‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 285 sur 741 · BÈZE · texte numérisé non relu

BÈZE

rôle d'un directeur responsable ou d'un patron bienveillant, qui donne à ses subordonnés des instructions plus ou moins détaillées et qui finalement orne, de quelques considérations générales ou de quelques pages de préface, une œuvre déjà élaborée par d'autres. — 3» Icônes i.e. verse imagines virorum docti-ina sinnd et pietate insigniuni , Genève, 1580, traduit en français par Simon Goulard sous le titre de Vrais pourtraits des hommesillustres en piété et en doctrine, Genève, 1581, ne s'élève point au-dessus du panégyrique. Il contient de courtes esquisses sur les personnages que Bèze considère comme les principaux représentants ou soutiens de son système rrli^inix. An y.mfi ilrs |HV.,-ui'<eurs de la Réforme il uni Whi, n. Ilu--, hi,.hi. .1- l'rai;uecl Savonarole. Parmi !'■- --nln n.- ihi [irul' -Luilisuie au xvi" sièrlt^ ^"Mi r.iiij.^ iLiasiiio, llouchlni, et même Franc'ii^ 1 \ i' 1 i Michel de l'Hôpital, Scaliger, Robert Elu u\ .Marot.

l'jri:^. — lo En 1551 Tièze publia

traduction de 34 psaumes; en 40 psaumes que Marot avait dij cembre 1561 il compléta le ps des 67 psaumes qui restaient. Dt eut plus de 60 éditions. — 2" annotations une traduction Nouveau Testament, sous ce tum Doi.iili, nush-i .J,:in CI,,

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cum ejii^'J,ii! ini,,,>i,iii,,i,ii,,,s ,,, ., . ■,,^,,,-

tationis i-eddiliif, GfULNr, 1500, suhnluI iciiiipiimc ; la 'meilleure édition est celle de Cambridge, J642. — 3» En 1565 il publia sa première édition du texte grec du Nouveau Testament, auquel il joignit la Vulgate et sa propiv II .iiliiriii.i! l,:iiiir' ,hr..iiip,i ii.'i.' de notes communi-iii' I ■ Il ' . Il ■ iii ' ' l'Jiristi'Pomini nostri .\ /' ' 'ii}> fœdits cujus

grœco ti'j I '" :,■>!•'■, ,■!,■,,! ,,,',■, j,, ■,■/,, i ,,.,,, -s dux, una vêtus, altéra noL-a T/teodori Bczœ ddigenter ab eo recognita, Genève, 1565. Pour cette édition, que l'on peut appeler la première édition critique du texte grec, Bèze consulta 17 manuscrits et s'aida des variantes recueillies par Henri Etienne ainsi que de l'édition publiée par Robert Etienne en 1550 et basée elle-même sur les plus récentes éditions d'Érasme. Simplement reproduite en 1576, cette édition fut complétée en 1582 avec l'aide nouvelle du Codex Bezse ou Codex Cantabrigensis, ainsi que de la Peschito et d'une traduction latine de la version rira1"\ Si V.oze a eu le mérite de publier la première .'ililh'ii II ilii|ii'' du texte grec du Nouveau Testapendant d'une grande autorité s moyens encore si imparfaits itique textuelle, soit à cause de tique de l'auteur, qui visible- ; préoccupations dogmatiques 3. John Kitto, A cyclopiedia of biblical literature, 3« édit., Edimbourg, 1870, t. i,p.362; Dictionnaire de la Bible, Paris, 1895, t. i, col. 1773; E. Reuss, Bibliotheca N. T. grœci, Brunswig, 1872, p. 84-96 ; S. Berger, La Bible au xrp siècle, Paris, 1879, p. 131-136. — 4° Bèze collabora à la traduction de la Bible 't le grec par les pasteurs de . I5S8. —5° 11 a également laissé liililii[nes : Methodica apostoU- ■•'IX ,\,plicatio, Genève, 1565; iii,,iiiiilis et politica ex libris crias classes disiribula, Bàle, 1577; Jobus commentario et paraphrasi illustratus, Genève, 1583; Canticiini canticorum latinis versibiis cxpressum, Geiiè\e,i5Si; Ecclesiastes Salomonis paraphasi illustratus, Genève, 1588. L'exégèse de Bèze, non moins que sa critique textuelle, reflète constamment ses conceptions dogmatiques.

jv. œuvriES polémiques. — 1» Controverses sur la

ment, i critiqui dont di

ment qu'à de

corrigée sur l'hébreu l'Église de Genève, in-fo quelques commrnliii'cai-um epistolonmi h, Lex Dei moralis. ,;ti Mosis excerpta

punition des hérétiques, à l'occasion de l'exécution de Michel Servet condamné pour crime d'hérésie par les magistrats de Genève le 17 octobre 1553. A un ouvrage de Sébastien Castellion, Bàle, 1554, réprouvant le droit que s'arrogeaient les magistrats de Genève de condamner à mort les hérétiques rebelles, Bèze opposa son De hsereticis a civili magistratu puniendis, Genève, 1554, traduit en français par Nicolas CoUadon sous le titre de Traité de l'autorité du magistrat en la punition des hérétiques, Genève, 1560. Le réformateur soutient que, selon la tradition chrétienne, les hérétiques qui s'insurgent contre la doctrine de l'Église de Dieu doivent être punis même de la peine capitale. Sa thèse s'appuie sur de nombreux passages de l'Ancien et du Nouveau Testament et sur le témoignage d'hommes tels que Luther, Mélanchthon, Bucer. Cependant, pour éviter la compénétration des deux pouvoirs, le pouvoir des clefs et le pouvoir du glaive, Bèze ne reconnaît point aux ministres de l'Église le droit d'exercer par eux-mêmes ce pouvoir de punir les hérétiques. Ils ne peuvent l'exercer que par l'intermédiaire du magistrat civil, gardien et gouverneur né de la société humaine. A ce titre, le magistrat civil peut, même aux dépens de la paix cxti'riinire, procurer le vrai culte de Dieu dans toute rélendiii' de sa juiiiliclion. Il peut, même par le -laivi-. r.'|.i iiini- la i'.'\olli' nljstinée des contempteurs il.' 1 r.l]-.' .li' liirii. Conrlii^iiiii imposée peut-être par le l.i-i>Mi il.- -■■ il.i'iiili^' I Miilii' 1rs excès tyranniques de li-piit .1 inmi\,ii irMi. mil- n inclusion évidemment contraire dudoL;iiie piule--laiiUlu libreexamen et du jugement privé. — 2» Controverse avec les luthériens Westphal et Hesshus sur la cène. A la thèse luthérienne de Westphal, Bèze oppose la doctrine calviniste dans son De cœ7ia Domini //< -. ' - /-. ,-iiii-iia traclatio in qua J. Westphali col,,, ■,,i„r, Genève, 1559. Aux

instances du liiti m h M Ims, Bèze répond par Kpetoçayia sive cij,-',,^,-^ . / < ).o; 7uX"aoy1sO|^£vo^ sive sophista, Dialogi duo de l'cra communicatione corporis et sanguinis Domini adversus Hesshusii soninia: his accessit abslersio aliaruni calumniaruni quibus aspersus est Joannes Calvinus ab eodem Hcsshusio ; perspicua explicatio controversiiB de coma Domini per Theodorum Bezam, Genève, 1561. La controverse avec les luthérienssur la question de la cène se poursuivit encore plus tard. En 1578 Bèze publia Ad repetitas Jacobi Andrese et Nicolai Sélnecceri calumnias responsio, ' Genève, 1578, suivi De corporis Christi omniprxsentia, 1578. — 3" Controverses avec Sébastien Castellion. Bèze le combat dans deux ouvrages. En 1557 il résout ses objections contre la prédestination calvinienne : Ad Sebastiani Castellionis calumnias quibtis unicum nostrum fundamenlum i. e. œternam Dei prxdestinationem evertere nititur responsio, Genève, 1557. En 1563, Bèze répond à de nouvelles attaques de Castellion contre sa traduction des Écritures à laquelle ce critique reproche une recherche outrée de l'élégance aux dépens de l'exactitude ; Responsio ad defensiones et reprehensiones Hebastiani Castellionis quibus suani Novi Testamenti interpretationem adversus Bezam et ejus versionem vicissim reprehendere conatus est, Genève, 1563. — ¥ Controverse avec Ochino de Hiemie, ex-\icaive général des capucins et partisan des nouvelles doctrines. Ochino soutenait que la polygamie permise dans l'Ancien Testament pouvait encore l'être sous la nouvelle Loi. Bèze combat cette erreur dans sa Traclatio de repudiis et divortiis cui accedit tractalus de polygamia, Genève, 1590. — 5» Controverses ou polémiques avec les catholiques. — 1. Avec Claude de Saintes, qu'il avait rencontré à la troisième session du colloque de Poissy. Claude avait combattu la thèse calviniste sur la cène, dans un ouvrage intitulé : Examen de la doctrine de Calvin et de Bèze sur la cène. Bèze répondit par Trois apologies ù Claude de Saintes, 1567-1577. — 2. Polémique

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