‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 343 sur 741 · BONALD (Louis-Gabriel-Ambroise, vicomte de · texte numérisé non relu

BONALD (Louis-Gabriel-Ambroise, vicomte de

homme d'État, publiciste et philosophe français, né à Monna près de Millau, en Rouergue, le 2 octobre 175i, mort à Paris Is 23 novembre 1840. — 1. Vie et œuvres. II. Méthode et idées.

I. Vie et œuvres. — Ce grand défenseur du « trône et de l'autel «ne joua pas un rôle important avant 1815. Né d'une ancienne famille de robe et très catholique, élève de Juilly, mousquetaire jusqu'à la suppression du corps (1776), il vécut à Millau jusqu'en 1791. Maire de Millau de 1785 à 1789, il fut élu en 1790 membre du département de l'Aveyron. Mais il démissionnait en 1791 pour n'avoir pas à appliquer la Constitution civile. Il émigrait la même année, servait dans l'armée de Condé jusqu'à son licenciement, puis vivait à Heidelberg. En 1796, il publiait à Constance son premier ouvrage : Théorie du pouvoir politique et religieux dans la société civile, démontrée par le raisonnement et par l'histoire, 3 in-12. Très royaliste, ce livre envoyé en France fut saisi et détruit par ordre de Directoire. En 1797, de Bonald rentra en France mais se cachant. Il écrivit alors ces trois ouvrages : 1» Essai analytique sur les lois naluvi'Upi '/(> l'nnlri' social, in-8», qu'il publia en 1800 sous I. ,. i.l 11,11... lie Séverin ; 2» Le divorce considéré au \ hvement à l'état domestique et à l'état I '''. qui parut en 1801; 3» La législation / 'Irrée dans les derniers temps par les 'le la raison, 3 in-12, le principal de ses .11 I nie des précédents, qui parut en 1802; ■J i diL. ;; iii-S", 1817, etc. Enfin le premier consul le raya de la liste des émigrés. II collabora alors au Mercure de France a\ec Chateaubriand, Fiévée, etc. Les articles qu'il V publia, différents opuscules religieux, ont él,-r,iiiiis|i:„li,iei, -J in-.s ,|Mil fil ii.uailre en 1819 sous e.. liliv : Mrhiii.irs l,ll,',,n,,-x. i,:ilili<ii,rs l'I philosophii/iirs. l'uni, III,,-. -,.ii ami, I., lil n.an r eonseiller titu-

cepta qu'en 1810. C'est la seule façon dont il servit l'empire. Il refusa de se charger de l'éducation du fils aîné do Louis Bonaparte, roi de Hollande, et plus tard

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I I; I, a .n lui permit de jouer un rôle politique.

h ; \ , Mon de 1815 à 1822, pair de France le

-'■'• ,1 1.i. \^-ï-i. il fut le défenseur entêté « du trône

et de l'autel « et l'oracle du parti ultra-royaliste. 11 détesta la Charte qui roinpail l'unité du pouvoir si nécessaire à ses yeux; il suuliiit toutes les mesures de réaction dans l'ordre religieux, comme dans l'ordre politique ; il fut l'ennemi de la liberté de la presse et en 1827 il était nommé président- de la commission de censure instituée alors. Il écrivait aussi en même temps qu'il liilliii |.,ii 1,1 parole. Après avoir publié en 1815, pendant I. ...nul.- .1' Vienne, un écrit politique intituli' : Iti--

//. . .... - .-II: Il iilcri't général de l'Europe, oii il demande

p. ni 1.1 irance les frontières naturelles et pour le saint- -i. -. 1,1 Li.irantie formelle de son indépendance, il faisait pal iiir, en 1817 des Pensées sur divers sujets et disr,:,i,'s politiques, 2 in-8», réédition par M. de Bonnefon, in-18, Paris, 1887; en 1818 des Recherches philosophiques sur les premiers objets des con7iaissances morales, 2 vol.; en 1830,1a Démonstration philosophique du priiiripc constitutif de la société. Il collaborait au Con-

. a... /,.,(,• (1818-1820) avec Chateaubriand, Villèle, Lanu nnais, Berryer, etc., et au Défenseur que fonda Laiiiinnais quand le Conservateur eut cessé de paraître. Après la révolution de juillet, Bonald retiré à Monna donna sa démission de pair de France. De ses dignités il ne garda que son titre de membre de l'Académie qu'il avait depuis 1816. Il mourut ainsi dans la retraite le 23 novembre 1840. Un opuscule inédit : Discours sur la vie de Jésus-Christ, a été publié après sa mort, in-S^Paris, 1843; 2- édit., 1844, et a été placé en tête de VHistoire de la vie de N.-S. J.-C, par le P. de Lignv. Paris, I86i, 1. 1.

Sa vie iiuli(|iie di'jà qm^llés furent ses idées. Jamais, dVol, liominc n'eut une vie plus une et plus conforme «'S principes.

II. Méthode kt idées. — Ronald est un publiciste iitôt qu'un philosophe, bien qu'il s'efforce de ramener Il n cl.^s prinripp<; iii.'tnpliyiiqmj ri pivrliolcv.-iques.

ial.

elle

nlriiimenl; mais i.'iili' encore en I . moyen, elfet, lire des espèces

est aussi li Itliii Ml m de la société de demain » et « depuis I I ui il. [Il iij'au Contrat social, ce senties livres qui uni i.ni li . n volutions ».

Tous se.s .ciil» 11 mit qu'un but : d(^ruire l'œuvre du xviii» siècle et restaurer la croyance en la lïionarchie de droit divin et l'obéissance sociale au catholicisme.

Il est, en effet, l'adversaire infatigable de Condillac, de Condorcet, de Saint-Lambert, de J.-J. Rousseau et même de Montesquieu. Il a ainsi sa place marquée à côté de Chateaubriand et de J. de Maistre. II n'est pas leur égal cependant par le génie et il diffère d'eux par la méthode. Sa méthode propre est l'argumentation. » II est, a-l-on dit, le dernier des scolastiques. » II ne s'inquiète ni d'émouvoir, ni de persuader; » les grandes et légitimes alTeclioiis vimnml di l.i raiM.n ; - il ihiliiil el raisonne, .\iieiiii ir.ni lurlluii il mmI .■..ii\.iiihi c avec probité. .\vùir inir ^mlr ul.r doni ..n ...ii lu, n (m et tirer tout d'elle ; sjsliuie puliLii|in'. -x^h nn' ivli-irux, système domestique, etc., tel est sun ni' il. Sun -\slciiie constitue ainsi un tout dont on ne s,iin .il d. lu Inr une

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