C. Constantin
BONARDO Vincent, né à Rome, entra dans l'ordre des frères prêcheurs au couvent de la Minerve. Secrétaire de la S. C. de l'Index, 3juin 1583; maître du sacré palais, 1589; évêquede Gerace, en Calabre, 20 mars 1591, mort le 11 mars 1601. — Discorso intorno alVorigine, antichità, virtù, benedizzione, e cérémonie che usa il sommo iHoite/iee m henedire gl' Agnus Dei, in-4», Rome, \:<^': i"^ li;-JI : 1700.
Quctil-I - '. pr.vd., t. n, p. 349; Catalanus, !)•'
magisti', - > / ■' ' /, i;.,i„e, 1751, p. 137; Td., De secretario S. C. liidiris. Itfinif, I7Ô1. p. 94.
P. Mandonnet.
I. BONAVENTURE (Saint), cardinal, évêque d'Albano, huitième ministre général des frères mineurs, docteur de l'Église, appelé par la postérité doclor dévolus et, à partir de Gerson, doclor seraphicus. — I. Vie. II. Écrits. III. Doctrine.
I Vie. — Bonaventure naquit en 1221 à Bagnorea, ville
I |ii-( npale de l'Italie centrale, dans le district de Viterbe.
II . i.iil le fils de Jean de Fidanza et de Marie Ritelli. 1 1 it'inil probablement au baptême le nom de ,Iean, qui lui est attribué dans plusieurs manuscrits. Les Grecs réunis au II' concile de Lyon l'appelèrent Eutychius. Quelquefois on lui a donné le nom de Pierre, d'Eustache ou de .lacques, mais généralement il a été appelé Bonaventure (i?o>iai'e»î(i(ra, Bona Ventura, Bona Adventura, Bonafortuna, etc.).
Dans son enfance Bonaventure tomba dangereusement malade. Sa mère fit alors pour lui un vœu à saint François d'Assise, et par l'intercession et les mérites de ce saint il fut arraché à une mort imminente. Bonaventure lui-même fait mention de cette guérison dans la Legenda major S. Francisci, prolog., n. 3, dans la Legenda minor S. Francisci, de Iransitu mortis, lect. VIII, et dans son troisième sermon sur saint François. Cf. il'. Bonaventurx Opéra, Quaracchi, 1882-1902, t. VIII, p. 505, 579; t. ix, p. 583. Plusieurs écrivains ont pensé que cette guérison a eu lieu du vivant de saint François, qui à cette occasion aurait prononcé ces paroles : 0 buona ventura ! « Ohl l'heureux événement 1 » Cette opinion cependant ne s'appuie sur aucun témoignage sérieux. Cf. Acta sanctorum , Vila S. BonaventuriE, Comment. pra?vius, § 3, n. 22 sq., julii t. m, p. 815.
On peut penser que la reconnaissance pour cette guérison inclina l'esprit et le cœur du jeune homme vers l'ordre de Saint-François; mais ce fut surtout l'admiration de la vie simple et merveilleuse du Séraphin d'Assise et de ses premiers disciples qui persuada à Ronaventure que leur ordre n'était pas une invention de la prudence des hommes, mais bien une œuvre de Dieu,
BONAVENTURE (SAINT
il (jui le poussa à embrasser la vie des frères mineurs. Cf. Epist. de ti-ihusqiiiest.. n. i;(, .9. Bouaveidiow Opéra
,,,,1)11,1. IHiur.u'chi. I. vill, 11. :i:'.il. iJii.Mil A l.i (l;ili' de
,,,,1, l.r- n„. iH.n^.Ml MHil A V<>- I -i,,i , ,: l:l,;-12i4. U-. AcUi samiufiuu, Vil., S. lU.,,,, ,,„,„, :,. ,:\, n. 26, julii t. III, p. 816; Aiialecla ballandiana, t. .\.\ii, p. 361. Les autres estiment que celte opinion est inadmissible cl le font entrer au noviciat en 1238. Cf. Prosper de M.irli^n.-, !.,< ^, ,.lasl :,pn- vl l,:s lm,lilru,s fr„,„!s,;nH,'s. l'ul^. IN-S, 1'. V.l ->| , .s', l!,,n„,;-i,l,,,:, (l,„',„ ,.,,,„,,•.
\entuie vint bieutol à Paris où il a eu l'avantage dèlre assez longtemps le disciple d'Alexandre de Halés, qu'il appelait plus tard son père et son maître, patey et magister nostet: II Sent., disl. XXIII, q. m. Il se distingua parmi les nombreux disciples d'Alexandre, qui reconnut en lui un saint et une lumière future de .son ordre, et qui dit un jour de lui : « 11 semble qu'Adam n'a pas pécbé en lui. » Chriiiiutiii \\ mu,, si, ,,,■,, m generaliuni,
dans les Analeci,' f ,'„,,, ■,s, ,,,,,, . i ,, rhi, -1897, t. m,
p. 699. C'est eiicoiv W ,1.., i. m n ivii ,,-;ilile, mort en août 1245, qui le lit ailinelUe a la licence, selon le témoignage du bienheureux François de;Fabriano. Cf. Prodromus ad Opéra omnia S. Bonavenlurse in typ. Bassanensi, 1767, p. 64. Cependant, au dire de Salimbene, C/ironicn, Parme, 1857, p. 129, il était bachelier en 124S, lorsque le bienheureux Jean de Parme, élu ministre général en août 1247, lui concéda la faculté d'enseigner à Paris. Dès lors Bonaveriture expliqua le livre des Sentences de Pierre Lombard et l'Écriture sainte, et c'est à peu près à celte époque qu'on doit placer l'origine de la plupart de ses ouvrages théologiques et de son commentaire sur l'Évangile de saint Luc. A l'université de Paris, Bonaventure acquit bien vite les suffrages de tous les auditeurs, qu'il attirail autour de sa chaire par ses talents extraordinaires unis aux vertus les plus élevées. A l'enseignement de la théologie et des saintes Écritures il joignait l-'exercice du ministère apostolique. Durant toute sa vie il ne négligea aucune occasion d'annoncer la divine parole. Il prêchait fréquemment, tantôt au peuple, tantôt au clergé ou à ses confrères. Il prêcha aussi en présence des souverains pontifes, Clément IV, Urbain IV, Grégoire X, des cardinaux, des rois de France et des plus illustres docteurs de l'université. Nous savons par les litres de ses sermons qu'il a parlé dans plusieurs églises d'Allemagne, d'Espagne, d'Italie et de France, mais c'est à Paris, la ville qui fut sa résidence ordinaire même après son élection à la charge de ministre général, que ses prédications furent les plus fréquentes. Quand il annonçait la parole divine, il parlait avec simplicité, clarté et onction, et l'admiration de ses contemporains le proclamait le premier prédicateur de son siècle.
Pendant que Bonaventure enseignait à Paris, l'ordre de Saint-Dominique était représenté à l'université par un docteur non moins illustre, par saint Thomas d'Aquin. Ces deux grands docteurs, nonobstant la diversité de leurs idées, contractèrent une amitié étroite. Ces deux lumières de l'Église n'eurent pas seulement l'honneur d'exposer la doctrine théolosique. ils durent encore l'un cl l'autre dcfrH.I.-e v,,ill;,i,iinciit I. ^ onlrcs religieux. Au luoiiiciit iiii'iiiç .lu Ic^ liiiih. - ,|,.s rlcux familles de sainl hMiiiiLii.|iic et île -;i]iil I iMihMi- illustraient l'université, phisieius pi'ofe^seiu^ ^iciilni'^ voulaient les exclure de l'enseignement. L'opposition qui éclata en 1252 fut d'abord dirigée directement contre les prêcheurs. En 1254, VEvangelium œternum de Gérard de Burgo San-Donnino des frères mineurs provoqua la lutte contre les franciscains et donna occasion à Guillaume de Saint- Amour d'attaquer avec violence les ordres mendiants dans son pamplilel De periculis novissimorum temporum.
bienheureux Jean I se démitdesa chai et Bonaventure, n i lui succéder. Il se sa première lettre \,.
Des affaires graves probablement dans de son prédé duire par les doctr
C'est alors que Bonaventure écrivit son excellent traité apologétique Dr paiiprrtnic ChrisH, conservé dans ses QuœstUnif^ i:-,/,.! i',i., i;..n,e - iilme ei Tliomas triomphèrent (Il M \! uih. I\ condamna le
libelle il' 1 ' i ~ ^ \ m ri le lit brûler le
5 octobre l-''i; i''|.. ihlmi m II ivini.ihMii des docteurs les plus illustres, ni la condamnation du souverain pontife n'aboutirent à mettre un terme à ces controverses, qui donnèrent encore occasion à saint Bonaventure d'écrire d'. miles ouvrages apologétiques, par exemple son Apoi',,i,,i p,iupe>tim, et empêchèrent quelque temps encore -mil lliomas et saint Bonaventure de conquérir le titre de iiiaiire en théologie. L'université finalement dut acquiescer aux injonctions réitérées du pape et procéda à l'installation de Thomas et de Bonaventure comme docteurs le 23 octobre 1257. Cf. S. lionaventurx Opéra omnia, t. x, p. 'lô sq.
Ces luttes funestes avaient amené l'interruption des cours de l'université en 1255. Nous n'avons pas de renseignements sur la vie de saint ISunaventurc à cette époque. Nous pouvons toutefois cuni' > imer (|n il poursuivit son enseignement dans le coiim ni .h 1 .Mlie à Paris. Mais bientôt les grandes qu.dii. d.ni d , lul orné l'enlevèrent à ren-eicnetiiriil l.e 2 Icmici \-2^j1, le ■Il iiiiii-lre général de l'ordre,
I [Il Ire convoqué à Rome,
il I I e :t(i ans, fut élu pour
11. ni ili I - .1 r 11 I-. d'où il écrivit Il ili . Il -':; .1. ni il.- l;i iiième année. ipl" Il i iiii i II II, die, où il arriva •le siuuinl. Il .s ,i!4i.s,sait de la cause qu'on accusait de s'être laissé sés de l'abbé Joachim. Les historiens gnent pas sur les détails du procès; nous savons cependant que le bienheureux Jean de ,Parrne fut reconnu innocent. Wadding, Annales minorimi, ad an. 1256, n. 17.
Dans ses fonctions de ministre général d'un ordre nombreux, Bonaventure déploya une telle activité qu'il a pu être considéré à bon droit comme le second fondateur de l'ordre. Il fit divers voyages, visitant lui-même les provinces de l'Italie, de la France et de quelques parties de l'Allemagne; il réunit six chapitres généraux dans lesquels il réforma les abus contraires à la règle et surtout à la pauvreté, il régla quelques questions de liturgie, et perfectionna le gouvernement et l'organisation de l'ordre par la revision des constitutions générales et la délimitation des provinces. Il se concilia l'amour et l'admiration par sa prudence, sa bonté et sa sainteté.
Après avoir obtenu à Paris le titre de maître en théogie le 23 octobre 1257, il assista en 1258 à la fondation de l'hospice de Pise. Il retourna à Paris et se dirigea en 1259 vers le mont Alverne où il écrivit son Ilinerariunt mentis in Deum. L'année suivante il réunit le chapitre général de Narbonne, dans lequel il rédigea les nouvelles constitutions de l'ordre. Les Pères de ce chapitre, pour pacifier les frères et édifier le peuple, supplièrent Bonaventure d'écrire l'admirable vie de saint François. Sur leurs instances il se rendit en Italie, et afin de se procurer des renseignements plus certains, il parcourut en 1260 les lieux illustrés par la présence du saint, et interrogea les disciples qui lui avaient survécu. Cf. Legenda S. Francisci, prol., S. Bonaventurœ Opéra omnia, Quaracchi, t. viii, p. 555, note 4. A cette occasion il assista, au mois d'am'it, à la consécration de l'église Notre-Dame des Anges sur 1& mont Alverne et, en octobre, à la translation de sainte Claire à Assise. Retourné à Paris, il écrivit la Légende de saint François, père et modèle des frères mineurs. En 1263, Bonaventure alla à Rome, assista en avril à la translation de saint Antoine de Padoue et présida, le 20 mai, le chapitre général de Pise. Dans ce chapitre il s'occupa de la division des provinces, des
BOXAVENTURE (SAINT)
rubriques du bréviaire et ordonna d'exhorter dans les sermons les fidèles, ut incompUlorio, puisante campana, heatam Mariant aliiiuibus vicibus satularent. Chronica sxiv generaliuni, dans Analecta franciscana, t. III, p. 329. Wadding, ad an. 1263, n. 16, ajoute, ce qui n'est pas certain, qu'entre autres fêtes il institua celle de la Conception de la sainte Vierge. Ce chapitre approuva la Légende de saint François et supprima les aulre.s.
Peti de l.M,i]is apr.'-s ilîéi, 12G7, 1270; cf S. Bonaven-
/ , / ", ■, I 1(1.11 .11 rlii, I, \, p.ô, 6), Bonaventure
;i I I , - 'l'S Regulœ recommen-
/. 1/ ' ' I 1 ronfratei-nitù ciel Gon-
/u/l.-;! ,. l.j -i li'jv 'hil.! . Ijtj.j, Clément IV lui confia le siège aicliiépiscopal de York, mais l'humilité du saint lui fit décliner cet honneur. Il quitta Paris, alla se jeter aux pieds du pape, qui, touché par ses prières, accepta sa renonciation.
Bonaventure retourna en France, où il présida le chapitre général de Paris, en 1266, à la fête de la Pentecôte. Ce fut dans ce chapitre qu'il institua les discussions publiques pour les étudiants de l'ordre. Wadding, Annales minorum, ad an. 1266, n. 4. En 1268, il se retrouvait à A.ssise, où, l'année suivante, il célébra le chapitre Liénéral, dans lequel il ordonna de célébrer tous les samedis une messe solennelle en l'honneur de la très sainte Vierge.
Par son admirable activité, par sa prudence dans le gouvernement et son zèle à réformer les abus contraires à la règle, Bonaventure attira sur lui les regards des souverains pontifes. .Alexandre IV et Urbain IV lui adressèrent plusieurs bulles et concédèrent de grandes faveurs à l'ordre. Clément IV n'eut pas moins d'estime et d'afl'ection pour lui, et il le lui montra en lui réservant, comme nous l'avons dit déjà, le siège archiépiscopal de York. Grégoire X surtout eut en lui une confiance sans bornes. Ce pape, dont l'élection est attribuée à J'influence de saint Bonaventure sur les cardinaiix réunis à Viterbe, l'emmena à Rome pour T'i^t'-r ■< =nn fn„ronnement le 27 décembre \Trl II Im ' i ' ! ! -i-ner quatre frères mineurs, (|u il rii\ .: i '> i : nr négocier l'union des grecs. l:i.ii:i\riiiiii | . n cette mission Jérôme d'Ascoli,Rayi]ioiiil I i !. ■ i n i-ratia deSancto Joannein Persiceto et limi i 'n-illo.
Bientôt, cependant, Bonaventur- ; I: pour
présider le chapitre général de l'i.^e en \r,l, lI il retourna à Paris, où il prêcha en présence des docteurs de l'université ses sublimes CoUationes (sermons) de Hexmmeron, en 1273, après la fête de Pâques. Ces sermons furent interrompus le 3 juin 1273, lorsque Grégoire X créa Bonaventure cardinal et évèque d'Alhano. Le pape, qui avait l'intention de se servir de ses talents au concile de Lyon, lui prescrivit d'accepter cette charge et exigea une soumission immédiate et absolue. Obéissant à ce précepte formel, Bonaventure prit le chemin de l'Italie, rejoignit le souverain pontife et l'accompagna à Lyon. Dans cette ville, Bonaventure réunit un chapitre général de son ordre et se démit de sa charge de ministre général, le 20 mai 1274, laissant comme successeur Jérôme d'.Ascoli.
Dès lors, la part qu'il prit au concile employa tout son temps. Le souverain pontife, en effet, lui confia la direction des principales questions qui concernaient l'union des grecs avec l'Église romaine. Grâce à la science, l'habileté et la sainteté de Bonaventure, le concile obtint quelques résultats sur ce point important. Dans la IV» session, tenue le 6 juillet, les grecs abjurèrent leur schisme et reconnurent la jirimauté du pontife romain.
Le lendemain, Bonaventure tomba malade et il toucha bientôt à son heure dernière. Il mourut la nuit du 14 au \ô juillet 1274, à l'âge de 53 ans. Il fut enseveli dans l'église des frères mineurs à Lyon, et ses funérailles furent honorées de la présence du pape et des Pères du
concile. En 1434, sou corps fut transféré dans l'église consacrée à saint François, et à cette occasion un bras fut transporté à Bagnorea. Le reste de son corps fut brûlé par les huguenots au mois de mai 1562, à l'exception de la tète, qui fut préservée, mais qui a été perdue au temps de la révolution française. Le 1 i avril 14^2, Sixte IV inscrivit le nom de Bonaventure au catalogue des saints, et le 14 mars 1587, Sixte V le mit au rang des docteurs de l'Église. Sa fêle se célèbre le li juillet.
II. Écrits. — L'activité littéraire de saint Bonaventure au milieu de ses grandes occupations pour le gouvernement de l'ordre est vraiment admirable. Les ouvrages qu'on lui a attribués sont très nombreux, et comme on les a toujours tenus en grande estime, ils ont été conservés dans plusieurs manuscrits, et imprimés assez souvent. Il serait hors de propos d'énumérer les éditions de ses écrits publiés séparément ou par groupes, elles se comptent par centaines. Nous nous contentons d'indiquer les éditions des œuvres complètes. La première fut celle qui a été imprimée en 1.j88-1599 à la typographie du Vatican sur l'ordre de Sixte V, 7 in-fol. Cette édition contient 94 ouvrages et a été reproduite en 1609 à Mayence et en 1678 à Lyon. Une autre édition a été publiée à Venise, en 1751, 13 in-4". Celle-ci contient dans le premier volume une Diatriba liislorirochronologico-crilica, dans laquelle les éditeurs racontentja vie de saint Bonaventure et donnent leur opiniou sur l'authenticité des ouvrages. Au reste, cette édition n'ajoute aux précédentes qu'une petite lettre. L'ordre des ouvrages cependant y est changé. L'édition est divisée en trois parties, contenant lès ouvrages authentiques, douteux et apocryphes selon l'opinion des éditeurs. Cette édition, la plus imparfaite de toutes en raison de ses nombreuses erreurs et de ses lacunes, fut reproduite à Paris en 1864.
Jusqu'à cette dernière date, un travail fondamental de critique n'avait pas encore été exécuté. Plusieurs écrits étaient encore inédits et le texte même laissait à désirer. Jean-Hyacinthe Sbaralea, des frères mineurs conventuels, mort en 1763, avait, il est vrai, publié plusieurs ouvrages nouveaux dans son S upplementum ad scriptores Irium ord'muni S. Francisci, imprimé à Rome en 1806, et Benoit Bonelli de Cavallesio, des frères mineurs, avait rendu des services à la critique dans son Prodronuis ad Opéra omnia S. Bonaventurx , Bassano, 1767 (dans lequel il traite de la vie, de la doctrine et des écrits de saint Bonaventure), comme aussi dans son Supplément uni Operum omnium S. Bonaventurœ, 3 in-fol., Trente, 1772-1774: mais ces ouvrages étaient incomplets et inexacts.
C'est pour cette raison que le R"'« P. Bernardin a Portu Romatino se proposa en 1871 de publier une nouvelle édition. Sur son ordre, le R. P. Fidèle de Fanna entreprit plusieurs voyages, visita à peu près toutes les grandes bibliothèques de l'Europe, étudia les manuscrits et recueillit les matériaux d'un travail critique. Ce travail fut exécuté après sa mort (2 août 1881) par le R. P. Ignace Jeiler et d'autres collaborateurs. Le premier volume parut à Quaracchi en 1882, et le onzième et dernier en 1902. Cette édition, « que les renvois, les scholia et diverses tables rendent des plus commodes et des plus précieuses, « A. Pelzer, Hevite néo-scolaslique, 1903, p. 98, a mérité l'éloge de Léon XIII dans une lettre du 13 décembre 1885 au R. P. général des frères mineurs. Elle a mérité aussi celui des savants. « Toutes les autres éditions totales ou partielles du docteur séraphique, dit Petzer, loc. cit., se trouvent déclassées par une œuvre qui, au jugement des savants les plus compétents, tels que le P. Denifle et le D' Bàumker, constitue un modèle du genre et répond notamment à toutes les exigences de la critique. » v*
Pour la liste des écrits de saint Bonaventure, nous suivons cette édition et nous renvoyons aux volumes
qui les contiennent. Nous omettons 108 écrits qui lui ont été attribués à tort. Sur leur authenticité voir t. x. p. 20-30.
/. orvnAGES TiiÉotOGlQVES. — 1" Commentarii in ritiatuor libvos Sententiarum Pétri Lombard!, t. l-iv. — Cet oLivra^;f, dont l'authenticité n'osf niillcmont douteuse, a ."■1." ip.-.' I.ir-.|ii.' l;c.ii,.ir,il,ir.' , ,i^.-i ii:iit à Paris,
cil I : , . I I ' > ] I ' ■■ I , ', I I il il. à laquelle
douter que le saint docteur l'acheva avant son élévation au généralat, 1257.
1. Division et objet. — llonaventurc a snivi la division de Pierre Lombard. 11 |Mil,i- Il I li\ 1. . Il .|u,ilre parties principales. La I" Il iii ; .h-i. I, il); la II'', de la connaissam . il lii i l |l|-\li :1a III', des propriétés et des oiiihliiinii < - - uh. Ilr~ ilu la Trinité et de l'unité (dist. Vlll-.WXIV); la IV', de la science, de la puissance et de la volonté de Dieu. Dans le 11'^ livre, à propos de la création ot de la chute des anges et des hommes, il discnli' |.lii-.iiin -, i|uestions de la grâce, de la conscience ri .l , [n . lu huis le III", il s'occupe de l'union des iialmi < n l, n dist. I-XI), de la manière selon laquelle .l.^ii- -' -i n Mloriaé à nos infirmités (clisl. XIl-XVIII), de la main, m |i,ii 1.,.|,i,i|I,i ,1
nous a sauvés de la mort (dist. XI.\-N\II . ■ i il m -
une quatrième partie sur les vertus .h-i, \\III-M,. qui a surtout iii.iif.' les ,Iûie= ilrs Ihéoiogieiis. A la lin de ce Iimi il Ji-. ni. Imulih niiiil la question de la causalité ilr^ -n r. m. nU .|n il K.iil déjà exposée dans le IV'^ livre. Ihi< pi^suii, m .jiunhi libro diffusius est explicata, t. m, p. 89,5. Ce fait nous autorise à supposer que Bonavenlure n'a pas trouvé sur cette question une solution qui l'ait satisfait de tous points. Nous observons ici qu'on aurait tort de croire, avec quelques auteurs, que Bonaventure considère les sacrements seulement comme conditions siiw qua non de la production de la grâce et qu'il ne leur accorde aucune causalité. Tout en excluant la causalité physique quoad factuni, il défend la causalité morale. Cf. Dominique Facin de Bieno, Disserlatio de studio Bonaveuluriano, Quaracchi, 1902, p. 36-57. Le IV'' livre, probablement écrit avant le III» et peut-être même le premier de tous, contient le traité des sacrements, et à partir de la dist. XLIII jusqu'à la dist. L, le traité des fins dernières. Dans ce livre, le moins parfait, Bonaventure suit plus servilement Alexandre de Halés que dans les autres. De là l'imperfection de ses opinions sur l'institution des sacrements et sur l'efTicacité du sacrement de la pénitence. Cf. t. x, p. 9.
2. Méthode. — Bonaventure pi-opose dans son commentaire le texte du inaitre ilr.rliis niar/istriu Puis il
expose la division du I'aI- ' ' ■ '7»m ril.is i|n.-slhiii-
à traiter («raciafîo -/. ■ ' Vin.- (il.i, il ,li>|,r
sa doctrine en arlul , ni' i mi c|iii ■Imn-, l.i dernière que.stion lIl cliam.e ili.^iiiieliou e.sl luiijouis. suivie de quelques doutes sur le texte de Pierre Lombard [dubia circa lilteram magistri). Dans chaque question Bonaventure indique les preuves de sa doctrine {fundamenta) qui précèdent ou suivent les arguments de l'opinion contraire {argumenta in opposilum) ; il propose sa conclusion et fait suivre la solution des difficultés {soliitio oppositorum).
3. Valeitr. — Parmi les ouvrages scolastiques de Bonaventure, le commentaire sur les livres des Sentences occupe la première place. Tout ce que le saint a écrit plus tard se rapporte en grande partie à ce commentaire comme à sa source principale et à son solide fondement. C'est dans ce commentaire qu'il a expliqué les questions philosophiques et théologiques agitées de son temps, avec tant d'abondance et de profondeur que les écrivains postérieurs n'ont qu'une voix pour louer et exalter cette œuvre magistrale. Plusieurs l'ont affirmé :
ce travail d'un jeune homme de 27 ans pâlit à peine devant la splendide et gigantesque Somme théologique de saint Thomas, qui est l'œuvre de toute une vie.
Il est vrai, on trouve dans ce commentaire quelques opinions qui n'ont plus cours aujourd'hui; mais ces opinions ne sont pas singulières. Elles étaient communes à cette époque.
Bonaventure, comme il le professe lui-même, 7/ Sent., pneloc, a suivi généralement son maître Alexandre de Halés. Cependant il ne le reproduit pas avec servilité; sa doctrine est plus complète, plus claire, plus exacte ; il surpasse son maitre tant par le style que par la sublimité des idées. On a prétendu parfois que Bonaventure avait copié quelques questions des œuvres d'Alexandre de Halés. Est-il vrai qu'on puisse l'accuser de plagiat"? Certainement non. La Summa de virtutibus, ([u'on a attribuée autrefois à Alexandre, a pu donner occasion à l'erreur. Si cet ouvrage était autheMlic|iie, Bonaventure aurait copié à peu près tout le tr.iili' des vertus théologiques dans le III« livre des Sentences. Mais la Summa de virtutibus n'est pas d'Alexandre, elle est d'un auteur postérieur qui a utilisé des ouvrages de saint Bonaventure. Cf. t. i, col. 774.
Cependant dans l'ouvrage authentique d'Alexandre . . si-j liiiv dans la Somme théologique, on trouve .Il p, i^.s qui ont une conformité parfaite, avpc les .1 nu.- .1. Ilonaventure. Par exemple la qiieslinii sm- la connaissance de Dieu est reproduite, ,'i [.il ijinl. [invariantes, dans la Somme d'Ale\.i:'. | i| q. xcii, m. II, a. i, et dans le comin- n i ' |: i iventure,//Sc)i«.,dist..\XllI,a. 2. q. ni M un j .n,, ,.c., questions, nous n'hésil.nis pa-, ,. iriiiuiei' qu'elles ont été interpolées dans la .•>(.//./.(. .1 Al. ;iiiilre. C'est un fait constaté que cette Sojd /,..,! .1. ."inplétée parGuillaume de Méliton et d'autres Ireies inuK^irs. Cf. t. i, col. 775. Nous croyons cependant que dans l'article Alex-VN-dru DE Hai.és, }(ic. cit., M. Vacant est inexact, lorsqu'il affirme que les dernières l'dilions de cette Somme, celles de 1575 et de lilJJ. r.pi ...luisent le travail d'Alexandre tel qu'il isi I il! Il mains. » Tout en
admettant qu'on n'a p.i- i. ii.ipi intégralement dans
ces éditions le compli'inenl n'dige par Guillaume de Méliton, nous pouvons soutenir que quelques parties y ont été reproduites. Il existe, en effet, une interpolation certaine dans la Somme d'Alexandre, édil. de 1575, part. IV, q. XXX, xxxi. Ces questions sur la pauvreté sont copiées littéralement d'un écrit authentique de Bonaventure, De perfertione evnngrljca, q. n, a. 1, 2. Dans ,-.■= pn«i..s P. .nn',-r.ntîiri 'n'i'nt 1 , ...■.■iLsaliuns duli.i' P /. ' , ,,.i..Kiiil-
Bo„
?ntw\i' Oprra, t, v, p. xiir. Cet Il pi .1 une interpolation démontrée nous autorise à .11 iiliii iii .• d'autres. En lisant la question sur laconnaissdiue lie liieu, on remarque facilement que le style et surtout la conclusion plus longue sont de Bonaventure et non d'Alexandre qui régulièrement expose les conclusions en peu de mots. Nous espérons que la nouvelle édition critique de la Somme d'Alexandre que préparent les Pères du collège de .Saint-Bonaventure à Quaracchi, apportera des lumières nouvelles sur l'authenticité de ses écrits.
Plusieurs auteurs ont expliqué les commentaires de saint Bonaventure sur les Sentences. On en trouve la nomenclature dans 6^. Bonaventurse Opéra omnia, t. i, p. LXiv-LX.xiir. Pour les 28 éditions de cet ouvrage, voir aussi loc. cit., p. lxxiii sq.
2" Questiones dispittatœ, t. v, p. 1-198. — Cet ouvrage contient sept questions De scietttiaChristi, t. v, p. 1-43; huit De mysterio Trinitatis, p. 44-115; et quatre De perfeclione evangelica, à savoir sur l'humilité, la pauvreté, la continence et l'obéissance, p. 117-198.
HGNAYENTURE (SAlNTj
Ces questions avaient été laissées dans Toubli il y a trois siècles. Seule la question sur la pauvreté avait été imprimée séparément, et encore ses éditions étaient très imparfaites. C'est le P. Fidèle de Fanna qui les a arrachées à cet abandon assez difficile à expliquer. Cet écrit, en effet, ne manque pas d'importance; il mérite d'être rangé parmi les ouvrages principaux de saint Bonaventure. D'ailleurs son authenticité n'est pas douteuse ; les critères intrinsèques suffiraient à eux seuls à la prouver. La doctrine, la méthode, le stvle, tout témoigne manifestement que ces questions sont sorties des mains du docteur séraphique, ce qui d'ailleurs est confirmé par des preuves extrinsèques. L'authenticité des questions De scienlia Chnsti et De mysterio Trinitatis se prouve suffisamment par un manuscrit de la bibliothèque Vaticane, n. 612, qui date du xin' siècle, et par le témoignage de Pierre-.lean Olivi, f 1298, contemporain de saint Bonaventure. Cf. S. Bonavenlurx Opéra, t. v, p. IV sq. Les témoignages en faveur de l'authenticité des questions De perfeclione evangelica ne sont pas moins évidents. En effet, l'authenticité de la question sur la pauvreté a été reconnue par tous les critiques, loc. cit., p. VI, et puisqu'elle fait partie d'un ou\Tage dont toutes les questions sont connexes, on doit l'attribuer tout entier à Bonaventure, loc. cil.,
p. XIV-.
Cette question sur la pauvreté est la réfutation du livre de Guillaume de Saint-Amour, De periculis novissimorum temporum. Par la Replicatio adversus objecliones postea fadas, ajoutée à cette question, t. .v, p. 149, nous savons que Bonaventure a réfuté cet ouvrage dans ses cours, et que Guillaume de Saint-Amour fit plusieurs objections contre sa doctrine, recueillie d'une manière insuffisante par les écoliers. C'est alors que Bonaventure rédigea le texte de cette question en ajoutant la réfutation des objections. Cf. t. v, p. vi sq. Ces objections autrefois inconnues ont été imprimées, t. V, p. viii-x. Pour leur réfutation, cf. t. v, p. x sq., p. 149 sq. Il est probable que cet ouvrage de Bonaventure a été consulté à Anagnia où Alexandre IV lit examiner le livre de Guillaume de Saint-Amour en 1256. Cf. t. v, p. viii.
Deux de ces Quxstiones disputatx, en raison du caractère original qu'elles présentent, méritent une mention spéciale. La première est celle De mysterio Trinitaiis. Elle est traitée suivant une méthode particulière. En effet, Bonaventure démontre dans les deux premiers articles, Deum esse, esse verum indubitabile, et Deum esse trinuni, esse verxim credibile. Puis dans sept questions, il prouve autant d'attributs de Dieu et démontre que ces attributs se concilient avec la Trinité, (juod possunl stare ciim Trinitate. La seconde est celle dans laquelle il traite de l'obéissance due au souverain pontife. De perfectione evangelica, q.iY, a. 3. Elle est remarquable à cause de la solidité des arguments par lesquels Bonaventure prouve, mieux que ne l'ont fait lesjautres scola.stiques, les prérogatives et surtout l'infaillibilité du pape.
3» Breviloquium, t. v, p. 199-291. - Cet ouvrage, après une introduction qui traite de l'Écriture sainte et de la manière de l'expliquer, comprend sept parties : De Trinitate Dei; De creahira mumli ; De corriiptela peccali; De incarnatione Verbi; De gratta Spiritus Sancti; Deimedicina sacramentali ; De statu finalis judicii ; ce.n'est qu'une somme condensée de son commentaire sur le livre des Sentences.
4" Itinerarium mentis in Deum, t. v, p. 293-313. — Cet ouvrage, qui a été écrit pour promouvoir la dévotion et la contemplation (prolog., n. 4) et qui part des créatures pour s'élever jusqu'au créateur, peut être considéré comme une œuvre mystique. Cependant, dans la nouvelle édition, il a été rangé à bon droit parmi les écrits scolastiques, parce que les sujets à considérer sont
empruntés à la science philosophique et théologique, t. V, p. 314. Il est indispensable pour étudier la philosophie de saint Bonaventure. Aussi M. Amédée de Margerie, après avoir prouvé par des extraits de Vllinerariuni mentis in Deum que Bonaventure se place au premier rang des philosophes par sa profonde et complète démonstration de l'existence de Dieu (cf. Essai sur la philosophie de saint Bonaventure, Paris, 1855, p. 86- 115), appelle-t-il cet ouvrage « une des plus belles consécrations, que la philosophie ait fait à Dieu de toutes les facultés humaines ». Op. cit., p. 118. Cet écrivain reconnaît cependant que ce livre « contient, 5 côté de la partie philosophique consacrée à démontrer rationnellement l'existence de Dieu, une partie théologique, qui a pour objet le mystère de la sainte Trinité, et qu'aux trois modes de connaissance par lesquels s'exerce la raison naturelle, notre auteur en ajoute trois autres qui peuvent être considérés comme les mêmes facultés éclairées par la foi ». Op. cit., p. 95, note 2.
Bonaventure divise l'ouvrage en sept chapitres : De gradibus ascensiottis in Deum et de specidatione ipsius i>En vestigia ejus in universo; De speculatione Dei ly vesligiis suis in hoc sensibili mundo; De speculatione Dei PER suam imaginem naturalibus potentiis insignitam; De specidatione Dei in sua imagine donis gratuitis reformata ; De speculatione divinx unitalis per ejus nomen primarium, quod est esse; De speculatione beatissimx Trinitatis in ejus nomine ijuod est bonum ; De excessu tiienlali et niystico in quo requies dalur intellectui, affectu in Deuni per excessum tolaliter Iranseunte.
5» De reductione artium ad theologiam, t. v, p. 319- 325. — Le titre de cet ouvrage n'est pas ancien et ne s'applique pas bien au sujet traité. Dans les manuscrits on trouve les titres : Sermo fratris Bonaventure; Sei-nto fratris Bonaventure de opère superiori; Sermo bonus et utilis; Sermo Bonaventure de -iepleni artibus mechanicis; Tractalus de divisiotie scientiarum ; Liber... deortuscientiarum. Sabaralea, SHppiejneJifwm, p. 146, col. 2, fiiit cette remarque : Posse.t vel débet appellan de illuminationibus, agit enim de sex illuminationibushujus vilx. Cf. S. Bonavenlurx Opéra, t. v, p. xxxiii. En effet, Bonaventure, dans cet opuscule, divise les sciences d'après les six Jumières de cette vie, à savoir : delumine sacrx Scripturx ; de lumine cognitionis sensilivx ; de lumine arlis mechanicx ; de lumine philosophix rationalis; de lumiiie philosophix naturalis; de lumine philosophix nioralis, qui sont suivies de illuminatione glorix, t. v, p. 321 sq.
6" Collationes in Hexxmeron sive illuminaliones Ecclesix, t. V, p. 327^49. — Le titre n'est pas de saint Bonaventure. Aussi il est différent dans les manuscrits et les éditions : Jlluminatiot^es Bonaventure de operibus ni dierum; Luminaria Ecclesix sive illuminationes sive de quinque visionibus; llluminationes Ecclesix in Hexxmeron. Sixte de Sienne, Bibliothecx sancla, Naples. 1742, t. i. p. 346, dit qu'on l'appelle De luniinaribiis Ecclesia'. sive de illuminationibus, sive de quinque visionibus, quia in eo potissimum exponuntur quinque illx vi'iiones Dei comprehensx in ea sententia Moysi : Vidit Deus quod esset bonum, etc., quinquies (?) in principio Geneseos repelila.
L'intention de saint Bonaventure n'était pas cependant d'expliquer le premier chapitre de la Genèse. Par allusion à ce chapitre, il se proposait d'expliquer septeni gradatim ascendentes illuminationes, qu'il appelle visiones; mais avant qu'il eût achevé la cinquième vision,, le travail fut interrompu par l'élévation de l'auteur au cardinalat.
L'ouvrage se compose de 23 sermons ou plutôt conférences scientifico-religieuses, dans lesquelles Bona venture enseigne à ses auditeurs les vérités les plus sublimes de la théologie spéculative et mystique, en vue