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annotataiii coiivcuiti, ri.iiiiniu-r ei iicciir,i: Clarevallis ejremplaria upprime correclu i graphia Bernardina, n. 350, p. 91, dunne
En 1513, 1515 et 'l517, Jean Petit donna de i , . i, ~
œuvres complètes. Cf. Janauschek, op. cit.. n. drj, as,s, in-.;. A\ec la BiOliof/raphia Bernardina de Janauschek on suit aisément la série des éditions jusqu'à celle d'Horstius.
Moliill,!!. après H,,rslius, a donné, au xvii' siècle, plusieurs édiii,!,- ! - in II-, - ,!.:■ l'abbé de Clairvau.\. La meilleure figui'e sous 1, Il , i I ,1 i-cliek: Sancti Bernardi, abbatis primi Clar.i-\ ,,.,,, 1 ,'mnia cum gennina, tmn spnria, du-
CERX.VrvD SAINT)
En 1719, René Massuet et François Le Texier en donnèrent une nouvelle édition, légèrement augmrnt.'f C.TaiiniisoIirk. n. l'wô). mais t;T)Ographiquement fort dt^r.' ' '
tard (1724), Edmond Marlène et Urein Dur un supplément de lettres de saint Bernai 1 Cette édition a été plusiem-s lois réimpriiri i i ^
de hase aux éditions de l'abbé Migne, l'ans. 1-sji. i-v.,'. i^,:>. Nous citerons l'édition de 1859, dont le t. iv, paiii en 1860, renferme de nombreux documents nouveaux. P. L., t. CLXXXii-
III. LlTTE CONTRE Abélarii. — Elle a déjà été exposée à l'article ABÉlAmi, t. I, col. 43-4S. Nous nous bornerons à faire ici quelques légères additions ou rectifications.
L'enseignement d'.Abélard, déjà une première fois condamné I 11 1121, recoinmeniaà soulever des protestations en 1138-1139: témoin la Iilln' ((iie lui adressa Gautier, évèquede Laon, d Arl- i \ S/ , , , ,i,inn, t. Il, p. 473-479, cl la lettre de Guill i -^ ii lliierry à saint Bernard et à (ieoffrox • ■ > v,-<. P. L., t. CLXXXII, col. 542. Bernard Lutiiu; . uin ik avec. 4bélard et obtint de lui une promesse de rélractationoudu moins de prudence dans son langage. Mais le novateur, encouragé par ses disciples, prit bientôt l'offensive et provoqua l'abbé de Clairvaux à un débat public au concile de Sens. Ce concile eut lieu non pas en 1 141, comme la dit le P. Porlalié, t. i, col. 37, après M. DeuLsch, Die Synode zu Sens H4i und die Verurtheilung Abâlards, tn-8", Berlin, 1880, mais en 1140, comme on l'a cru jusqu'ici. Cf. Vacandard, Revue des c/iiesl. hht., juillet 1891, p. 235-245; Wilbelm Meyer, Die Anklagesàlze des lieil. Bernhard gcgnn Abselard, dans Nac/irichleii dor K. Gesclhcliafl iler Wtssenschaften zu Gôllingen, philologiscli-histoifsclif Klasse, 1898, fasc. 4, p. 420. Bernard lit quelque difliculté d'engager la lutte contre Abélard. Finalement il se rendit à Sens et devint le rapporteur du concile. Il <• produisit devant l'assemblée la tliéologie de maitre Pierre, et après en avoir extrait une série de propositions qu'il avait notées comme absurdes ou liérétiques, il adjura maitre Pierre ou de les renier, ou de les justifier, ou de les corriger ». On sait comment Abélard répondit à cette invitation. Au lieu d'entreprendre sa justification, il en appela à Rome et sortit. Le concile n'en continua pas moins son œuvre. Il discuta les propositions suspectes que lui soumettait l'abbé de Clairvaux, et faisant un recueil de celles qu'il jugea à propos de condamner, il l'envoya au pape Innocent II, pour qu'il les condamnât lui-même. Voir, t. i, col. 38, la suite de cette affaire.
Les propositions condamnées portent ordinairement le titre de Capitula, ou chefs d'accusation. Capitula hieresum Pétri Abœlardi. M. Wilhelm .Meyer, op. rit., en a donné le texte le plus niiilir?itir|iir. il'npn's; Ipb manuscrits 15139 (fol. 3Û'n .b' I . l;ilili..ilM.|in> ii,,iiMiiMf de Paris; M) (fol. llSh, de \ ;il.., .„„,,.- . Jjj'.i'.i r,,|. | ,, de Munich ; 22271 (fol. 97), de Muni. I, : 'j'.i- i..|. 17:; , ,l,. Vienne. 11 faut réduire, ce semble, l.i li i- i ' /, /.Jk à 18. Le Capiluluiu 3 de la liste, pni h i i l 1 1 . Quod Spiritussanctus sil anima niin,' . m.n ml, rpolalion. Abélard, en effet, l'ignore il.ui^ I.. i.hiiaioii qu'il entreprit des CopiluUi. Cf. Confessio /idei, P. L., t. ci.xxviii. col. lot). !;t elle est trop grave pour qu'il l'eut passée sous silence, s'il l'eût rencontrée dans le texte qu'il avait sous les yeux.
Au sujet de ces Capitula, on peut se demander quel en est l'auteur, quelles en sont les sources et la légitimité, et d'où vient le Capitutiim, interpolé, sur le Saint- Kspril, àmc du monde.
L'auteur principal des Capitula est l'abbé de Clairvaux; c'est lui f|ui avait dressé pour le ci>iuile les propositions à examiner. Il se peut qw \.< .1-. ii-.i |. ,
textes ait amené quelques légères m .li i, ,1 I
tail. Vraisemblablement certaines pi i|" Hi.m
minéuiionl été écartées, comme étant .mi.h i,(iljK ■. il un.
I bonne interprétation. Mais Bernard est, en somme, res- I ponsalili' (lis dix-huit chefs d'accusation qui sont restés
I' Il lires'? Si l'on en croyait le texte lu
il! \ • ' ' ,'' ssio fidei, /oc. cit., et certains raanus-
Cl i;> 1 ',u .. l,-.i;;;i. Valenciennes 40, Munich 22299), les Capitula auraient été extraits, partie de la Tlwologia, partie du Livre des Sentences de maître Pierre, partie du livre qui a pour titre : Scilo teipsuni. Cette allégation est contestable. Guillaume de Saint-Thierry dit qu'il a puisé les propositions à condamner dans la Tlieologia; et les Kxcerpla, qui comprennent quatorze Capitula, avouent la même origine. Restent les n'« 10, 14, 16, 17. Faut-il croire que ceux-ci proviennent du Liber Sententiarum et du Scilo tcipsum'> M. Wilhelm Meyer n'a pas trouvé de formules qui leur correspondent dans les ouvrages édités par Rheinwald, parGietI et par le P. Denifle. Epilome theologiie chrislia/iw , in-8>', Berlin, 1835 ; Die Sentenzen ftolands, 1891 ; Abselards Senlenzen und die Bearbeitungen seiner Tlieologie,d!insArcliiv fur Lilerutur und Kirchengeschichte des Mittelalters, 1885, t. I. Le Scito teipsuni ne les contient pas davantage. Il semble donc qu'il faille s'en tenir au témoignage de l'évêque de Sens qui, dans sa lettre à Innocent II, P. L., t. CLXXXii, col. 542, déclare expressément que l'abbé de Clairvaux a extrait les Capitula de la Theologia de maitre Pierre: Ctim dominus abbas libruni Theologix magistn Pétri proferret in médium et... Caphvi..\ de libre eodem proponeret. Mais si tous les Capitula sont tirés de la Theologia, pourquoi Bernard aflirme-t-il qu'ils se trouvent en partie dans le Liber Senfentiatiim et dans le Scilo teipsuni 9 II est vraisemblable qu'à ses yeux ces ouvrages n'étaient pas exempts d'erreurs. C'est ce qu'il écrit aux caniiiKuix. A'pis/.. clxxxviii, P. L., t. CLxxxu, col. 353: ■ 1 -■ / i li - .I,' <es Sentences et celui qui a pour titir > . v,.us verrez quelle
moisson d'erreurs el ci. -n.ili -, - \ il.urit; vous verrez ce qu'il pense de la liiiiitr, ilii (liiist, de la grâce, du péché, etc. » Il dénonce donc tous ces ouvrages en bloc, afin d'obtenir leur condamnation.
Les dix-huit chefs d'accusation sont-ils, au moins, exacts ? M. Meyer, qui les a contrôlés de prés, déclare que la plupart des Capitula sont des extraits tout à fait fidèles ; quelques-uns spiiloment ne «ont pas les formules mêmes employées par A! In.! C, p, lulant il ne faudrait pas s'en rapporter à . rlm n I, i |ii il rrie à la calomnie dans sa Confessio. Il il l i la Confessio fidei
répondait à la pens.'.' \.\< - \\\.- A M., lard, et non à son enseignemeiil pi-^.-. i.ri ..image n'ollre donc aucune garantie poiii jn:.. i .1. 1. xniiiude des Capitula.
D'où provient I lul.i pi.lalioii : Quod Spirilus sanclus .■iit anima iKUudi, eiilic le -2" et le 4» Ca/ji/»/»»»? Vraiscmblaldeiiienl de l'épitre cxc de saint liernard. P. L., t. ci.xxxii, col. 1062. La phrace s'y trouve, en effet, sons forme de prétention : Omillo... ilirit Spiritum sanctuni esse auimam mundi. Dans le manuscrit de Valenciennes 40, le texte des Capitula suit l'épitre cxc. Et ce manuscrit insère la formule : Quod Spirilus sanclus, etc., après le 2" Capilulum. -M. Meyer pense que l'interpolation aura passé de là dans les manuscrits de .Munich, où l'aura rencontrée Othon de Freisingen, qui la signale dans Gesta Friderici, l, 49.
L'abbé de Clairvaux ne se contenta pas d'envoyer à Rome ces chefs d'accusation. Il dressa contre la doctrine d'Abélard un véritable réquisitoire, notamment dans son épitrecxc, adressée à Innocent II. Cette composition a été justement placée parmi les meilleures de son auteur. On lui a cependant reproché de n'embrasser pas dans leur ensemble les doctrines d'Abélard. On ne
■ I . I II. oins méconnaître qu'elle ait frappé juste.
' I iiiard dénonce, c'est l'abus de la méthode
1 1 . I pii forme le caractère et le péril delà Ihéo-
lu,;i. .lAU.l.ird. Aussi insiste-t-il particulièrement sur
BERNARD (SAliNT)
cp point en divers endroits de sa lettre. La trinité et la rédemption sont les seuls dogmes spéciaux dont il s'occupe avec étendue.
En même temps qu'il s'adresse au souverain pontife, l'abbé de Clairvaux circonvient les cardinaux. Il savait que plusieurs d'entre eux, notamment le cardinal Guy de Castello, étaient favorables à Abélard. De peur que le novateur n'échappât à la condamnation qu'il mérite, Bernard met la curie en garde contre la tentation d'indulgence; il consacre à ce sujet jusqu'à dix lettres, toutes plus pressantes les unes que les autres. Epist.,