BLASPHÈME CONTRE LE SAINT-ESPRIT
le Saint-Esprit, à savoir : desperatio, prxsumptio, inipœ-
nitcnlia. ohsliiiatio. nnfiunnatto vcrilalis aqnlta; et i)n<i-
p. -iO:
Il >.
Lyon, 106y, t. iv, p, .".-^l-'n;'. Mu- m -h ...n-iilere leur origine et le principe il'' l' m ili-hih li,.ii. ,, -, ~ix espèces lie Ijlasphème contre le S,iinl-I>jii il in' li iiir.iit il'aucune faeon dans la pensée île Xutre-Seigneur. Elles ne sont, en effet, que les diverses explications de docteurs différents et en particulier celles que l'évèque d'Hippone a données, ù des ,-.pnqnes ilillTrentrî ,1e snn activité littéraiiv, ■:, \.t ,|ii,'-ih,ii, -I .uiliir .'i -rs vriis, ,ln lilasphème contiv li' ^,iiiii-l.s|u 11, /).' ^r,'n,nii,' li.^, ,11111 in monte, 1. I. 0. \X11, 11. 7.-.. /■. /.-, I. xwiil. e..|. I2r,7. Cf. S. Thoi, sed contra.
Sum. theol.
1I-", q. XIV,
D'ailleurs, dans le corps du même article, l'ange de l'école, justifiant la division du blasphème contre le Saint-Esprit en six espéeet.. la raftaclie expresci^inent .à la troisième explication ipi il .ujti r,i|.|.oil.'- ,i lailirle
précédent : quae dhlimiinnil n, ^,-r,ni,hi,ii mnnliuiirnl
vel conteniptuni eonim /..,■ 7<m /«-(.w /,,,,,,,.,//. rhuinnir
peccati imiiediii. Hi, . .[[. -unir , A|,h,jliMii nr
répond pas à la |iiiis<r iln <,ni\.in' 1..- -i\ i-|irr.'s ,1,. blasphème eonlir \r Siml-I -pi il ,|iii - \ i.ippMilc nt, ne convienneni ilnnr .humiih' nt .m lil.ivplh iim qui ,illi ilmi'
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avec I ii-,iii 1^' l.|,(-pli.'iiii- r^'iilir II' Saint-Esprit, qui est uniqii.- il- -'■>! ■-[:■,''' .1 --iil iuviiii.ssible, des péchés ooMlir !■■ --il Ml I -pi II, .pli -mil iiiiiliiples, spécifiquement
111. iRRÉMissiiiiLiTÉ. — Jésus ne s'est pas borné à nous faire connaître le blasphème contre le Saint-Esprit ; il nous en a dit encore la gravité, en affirmant expressément que, si tout péché et tout blasphème sont pardonnes aux hommes, le blasphème contre le Saint-Esprit ne l'est pas. A quiconque dira une parole contre le Fils de l'homme, son péché lui .sera remis: mai.s à celui tpii parlera contre le Sainl-l-^spiii. -,i lauir ne "-na nnii-se ni dans ce monde ni cl.iii- l.inli., .M.illli,, \ii, :;l, '.\i ; Marc, m, 28, 29; Luc . mi, m, C. - pn.ilr-. ,pi, rvp.àinent le fait de la noii-i /ini --hni •]■■ >■,■ p.rlir. d non |,,is
le principe de son iri --iliint. , ,.iii . !-■ indi pn I. es
diversement. Beaucoup il'' .liiiiiin iii,iieiiis ,.| ,!,■ il |,,-
yiens n'admettent pas I n i eniis-ilulitr i,,t,ilc .i priisent, avec des nuances diverses, que c lilisplinne peut être remis de quelque manière. Saml lAiille il.Mexandrie, Commenl. in Mallh., P. G., l. i.wii, col. loi), dit que Jésus-Christ a seulement voulu montrer par ces paroles la grandeur du blasphème contre le Saint-Esprit. Saint Épîpliane, Adxiersus hxr., hœr. Liv, 2, P. G., t. XLI, col. 963, prétend que le Sauveur a manifesté par là sa prescience et sa bonté en excitant à la pénitence les pharisiens qui avaient prononcé ce blasphème. Saint Chrysostome. In Mallh., homil. xi.i. n. 3, P. G., t. lxii, col. 449, ne parle que de la peine qui no -ora pas remise aux blasphémateurs du Sainl-l-pi il, hhiui s'il- font pénitence. Saint Paschase Raill ni, /.'i/nim/. i,i Mi:IiIi., 1. VI, P.L.,l. CXX, col. ,i7l. el s,ii,il l;riiiio,r.\sli, Cmnmciil. ui .Mallli.. [lail. III. /' /.., t. i:i.xv, col. 180,
aihih lleiii ,iii--i 1,1 iviiii--ion I !■ ceux qui fontpénitencc
el le peisiA, iiuil p,is il, 111- liiir l'aute; seule, fimpénitence lend la lauli' il i e,,iissii,|e. l,es scolastiques reconnaissent que cepéclii' u e-l pi- ni emissible de la part de Dieu, qui par miracle peiii i mu,, i tu- les blasphémateurs du Saint-Esprit, mais ipi il I esl Je sa nature en ce qu'il éloigne du pécheur le remède qui le guérirait. Albert le Grand, In Ev. sec. Mattli., Opéra, Paris, 1893, t. xx. p. 531 ; In U Sent., dist. XLIII, a. 5, ibid., 1894, t. xxvii, col. 682-683; S. Bonaventure, BrevHoquium, m. M, Opii-
scula, Paris, 1647, 1. 1, p. 26. Saint Thomas, Sum. tlieol., 11» H'', q. XIV, a. 3, développe cette idée et il explique rirrrinissiliililc' ilii Ijlasplieine eonli e le Saint-Esprit, non ,IHu,l in, Un ,i,,„l,i ,;-,,iiii,,i,i,\ s,',l ,11111t. quantum est de s,', holiijl iiu/filiuii ,il ,,„,, ,■.-,,, tHahir. Et après avoir luuiilre que la punition de Ce pèche de malice n'est pas diminuée ni remise soit dans ce monde, soit dans l'autre, il parle de la faute elle-même. Il la compare à une maladie incurable, non pour la puissance de Dieu qui peut toujours la guérir, mais de sa nature, en tant qu'elle ne peut être vaincue par les remèdes ou qu'elle ne permet pas de prendre le remède qui pourrait amener la guérison. lia etiam peccattiin in Spiritum Sanclum dicilur irremissibile seciindinu siiam naturam, inquantum excludit ea per quai fit remissio peccatorum. Per hoc tamen non prœcluditur via remittendietsanandi oninipotentig! et misericordise Dei,per qxiam aliquando taies quasi miraculose spirituaUter sanantur. S. Bonaventure, In 11 Sent., dist. LXIII, a. 2, q. ii. Opéra, Lyon, 1668, t. IV, p. 522, et Duns Scot, In II Sent., dist. XLIII, q. i, Opcra, Paris, 1893, t. xxxi, p. 486, déclarent l'impénitence finale irrémissible, mais les autres péchés contre le Saint-Esprit ne sont dits irrémissibles que propter difficidtatem 7-emissionis. Alphonse Tostat, In Matth., q. LXvii, c. XII, dit seulement que ce péché n'est pas remis sans pénitence. Cajetan assure que sa rémission n'a pas lieu dans le cours régulier des choses. Maldonat est de l'avis des scolastiques et affirme que ce péché ne mérite aucune excuse, ni de lui-même aucun pardon. Bellarmin, Controv.,De pœnitenlia, 1. II, c. xvi. Milan, 1721, t. III, col. 1015, reconnaît qu'il n'est pas remis ordinarie et plurimum, et il assigne deux causes à ce fait ; l'opposition directe de ce péché à la grâce de Dieu et sa malice qui n'admet pas d'excuse et de soi ne mérite pas de pardon. Suarez, In 111"" Sum., disp. VIII, sect. i, n. 19, Opéra, Paris, 1861, t. xxii, p. 136, le déclare irrémissible, quia difficile tollilur, le blasphémateur pouvant (lifliclleiiieiil se repentir de son péché. Collet, De po-i,il.. p. ni II. e. II. Il, -26; Corneille de la Pierre, Cimii,,,;,/. III Mniil,.. I,\,iii, 1685, p. 261 ; Calmet, Cooimentairc lUlrral, Paris, 17'20, t. vu, p. 116; Palmieri, Tract, de pumitenlia, Rome, 1879, p.60;Van SteenkisIe, Sanclum J. C. Evangeliuni sec. Matth., 3<^é(lit., Bruges, 1880, t. II, p. 517-519; Fillion, Évangile selon S. Matthieu, Paris, 1878, p. 248, n'admettent qu'une grande difficulté à recevoir le pardon de ce blasphème. Schanz, Commentar i'iber das Evangelium des heiligen Malthaus, Fribourg-en-Brisgau, 1879, p. 330, n'exclut pas toute possibilité de pardon, tout en reconnaissant que in concreto ce pardon est souvent impossible. Voir aussi Many, dans le Dictionnaire de la Bible, de M. Vigouroux, t. I, col. 1810.
Les précédentes explications reconnaissent toutes que le blasphème contre le Saint-Esprit n'est pas irrémissible absolument, mais relativement, ou que sa rémission n'est pas impossible, mais très difficile et rare. Or, leurs auteurs introduisent des exceptions dans une sentence de Notre-Seigneur, qui n'en supporte aucune. L'opposition établie par Jésus lui-même entre les autres péchés et blasphèmes qui sont pardonnes, même entre le blasphème contre le Fils de l'homme, à qui rémission est accordée, et le blasphème contre le Saint-Esprit, qui n'est pas remis, exclut toute distinction d'irrémissibilité relative et absolue, de rémission difficile ou non accordée. Schegg, Evangeliumnach Matthàus, }.lunich, 1857, t. II, p. 155. Toute exception est encore exclue par cette indication que ce péché n'est remis ni dans ce monde ni dans l'autre, Matth., xii, 32, ei; tov aiûva, et que le blasphémateur sera coupable éternellement. Marc, m, 29. La non-rémission du blasphème contre le Saint-Esprit est une exception, et la seule, à la règle générale de la rémission des péchés. Enfin, le verbe employé, àçsW,ij£Tàt, signifie l'action de relâcher et de
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