ad exaudiendas fidelium oraliûiies, vel eorum animas ad devotionem excitandos, et sic de aliis. Cajetan, In III'^"', q. lxxxiii, a. 3, dans Opéra D. Thomse, Anvers, 1612, t. xii, p. 277, avait interprété un peu difforemincnt la pensée de saint Thomas. 11 ov.i' ■-• , , ;,,.,. ;,,,; ,,,j; ,- ,;; , ?;,,;-
huniKnii laiilii») opcra, sed sunt efficaces ex Christi sacerdoliu, a que sicut per seipsum efficaciam habent sacramentales operationes, quia ab ipso immédiate sunl institutasacramenta, ita partiel patmu in ministris
suis efficaciam prsebet cnnsecrationibus quse ab ipsis fniiu. ita rjiind p.r Cliristi sncerdotio diffusa, participato ■" " ' '^■ ,;'.r,;-i,tuiiii ri . h'mi loricm, sicut aqusB ex tMtu ,,:,■,,:-. i: h, ',■.!, rrihlihr ^rni liiibilesadbaptismumet htir ins,,iu,li li.fhiliias roi-aliir fpiritKalisvirtusinchoative. l'ar suite, Dieu devient présent aux choses consacrées d'une fa^on spéciale, sicut novo instrumento arf excitandani reverentiam et devotionem circa divinum culttim. Cette vertu spirituelle s'exerce, cum divina hujusitiodi assistentia actualiterutitur re consecrala ad excilandiitn devotionem, reverentiam vel aliquem aliuni effeclum ad queni res consecrata est faciendum. Quelques théologiens étendent Jcette doctrine, même aux objets non consacrés, mais simplement bénits, tels qu'une médaille. Par le fait de leur consécration ou de leur bénédiction, ces objets n'ont aucune nouvelle qualité inhérente ; ils ont avec Dieu une relation réelle en vertu de laquelle ils amènent Dieu à produire des elTets spirituels en ceux qui se servent d'eux. Cette relation est permanente, puisqu'il reste toujours vrai qu'ils ont été bénits ou consacrés. Il y a donc dans les objets bénits une vertu indépendante du mérite du ministre et de celui qui s'en sert. Mais comme elle résulte des prières de l'Église et de la consécration de l'objet, elle ne produit pas physiquement son effet. Les bénédictions ne sont donc pas des causes efficientes proprement dites ; ce sont seulement des causes occasionnelles, en vertu desquelles Dieu excite dans l'àme de pieux mouvements.
11 y a dès lors lieu de s'étonner des sarcasmes lancés contre l'Église catholique au sujet des bénédictions et des consécrations par un écrivain, ordinairement mieux renseigné, Harnack, Lehrbuch der Dogmengeschichte, 1890, t. m, p. 604, note. Dans notre doctrine, il n'y a rien qui soit contraire à la religion en esprit et en vérité, et l'Église romaine n'a pas réintroduit dans le christianisme le pharisaisme et le rabbinisme, repoussés par Jésus-Christ.
2" Mode d'efficacité. — Les bénédictions n'opèrent donc pas, comme les sacrements, ex opère operato; malgré le sentiment contraire de quelques théologiens, elles agissent seulement ex opère operantis, per niodum impelralionis Ecclesise.. Toutefois, il ne faudrait pas les considérer comme de simples prières, comme des vœux, des souhaits, des invocations des secours divins. L'impétration est sans doute le caractère dominant de la bénédiction. Mais ce n'est pas une simple demande, telle que les fidèles en font en leur nom particulier et qui peut ne pas être exaucée. C'est une iuipétration faite au nom de l'Église, qui s'adresse à Dieu avec confiance. La demande est en quelque sorte impérative, parce que l'Église a reçu de Dieu le droit d'intercéder pour les fidèles et de leur appliquer par mode d'intercession les moyens de salut. Dieu, à cause de la prière de l'Église, accordera au fidèle pour qui elle intercède la grâce demandée, si d'ailleurs il est capable et digne de la recevoir. Toutefois, l'effet n'est pas certain et n'est pas produit infailliblement, parce que Dieu n'a pas proniis expressément d'exaucer tiiiiji m- Il pri/ie de son Église. Dans une étude savanfr i i 1 li :■ m i. ( nuduite, le P. G. Arendt s'est efforcé de .1 i i ! i i ; !- s sacramentaux en général et les bénéilii ii^n- r, , 1, -Listiques en particulier avaient, de par leur institution, le droit d'exiger de Dieu la distribution des grâces suffisantes, et seulement la valeur déprécative pour demander les grâces efficaces. Il pense que Hi-ii. . ii >■ : nljnl à l'Église le pouvoir de bénir, a piun i : ^i ni d'accorder à sa prière les secours sufli- n i ime que l'Église
peut les exiger de Dieu ni ii!,>iii~ .1 mir façon générale, car il reconnaît qu'il est impossible de déterminer in specie et in individua quelles sont les grâces suffisantes et quelles sont celles que l'Église, par ses bénédictions, exige que Dieu donne. Cette opinion, qu'il serait trop
BENEDICTION
BÉNÉniCTION NUPTIALE
long (le discuter ici, ne nous a pas paru être clairement ot solidement démontrée.
Indépendamment des grâces spirituelles et temporelles obtenues à l'occasion des bénédictions ecclésiastiques en raison de l'impétration de l'Église, d'autres faveurs peuvent être accordées aux fidèles en raison de leurs dispositions personnelles dans la réception de ces bénédictions ou dans l'usage qu'ils font des objets bénits. Elles le sont ex devotione utenliiim, comme dit Bellarmin, De cullii sanctoruni , 1. III, c. vu, dans Controvers., Lyon, 1590, t. i, col. 16i9, ou ex opère operanliuni, selon l'expression d'autres théologiens. La réception des bénédictions ecclésiastiques et l'emploi des objets bénits peuvent faire naître chez les pieux fidèles des sentiments de religion et de piété, qui mériteront les faveurs divines. Mais ces grâces actuelles ne seraient pas accordées aux chrétiens qui, par superstition, se serviraient des objets bénits dans le dessein de se procurer des avantages spirituels ou temporels, contraires aux efl'ets que l'Église veut faire obtenir par le moyen de ces objets. L'Église entend favoriser par ses liénédiclions la véritable piété, et non de vaines superstitions.
J. Gretser, De benedictionibus libri duo, quibus terthts de maledictionibus adjunctiis, Ingolstadt, 1615; ou dans Opéra omnia, Ratisbonne, 1734-1741, t. V ; Quart!, De lyrocessionibus ecclesiaaticis et de lUaniis sanctorum, ac de benedictionibus deque rébus beiiedictione sacratis, tractatus duo, Venise, 1727; F. Probst, liirchliche Benedictionen \und ihre Verwaltung, Tuliingue. 1857; Id., Sacrameiite und Sacramcntalicn in den drei eratcii chrisllichfn .liihrliu}idn-trii, Tuliingue, 1H72,
p. 62-96; J. B. Pighi, I.ihn ,.., •.,: : ,-,,<-,,,,:;,
ritualis romani servan i : ■il'; i - ■ i /■ cramenlalien der luith^: h ■ !:■ ^ I ■
Brixen, 1896; G. Arendl, /<■ ; i. ;.-...,.■.,;,,',,,,,<, ..y,:, ,(,,, s, ;,,,. lastico-dogmatica, 2- (-dit., Ituine. 1:11*1. La jaupai-t des Iviàlis des sacrements en général s'occupent des sacramentaux. 'Voir en particulier P. Schanz, Die Lehre von den heiligen Sacramenten der katholischen h'irche, l^ribourg-en-Brisgau, 1893, p. 76- 89; P. Hilairc deSexten, Tractatus pastoraKs de sacramentis, Mayence, 18», p. 68-70. — Les liturgistes traitent aussi des bénédictions en général, mais surtout des bénédictions en particulier. Voir Catalani, Pontificale romanum, Paris, 1857, t. n ; Id. Cseremoniale episcoporum, 2 in-4*, Paris, 1860; C. Kozma de Papi, Liturgia sacra catholica, 2- édit., Ratisbonne, 1873, p. 410-451 ; J.-B. de Herdt, Sacrée liturgim praxis, 6" édit., Louvain, 1877, t. III, p. 375-404 ; Leroscy, Eirplication des rubriques, Paris, 1889, p. 433-450; Ferraris, Prompla bibliotheca, édit. Migne, Paris, 1863, I. 1, col. 1033-1062 ; Barbier de Montault, Œuvres complètes, Paris, 1892, t. v, p. 10-59; Many, Prtelecliones de missa, Paris, 1903; Id., De locis sacris, etc., Paris. 1903, passim. Beaucoup de décisions canoniques sur un certain nombre de bénédictions sont rapportées par S. Pallotlini, Collectio omnium conclusionuni et resolutionum g«-a? in causia proposais apud s: C. cardinalium S. ConcilH Iridenlini interprctum prodierunt, Rome, 1869, t. m, p. 4-50. Consulter aussi les Décréta autlientica Cong. sac. mtuum, 4 in-4% Rome, 1898-1900, à l'aide de VIndex generalis, Rome, 1901, aux mots : Benedicere, lienediclioncs, etc., p. 30-46.
^ ^ !■:. MAN,;rNOT.