BESSARION — BÈZE
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fange der Refortnu; /i,e
Cultur der Renaisi!'! i i-
tische Beilriige zui <■ <ni-
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orientalischeii toid , ' dem Anfangedes xv
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A. Palmieri.
BEURRIER Louis, de l'ordre des célestins, né à Chartres, mort à Vichy en 1645. Il a écrit : 1» V Histoire du monastère des célestins de Paris, in-4», Paris, 1634; 2» Sommaire des vies des fondateurs et réformateurs des ordres religieiix, in-4", Paris, 1634; 3» Les analogies et les antithèses de l'incarnation du Fils de Dieu et des actions les plus notables de sa vie, avec le péché d'Adam, in-8», Paris, 1632; 4° Isagoge seu introductio ad scientiam de sacramenlis, in-16, Paris, 1631.
Richard, Dictionnaire des sciences ecclésiastiques, Paris, 1760, 1. 1 ; Hœfer, Nouvelle biographie générale, Paris. 1856, t. v. V. Oblet.
BEZE (Théodore de). - I. Biographie. II. Œuvres.
I. Bioi.iiAi'iiii:. — 1» Jusqu'à son adhésion formelle et publi(/iie an iirotestantisme, 15iS. — Né à Vézelay le 24 juin l.")!!) <lune famille noble, il fut confié de bonne heure aux soins de son oncle Nicolas de lîèze, conseiller au parlement de Paris, et étudia les lellres à Orléans, puis à Bourges sous la direction du célèbre Melcliior Wolmar, duquel il revut en même temps un goùl prononcé pour les nouveautés doctrinales de la Réforme protestante. Licencié en droit civil et en droit ecclésiasiique en 153!), il obtint, suivant les mœurs du temps, le prieuré de Longjumeau et une abbaye dans le
Beaujolais. Pendant toute celte période, les désordres de sa vie privée ne sont que trop manifestement avérés par le caractère licencieux de plusieurs de ses poésies et par l'irrécusable témoignage de ses historiens et même de ses panégyristes. En 1544, en présence de deux amis, jurisconsultes distingués, Laurent de Normandie et Jean Crespin, il s'était uni secrètement à Claudine Desnoz, avec cette stipulation formelle qu'il ne prendrait jamais les ordres papistes et que cette union serait, aussitôt que possible, légitimée dans l'Église de Dieu. En 1548, il se résolut à prendre publiquement le parti de la Réforme. Il renonça à ses bénéfices et se rendit à Genève.
2" Bèze, ministre de la Réforme, depuis son arrivée à Genève, 1548, jusqu'à la mort de Calvin, 1564. — A son arrivée à Genève, un de ses premiers actes fut de faire reconnaître publiquement au temple son mariage avec Claudine Desnoz. Collaborateur très actif de Calvin, il fut successivement professeur de lettres grecques à Lausanne pendant dix ans, puis recteur de la nouvelle Académie protestante fondée à Genève en 1559. En 1561, il fut au colloque de Poissy l'un des principaux représentants des calvinistes. D'ailleurs il s'employait très activement à soutenir en France le parti de la Réforme. En même temps il soutenait la doctrine calviniste dans .. plusieurs ouvrages de polémique ou de théologie systématique, et publiait ses premiers travaux bibliques.
3» Bèze chef de la Réforme à Genèie, 1564-1605. — Pendant qu'il dirige les calvinistes à Genève et au dehors, il publie de nouveaux ouvrages polémiques surtout contre les luthériens et contre les catholiques, complète ses Tractationes theologicx et poursuit ses travaux bibliques. On connaît l'insuccès des nobles efforts de saint François de Sales pour la conversion de ce chef de la Réforme. Bèze mourut en 1605.
II. Œ'JVRES. — /. LES ŒUVRES LiirÉRAiiiEs, bien qu'elles ne relèvent point directement du domaine théologique, s'imposent à l'attention du moraliste dans la mesure où elles révèlent le caractère moral de leur auteur. 1» Poemata jtivenilia, Paris, 1548, édition complète ; les éditions de 1569, 1576,1597 sont en partie expurgées. Les aveux très explicites de Bèze dans sa préface au Sacrifice d'Abraham, 1550, et dans son épître dédicatoire à la deuxième édition des Juvenilia, 1569, l'épuration faite par l'auteur lui-même dans l'édition de 1569 et dans les éditions subséquentes, et les graves critiques formulées par ses historiens et même par ses panégyristes, ne peuvent laisser aucun doute sur le caractère licencieux de quelques-uns de ces Juvenilia. Baird, Théodore Beza, the counsellor of the French Reformalion, New- York, 1899, p. 47, 49.-2" Tragédie française du Sacrifice d'Abraham, Lausanne, 1550; Paris, 1553, traduite en latin sous le titre d'Abraham sacrificans, Genève, 1597. Sa valeur littéraire est très discutée. — 3" De courts Traités de prononciation des langues grecque et latine, 1580, 1581, et un Traité de prononciation de la langue française, 1584.
//. ŒcrnBS uisroniQUE'!. — 1» Biographie de Calvin, publiée d'abord comme préface au [commentaire de Calvin sur Josué, puis éditée séparément avec les Epistolœ et responsa de Calvin. Genève, 1.575. Cette biographie tient plus du panégyrique que de l'histoire. Baird, op. cit., p. 308 sq. : Realenci/klopâdie fur proteslantische Théologie und Kirche, Leipzig, 1897, t. il, p. 686. — 2" L'ouvrage intitulé Histoire des Églises réformées au roijaume de France depuis l'an 1531 jusqu'en ib63, 3 in-8», Genève, 1580, réédité à Paris, 3 in-4», 1883-1889, n'est pas de Bèze. Selon R. Reuss, Notice bibliographique, historique et littéraire sur l'Histoire ecclésiastique des Églises réformées au rotjattme de France, Paris, 1889, p. i.xiii sq., cet ouvrage n'est guère qu'une simple juxtaposition des mémoires envoyés ;'i Genève de toutes les parties du royaume. Bèze n'a pu avoir que le