II. p. fiSl, distingue le blasphème contre le Saint
j Esprit du péché contre le Saint-Esprit. Saint Thomas. ■ Suni. tlieal.. Il» II*, q. xiv, a. 1, cite en premier lieu ! cette interprétation, et Suarez l'adopte. In IIP«' Suni., ' q. Lxxxvi, disp. VIII, sect. i, n. 18, Opéra, Paris, 1861, l.xxii, p. 136, ainsi que Bellarmin, Cuntrov., Depœnil., I. II, c. XVI, Milan, 1721, t. m, col. 1013. Les e.xégètes j modernes n'en proposent pas d'autre.
Saint Thomas, loc. cit., rapporte, il est vrai, deux autres explications du blasphème contre le Saint-Esprit. ; La première est celle de saint Augustin. L'évêque d'Hippone, qui estimait la question du blasphème du Saint-Esprit la plus difficile de toutes les questions scripturaires, a entendu par le blasphème irrémissible contre le Saint-Esprit l'impénitence finale de l'homme qui meurt en état de péché mortel. Serm., Lxxi. n.8, 20, P. L., t. xxxviii, col. 449, 455; Episl., CLXXXv, ad Bonifacium, n. 49, P. L., t. XXXIII, col. 814 ; Episl. ad Rom. inchoata e.rposilio, n. 14, P. t., t. XXXV, col. 2097; Encliirldion, c. Lxxxii, P. L., t. XL, col. 272. Cf. Liber de fide ad Pelrum, c. m, n. 41, P. L., t. xi.. col. 766 (traité attribué à S. Fulgence) ; S. Fulgence, De fide, n. 39, P. L., t. i.xv, col. 691 ; De reniissione peccalorum, I. I, c. xxiv, ibid., col. 547; Liber de rera et falsa pœnilentia, c. iv, n. 9, P. L., t. XI., col. 1116; QusBSt. V. et N. T., q. en, P. L., t. XXXV, col. 2304. Ce blasphème qui a lieu, non solum rerbo cris, sed etiam verbo cordis et operis, non imo, sed iiiultis, est un blasphème contre le Saint-Esprit, quia est contra reniissioneni peccalorum, qute fil per Spirituni Sancluni, qui est chantas el Patris et Filii. Saint Thomas, qui résume en ces termes la pensée d'Augustin, est forcé par la vérité d'ajouter : Ncc hoc Doniintts dicit Judxis, quasi ipsi peccarent in Spirilum Sanctuni, nonduni enini eranl finaliler imiiœnitentes . Il croit toutefois pouvoir interpréter Marc, m, 30, dans ce sens : Sed adnumuil eos, ne taliter loquentes ad hoc pcrvenirent quod in Spiritum Sanctum peccarent. Reconn.Tissons frnncliiiiuiil que cette interprétation n'a
aucun TmimI.- n^ ,1 ui- I l' ..in.il.'.
La Irni . !,: [il, >ii,i, .jKii-tée par saint Thomas est aii--i ' ,1 I ' i ixplicitement formulée
par .\ulii >i.ij.ijuui . IijuUl- ilisenl qu'il va péché ou blasphèuie contre le Saint-Esprit, quaudo aliquis peccat contra approprialum bonuni Spiritui Samto. Voir Appropriation, t. i, col. 1708 sq. Saint Thomas cite ici la bonté qu'on attribue au Saint-Esprit par appropriation. Il en conclut qnc le péché contre le Saint- Esprit est un péché de malice, commis e.r ipsa electione niali. Or on agit par malice de deux façons, ou bien ex inclinatione liabitus viliusi, mais cette malice n'est pas le péché contre le Saint-Esprit ; ou bien, lorsque, par mépris, on rejette ou on éloigne ce qui pourrait empêcher l'élection du péché, par exemple l'espérance par désespoir ou la crainte par présomption, llxc auteni oninia quiK peccati eirctionem inipediunt, sunt effectus Spiritus Sancli in nobis;et ideo sic ex malitia pcccare, est peccare in Spiritum Sanctum. Cf. .\lbert le Grand, In II Sent., disl. XLIII, a. 1, Opéra, Paris, 1894. t. x.xvii, p. 671.
\oii- |i.- .11- - II- -ilence les nombreuses opinions parlicnli I I 1 •< ou des commentateurs sur le blaspli. III ;iii 1 ^ liiil-Esprit.parcequ'ellesmanquent detoutlun'l iii-iil :\ ,,1 lique et ne présentent plus qu'un intérêt historique et archéologique. Voir 1. 1, col. 899-900. II. ESPKCES. — Le blasphème contre le Saint-Esprit, tel qu'il ressort du texte évangélique, ne semble pas compori' 1 il' -|i. r. s (lilT.'ienles.C'est.en effet, une parole injuriiii- - n I -prit, par laquelle on attribue aux
démon- i li me. Il peut avoir des objets différents s. I. Il I - .. ini. - divines attribuées à la puissance diaboli<|ue; mais ces objets ne changent pas l'espèce du péché. Cependant, depuis Pierre Lombard, Sent., I. II, dist. XLIII,/'. L., t. cxcil, col. 754-756, les théologiens admettent généralcinenl six espèces de blasphèmes conlr