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vu déjà, un second principe, celui de l'obligation stricle où nous sommes de tendre à notre fin dernière parlons nos actes cl par conséquent, dans son hypothèse, de les
rapporter tous à Dieu par le motif de la charité sous la lumière de la foi, e.r fide per dilecHoiiem opérante. Une fois en possession de ces principes, Baius pouvait formuler la proposition 38«. Comme elle a été condamnée dans le sens de l'auteur, il faut conclure à la fausseté de la doctrine qu'elle exprimait, et reconnaître que la division de nos actes moraux en cupidité vicieuse et charité théologale même imparfaite n'a rien d'absolu. Aussi les docteurs de Louvain opposèrent-ils à la proposition censurée cette assertion positive, c. v : « On ne peut douter qu'il y ait un amour intermédiaire entre le surnaturel et le vicieux, amour que l'auteur de la nature a mis dans nos cœurs et qui porte tous les hommes à vouloir être heureux, à aimer leurs pères, leurs mères, leurs enfants, leurs amis et leurs proches ; amour irrépréhensible et inspiré parla natureelle-même. » Baiana,
Peu de propositions ont été défendues avec autant d'obstination et d'acharnement par les baianistes et les jansénistes, sans compter les théologiens qui subirent leur inllui nro. roninie Henri de Saint-Ignace. Alexandre Vlll riiiiliiiMj I 1 ilùctrine sanctionnée par Pie V, en conilaiiiii.iiii .11. (--irtion :« Toute action humaine libre est aiii'Hii .Ir hi.ii ou amour du monde. Si elle est amour de hiuu, c'est la charité du Père; si elle est amour du monde, c'est la concupiscence de la chair, et ainsi elle est mauvaise. » Denzinger, Enchifidion, n. 1164. Quesnel reprit le même thème, en calquant son énoncé sur le texte de saint Léon ;iVo)î sunl nisiduo amores, etc.; nouvelle condamnation. Ibid.. n. 1259. Pie VI compléta enfin la réprobation de cette erreur du double amour, se parlai;.', ml m ( upiililé dominante et en charité dorninanti' l -m d actes intermédiaires; il déclara
soleil I h il ! , i! iloctrine fausse et déjà condamnée,
falia, alius du,,uiutu, et lui opposa les textes de saint Augustin cités précédemment. Despinlu et littera, c. XXVIII ; Serm., cccxLix. Denzinger, op. cit., n.l387. Sans doute le grand docteur ramène toutes les affections humaines à l'amour de Dieu et à l'amour de la créature, à la charité et à la cupidité; mais il n'entend pas alors par charité la vertu théologale de ce nom, ni même l'amour de Dieu en général; il étend le sens du mot charité à tout amour honnête, à tout acte de vertu, à toute bonne volonté conforme à l'ordre éternel. En outre, Baius s'est trompé en transportant à tous nos actes pris dans un sens particulier et distributif ce qui ne leur convient que dans un sens général et collectif. Un homme est juste ou pécheur, suivant que l'amour de Dieu ou l'amour de la créature domine habituellement en lui, et par là même l'ensemble de s. > n limi- ^.- ivssentira de l'une ou de l'autre de ces il.u.. i.irhli - .iVections; mais on n'a pas le droit d'affiiiini qiu'. ilaii> loutes et chacune sans exception, il agira sous I inlUience ou de la charité dominante ou de la cupidité dominante, i/uasi in omnibus suis actibus peccator serviat doniinanti cupiditati, disait Pie VI au même endroit de la bulle Aucloreni fidei. Voir Ripalda, op. cit., disp. XXII, sect.