BIGAMIE (IRREGULARITE
mariages dont l'un est de droit, e'est-à dire valide, cl l'autre seuleuienl de fait, cest-à-dire invalide.
Lr l'.'iv isj.r.'fr. , x|ili,|iir' |,,M liiilucent III, dans le f. i\, hi, /'. ',' i.i . •i\ qui, après avoir
conliai !.■ . I i !i I i - ilidê. ont reçu les
ordre^ .-.un.-, ilij , i ..Jiii un .ijui s, l.i iiiui't de leur femme, puis ont atli:nté et consoniiiié un nouveau mariage avec une autre femme. Innocent III affirme l'existence de l'irrégularité de bigamie quoiqu'on ne soit pas en présence d'une bigamie réelle : tanqiiam ciim bigamis non liceat dispensari, licet in veritate bigami non existant, non propter sacramenti defectum sed propter affectum inlentionis cum opère subsecuto.
\ a-t-il irrégularité si le mariage attentatoire (ce sera la même jurisprudence dans le cas d'un mariage civil) contracté par le clerc dans les ordres simplement simulé'? L'opinion d. - inh 1 1 qu'ils trouvent vérifiée ou non I i ridique d'Innocent III : propter "// opère siihsuciilii. Pour la négaliM ' I I.jmh.iii, lie irregtilin-il.'l,-. r M. 11. .ï; d'.\nnikilo, up. cil., n. iiS.
n. 1:1. I' I .iilii iiiative, cf. Suarcz, De censuris,
dis|i, \l.l\. M.!. II. n. 10; S. -\lplion<:p. Thenlogia moralis, 1. VU, n. 417. Gasparri, \'l\,n I ./. ,..-. ..i ordinalione,\. I, n. 383, conclut que I H i.
Mais que penser du cas pmi ..d'un clerc dans les ordres majemsi le second mariage est invalide po ment de lien ou de quelque empêchement dirimant autre que celui d'ordres sacrés? Le droit garde sans doute le silence sur cette question, mais l'opinion très commune des docteurs étend à cette hypothèse la solution donnée par Innocent III. Cf. Sanchez, De matrit)ionio,l.VII,disp. LXXXIV, n. 6; Suarez, loc. cit., n. Il : Schmalzgrueber, loc. cit.,n.ô: S. AIplHinsr. /(.. . m/.. n. 44Ô. Ces auteurs admettent Iim-ii m . il. I n 1 . iil uiic même quand le premier mari.iij. ,1 1 |< Im ,iii--i m ..linl,-. Cependant quelques cnnonislr-; i. |i idni nin 1. 11. inir;prétation extensive, (/<■ -/i,. .,■ ,.,/ .,.,,1,,,,, ,, ,,,../,,;,! odiosa, ei ils nient l'ni i'^jul.n iti il' lii^.imi' il, m- n-
cas. Cf. Avila, Henriqur/. |li;ili:i. cilr- ]j:ii' 1rs S:illii:ili-
licenses. De censuris, p. ilâ, n. 28. IJ'.\nniliale, lac. cil., n. 418, regarde cette irrégularité comme douteuse. Son opinion gagnerait en probabilité, selon une remarque de Gasparri, op. cîl., t. i, n. 384, dans le cas oi'i le second mariage aurait été simulé ou bien contracté de bonne foi. Cf. Sanchez, loc. cit., n. 6; Schmalzgrueber, loc. cit., n. 5.
■ie selon ison ju-
ilouteuse.
- agit pas
d'empêche-
h) Lorsqu'un homme a contracté et mariage avec une veuve ou une femme qui n'est plus vierge. L'existence de l'irrégularité de bigamie dans cette hypothèse est attestée aux c. m, v, du til. De higamis. Si le mariage était contracté et consommé avec une veuve restée vierge, il n'y aurait pas d'irrégularité, c. v, tit. cit.; S. C. du Concile, in Senogallien., 10 décembre I66I : de même, si quelqu'un contractait mariage avec une femme qu'il aurait lui-même déshonorée. Cf. S. Thomas, loc. cit., a. 3: Reifl'enstuel, loc. cil., n. 22; Suarez, loc. cit., sect. m, n. 6; S. C. du Concile, in Burgens., M juillet 1688.
Mais que conclure si le mariage contracté dans le cas précité est invalide? Si ce mariage est invalide à cause de l'empêchement d'ordres sacrés, il y a sans aucun doute bigamie interprétative. C. vu, tit. cit. Si le mariage est nul à cause de l'empêchement de lien, la chose est pareillement certaine. C. i, til. cit. ; can. 2. dist. XXXIII; can. 15, dist. XXXIV; can. I, dist. LV. Dans ce derniercas, l'irrégularité existe même si le divorce civil a été prononcé. Cf. Gasparri, op.cit., 1. 1, n. 388. Enfin si le mariage a été invalide à cause d'un autre empêchement dirimant, le sentiment commun des docteurs tient pour l'existence de l'in'égularilé. Cf. Fagnan, In c. I, tit. cit., n. 45; Schmalzgrueber, /oc. cit., n. 7;
Suarez, loc. cit., sect. m, n. 3; S. Alphonse, loc. cit., n. 437. Pour la négative, cf. Sanchez, loc. cil.,n. 10 sq., qui cite Valentia, Philiarche, Henriquez, Navarre; D'Annibale, loc. cit., n. 419, nol. 17. Gasparri, loc. cit., t, i,n. 389, considère cette irrégularité comme douteuse.
c) Lorsqu'un homme use du mariage après que sa femme a eu un commerce adultère. L'irrégularité de bigamie interprétative est affirmée dans les can. 11, 12, dist. XXXIV. Cette irrégularité est contractée même si l'épouse a été violée en dehors de toute complicité de sa part, ou si l'adultère est resté secret. Cependant, comme on le lit au can. l\ si ciijus uxorem, l'irrégularité ne pourra être prononcée contre le mari que si le fait de l'adultère de son épouse est prouvé avec évidence au for externe. Il n'y aura pas d'irrégularité si l'homme seul s'est rendu coupable d'adultère et a ensuite usé du mariage avec sa femme. Cf. Suarez, loc. cit., sect. m, n. 8; Schmalzgrueber, loc. cit., n. 7; De Angelis, In tit. cit., n. 2.
3. La bigamie sinnK/wdinaire existe lorsqu'un homme, après avoir reçu les ordres sacrés ou après avoir fait profession religieuse solennelle, attente ^t consomme le mariage avec une femme vierge. Cette bigamie est appelée « similitudinaire », parce qu'elle présente une certaine analogie avec la bigamie réelle. Dans celle-ci, en effet, il y a deux mariages charnels : dans celle-là il y a aussi deux mariages, l'un spirituel résultant des ordres sacrés ou du vœu solennel, l'autre charnel, quoique invalide.
a) Si le mariage est attenté et consommé par un religieux ayant fait profession solennelle, l'existence de l'irrégularité de bigamie similitudinaire est attestée, selon une opinion assez communément reçue, dans le can. 24, Qiiotquot virginitatem, C. XXVII, q. i, du concile d'Ancyre, et dans le can. 32 monacho, loc. cit., du concile d'Orléans. Cf. Suarez, loc. cit., sect. iv, n. 2 sq. ; Sanchez, loc. cit., disp. LX.YXV, n. 5; Schmalzgrueber, loc. cit., n. 8. Mais quelques canonistes observent que ces conciles étaient des conciles particuliers et ne pouvaient ainsi constituer une irrégularité de droit commun. Si on veut faire exception en faveur du concile d'Ancyre qui parait avoir été universellement reçu, ces mêmes interprètes objectent que le texte de son canon n'est pas nettement établi : certaines leçons portent prsevaricatœ, c'est-à-dire visent les femmes ayant fait profession religieuse; or, on ne peut, contre les règles du droit, étendre l'interprétation de ce texte et conclure a fortiori pour les hommes, comme l'a fait Sanchez. Enfin d'après ces auteurs, dans aucun des canons précités il n'est à proprement parler question d'irrégularité. Cf. D'Annibale, loc. cit., n.419, not. 18; Icard, Prxlectiones jui-is cano)iici, n. 815; Gasparri, t. i, n. 396.
L'irrégularité de bigamie n'est pas encourue par celui qui, après des vœux simples, contracte et consomme le mariage avec une femme vierge, ni par celui qui attente et consomme le mariage avec une religieuse ayant fait profession solennelle; car il n'est fait aucunement allusion à ces différents cas dans les canons mentionnés plus haut.
b) S'il s'agit d'un mariage attenté et consommé par un clerc dans les ordres majeurs, il y a bigamie similitudinaire, selon une opinion commune, s'appuyant sur les c. I, II. fil. VI. Qui cl.-rici rcl voventes, I. IV; c. iv, tit. III, /;,• il.Tiris ,,.ni,i,jalis, 1. III. Cf. Suarez, loc. cil.. 11. li: S, linial/^rarlier. loc. cit., n. 8; Pirhing, Uic. cil., n. '21. Mais, ilappi'S luie autre opinion, le pape Alexandre III n'a point dans ces chapitres voulu parler d'irrégularité, mais des censures de suspense et (l'excommunication. Cf. Abbas, In c. 11, tit. m.
En pratique, les clercs ou les religieux infidèles aux obligations des ordres sacrés ou des vœux solennel.* contractent-ils l'irrégularité de bigamie? la i)uestion importe assez peu. Car dans ce cas, en raison de la
liK.A.MlK lUr.LGULAUITE
BlLLl. lilLi.Y
censure d'excommunication tatss sentenliœ, réservée nux ordinaires, cf. Const. Aposlolicx sedis, et à cause de l'infamie de fait, ces clercs et ces religieux ne peuvent recevoir les ordres supérieurs ni exercer les ordres déjà reçus; et s'ils contreviennent à cette défense, ils encourent l'irrégularité pour violation de censure. Cf. Gasparrii loc. cit., t. i. n. 397.
II. Effets. — 1» Les Ijigames sont non seulement exclus de l'accès aux ordres sacrés, même à la simple tonsure, mais ils sont encore privés de l'usage et de l'exercice des ordres déjà reçus. Cela ressort des c. ii, m, tit. De higamis non ordinandis, et du décret du concile de Trente, sess. XXIII, c. xvii. De reforni., auquel s'ajoute la déclaration delà S. C. du Concile du 28 janvier 1.587.
2» Les bigames sont privés ipso facto de tout privilège clérical et rentrent dans la juridiction du for séculier, et cela nonobstant toute coutume contraire. I3ien plus, ils ne peuvent porter la tonsure et l'habit ecclésiastique sous peine d'excommunication ferendm sentenliœ. Ainsi s'exprime le décret du concile général de Lyon, rapporté par Boniface VIII dans le c. un., tit. De bigamis, in YI», et cela avait déjà été statué dans le can. Quisquis, dist. LXXXIV. Cf. S. C. du Concile, in TogetUina, 12 septembre 1620; in Fulginaten., 29 juillet 17.-)2. Cependant cette peine ne regarde que la bigamie réelle et la bigamie interprétative encourue par celui qui épouse une veuve ou une femme déshonorée, comme il appert clairement du can. Quisquis renouvelé par Boniface VIII- Ensuite cette peine n'atteint que les clercs séculiers et parmi eux seulement les clercs initiés à la première tonsure et les clercs minorés, mais non les religieux et les clercs dans les ordres majeurs; enfin, elle n'a lieu que dans le cas d'un mariage validement contracté. Cf. Pirhing, loc. cit., n. 25 sq.; ReilTenstuel, Uic. cit., n. 2i sq.
L'évéque qui sciemment admettrait aux saints ordres un bigame, encourrait une suspense l'empêchant de confi'-rer les ordres sacrés et de célébrer la messe pendant un an. Cette suspense établie par le droit des Décrétâtes, c. i\,De bigamis, est-elle latx sentenliœ ou (erendx sentenliœ? La question est controversée; et, en tout cas, si celte suspense était lalx sentenliœ, elle serait abolie par la constitution Apostolicx sedis qui n'en fait pas mention. Cf Gasparri, loc. cit., ». i, n. 400.
III. Disi'KNSE. — 1» Le souverain pontife et le concile général peuvent dispenser de toute irrégularité de bigamie. Celte irrégularité ne relève, en elfet, que du droit ecclésiastique, même pour la bigamie réelle au sujet de laquelle l'apolre saint Paul, loin d'alléguer le droit divin, a simplement promulgué une défense apostolique, comme il l'a fait pour écarter des ordres sacrés ceux qui se rendent coupables d'actes de violence. C. iv, v, lit. XXV. Do clerico percussore, 1. III. Mais cette dispense ne peut être accordée que pour une cause juste et grave, ainsi qu'il ressort des paroles de Lucius HI au c. II, lit. cit. De bigamis : (jiiia in higami.i contra aposliilum dispensare non ticet ut dcheant ad sacras nrdiiu's promim'ri. Cf. Heill'ensluel, loc. cil., n. 28 sq.
2" L'évéque ne peut, en delior.s d'un privilcj.'c spécial, dispenser de l'irrégularité de big.uuie réelle ou inlerprétalive. En effet, celle irrégularité découle du droit commun, et on ne lit nulle part que les évéqucs soient délégués pour en dispenser. Doit-on faire exception pour la première tonsure, les ordres mineurs et les bénéliccs simples, au moins dans le cas de nécessité? L'opinion assez commune des interprètes ne le pense pas. l'ajinaii, In c. Il De bigamis; Suarez, toc. cit., sccl. VI, n. i, itciffenstuel, loc. cit., n. 32, citant les déclarations de la S. C. du Concile, 30 janvier 1589, 2:» avril 1(i:«), etc., - contre S. Thomas, In IV Sent.. ilisl.XXVIl.q. iii,a. 3;Sancliez, (or. d(..disp. LXXXVI, n. 11. Mais si l'irré^ularitc' piovirnl d'un <\r\H occulte
l'évéque aura-t-il le droit d'en dispenser? Plusieurs l'affirment en s'appuyant sur le décret du concile de Trente, sess. XXIV, c. vi. De reform., qui concède aux évêques dune manière générale le pouvoir de dispenser de toute irrégularité et de toute suspense naissant d'un délit occulte. Cf. Sancliez, loc. cit., n. H; liarbosa, De offic. episc, alleg. 49, n. 13. D'autres le nient et soutiennent que l'irrégularilé de bigamie même dans ce cas esl une irrégularité ex defectu et non pas e.r delicto. Cf. Fagnan, toc. cit., n. 40 sq.; Suarez, toc. cit., n. 9. De cette controverse il résulte que le caractère de cette irrégularité de bigamie esl douteux, et il semble qu'en pratique l'évéque puisse dispenser dans un pareil cas de bigamie ex delicto occulta. D'Annibale, toc. cil.. n. 406; Gasparri, toc. cit., t. i, n. 402.
Cependant il est certain que l'évéque a le pouvoir de dispenser de l'irrégularité de bigamie similitudinaire, même pour la réception ou l'exercice des ordres majeurs. Cela est contenu dans les c. v, tit. m. De clericis conjugatis, 1. III; c. i, tit. vr. Qui clerici vel voventes, 1. IV. .Cf. Suarez, toc. cit., n. 18; lîeiffenstuel, loc. cit., n. 38; Schmalzgrueber, toc. cit., n. 14.
Toute demande de dispense doit exprimer non seulement les causes de dispense, mais encore l'espèce de bigamie d'où provient l'empêchement canonique.
Les canonistes dans leurs commentaires du I. I"des DécrétaJes, lit. XXI, De bigamis non ordinandis, entre autres : Fagnan. Commenlaria in /- t. Decretalium, Besançon, 1740, tit. xxi, n. 40-45; Sclimalzgrueber, Judea; ecctesiasticus seii Decretalium 1. 1, Ingolstadt, -1728, tit. x.\i, n. 2, 5, 7, 8, 14; ReiCTenstuel, Ju.t canonicum universum, Decretalium Gregorii IX 1. 1, Anvers, 1755, tit. XXI, n. 6, 17, 24-38; Pirliing, Jus canonicum, Decretalium Gregorii IX l. I, Diltingen, 1722, tll. X.XI, n. 3 sq., 21, 25 sq. ; Leurenius, Forum ecclesiasticum, I. I, Venise, 1729, tit XXI; De Angelis, Prselectiones Juris canonici, Rome, 1877, t. I a ; Santi-Leitner, Prœlectiones juris canonici, Ralisbonne, 1898, t. I, etc. Parmi les tliéologiens, Sancbez, De sacramento matrimonii, Anvers, 1607, 1. VIII, disp. LXXXIV,n.6; LXXXV, n. 5, 10; LXXXVI, n. 14; Layman, Tlieologia moralis, I. I, De irregularitate, Paris, 1627, part. V, c. vi, n. 5 ; Satmanticenses, Cursus theologûe moralis, De censuris, Venise, 1764, t. x, p. 275, n. 28; Suaiez, De censuris, Lyon, 1608, disp. XLIX. secl. II, m; Kugler, De sponsutîbus et matrimonio, Nurembei-g, 1713, n. 1265-1268; Rossignolo, De matrimonio, .Milan. 1686, disq. I, n. 5; III, n. 12; S. Alphonse de Liguori, Tlieologia moralis, Naples, 1871. 1. VII, n. 436-454; D'Annibale, S«i«mula tlieotogise moralis, Rome, 1896, part. I, n. 416-421; Gasparri, Tractatus de sacra ordinatione, Paris, 1893, t. i, n, 373-405; Huiler, De bigamiee irregularitatis fonte et causa, Breslau, 1868. Pour les documents officiels. Corpus juris canonici, édit. Richler, Leipzig, 1839. t. I, col. 107, «•?, 185, 253; t. II, col. 141, 142; Benoit XIV, Bullarium, Rome, 1757, t. iv. p. 66; Pallottini, Collectio omnium conclusionum et resolutionum (jiia?... apud S. C. card. S. Coiic. Trid. interpret., Rome, 1869, t. III, p. 662-669.
E. Vai.ton.
BlLLl, BILLY (Jacques de), bénédictin, littérateur, né à Guise en Picardie en 1535, mort à Paris le 25 décembre 1581. Il fit ses premières études à Paris; puis vers l'âge de 18 ans alla à Orléans et à Poitiers pour y apprendre le droit selon le désir de ses parents. A leur mort, il suivit son penchant pour les lettres et se retira • à Lyon et à Avignon pour étudier le grec et l'hébreu, .lacques de liilly était déjà en possession du prieuré de Taufligny en Touraine et de l'abbaye de Saint-Léonard de Ferriére.s lorsqu'il fit profession de la règle de saint Benoit, l'n de ses frères, Jean de Billy, voulant se faire chartreux, résigna en sa faveur les abbayes de Saint- Michel-rn riln 1,1 .1 il, Xoire-Dame des Chàtelliers. Jacques d,' iill. iniii à Paris dans la maison de son
ami Gill.i il i., i, li ,,,!. Voici la liste de ses ouvrages : S. Grciji,,,, .\.i:H,„-,„i npera omnia latine, ex nova tramlaliime .lacolti Billii. Adjunctum est pra-terea Nonni opusculum adrersus Julianum Apostatam; addila sunl ctiam cjusdem Jacohi Billii srliolia quœdam, in-fol., Paris, 1569; Hecueil di's consolations et inslruc-
889 BILLI, BILLY
lions salutaires de l'dme fidèle, extrait du livre de mitil Augustin s»»- les Psalmes, in-8», Paris, -1570;
/?<'■< -.../ s s/,, nia, 'Iles, tirées du livre des Morales de
saiiH I. ; ■.,t(»rf,in-16, Paris, -1573; s. Gregocii
iYi/:r' ; / ' ojMscida qusedam, Cyri Dady-
breiim ci,ii> ufii cuiiimentariis illiistrata, in-8», Paris, 1575; Inlerprelalio latina xviir pHorum capitum libri I S. Irenœi adversus hxreses cum scholiis Jacobi Billii, publiée dans l'édition des œiivres de saint Iri'née par Feuardent en 1575; Sonn. i ,,;,;'..', ,,,■■>, 'U'is pour la plupart des anciens 1/
latins, coninientés en prose, Il , / '
traités poétiques, 2 in-16, Pan-, l'iTr. ir.TO, 4111 ~l- 10trouvent traduits en latin dans l'ouvraye suivant ; Anthologias sacra; ex probatissiniis utriusque linguse Patribus collectée atque octastichis comprçliensœ ar hrevi commentario ilhislratœ libri duo : wlh' '- ''-' - "'"/■' aliquod oclaslicliis grœcis, in-'16, Paii^ l'Ti-, I ' livres du second arhiement de Nolrr ," ' -,
un traité de saint Basile du jugi'nii'ni '• /(" ", ; /i/.s les quatrins sententieux de saini r;, ,•./..,, ,, nôijuc de Naziance, avec une briéve exjn'siii,,,/, i,,ii, nés en vers françois par Jacques de Bill y, iu-8 , l'aiis, 1576; S. Joannis Damasceni npera partim latine, partim grsece et latine, in-fol., Paris, 1577; S. Gregorii Nazianzeni opéra omnia qiiœ exstant, nunc primuni propter novaiii plurimnrani acccssioncni in duos tomos dislincta, cum (l:>,iissi,iiis ,i,:r,-,:,-,ini .Xirrlir. Si'rrnnii. Pselli, Nonili ri /■;;,;,■ C.'lrnsi-: Cm, n iful n , 1 1 s , ni-l'uL, PariS,
1583; .S. l>.i,l„ri iviusiai.r ,'i„.i..lani,n 1,1,,, 1res, nunc
BILLUART
pri
lat
interpretutio Jacobi Billii. Ejiisdem Jacobi Billii libri II obserrationiini sacrarum, in-fol., Paris, 1585;
.S. Ejiipliiiiii, ,,i„Ta latine auctiora et enieniJatiora. ex
sacris ,-/..,: ,,/ /-Hv Jacobi Billii, in-lol,. ]'mi~. HU-J.
Jacqii. - J. I;,)l ■, 1 1 iiliiisit un outre une |i:ii li.' il.'- ininvs desaiii! I. ,111 I ,Lr,-i.-l.iiiie, traduction (| ni lui in^/irr il.nis
Dupin, Histoire de l'Église et des auteurs ecclésiastiques du xvr siècle, de 1550 à la fin du siècle, in-8', Paris. 1703, p. 426; Gallia chrisliana, in-fol., Paris, 1720, t. 11, col. 1296, 1421 ; (dom François,] Bibliothèque générale des écrivains de l'ordre de S. Benoit, in-4% Bouillon, 1777, 1. 1, p. 126; Ziegelbauer, Hist. rei Uterarix ord. S. Bencrticti, in-fol.. Vienne, 1754, t. m, p. 353; t. IV, p. 90, 99, 100; Niceron, Mémoires, t. xxn ; Bayle, Dictionnaire Mstorique et critique, Paris, 1820, t. in, p. 440-443. B. Heurtebize.
BILLICK Everard, un des plus vigoureux antagonistes du luthéranisme au xvi= siècle, né à Bilk, près de Diisseldorf, mort le 12 janvier 1557. Son nom de famille était Steinberger. Il s'adonna de bonne heure aux études, entra chez les carmes à Cologne et devint successivement prieur de son couvent et provincial de la Germanie inférieure (15i2). Dès 1526, dans un discours synodal, il déclara hautement sa fidélité à la doctrine catholique. Au colloque de Worins, en 1540, le nonce Morone lui fournit l'occasion de réfuter la Confession d'Augsbourg. Deux ans plus tard, il traita en chaire à Aix-la-Chapelle des sujets de controverse. Quand Hermann de Wied, archevêque de Cologne, se montra favorable à la Réforme et voulut introduire le luthéranisme dans son diocèse, Billick fut un de ses adversaires décidés et déploya une activité extraordinaire. Au nom des délégués de l'université et du clergé de Cologne, il publia : Jitdiciuni deputatorwni universitatis et secundarii cleri Coloniensis de doctrina et vocatione Martini Buceri ad Bonnani, 1543, où il montre la faiblesse du système de Bucer et son opposition à l'Évangile et aux Pères. Mélanchton, Corpus reformatormn, t. v, p. 113- 114, loua au moins l'expression classique de ce vigoureux écrit de polémique. Deux ans après, parut une réplique de Billick : Juilicii universitatis et cleri Coloniensis adversm ralumnias Pli. Melanclitonis, Mar-
tini Buceri, Oldendorpii et eorum asseclarum defensio cum diligenti explicatione materiarum controversarum, Cologne, 1545. L'empereur, qui avait apprécié le provincial des carmes, l'invita au colloque de Ratisbonne. A Cologne, où il avait fait rentrer les jésuites, Billick joua jusqu'à sa mort un rôle important, notamment au synode provincial de 1549. Le nouvel archevêque, Adolphe de Schauwenberg, allant au concile de Trente en 1551, le choisit pour son théologien. Le 1" janvier 1552, Billick fit à l'assemblée un discours qui fut imprimé : Oratio habita in festo circumcisionis Domini in concilia œcumenico Tridentino, Cologne, 1552, reproduit dans Labbe, Sac. et œc. Trid. conc. canones et décréta, Paris, 1667, col. 368-387. Cf. A. Theiner, Acta authentica ss. c. œconc. Trid., Agram, t. i, p. 635, note. Après son retour du concile, l'archevêque le choisit pour son vicaire général et son suffragant; Paul IV le nomma évêque de Cyrène. Mais Billick mourut peut-être avant sa consécration épiscopale ou peu après. On cite encore de lui : 1" De ratione summovendi pressentis temporis dissidia, Cologne, 1557 ; 2» De dissidiis Ecclesiae componendis, Cologne, 1559. Ses lettres, pour la plupart inédites encore, sont une source à consulter pour l'histoire de son temps. Beaucoup de ses écrits sont perdus, notamment son histoire du concile de Trente.
M. Giustiniani,à la suite de Pallavicini,ifi«(oire du concile de Trente, édit. Migne, Paris, 1845. t. m, col. 1047; Kirchenlexikon, 2" édit., 1883, t. 11, col. 836-838; Hurter, Nomenclalor. Inspruck, 1899, t. iv. col. 1224-1226.
E. Mangenot.
BILLUART Charles-René, naquit à Revin dans les Ardennes, le 18 janvier 1685. Après avoir achevé ses études au collège des jésuites de Charleville, il prit l'habit des frères prêcheurs à Revin, en 1701, fit son noviciat à Lille, et sa profession religieuse dans sa ville natale, le 7 novembre 1702. Quand il eut achevé ses études de philosophie et de théologie au couvent de Revin et eut été ordonné prêtre, le 1" janvier 1708, il continua ses études de théologie à Liège, enseigna la philosophie à Douai, 1510, puis à Revin, 1511. L'année suivante, il professa la théologie dans le même couvent de sa ville natale, et il le lit jusqu'en 1715, où il futenvoyé à Douai, comme maître des étudiants du collège dominicain de Saint-Thomas. C'est de cette même année que date le début de son activité littéraire. Créé bachelier en 1717, il remplit de 1719 à 1721 les fonctions de second régent. Il retourna à Revin comme prieur de 1721 à 1725, et s'y signala par ses qualités administratives. Il était premier régent du collège de l'ordre .à Douai depuis 1725, quand il fut élu. provincial le 15 octobre 1728. Il continua ces fonctions jusqu'au mois de novembre 1733 et fut nommé alors pour la seconde fois prieur de Revin. Il fut réélu provincial en 1741 et une troisième fois en 1752. Il mourut à Revin, le 20 janvier 1757, après deux années de continuelles souffrances. En dehors de ses fonctions professorales et administratives et de son activité littéraire, Billuart se livra à la prédication, et un grand nombre de chaires furent témoins de son zèle apostolique et de ses succès oratoires. Il soutint en outre avantageusement des disputes publiques contre les ministres réformés.
1» Summa S. Thomx hodiernis Acadeniiarum moribus accommodata, sive cursus theologix juxta mentent, et in quantum licuit, juxta ordinem et litterani Divi Thomse in sua Summa, insertis pro re nata digressionibus in historiani ecclesiasticam , 19 in-8», Liège, 1746-1751 . — Supplementum cursus llieologise continens tractatus de opère sex dierum, de statu religioso, et de mysteriis Christi. Opus postliumum ab eodeni auctore elucubratum, in-8", Liège, 1759. Il a été donné de tout l'ouvrage les éditions suivantes : 3 in-fol. et 20 in-8», Wurzbourg, 1758-1760; 3 in-fol., Venise, 1761 .
8&1 BILLLART
1787 ; 2 in-S» (incompU-le ? |, Florence, 1&24-182Ô ; -20 in-8», Paris, ISaS; 4 in-fol., Rome, 1836; 10 in-8», ibid., 1840; 10 in-8», Lyon, 18i7, 1861 ; 8 in-4», édit. Laquelle, Paris, 187-2-1877; 10 in-8», ibid., 1878 j 9 in-4», édit. Lequelte, Arras, 1890; 8 in4<', cdit. Lequelte, Paris, s. d. Cerlaines de ces éditions, comme celles de Wurzbourg, portent en titre : Cursus llieologise universalis, et celle de Florence : Inslitutiones theologicse.
Cet ouvrage, qui a fait la grande réputation Ihéologique de Billuart, est né d'une ordonnance du chapitre de la province de Sainte-Rose, tenu à Douai en 1733, qui en avait déterminé l'esprit général : une exposition de la doctrine de saint Thomas adaptée aux besoins du temps où devaient trouver place les questions historiques connexes à la théologie. L'exécution de ce projet fut confiée au P. Billuart et l'impression de l'ouvrage put être exécutée de 1746 à 1751. Billuart prépara un supplément qui fui édité après sa mort par les soins de son ami le P. Adéodat Labye, qui plaça en tête une biographie substantielle de Billuart, ut cpi'on nlrouve d'ordinaire dans les éditions pu>l. li' m. - il. liinl l'ouvrage. La partie historique de celt. - ni ■ m |iiii> spécialement des savantes dissertalin ! \ I M.xandresur l'histoire ecclésiastique. La pjiti [ul, hhiul' vise fréquemment Honoré Tournély. Aucun autre ouvrage important d'un théologien déjà ancien, la Somme de saint Thomas exceptée, n'a joui d'un aussi constant crédit au \i\' siècle et n'a eu un aussi grand nombre d'éditions. Ce succès est dû aux qualités foncières de l'œuvre : l'abondance des matières, la clarté de l'exposition, la précision des formules et des solutions. En matière de doctrines Billuart est lidèle à saint Thomas d'Aquin et à son école. En morale il est probabilioriste et s'attache aux solutions modérées. Le traité de la pénitence jouit d'une estime spéciale.
Billuart, se rendant compte de l'utilité qu'il y aurait à mettre son ouvrage à la portée d'un plus grand nombre de lecteurs, en prépara un abrégé, encore utilisé de nos jours : 2» Sumnia Summse S. TItomx, sive compendium tlieologiss, etc., 6 in-8», Liège, 1754; 6 in-12, Gand; 6 vol., Wurzbourfr, 1765; 3 in-4», Venise, 1788; 4in-i», Rom.'. |s:ri . r. in in. p.,ri.s, 1884-1890. Une édition, aecommoil' i i I n in nunt actuel, est en cours de publicalidii i \li mh i. l'.io:i.
Billuart a été un [i .1 mil. M,iinrux et nous a laissé un certain nombre d'écrils de circonstance qui se rapportent spécialement aux questions soulevées par la publication de la bulle Unirjniiliis dans laquelle les jansénistes elles molinistes muI i ni \ ii Ii condamnation des doctrines de saint An 1 .i lit Thomas sur la prédestination et la -i i nrions dans leur ordre chronologique Ir- .ni p .|. niniues de Billuart : 3» De mente Ecclesin' cathnlicr cirra nceidentia eucliaristiie, dissertatio unica adversus dom. Anloniuni Lengrand S. Th. Hcenciatuni et philosopliias cartesianœ profeasorem in acadeniia Duaccnsi, in-12, Liège, 1715. L'ouvrage de Lengrand portait en litre : Disserlatio de accidenlibus absolutis, in-12. Douai, 1711. — 4» Le thomisme vengé de sa prétendue condamnation par la constitution Vnigenitus, adressé en forme de lettre à un abl/é par un religieux de l'ordre de S. Dominique, in-12, Itruxelles, 1720. — .V Lettre du R. P. C. H. Billuart, etc., « MM. /'v ././.■./,• ;,■ in faculté de théologie de l'université '■ I' I s réflexions sur les notes calomnieuses /Il ■ s à leur censure du 22am'it ITi'î contii I 1:1: /'/' Unssouillé et Contenson de l'ordre des FI', f'rrilieio-s, in-4», s. I., 1723. La censure des théologiens de Douai portait en titre : Censura sacrie facultatis thcologiœ Duacensis, in quasdam propusitiones de gralia, depromptas ex diclatis philosophicis Dominnrum Lengrand et Maréchal, etc., Douai, 1722, 1729. Voir d'Argentré, Collectio judiaiorum, t. m, à la lin. La censure de la faculté fut con-
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damnée par décret apostolique du 18 juillet 17-29, avec ce considérant : Deleantur paralleluni contentum in monito ad leclorem ac in prxfatione, et scripta contra PP. Massouillé et Contenson, et contra sanctum Thomant, hisque correctis, censura liomam remittalur ut approbelur vel reprobetur. Dans la seconde édition de la censure (1729) on retrancha les endroits visés. — 6» Examen critique des Héflexions sur le bref de N. a. p. le pape Benoit Xlll, du 0 novembre i'l2^, adressé aux dominicains, in-4°, s. 1. n. d. (1725). L'auteur anonyme des Réflexions avait prétendu que les calomniateurs de la doctrine de l'école de saint Thomas dont parle le bref Demisias preces, n'étaient pas les jésuites, mais bien les quesnellistes. Billuart établit le contraire et examine les conséquences du bref. L'anonyme ayant répondu ,i Billuart par une lettre injurieuse, celui-ci publia : !<> Le thomisme triomphant par le bref Demissas preces de Benoit XIII, ou justification de l'Examen critique des Réflexions sur ce bref, contre une lettre anonyme adressée à l'auteur de l'Examen, par uti théologien de l'ordre de Saint-Dominique, in-4», s. 1. n. d. Celte brochure fut le principe d'une nouvelle polémique avec Stiévenard, chanoine de Cambrai et ancien secrétaire de Fénelon. — 8» Réponse de l'auteur du thomisme triomphant à M. Stiévenard, chanoine de Cambrai, au sujet de son Apologie pour feu Monseigneur de Fénelon, archevêque de Cfimhrai, In-i». — 9^ .Aiis iVmi ecclésiastique de Pc II ^ Il M .S/,, .,,,,,,./ sn /,. s, .,,;.;,■ Apologie pour M. il, I . < ,,,,
in-'t». — iO" Justifirii! : ... , , .' /..,■
de Paris, etc., in-1 . Il .1;,.., ,;/<, .,/ . /.•,.,,, n-mc' triomphant contre les neuf lettres anonymes iitti ont paru depuis peu. On justifie aussi par occasion l'Histoire des Congrégations De les chicanes de ses aifrrrs 12» Réponse o l'ai, leur il année 1134 à Rotiiriluni , Eglises réformées toiu/iaiU la sainte Vierge; où l'on fait voir les impostures grossières et les calomnies atroces, les paralogismes et les inepties dont cet ouvrage est rempli, in-i", 1731. - 13" Apùhgie ,hi R. P. Vie.rr.-
Soto, domiiiii II ' I, . ' .' ..', ,.,..;,.,,,,,.>., ,, ■, ,;,■ j ,,,i . ,ii,i
et de Don, II. . . // . -' ,...s,->
par le P. l'u > . , .■! , ,,,;,,,,,,,, , .■ /,■ ,..,. i,-
llmars I':',;. /.... /: ;.■ /...„,,!„!v', lu- IJ. A. ,„ii.iii,
1738. — 14° Quiiisliu Lhculuyica Palris Billuart de relatione operum in Deum, adversus opusculuni, suh nomine R. D. Hagens... tijpis LeocVeiisilnis ediliim vindicala, in-8», Ypres, 1752. 1.". r n , / ., . .' .. ././/;.. ijuœstionis thcologicœ de relu' , h ./.
in-12, Ypres, 1753; in-8», Loii II 17. m / ,,,
e.rpostulatoria et apologetim I.H'i ' /..>.., N.ny.r
theologiœ baccalaurei, ad revcrcndum ac ciiinium Patrem Josephum Mangis, ord. S. Augustini..., super dissertationem ejus secundam de relalione operum in Deum, in-8», Anvers, 1756.
Vita B. P. C. R. Billuart, a F. Deodato Labye, O. P., en tète de la plupart des éditions de la Summa ; Paquot, Mémoires pour servir à l'Iiistoire littéraire des Pays-lias, Louvain (1768), t. II, p. 108-113: Rictiard et Giraud, nibtiotlwque sacrée. art. Billuart; S. Dunaimc, Bevin et le P. Billuart, CharleviUc- Rcvin-Paria, 1858; Hurter, Nomenclator. l. n, col. 1284. P. Mandonnct.
8ILSEN (C. J. van), dominicain llamand, première moitié du XVIII» siècle. — Prxdicatorii onlinis /ides et religio vindicala. In duas partes divisa. In quarum prima Ihomistas non esse jansenislas dcmonstratur. In secunda illud ipsum in singulis 5 faniosis dilvcide coincitur, in-8°, Cologne, 1712.
P. Manbonnet.
BINAGE. On appelle ainsi la célébration par un seul prêtre de deux messes, le même jour. Ce mol vient probablement du latin, bis agere. — I. Histoire. II. Disci-
iliis du P. Serrij contre :, iii-l\ Liège, 1731. — liliiille imprimé cette 'tiilr : La créance des
pline acluelle. III. Parlicularités lilurgiriues de la première messe en cas de binage.
I. Histoire. — A l'origine, on ne célébrait qu'une messe dans chaque église à certains jours de la semaine. La coutume, d'après laquelle tout prêtre offrit chaque jour le saint sacrifice, se répandit dans la chrétienté au cours des v« et VF siècles. La piété amena même certains prêtres à célébrer plusieurs messes privées dans le même jour. Le XII' concile de Tolède, tenu en
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