Eschatologie - L'Egli
8, 17, col. 453 sq., 460, 462 sq.
ne fait pas siennes toutes ces fausses opinions ou imaginations sur la prédication du Christ aux damnés, la destruction de l'enfer proprement dit, le séjour des âmes sur la terre ou dans les airs, la résurrection des corps sans différence sexuelle. Jésus- Christ na détruit que les limbes des anciens Pères. Les âmes pécheresses descendent en enfer; les âmes justes vont toutes à la vie éternelle, comme il est dit souvent dans la liturgie. Ce n'est pas "seulement la clarté de Dieu, mais son essence que les âmes voient au ciel. En ce qui concerne le purgatoire, il faut distinguer entre le mot et la chose; le mot lui-même est d'usage récent parmi les Arméniens, mais la doctrine est ancienne; les prières de la liturgie en font foi. Cf. Galano, op. cit., t. Il, p. 39 sq. ; Nève, op. cit., p. 212 sq., 247; L. Petit, loc. cit., col. 1952 sq.
15. Fêtes, pratiques et observances religieuses. —Les Arméniens unis ont réformé les usages qui déplaisaient à Rome ; d'autres, qui subsistent encore, ont été mal compris ou dénaturés par les dénonciateurs. .\ l'article 74, qui signalait l'absence de crucifix et d'images saintes dans la Grande-.\rménie, cette réponse est donnée, col. 513 : Le fait, en ce qu'il a d'exact, s'explique par la crainte des Sarrasins qui tiennent cette contrée sous leur domination et montrent un véritable acharnement contre les saintes images et leurs possesseurs. La réponse se termine par un symbole, que les Pères du concile de Sis donnent pour l'expression de la vraie foi qu'ils ont reçue de la sainte Église, catholique et apostolique, par l'entremise de saint Grégoire l'illuminateur. Le Filioque y est inséré.
Quand les actes du concile de Sis parvinrent à la cour d'Avignon, le pape Benoit XII était mort. Clément VI, son successeur, accueillit avec bienveillance les ambassadeurs arméniens; il écrivit une lettre de félicitation à leurs évêques et au patriarche qu'il dé,signe sous le nom de Consolator. Pour affermir et perfectionner les résultats obtenus, il nomma deux légats qui dev.-\ient se rendre en Arménie et, plus tard, posa diverses questions au catholicos et aux évêques pour faire disparaître d'autres erreurs ou faire préciser les points particulièrement importants. Ravnaldi, an. 13'i6, n. 68 sq.; an. 1351, n. 2-17, t. VI, p. 423, 527 sq.
Outre les documents et les ouvrages déjà cités, voir : Le Quien, Oriens chrlstianus, in-fùl., Paris, 1740, t. r, col. 1363 sq., 1407 ; J. de Serpos, Compendio storico di Memorie cronotoffiche concementi la religione et la morale délia nazione armena, in-8', Venise, 1786, t. ii, p. 466 sq. ; Rohrbaclier, Histoire universelle de l'Église catholique, •!• édit., Paris, 1851, t. XX,. p. 258 sq., traduction de divers passages du mémoire arménien; Ilefelc, Histoire des conciles, trad. Delarc, Paris, 1873, t. ix. p. 548 sq., l'ésumé (parfois inexact) des principaux articles du Libellus et des réponses correspondantes ; A. Balgj', Historia doctrinœ catholicœ inter Armenos miionisqiie eorum cum Ecclesia romana in concilia Florentino, in-8% Vienne, 1878, p. 79 sq. Voir aussi, sous le rapport dogmatico-polémique, Ricliaid d'.^rmagh (Annacanus), Summa in questionibus Armenorum , ouvrage en dix-neuf livres composé sous le pontifical de Oément VI, in-4', Paris, 1511 ; Gui de Perpiftnaii (.Guido Carmelita), Summa de hieresibus et eorum confutaliunibus, in-fol.. Paris 152H, p. au SI).