mor naturalis. qui ex
Tout amoui" de la créatui'c raisonnable est, ou celle cupidité vicieuse par laquelle on aime le monde, et que saint Jean défend, ou cette louable charité par laquelle on aime Dieu et que le Saint-Esprit répand dans nos coeurs.
La distinction de deux amoui's, savoir, le naturel par lequel on aime Dieu comme auteui- de la nature, et le gra-
auteur de la béatitude, est 5, chimérique et inventée pour se jouer des saintes Lettres et de nombreux témoignages des anciens.
C'est en s'appuyant sur la seule philosophie et en s" abandonnant orgueilleusement à vme 'présomption humaine, que certains docteurs soutiennent, au mépris de la croix du Christ, qu'il y a un amom* naturel, né des forces de la nature.
La proposition 38" nous est déjà suffisamment connue par l'analyse du traité De charitate: quelle importance elle a dans la doctrine de Baius, on a pu s'en rendre compte par ce qui a été dit jusqu'ici. Le sens du docteur lovaniste, dénaturé souvent, n'est pourtant pas douteux pour quiconque a lu son opuscule. Il parle, non pas de la charité habituelle, dont il laisse même l'existence en question, mais de la charité actuelle, « mouvement du cœur par lequel nous aimons Dieu et le prochain. » C. 11. Et comme il l'unit toujours à la foi, c'est évidemment la charité théologale qu'il faut entendre. Du reste, Baius ne connaît qu'un amour de Dieu, celui qui est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit; d'où le rejet, dans la proposition 38% d'un amour qui aurait pour objet Dieu comme auteur de la nature, et qui serait un amour naturel en son principe, c'est-à-dire produit par le libre arbitre laissé à ses seules forces. Baiana, p. 99. D'où in.ii. , .1 inuu sition '.Mi' <|iii, .lui tout amour, m n'est pas pai'l'.uii' .m m'u - ili dont le premier s'iduiitilie de nous tourner vers Dieu, qui correspond au commencement de la foi. C. viii. Par conséquent, dans la proposili. M 'V"^ l:.!ii nie tout moyen t"riiii', il.iii~ l'i.iilii'
de II : ' la cupidité vicicu-, ii l,i . Ii.iiit.-
thiMil.: .1 [M' Jiiis son acception luiik lii^ rluiilé pai-r.iM. ' I 1114. Il lui,.. U invoque des liin-nyiia-i^ p.atristiquus assez connus, par exemple ce texte de saint Augustin : Régnât carnalis cupiditas ubi nonest charitas, Enchiridion, c. c.wii, P. L., t. XL, col. 287; ou cet autre il.' -linl l.i'iin: Duo namque aniores sunt, ex quibiis -,,, . ~ r< nh'Hnl voluntales, etc. Serm.,\c, c. ni, P. L.,
!• motif, la propo- ■ I . s'applique non à I iiiitefois la charité , elle a des degrés, ette bonne volonté
Il II. il... liine de Baius est certainement liée dans sa pensée à la conception fondamentale qui lui faisait considérer Dieu tel qu'il est en lui-même comme la fin naturelle (le toute créature raisonnable. Seule la charité.