Omne scelus est ejus con
omnes posteros eo modo inficere possit, quo infecit prima tiansgressio. De peccato origin., c. xm.
5.S. Quantum est ex yi transgressionis, tantum meritorum malorum a générante contra- seul - vices
hunl, qui cum minoribus nas- conii autant
cuntur vitiis, quam qui cum de \ qui
majoribus. 7 bid.jC. VI; BaioMa, nais-M ; - -rands.
Ces deux propositions se rapportent à la transmission du péché originel. Dans son apologie, Baius semble d'abord expliquer la première d'une façon plausible; Dieu, dit-il, pouvait attacher les mêmes efl'ets à tout autre péché qu'à la manducation du fruit défendu. Mais il se trompe aussitôt, en prétendant tirer de ce principe la proposition 52« ; car il ne s'ensuit nullement que tout péché aurait eu de sa nature de tels effets. Sa preuve est d'une faiblesse extrême, ral'mncula futilis, suivant le mot de Stejaert ; en effet, Baius fait appel au texte : Qui facil peccalum, semis est peccali, Joa., vin, 3i, en raisonnant de la sorte : Celui qui pèche mérite de devenir l'esclave du péché, et la servitude passe régulièrement du père au lils! La vérité consiste à dire que, si le péché d'Adam passe à tous ses descendants avec les effets qui l'accompagnent, c'est en vertu d'une ordination positive ; Dieu avait constitiir 1> [i. ivii r liomme chef moral du genre humain, et il I i--ance
ou à sa désobéissance la conser\,iii n , l [ i i Je la grâce sanctifiante et des dons priiniiii-. i inn l-an de Lens le rappelle à propos dans le corps de doctrine, c. VII. Baiana, p. 171.
La proposition 53«, obscure en elle-même, a son explication dans le contexte. Dans le chapitre vi, Baius se pose cette difficulté : comment la concupiscence peut-elle être le péché originel, puisqu'elle se trouve dans les hommes à des degrés différents, tandis que le péché origiiii'l .-1 i ,il 1 II i.iiis'? Il répond en distinguant dans la coiici,; t la dette ou le démérite; ce qui
est vrai -^ h . . I i im i rapport ne l'est pas sous le premier ; //la/,,,, , ' 'i.-. non passe peccalum originis in ontnibus n .. . ss, .r,u„le, sed solum reatu et demerilo. Idée ijn il iIm i.jiim' ainsi : en vertu de la première transi;ir^-iLiii, luii- (livraient contracter les mêmes vices et naitre également soumis à la concupiscence; mais Dieu n'applique pas la loi d'une façon rigoureuse; de là vient que les uns naissent avec de moin-
dres vices, les autres avec de plus grands. Toutefois, cette diversité ne venant que de la libre disposition de Dieu, le démérite reste égal, car il s'appuie sur la dette contractée par les parents. Doctrine entachée d'un double défaut; d'abord en ce qu'elle enseigne que dans cette supposition chimérique d'inégalité des vices originels, tous les hommes contracteraient des démérites égaux; mais surtout, en ce qu'elle fait réellement naitre les hommes inégalement pécheurs. Erreur dont l'origine est dans la fausse idée que Baius se faisait du péché originel et de la nature de la concupiscence. Corps de doctrine, loc. cit.; S. Thomas, Siint. theol., I« II*, q. LX.xxil, a. 4.