L.ii
Il lien i^ullaliunes in Hexxmeron, affirinc'u par plusieurs témoignages, cf. t. v, p. xxxvii, a été révoquée en doute par Casimir Oudin, Sbaralea et les éditeurs vénitiens. Leurs arguments sont futiles. Toutefois le style et la forme de cet ouvrage, comme des deux suivants sont moins soignés. Ces imperfections s'expliquent par le fait que ces écrits n'ont pas été publiés par Bonaventure lui-même, mais par ses auditeurs. Loc. cit., p. XXXVI.
7» Collaliones de septem donis Spiritus Sancti, t. v, p. 4ô.")503. — L'ouvrage est distinct d'un autre qui porir !,■ ui.'iri.' lilre, et qui a été puMi. .1 ui- l. ~ rdiiions
pi''v.M,i,h V i:,, dernier doit être , Im. , InTe
iiiiii'iii. Il Rodolphe de Bihi;i.:- I;ili.i ',, ijiii
écinit au iiiilau du xiv^- siècle. Cf. t. \, p. xi,. L uuwage authentique de Bonaventure, imprimé intégralement pour la première fois, avait été déjà publié par Bonelli, Siipploiieiitiiiu, t. m, p. 418 sq. Cf t. v, p. xi,. Il conliciil neuf ciiiilVi-rnces et il est antérieur au suivant. Cf. I \, p \\\u.
.^ i:,,li,th,.,i,'s de decem prgsceplis, t. v, p. 505-532. — LVrril aulliuatique de saint Bonaventure comprend sept conférences, mais Benoit Bonelli, Supplementum, t. III, p. 3i4 sq., l'a publié sous la forme d'un traité, divisé en douze chapitres, qui n'est qu'un extrait de l'ouvrage entier. Cf. t. v, p. xui.
9» Sermones selecti de rébus t/ieologicis, t. v, p. 532- Ô79. — Ces sermons, au nombre de quatre, suivis d'un traité De plantatione paradisi, ont été rangés parmi les ouvrages théologiques dans la nouvelle édition, parce qu'ils contiennent une abondante doctrine théologique, aussi bien que les Collationes, indiquées plus liant, ou parce qu'ils sont en connexion avec les écrits Ihéologiques de l'auteur. Cf. t. v, p. XLV.
//. licHirs EXÉGÉTIQUES. — 1» CommentaHus in libi-ui>i Eixiesiastes. t. vi. p. 1-103. — 2» Commentarius ,H iihnini Sapn'iiii,!'. I, VI, p. 105-235. Sur l'authenticili' lie rr \i\ le. (|in |n Ml,.i|,Ienieal ne nous est pas parvenu daiiv s. m nili 'Ljiilc. cf. t. VI, p. xvril-xxi. — 3"C'onimentariiis in Evangelium Joannis, t. vi, p. 237-532. Ce commentaire a été attribué assez souvent à Nicolas Gorran, qui était supérieur du couvent des prêcheurs à Paris avant 1280. Celui-ci cependant n'en est pas l'auteur ; il a seulement interpolé l'ouvrage de saint Bonaventure, et a donné ainsi occasion à l'accusation portée contre ce dernier d'insister trop sur le sens mystique. Cf. t. vi, p. XXVI.
4" Collationes ire Evangelium Joannis, t. vi, p. 533- 634. — Ces conférences doivent être distinguées de celles qui ont été imprimées dans l'édition Vaticane, dont 1 auteurestJean Gualensis, des frères mineurs. L'ouvrage authentique a été retrouvé par le P. Fidèle de Fanna, cf t. VI, p.xxv; il contient 79 conférences ou sc/iemajosecmonum sur les textes choisis du quatrième Évangile, ."^aint Bonaventure l'a probablement composé pour son propre usage. Quoique ce ne soit pas à proprement parler un écrit exégétique, il a été rangé dans cette classe d'ouvrages en raison de sa connexion avec le commentaire sur l'Évangile de saint Jean.
5» Commentarius in Evangelium S. Lucx, t. vu, p. 1-604. — Ce commentaire diffère des trois premiers qui ont été exposés devant des .écoliers et qui contiennent de nombreuses questions théologiques et exégétiques. Celui-ci, au contraire, composé principalement pour l'utilité des prédicateurs, traite moins les questions exégétiques, et jamais sous la forme scolastique. Au témoignage de Salimbene, Chronica, Parme, 1857, p. 129, saint Bonaventure commença l'explication de
DICT. DE THÉOL. CATIIOL
saint Luc en 1248. Cependant la supériorité de l'ouvrage et la méthode suivant laquelle il est composé nous autorisent à supposer qu'à cette époque l'auteur ne l'a pas composé dans la forme actuelle et qu'il l'a . achevé après ses autres écrits. L'observation faite au sujet de ce dernier commentaire, à savoir qu'il a été rédigé pour l'utilité des prédicateurs, s'applique aussi, en quelque manière, aux autres commentaires de saint Bonaventure. Dans tous il s'est proposé de préparer ses auditeurs à la prédication. Au reste, comme tous les commentateurs de son époque, il n'aborde guère de questions nouvelles. Il reproduit les expositions des Pères.
Les sources utilisées par lui sont principalement, avec les glosses, les ouvrages de saint Ambroise, de saint Jean Chrysostome, de saint Jérôme, de saint Augustin, de saint Grégoire, de Bédé, de Hugues de Saint-Victor et de saint Bernard. Dans son commentaire sur saint Jean il cite souvent un Victor, qui est probablement Victor, évêque de Capoue. Cf. t. vi, p. 2i6, note 7; p. 275, note 11. A l'exemple des autres scolastiques, il a multiplié les divisions et subdivisions dans les Livres saints. Au.ssi, dans la nouvelle édition, on a joint à chaque livre une table destinée à aider la mémoire et à faciliter l'intelligence des commentaires.
Plusieurs auteurs ont reproché à saint Bonaventure de s'arrêter trop longuement à la recherche et à l'exposition des sens mystiques de l'Écriture. Si le reproche est fondé, le saint docteur a donc oublié le principe qu'il avait énoncé dans le Breviloguium, prolog., § 6, lorsqu'il dit : Qui litteram S. Scripturse spernit ad spirituales cjus intelligentias nunquam assurget... Attendat autem cxposHm- quod non ubique requirenda est allegoria, nec omnia sunt niijstice exponenda, etc. Aussi le reproche n'est pas mérité. Quiconque lira les commentaires authentiques du saint reconnaîtra que Bonaventure explique surtout la lettre. L'exposition mystique n'occupe qu'une place secondaire dans ses œuvres.
///. ÉCRITS ASCÉTKJVES OU MYSTIQUES. — i« De trl-
plici via, t. viii, p. 3-18. — Cet ouvrage,qu'on peut appeler une véritable somme mystique, a été intitulé : Parvum honum; Itinerarium mentis in seipsuni; Fi}ns vitx; Regimcn ronscientix; Incentivuni amoris; Mijstica theoluiih: . .v,/;,,,,,;,, . nmscientix; Stimulus amoris; Trinan I ; ^^ilevita conlemplativa. Le titre d'7/(ie,, , donné par les éditions précédentes, a il' MiiijdnU par un prologue apocryphe.- Cf. t. VIII, p. IX. Puisque saint Bonaventure y enseigne comment par la triple voie de la méditation, de l'oraison et de la contemplation l'âme peut arriver à la véritable sagesse ou à l'union avec Dieu par l'amour, le titre à préférer est celui de De Iriplici via. Le nombre des manuscrits conservés (299), cf. t. viii, p. x-xxv, celui des éditions et les versions en plusieurs langues montrent sufGsamment l'estime singulière dans laquelle on a tenu cet écrit. Les éditions précédentes contenaient des interpolations imprimées séparément dans la nouvelle édition, t. viii, p. 18.
2» Soliloquium, appelé aussi Imago vitx, Libellus de quatuor exercitiis, ou Meditationes, t. viii, p, 28-67. — Saint Bonaventure a imité le Soliloque de Hugues de Saint-Victor. L'âme interroge et l'homme intérieur répond en citant les textes des saints Pères. Les sujets traités sont les effets du péché, l'instabilité des biens de ce monde, la nécessité inévitable de la mort, la sévérité du jugement, les tourments de l'enfer et la félicité des joies célestes.
3° Lignum vitx, t. viii, p. 68-86. — Cet écrit qui, dans les manuscrits, porte encore les titres : Arbor crucis: Tractatus de arbore crucis, Arbor vitx; Fasciculus mijrrhx; Contemplatio de passione Domini, etc., contient IS méditations sur la vie et la mort de .lésus. Il .i
BONAVEXTURE (SAINT)
eu plusieurs commentateurs qui l'ont remanié. Cf. t. viu. p. x.xxix sq.
4» De quimjue feslivitalibus pueri Jesu, t. viii, p. 88- 95. — A cause des interpolations qu'on y a faites, cet opuscule a été jugé apocryphe par Oudin, Sbaralea et autres. Cf. t. viii, p. XLix. Saint Bonaventure y enseigne comment l'àme peut concevoir, mettre au monde, appe 1er du nom de Jésus, rechercher et adorer avec les mages, et offrir spirituellement le Fils de Dieu.
5" Traclatus de prxparatiotie ad missam, t. viii, p. 99-106. — 6" De perfectione vHie ad sorores, ibid., p. 107-127. — 7" De regimine animse,ibid., p. 128-130.
— 8" De sex alis seraphim, ibid., p. 131-151. Ce dernier livre est destiné à l'usage des supérieurs, dont les principales vertus : le zèle de la justice, la piété, la patience, une vie exemplaire, une discrétion avisée et la dévotion envers Dieu, sont représentées par les ailes des séraphins. — 9" Officium de passione Domini, t. viii, p. 152-158, intitulé aussi Officium de cruce ou Cursus de passiune Domini. — 10» Vitis mtjstica, t. viii, p. 159-189, imprimé plusieurs fois parmi les œuvres de saint Bernard. Il contient des interpolations assez longues publiées séparément, ibid., p. 189-229. Saint Bonaventure y applique à Jésus les propriétés, la culture et les fruits de la vigne matérielle.