‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 410 sur 741 · V. KR.MONI · texte numérisé non relu

V. KR.MONI

BRUCOLAQUE. Dans les superstitions populaires des Grecs et des Slaves, fantôme malfaisant qu'on se figure sortant la nuit du tombeau. — 1. Nom. II. Qui devient brucolaque. III. Moyen d'échapper à son influence. IV. Origine de cette croyance.

I. Nom. — Ce nom revêt une foule de formes. A côté de pptxôXazai; et de ppuxôXaxa;, qui sont les plus fréquentes, on trouve po-jpxoXaxai;, Ppovixô'Aaxa;, po'jpxo-j- Xaxa;, ou encore po\;Xxô)axaî, gouBpdXaxa;, po-jpSdXaxaç, po-jpoo-J),«xïç, popgo).axa;, Po-jpêo'Aaxaç, poupoo-JXaxa;, et même PpoyxdXaxoç, poupxoXôxi, PpoxôXaxo. Le verbe qui en dérive et qui signifie devenir brucolaque, comporte lui aussi plusieurs orthographes. Les plus usitées sont les suivantes : Po-jpxoXaxià!;u, PpyxoXaxiiïm, po-jp- SoXaxioiîw, PpoxoXaxtâïw, etc. Du reste, il n'y a pas que ce seul mot à exprimer l'être imaginaire en question. On le désigne ici par xatay.avâî, V exterminateur, le glouton; là par (japxuiisvoî, le ventru; ailleurs par àvaixa0oû|i£voç(=àvaxa6T|[jisvo;),Ieret'(?naj!t; end'autres endroits par xardixà;, le chevrier, sans parler des expressions plus rares de çâvraxa;, Xà|ji7taa|jia ou Xipiiraorpo, ivâppayo, <rroi-/eio, etc. Les savants se sont donné beaucoup de peine pour fournir du mot brucolaque une étymologie acceptable. La plupart le font venir du nom slave désignant le loup-garou. On ne peut, en eflet, s'empêcher de reconnaître entre ce dernier nom et le terme qui nous occupe une grande analogie. Le loupgarou s'appelle en slavon vlkodlak, en slovène volkodlak etvukodlak,L-n bulgare rrI;nlaJi. rrUrk, frkula'k,

vrakalùk, en ^<\\: ,.,;,,.";/,,/,, ,.,i |,..i,, .|i rlkodlak,

en polonais ri7/, , . , . - nrroljak,

en roumain r.r , -i In k, etc.

Dans ce compujL. la inLiuiLii ij.uUl i1lii\i' a u slavon vluku, « loup, » et la seconde d un terme aujourd'hui perdu, mais qui se retrouve en serbe sous la forme dlak et en ancien bohémien sous la forme tlak, et qui signifie poil. Brucolaque signifierait donc étymologiquement loup à poils. Hàtons-nous pourtant d'ajouter qu'il y a entre le loup-garou et le brucolaque une différence essentielle. Tandis que le premier de ces termes désigne un homme vivant qui revêt la forme du loup pour mieux nuire à ses semblables, le second ne désigne qu'un homme déjà mort qui sort la nuit de son tombeau. A rendre le mot brucolaque par un terme qui lui corresponde en réalité, c'est par vampire qu'il faut le traduire. Encore ce dernier mot dépasse-t-il le sens du premier. Le vampire est un être malfaisant qui suce le sang des vivants pendant leur sommeil ; le brucolaque est souvent cela, mais souvent aussi c'est un simple revenant, au moins dans la croyance populaire des Grecs, dont le cadavre est momentanément vivifié par une âme d'emprunt qui n'est autre que le diable. Aussi les Grecs, qui ne veulent rien devoir aux étrangers, pas même un simple article du vocabulaire, rattachent-ils de préférence le nom qui nous occupe à deux vieux mots classiques, différents de forme, mais de même sens, ceux de [lopiioXOxTi et de ppixeXo; ; le premier aurait produit la forme popêdXaxa; et ses congénères, le second celle de ppixdXaxa;. Cette étymologie, déjà proposée par Coray dans son édition d'Héliodore, t. ii, p. 5, 119, et dans ses "ATaxTa, t. il, p. 84; t. v, p. 31,

vient d'être reprise et vigoureusement défendue par N. G. Politis, MeXé-rai wsp't toO pion xai tt,; tldaa-nç xoO é)Xr,vtxoO XaoO, Athènes, 1901, t. m, p. 261. Je dois d'ailleurs ajouter qu'elle a beaucoup moins de vraisemblance que la première.

II. Oui devient rrlcolaque. — Si l'origine du mo? est douteuse, la croyance qu'il rappelle n'est que tro)> certaine, et il est bon d'y insister dans ce dictionnaire. Pourquoi, après sa mort, devient-on brucolaque? Les motifs, hélas ! ne manquent pas. — 1» Un homme a-t-iK commis durant sa vie de gros péchés, est-il mort surtout avant d'avoir été relevé d'une excommunicationencourue, la terre ne saurait le garder dans son sein, suivant ces fréquentes imprécations populaires : Ni- (jLf|V TÔv Sv/z^ T) yr,, Tô x'^l^'" ''" *«'' ^Epiur,, et il tombe' fatalement dans le vampirisme. L'n sort analogue attend' quiconque cohabite avec sa marraine ou a été conçu à l'origine en un jour de grande fête, le jour de UAnnonciation en particulier. De telles conceptions vouent, d'avance au vampirisme les créatures qui en sont l'objet; on les appelle, d'un terme flétrissant, rà Y'O'Jpto- TttiiTtiaTa, c'est-à-dire Ta lopToiîcâafiaTa ; elles expient d'ailleurs par une mort précoce le crime des parents. Il faut ranger dans la même catégorie les victimes del'avortement et les morts sans baptême, ceux qui meurentd'une blessure ou qui se noient, et, en général, tous ceux qu'ime mort violente arrache à la vie ou qui s'envont de ce monde maudits par leurs parents, ou pardessus le cadavre desquels un animal, un chat surtout, ou un homme aurait sauté. Ceux qui n'appartiennent' pas à l'Église orthodoxe, li-s I.nliîi<; (>t les Turcs paiexemple. sont beaucoup pln^ ^ni.u .|ii<' les bons orthodoxes à cette triste .ii-iiii. I. .lulraire eût étébien surprenant. Certain* ih ( i < pi. in^.-s ne datent pas d'hier; ils sont déjà combatius j)ar saint Jean Chryso— stome dans deux de ses discours, d'où personne jusqu'ici ne s'est avisi- de les tirer. Dans sa Concio II de Lazaro^ P. G., t. XLViii, col. 983, le saint docteur s'exprimeainsi : IIoXXo'c tmv içîXe^-spMv vo|iî;o-j<7t Ta; 'iu/à; ™v pta!(;> 6avàTw TsXeyTwvTiov gai'ijiova; fiveffOai. Et ailleurs,. In Matth., homil. xxviii, 2, P. G., t. LVii, col. 353, lemême Père se sert d'une formule beaucoup plus générale : Tt 6r|7tOT£ iï xai toï; Tâ(pot? éiiçiXoxMpovKTiv ,- 'OXÉOpiov ôôyna toï; îtoXXoi^; iv6£tva! poviXô(ievo!, oio-a Ôt! »l '!/'JX«"' '^û'' àîiEXOo'vTMv ôai[iov£; Y'vovTat. Ces- SaijiovE; en qui passent les âmes de certains morts neisont pas autre chose que les Pp-jxôXaxe; du folk loramoderne.

2» Ce n'est pas seulement par son genre de vie ou do mort, mais encore par certains signes extérieurs que setrahit le brucolaque. Voici un cadavre qui ne se décompose pas et dont la peau fortement tendue et horriblement tuméfiée prend la forme d'un tambour, il n'y sa pas de doute : c'est à un brucolaque que l'on a affaire. Aussi, parmi les châtiments dont on menace les excommuniés, ne manque-t-on jamais, aujourd'hui encore, de mentionner celui-là par cette formule protocolaire : ô tocoOto; cïr,... T'JEJL-icxvtaîo; xai [xETà ÔâvaTO-; à'X-jTO; ; eir d'autres termes, qu'il soit brucolaque, car c'est bien à ce genre de châtiment posthume que font allusion les' expressions susdites ou d'autres semblables, sans lesquelles on ne conçoit pas dans le monde orthodoxe de véritable excommunication.

3" Ne point subir les effets de la décomposition e! rester gonflé comme un tambour fortement tendu, voilù une condition indispensable pour devenir brucolaque; mais cela ne suffit pas. Il faut encore que sous l'action d'un mauvais démon le cadavre ainsi tuméfié sorte du tombeau et aille sucer le sang des animaux ou des hommes, puis les étoufler dans leur sommeil. C'est aux personnes qui lui étaient le plus chères de son vivant,, aux membres de sa propre famille, qu'il s'attaque depréférence. Plus d'un proverbe populaire mentionne-

BRUCOLAQUE — BRUEYS

celte prédilection du brucolaque, celui-ci par exemple : 'Eyiir,/.E Pp'.xôXaxa; y.atTpw-cEt àit'TT, Ysviâ to-j, que l'on retrouve avec des variantes diverses sur tous les points du monde grec. Voir X. G. Politis, op. cit., t. m, p. 259- 265. Un homme vient-il à mourir d'une maladie inconnue, on en fait aussitôt la victime d'un brucolaque. Les visites de ce dernier ont surtout lieu la nuit. Il frappe aux portes et appelle quelqu'un de la maison ; si celui-ci a l'imprudence de répondre, il meurt le lendemain ; mais il n'y a aucun danger à répondre à un second appel, car le brucolaque n'appelle jamais qu'une fois. Souvent il se comporte en simple esprit frappeur, renversant les meubles, éteignant les lampes, battant les gens ou leur montant sur le dos; s'il a laissé en mourant une veuve, il vient parfois cohabiter avec elle. C'est ordinairement pendant la nuit qu'il se livre à ces excentricités et à cent autres semblables; mais il opère aussi durant le jour, et alors son action n'est point toujours malfaisante. On cite des brucolaques qui ont veillé à l'entretien de leur famille; un cordonnier de Santorin venait ressemeler au xvii« siècle les souliers de ses enfants. Fr. Richard, Relation de ce gui s'est passé de plus remarquable à Sant-Erini, île de l'Archipel, de- ;)■('- '-' i-- M .'/,t des Pères de la Compagnie de .'.'- 11^ , Paris, 1657, p. 208 sq.

m M .1 - l(.ll.\PPER A LEUR INFLUENXE. — Com-

NiLiil 5L iiicilic a l'abri de ces êtres importuns? La réponse se trouve tout entière dans le Nomocanon de Manuel Malaxos, qui a servi durant quatre siècles d'unique manuel de droit canonique au clergé grec. La voici textuellement : "IÇevips ôà Sti, ôrav vjpt^ toOto tô V.sî'J/avov, TÔ ÔTtoîov eivat 'ÉpYov xoù SiaSôXou, wç etitopiev, vày.aXÉo-riTETO'jçispet; vàiliW.ouv 7rapâx),»)(Ttv tt,; OsotiSxou, va xi(j.o-jv xai p.txpôv àyia(T(iôv, sîta va XetTO-jpfi^<ro-jv xxi vi <iiJ/(i(ro-jv Tzmaiiav et; êoVjOeiav uâvTwv xai vi xàfio-jv xal iJ.VYiii6(ruva [iSTa xoX06mv. eiTa toÙ: àçpopxur- [io-j; -oJ p.5Yâ).o-j Baaù.tioM xa'i -roi; 6'jo àçopxio-ixo-j; Tr,; ^aîrT['(7eto; ûiaSâÇetç oTidtVù) £i; to >.£ît^avov. t6t£ |X£ zo àySao-jia ôiioCi Exa[jis; ToCpicxpoO àyiaffjioO va pctvïiç t'ov Xaôv, ÔTtoO và -cJyrj âxsï, xa\ xb 7tepta-(7Ô-£pov va t'o ■/"•^'^'i; èTiâvct) Êtç xo XEt'J/avov xa\ y^oLpm XptTxoO cpeijYe'. xb ôatiJ-oviov ait' aOxb xb Xji'iavov. Voir Allatius, De Grsecorum hodie quornndam opinationibus, Co\o%ne, 1645, p. 144; Nomocanon manuscrit de la bibliothèque des assomptionnistes à Cadi Keuï, p. 68. En général, on commence par célébrer un service (iivr,p.ô(jjvov) pour le défunt suspect de vampirisme. En cas d'insuccès, on ouvre le tombeau, et, si le cadavre présente les signes extérieurs indiqués plus haut, le prêtre prononce sur lui les exorcismes et le relève de l'excommunication en récitant une formule délivrée par l'évêque du lieu. On peut en voir des exemples dans Goar, Euchologion, Paris, 1637, p. 686-690. Cela fait, le cadavre doit entrer en décomposition, pourvu toutefois qu'on l'ait exhumé un samedi, le seul jour de la semaine où la brucolaque ne peut quitter le tombeau. La décomposition tarde-t-elle à venir, il n'y a plus qu'à recourir aux moyens violents : arracher le cœur du mort et le brûler avec le reste du cadavre après l'avoir réduit en pièces, ou encore clouer solidement le défunt par les mains et les pieds, et le livrer aux llammes. Mais, comme la police interdit aujourd'hui ces mesures, on se borne souvent à déterrer le cadavre trop remuant pour aller l'ensevelir à nouveau dans quelque îlot solitaire, d'où il ne sortira plus, car le brucolaque ne peut traverser l'eau salée.

IV. Origine. — Cette curieuse croyance, qui est très répandue dans tout le monde grec, doit venir de fort loin; elle se rattache sans doute à la doctrine des anciens sur l'état des âmes après la mort. D'après Platon, Phaedon, p. SI, les âmes des méchants, en punition de leur vie antérieure, errent autour des tombeaux comme des ombres. De même, une âme sortie du corps par une mort violente ne pouvait goûter de repos. Voir

Lucien, P/ùiops., 29; Héliodore, /Ethiop., ii, 5; S. .Jean Chrysostome, lac. cit. Suivant une croyance commune aux Grecs et aux Romains, un défunt restait-il sans sépulture ou ses funérailles se faisaient-elles en dehors des. rites établis, son âme, au lieu de descendre aux enfers, était condamnée à errer sans relâche à la surface de la terre. Homère, lliad., xxili, 71 sq. ; Oclys., xi, 51 sq. : XII, 12; Virgile, yi:)!.,vi,325sq.;Pline,EpîSt.,vii,27,5-ll : Lucien, Philops,., 38 sq.; TertuUien, De anima, c. Lvi. P. L., t. II. col. 745-7-46. Et, pour parler d'un autre caractère des brucolaques, certains auteurs de l'antiquili font mention de cadavres qui se nourrissent du sang des vivants. Euripide, Hécube, 536 sq. ; Sophocle, Œdip. Col., 621 sq. D'autres nous représentent des revenants s'acharnant à donner la mort aux vivants. Zenohius, Centur., m, 3; Pausan., ii, 3, 7; vi, 6, 7-10; ix, 38, 5. Ces exemples suffisent pour montrer que si les Grecs ont emprunté aux peuples voisins, aux Slaves surtout, quelques traits de leur vampirisme, ils en ont reçu 1. plus grand nombre de l'antiquité elle-même.

Aux éléments fournis par la tradition classique, se sont mêlés de bonne heure des apports nouveaux provenant des idées chrétiennes. Qu'un cadavre sorte du tombeau, ce u'est plus, comme dans le paganisme, sous l'influence d'une àme privée de tout repos ; c'est le démon qui s'en est emparé et qui accomplit par son intermédiaire mille forfaits. Aussi les meilleurs moyens de préservation sont-ils directement dirigés contre l'esprit mauvais. La croix surtout joue un grand rôle. A Rhodes, on dépose dans la bouche du mort une vieillipièce de monnaie, sur laquelle le prêtre a préalablement figuré les cinq alphas mystiques et la légende : 'Ir^'j'.,: Xpi(7xb; vtxî. Ailleurs, on répand sur le cadavTe un peu d'huile prise à une lampe brûlant devant une image d<' saint Jean-Baptiste. D'autres procédés, absolument révoltants, ne sont ni chrétiens ni païens; c'est de la pure sauvagerie. Voir les Échos d'Orient, t. vu (1904), p. 26 sq. On sait que les Grecs ont sur la destinée de l'àme après cette vie des idées assez flottantes. On ne sera donc pas trop surpris d'apprendre, et c'est par là que je voudrais finir, qu'une fois l'absolution prononcée sur le brucolaque, son âme, jusque-là entre les mains du diable, s'en va tout droit en paradis. Telle est du moins l'affirmation de Malaxos. Voir Allatius, op. cit., p. 157. . Les préjugés des Slaves sur les brucolaques sont, à l'exception de quelques détails, identiques à ceux des Grecs. Chez les Serbes, on attribue souvent aux vlkodlaci les éclipses du soleil ou de la lune. Même croyance chez les habitants de l'Ukraine, et aussi chez les Roumains, quoique, pour ces derniers, les vârcolaci soient le plus souvent les âmes errantes des enfants morts sans baptême. Mais à mesure que l'on se rapproche des peuples germaniques, en Bohême par exemple, le vlkodlak tend à se confondre avec « l'homme-loup », avec le loupgarou.

Les brucolaques ont fait l'objet dune foule d'ai-ticles plus ou moins étendus et complets. Bornons-nous à citer les principaux : Allatius, De templis Grœcorum recentioribus, ad Joannetn Morinum; de narthece ecclesiœ veteris, ad Gasparem de Simeonibus ; nec non de Grsecorum hodie quorundam opinationibus, ad Paullum Zacchiam, in-8«, Cologne, 1645, p. 142- 158; Toumefort, Voyage du Levant, Lyon, 1717, t. i, p. 158-164; Roïdis, o; .afjxdÀKxs; toî ;»t(;cti.«vo;, dans Vretos, ■E(i-,.»bv 'n~if',\i~:.,. de l'an 1869, p. 412-421; B. Schmidt, Das Volksleben der Neiigriechen, in-8», Leipzig, 1871, p. 157-171 ; C. Jirecek, Das FùrstenthumBulgarien,mS',yiemie, 1891, p. 99-102; C. F. Abbotl- Macedonian Folklore, in-8', Cambridge, 1903, p. 217-222. In. étude complète sera publiée par N. G. Politis, à l'article fv/r

(âme), dans ses MEAÉTaî -esÎ to3 ^îo-j xoÎ tî;^ -^A^offr.; to3 ÊVaijvi*-.

AKoâ actuellement en cours de publication dans la Bibliotkéqir Marasti.

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