‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 45 sur 741 · II. - t · texte numérisé non relu

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BAIUS

connues; il invoque quelques autorités, surtout celle de saint Augustin dans les endroits où il appelle la concupiscence péché ou transgression de la loi. Retract., 1. I, c. XV, n. 2; Serm., CLiv, c. vu, n. 10; De natura et grat., c. xvii, n. 19, P. L., t. xxxii, col. 608 sq.; t. xxxviii, col. 837; t. xliv, col. 255.

Prise en elle-même, la doctrine contenue dans les propositions 50% 51' et 75' est au moins erronée; car elle est inconciliable avec ces deux principes de la foi catholique ; Diou ne commande pas l'impossible, et : Dans l'état actn,-l. 1,. IiIm'ii,. .riiHlill.'Tonce est requise pour mériter .'u il.nhMii. i . -i <l.iiio une erreur de

prétendre qiir l. - jm m, ni- iii.l. liliérés de la conçu -

pisc. 11., -..„[ •■ ipiis dans 1 oljjet strict du précepte : jV(,,, , , , , , . I :.' n'est pas en ressentant en nous la

coin 111 i-, )ii II- in lui donnant notre consentement,

que lUHi- [H. Imii-. Uom., vi, 12. Baius raisonne mal en parU-int de ce principe que, dans l'état primitif, le précepte défendait les mouvements indélibérés de la concupiscence, et qu'il n'a pas changé. La supposition est inexacte, puisque, dans l'état primitif, les mouvements indélibérés de la concupiscence n'étaient pas possibles; l'objet du préceple n'était donc pas là, et il n'a pas changé. Ce qui a changé, c'est la condition du sujet; le don de l'intégrité originelle ayant disparu, la concupiscence est en nous et agit malgré nous, mais le devoir nous incombe de lui résister.

Il est étonnant qu'en prétendant défendre la foi orthodoxe conire les protestants, un docteur catholique a'it tenu si peu de compte du concile de Trente dans une question où cekii-ci avait posé des principes si formels, sess. V, can. 5. Denzinger, EnchiricHon, n. 674. On y avait d'abord déclaré contre l'erreur protestante de la non-imputation, que le baptême enlève tout ce qui est vraiment et proprement péché, totum id quod veram et prop7-iam peccati rationem habet; assertion manifestement fondée sur la doctrine de saint Paul. Rom., viii, 1. Or qu'y a-t-il au fond de la doctrine de Baius? Si la concupiscence est, de sa nalnn 1 1 ni-^i - --i.m du précepte divin, comment ne sn,, - ii , - i' rlir, si ce n'est parce que Dieu ne rinii'i i ; ' ' justes, en considération de la charité i\}u .'•■■ ■ n -nx i l'état dominant'? .Mais les Pères du concile avaient ajouté que la concupiscence reste dans ceux qui ont été baptisés, et à quel titre'? Comme matière de lutte, ad agonem. Ce n'e.st donc pas comme transgression du précepte divin. Enfin, les Pères avaient déclaré que si l'.^pôtre appelle parfois la concupiscence péché, l'Église catholique a toujours compris cette appellation non pas en ce sens, que la concupiscence soit vraiment et proprement péché dans ceux qui sont régénérés, mais parce qu'elle vient du péché et porte an péché : Vxplication empruntée à saint Augustin. Reliv<i., ' - < ''' . r)e nuptiis et concup., 1. I, c. xxm, )-('" ; ' Un,uendi peccalum vocatur; Contra dwi-. / - 1. I, c. xiii, n. 27,

etiamsi vocatur peciahn^, . „.■,> .i.,;„<? quia peccalum est. P. L., t. XLiv, col. «8, 563. L'évêque d'ilippone suppose, il est vrai, que le texte Non concupisces s'étend à tous les mouvements de la concupiscence ; mais il considère alors non pas seulement l'objet strict, mais aussi la fin du précepte, fin que nous n'atteindrons pleinement qu'au ciel. L'objet strict est contenu dans cette autre formule, Eccli., .xvm, 30 : Post concupiscentias tuas non eas, n'obéissez pas à vos mauvais désirs. De nuptiis et concup., 1. I, c. xxix; Contra Julian.,

I. V, c. m, n. 11, P. L., t. xliv, col. 431, 789. Voir corps de doctrine, c. xii, Baiana, p. 177; Bellarmin, Refutatio Baii, fol. 241 sq.; De amissione gratise, 1.

II, c. VII sq.; Palmieri, De Deo créante, th. xliv, n. 6, p. 371 sq.

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