‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 327 sur 741 · I - I ili.ins. la Conso · texte numérisé non relu

I - I ili.ins. la Conso

.1-11 n lii^ié dans les

II I n 1 ils-j 119, mérite le 1 1 iiiL \..ii lii i.iovanni. ^ereniin Boelio filosofo

, s„ , ,,..,;„^ ,, IM.une, 1880.

I.- ..luiui- -1 n ntiliciues de Boéce ont également V. m, puui leui pail, .1 1 éducation du moyen âge. Ces» sur le traité de la Musique principalement qu'Hucbald, au x« siècle, appuie sa théorie de l'harmonie.

II a paru des éditions complètes de Bnece a Venise en 1492, 1499. -1556. a Baie, en 1546 et 1570. L'édition de Migne, P. L , t. i.xiii, col 537 sq. , t lmv, de toutes la plus complète, contient .1 la fuis 1 apocr\-plie et l'auttientique.

Genaise. Histoii e .'.■ Bvc. Pan-, ITl".. P L . t i.\i\ . col. 1411 sq.

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p. 156-lb'i, Hiu 1.1, .V. ..u ).,/,.(.., i .dit I11.-111UCK, l'HB, t. I, col 459-40-2.

P. Godet.

2. BOÈCE DE DACIE. - I. Identification. II. Biographie. III. Œuvres.

I. Identification. — Le catalogue des écrivains de l'ordre des frères prêcheurs, dû aux recherches de Bernard Gui, au commencement du xiv» siècle, cite treize ouvrages de philosophie aristotélicienne composés par un Boelius natione ' Dacus (cf. Denitle, Archiv fiir Lilt. und Kirchengeschichte, t. 11, p, 230) qui, si l'on en croit Jean Meyer, chroniqueur dominicain du xv siècle, aurait été docteur en théologie. Echard, So-iplores ord. prsed., t. I, p. 640. 731, le place en 1354, mais attribue la plupart des on\i - nv nlinnnés plus haut à un anonyme, Jouiilm / -> critiques sur les

anciennes tradu.i 1 -. p. 57, 400, et Cousin,

Journal des savante Is'.s. p ':;j. voient dans Boèce de Dacie le traducteur des livres De l'dme et de La métaphysique d'Arisfote cité par saint Thomas d'Aquin, Le premier qui ait réussi à donner quelque chose, sinon de complet — il reste presque tout à découvrir dela vie de notre personnage — du moins de précis et dfr certain sur Boéce de Dacie, est Hauréau, Un des hérétiques coiidaninés Il Paris en i277, dans \e Joui-nal des savanls. l>sr.. p. ir.T-ls:;; Huetnus,niailreèsartsàParis^ dans/y-^/ ' '//.t', 1888, t, XXX, p, 270. On sait

(voir Avi 1., . .-'1. -2632-2634) les troubles causés

dans ruuivti--ilo ilc l'aiis au xill» siècle par l'enseignement averroïste de certains maîtres de la faculté des arts. L'an 1277, le quatrième dimanche de carême, qui

ROÈCE DK DACIK

BŒHME

tombait le 7 mars, l'évêque de Paris, Etienne Ternpier condamnait en synode, solennellement, 219 propositions. Klles étaient extraites pour la plupart des cahiers de divers régents es arts. Longtemps on a ignoré le nom (le ces régents. Aujourd'hui la lumière commence à venir. Déjà Siger de Brabant, l'un d'eu.x, est bien connu. Voir AvERBOïsME, t. I, col. 2636-2637, et Siger de Bran.\NT. Or un volume de la Sorbonne, Bibl. nat., lat. 16533, fol. 60, à la suite du texte des articles condamnés, porte cette mention : Principalis asserlor istorum arliculorum ftiit quidam clericus Betus appellatus. Un signe d'abréviation placé sur l'e de Betuj^et les recherches d'Hauréau montrent qu'il faut lire Boelius. Une autre copie de la sentence de 1277, Bibl. nat., lat. 4391, fol. 68, qui date probablement de la fin du xili» siècle, dit : contra Segenim et Boetium lierclicox. Enfin la réfutation des propositions condamnées, composée en 1297 ou 1298 par Raymond Lull, est intitulée en 1311, dans im catalogue de ses œuvres : Liber contra errores Boelii et Sigerii. Bibl. nat., lat. 15450, fol. 80. Mais c'est surtout au P. Mandonnet, dans son excellente et en la plupart des points définitive étude sur Siger de Brabant et l'avi^n-otsme latin au xill' siècle, que nous devons le peu que l'histoire est aujourd'hui à même d'affirmer sur le complice philosophique de Siger.

II. BiOGR.\PHiE. — Boèce de Dacie ou le Dace est antérieur à Tannée 1354 que lui assigne Ecliard. puisqu'on 1277 il est déjà maître es arts assez ancien pour avoir fait école, et, observe Hauréau, au sujet de sa condamnation, assez jeune aussi cependant : car « les témérités qui ont de telles suites, c'est ordinairement la jeunesse qui les fait commettre ». Hist. Ml. de ta France, t. xxx, p. 272. Il n'est pas docteur en théologie de l'ordre des frères prêcheurs : c Nous possédons un catalogue complet et très précis des maîtres en théologie dominicains dû à Bernard Gui, et Boèce de Dacie n'y parait pas. » Mandonnet, op. cit., p. ccxi-. Il n'est pas dominicain. Il appartient à la faculté des arts, (ni les dominicains et en général les reliai' i n n-n^n n ni pas. Il n'est donc pas religieux inn |,lii Im i : Pcckham nous dit que Siger et lui ■ i ii uh ; Mandonnet, p. cxvi. Il n'est même m pivln, m lluulogien, il est simple clerc séculier dans la hiérarchie, et scientifiquement il est exclusivement philosophe. « L'enseignement au temps dont nous parlons était aux mains de l'Église, et par conséquent donné par des clercs. Ceux-ci, après s'être livrés plus ou moins longtemps à la profession des arts libéraux, finissaient toujours, semble-t-il, par arriver à la prêtrise et à l'enseignement de la théologie. Siger et Boèce firent exception à la règle, par suite des événements de 1277 qui brisèrent subitement leur carrière ecclésiastique et ne leur permirent pas d'aller plus loin. Ils durent donc à ces circonstances exceptionnelles de demeurer de simples philosophes. » Mandonnet. p. cccxv. Boèce enseigne à Paris à la faculté dos .iii>. Nnns avons dit, dans l'article Averroïsme, t. I, col 'i. ;'-Ji ''i l i-ilation qui régne alors dans la grande um i i. ini iiine. Boèce,

quoique moins influent qm ^i i ( m i nt un des

auteurs des troubles par son ni. n ni |iiii-.|ii.' les

propositions condamnées snm j- > i.,i i,,. ni ,ihIi,|ii, rs comme .soutenues par lui ■! . h ni \ i.Im.is.

Probablement aussi, ses inlii^inj liiIi'jIiliiiiijuI ut augmentent l'agitation, puisqu'il est l'objet de poursuites spéciales avec Siger. Quelle part précise eut-il dans les faits qui compromirent alors l'existence de

I univ

N'.iir

Quoi (|ii'jl i ri oii. Il ,|,|,, |,i, i.i condamnation du 7 mars I2';7, il n. Jni p.- iniiiiii-e immédiatement.

Prit-il la liiiir (.nnn,. Si,. , ,|, l;r:iliant et fut-il cité comme lui à comparaitre devant le grand inquisiteur de France'? On l'ignore. Ce qu'on .sait, c'est qu'il quitta la France et périt misérablement au delà des monis.

Peckham l'atteste dans un passage que l'on doit appliquer à Siger de Brabant et à Boèce de Dacie : Nec eam {upiiHonem de tmitate formœ) credimus a rcUgiosis personis, sed siecularibus quibvsdam duxisse originent, mjus duo prsecipui defensores vel forsitan inrentores niiserabililer dicuntur conclusisse dies suos in partibus Iransalpinis, mm tamen non essent de mis partibus oriundi. Begistruni epistolaruni Joannis- Peckham, édit. Martin, t. m, p. 847, dans Mandonnet, p. CCLXX. Siger et Boèce avaient comparu en cour de Borne à la suite de la condamnation. Ils avaient été l'objet d'un procès en règle. Leur doctrine avait été examinée et jugée hérétique. Mais, .soit parce qu'à côté d'une philosophie hérétique ils protestaient de leur fidélité à l'Église et à ses dogmes, soit parce qu'ils abjurèrent, ils n'avaient pas été condamnés à mort, ils avaient été soumis à la peine des hérétiques qui abjuraient, c'est-à-dire à la détention perpétuelle. Ils moururent donc en prison, Siger sous le fer d'un fou furieux. Quant aux détails de la mort de Boèce, on le» ignore. On sait seulement qu'il n'était plus en 1284.

III. ŒrvRES. — Elles comprennent un commentaire sur les Topiques d'Aristote (Bib. nat., lat. 16170) et un traité intitulé dans un manuscrit'de la Bibliothèque nationale (lat. 14 876) : Commenlum magistri Boelii super majus volumen Prisciani et qui n'est autre qu'une grammaire divisée en deux parties, dont la première traite des signes en général, de modis significandi (d'où le nom parfois donné à cette œuvre) et la seconde des parties du discours. Dans le manuscrit 509de la bibliothèque de Bruges on trouve des questions sur les Premiers et seco7ids analytiques, et neuf .Sop/iismata, ou exercices pratiques de .sophistique. Le commentaire sur les Topiques renvoie à deux ouvrages, le premier sur la Métaphysique, et le second qu'il désigne sous le nom de Questioues elenchonmi ou ars sophistica. Il y avait encore un livre De animalibus auquel rauleur fait allusion dans sa grammai

il d'autres liible qu'on •s ouvrages lie Dactis :

s (le )ntidis

-Mi.ii.i-' C'est probable et il .■>( \r |i ui M . |,i,T comme de lui la h-ir ^m. Hi I il ui - |i,ir Bernard Gui à un Itm'i n, i',. l;,j,'ttt(s natione Dacus, sni/isil |I siqHi/icaiuli. [2»] Item queslu'nfs ^Kprr h.inni Aristo- Iciis. [3") Item super libriiin itl,i/sicnniiii ./m,,s//,.»c,v. [4"! Item questioues super dr cri,, ,■! ,,,,, ,,,!,,. [."i | lluni questiones •mpri- lihniin ilf ,i,ii,,,,i. |i; | I l.'in iiiicsliiiiies super de gewrui i,,iii' ,-l ,,,,',■, ii,h,,ii,'. \~ \ Ihin (juestiones super de sens,, ,1 s, 1,^,11,,. [S | /;,■,,/ .j,,. -si,, mes super de soiiino cl nijiliit. |'.i'| Ih'ni ./c.-s/m./i.'s super de longitudine et brevilale vite. |10"| Jlem questiones super de memoria et reminisrentia. (Il"] ller,i questiones super de morte et vi/a. |12"| Item questiojtes super d»^ plantis et vegetahilibus. (13°| Item librum de eteniitate »imnt/i. Deniile, 4rc/iii'. fiir Litt. und Kirchengeschichte^ t. II. p. 230.

On le voit, il se serait donné exclusivement à des questions relatives aux traités d'Aristote. Mais il aurait commenté à peu près toute l'œuvre du Stagyrite. Quant à en faire un traducteur des livres d'Aristote, il y faut renoncer, et les traductions qui lui ont été attribuées sont dues à la plume de l'ancien Boèce, Manlius Severus Boethius. Voir Hauréau et Mandonnet, op. cit.

A. CiioLLirr.

BŒHME Jacques, visionnaire luthérien, surnommé le Pliilosophe leulonique, fondateur de la secte des bo'h>iiist,-x. N',' en l.".") à Soidrnbnrfr on Lusace, il exiT. .1 l iii.'ii.ril 1 .Ml..iin;. 1 ,1 r.-i lii/ . .li^ v,in enfanco

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Aulguiig,u(ï il piéleiidait dévoiler .sur Dieu ut le monde des mystères jusqu'alors impénétrés. Ce livre fut jug« hérétique par le pasteur de Gorlilz, Grégoire Hichter, ol

BŒHME

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