Immortalitas primi homi- L'immortalité du premier
nis non erat gratiœ beneficiuœ, liomme n'était pas un don de
sed naturalis condilio. Baiana, la grâce, mais sa condition na-
p. 123. turelle.
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Celte proposition ne se trouve pas dans les écrits de Baius, mais elle est conforme à ses principes, et il en prend la défense dans sa première apologie; il ne voit pas ce qui a pu motiver la censure, et fait appel à saint Augustin, attribuant la mort corporelle au péché et non point à une loi naturelle, non lege natuvas, sed merito inflictam esse peccati. De civitate Dei,l. XIII, c. xv,P- L., t. XLi, col. 387. C'est toujours, chez le précurseur du jansénisme, la même confusion entre la question de fait et la question de droit. Dieu avait conféré au premier homme, pour lui et pour ses descendants, le privilège de l'immortalité, s'il persévérait diins l'innocence originelle ; c'est donc par le péché du premier homme que la rnort est entrée dans le monde. Doctrine catholique, énoncée par saint Paul et sanctionnée par plusieurs conciles. S'cnsuit-il que le privilège conféré au début n'était pas un don surnaturel et gratuit, dépassant les exigences comme les forces de la nature humaine? Les mêmes principes, qui nous ont servi pour les propositions précédentes, valent,à plus forte raison, pour celle-ci; l'Ecriture sainte et la tradition patristique fournissent, du reste, des preuves spéciales. La doctrine faisant de l'imiiiitalité corporelle la condition naturelle de l'homme lui refusant le caractère de don gratuit a été de nouai proscrite dans la bulle Aucloreni fidei, comme captieuse, téméraire, injurieuse à l'Apôtre, déjà condamnée •>. Denzinger, Enchiridion, n. 1380. Voir S. Augustin, De Genesi ad Utt.,\. VI.c.xxv, />. L., t. xxxiv, col. 351; De peccator. mentis, 1. I, c. Il sq., P. L., t. XLiv, col. 110 sq.; S. Thomas, II Sent., dist. XIX, q. i, a. 2,4; Bellarmin, Ilefulnlio Bail, fol. 154; De gratia piHmi hom., c. ix; Ripalda, op. cit., dist. XI; Casinius, op. cit., a. 2; Palmieri, op. cit., th. xi.vi.