BENEDICTION DES ABBÉS ET ABBESSES
Voir .\miKs et A]iru:ssi;s, I. f. cul. 1-2-13, IS.
:{. BÉNÉDICTION NUPTIALE. - I. Historique.
Il I;. ri. (Intl. , ri --iiiiiil.. III. l;.'nc'.diclion solennelle.
I. lliM.irir.ii 1:. - l.:i II. II. ■.licli.in lin mariage des chrétiens n'est p.-is pallie , - i.ii. 11. .lu - urcment. Ce point est aujourd'hui hors (I. Il .1 ., .1.1-^ on ne peut
d'autre pai
Voici d'abord d
lelte bénédiction, itristiques. Saint
«uiui u aiiuru UL> [■ lu ii„ii.j,,. , pairisiiques. ^alnt Ignace martyr (flOT) écrit à saint l'olycarpe : « Il convient aux hommes et aux femmes (lui se marient de faire
celte alliance .suivant le jugiiiunt ib- l'i'véciuf, afin que
le mariage ;soit . L.n 1. -'. i, n. m . !.'■ /'././... c. V, P. • '<\- préi
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scelle la bénédiction, obsignal benediclio, que les anges proclament, que le Père céleste ratifie'.' ■> Ad uxorem, 1. II, c. IX, P. L., t. I, col. 1415. Le même écrivain blâme les mariages qui ne sont pas célébrés en présence de l'Église, non prius apud Ecclesiatn pro/'essx, en observant que de telles unions courent risque de passer pour débauche. De pudicitia, c. iv, P. L., t. ii, col. 1038. Saint Ambroise (i\' siècle), voulant détourner les chrétiens d'épouser des infidèles, fait appel au ciractére de sainteté du mariage que manifesh' ,iii\ \. un de tous la bénédiction du prêtre : Cum ipsuin r,.,, i^nfi" f,i nianiine sacerdotali et benedictione sainh/ii •:, f ,>i,i.rirnl, <juomodo potest conjugiuni dici tihi min rst //./ei concordia. Epist., XIX, ad Vigiliuni, P. L., t. xvi, col. 984. Sa>nt Cyrille d'Alexandrie (v^ siècle) recherche la raison fondamentale de la bénédiction des époux : « Il convenait, écrit-il, que le rénovateur de la nature humaine donnât sa bénédiction non seulement à ceux qui avaient déjà la vie, mais aussi à ceux qui devaient naître, en sanctifiant par sa grâce la source même de la vie. » In Joa., 1. II, c. II, P. G., t. Lxxiii, col. 223.
L'ancienne discipline canonique n'est pas moins concluante. On trouvera plusieurs décrets qui commandent la bénédiction des époux, ou du moins la supposent, dans le décret de Gratien, part. II, causa xxx, q. v. Qu'il nous suffise de citer les suivants: Can. 1, Aliter, attribué au pape saint Évariste (ii" siècle): Aliter legiliniiini non sit conjugium nisi... nœor petalur... et sua tempore sacerdotaliter, ut nios est, ctini precibus et oblatiombus a sacerdule benedicatur. — Can. 2, Nullus, du pape Hormisdas (vF siècle) : Ntdlus fidelis cujuscumque conditionis sit, occulte nuptias facial, sed benedictione accepta a sacerdote, publiée nubat in Domino. — Can. 5, Sponsus, du IV« concile de Carthagc (390): Sponsiis et sponxa ru, Il hriirilicriuli s, ml ii x,i, ,'i;lole, a parenlibus suis ri'l iann,iiiiiii,liisui},',,iiiiiii\<jiii,'iim benediclionem accepcind. i',hU:ni mule }ifii ii'i, ■,,',, lia ipsius benedietionis m virgiiutale penimneant . iiardouin, Acta conciliorum, Paris, 1714, t. i, col. 980.
Les anciens livres liturgiques, depuis le sacramentaire dit de saint Gélase, qui remonte au moins au vii« siècle, renferment les cérémonies de la bénédiction nuptiale, sous des titres qui varient: aclionuptialis, de benedictione nubentium , ordo ad sponsam benedicendam, ordo celebrandi malrimoniuni, dans les missels, rituels et livres pontificaux des Latins; o/'/iciio» coronationis nuptiaruni, dans les euchologes des Grecs. Voir Martène, De antiquis Ecciesise ritibus, 1. 1, part. II, c. i.x, a. 5, Rouen, 1700, t. ii, p. 614-664. Résumant toute cette tradition, le concile de Trente a pu dire, en parlant des mariages célébrés sans bénédiction, sess. XXIV, c. l,De réf. nmtrinwnii: « La sainte Église de nieu, pour de très justes causes, les a de tout temps détestés et prohibés. »
Les formules de bénédiction varièrent selon les époques et les diocèses. Il est facile de s'en rendre compte, en parcourant les textes que publie .Martène, loc. cil. Dans la liturgie romaine actuelle, la bénédiction intégrale des époux comprend deux parties. La première est au rituel, sous le litre: Bitus celebrandi matrinionii sacramentum : nous pouvons l'appeler bénédiction simple. La seconde est au missel, dans la messe pro sp07i.io et sponsa : c'est la bénédiction dite solennelle. II. RÉNÉoiCTioN SIMPLE. — /. i-oiuiE. — Conc. de Trente, sess. XXIV, c. i, De réf. matrimonii : « Après que le curé aura interrogé l'homme et la femme et compris l'échange mutuel de leur consentement, qu'il dise: Ego vos in malrimonium conjungo, iti nomine Patris el Filii et Hpirilus Saucli ; ou bien qu'il se serve d'autres paroles selon l'usage reçu de chaque province. » Rituel romain : .< Après avoir compris le consentement mutuel des contractants, le prêtre leur commande de joindre l'un et l'autre la main droite et dit: Ego vos m