‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 485 sur 741 · IX · texte numérisé non relu

IX

disp. Ci:CLXX\I sq ; ly.— iii^, l !■■ ji:sUli.i rt jure, 1. II, C. xxn; de Lugo, De Ju.itilia et jure, disp. XXVII; S. Alphonse de Liguori, De contract.. dub. ix, n. 839-849; Ballerini-Palmieri, De justifia et jure, n. 469 sq. ; Lehml<uhl, Theot. mor., t. i, n. 1094 sq. ; Benoit XIV. De synodo diœc., I. X, c. v; Devoti, Instit. can., t. ii, p. 363; Wernz, Jus Décrétai, t. m, tit. ix, n. 261 ; llarianus de Loca, Institut, can.. De rébus, n. 488 sq. ; Santi-Leitner, 1. III, til. xxxix, n. 1, p. 412; Bucceroni, Theot. mor., t. I, n. 341 sq. ; Gury-Dumas, Theot. mor., t. i, n. 931 Cl. Marc, Inst. mor., t. I, n. 1146; Génicot, Theol. mor., t. I, n. 621, p. 606; Ojeti, Synopsis juris cun., 2- édit., V Census. L. Choupin.

4. CALIXTE III, antipape (1168-1177), .Tean, abbé dfr Strouma, opposé par Frédéric Barberousse au pape Alexandre III. Voir t. I, col. 714-715.

ô. CALIXTE George, théologien luthérien, fils duprédicateur Jean Calixte, né le 14 décembre 1586 à Medelbye. village du Sclileswig. Il commença ses études à Flensbourg, et fut envoyé, à l'âge de 16 ans, à l'université d'Helmstiidt; il fréquenta aussi les universités d'Iéna, de Giessen, de Tubingue et d'Heidelberg. Précepteur d'un riche Hollandais, Matthieu Overbeck, il entreprit avec lui un long voyage à travers l'Europe et fit la connaissance de beaucoup de savants : à Mayence de Bécan, à Londres de Casaubon, en France du président J. -A. de Tliou. Par ses longues études sur l'antiquité chrétienne et les Pères de l'Église, il parvint i s'affranchir de quelques préjugés luthériens. En 1613 il rentra à Helmstiidt, et en 1614 il fut nommé professeur de théologie à l'université. Il mourut le 19 mars 1656, à l'âge de 70 ans. — Sur le terrain théologique tous ses etTorts tendirent à réconcilier les trois confessions : luthérienne, réformée et catholique. A cet effet il crut qu'il était nécessaire de dégager loyalement les croyances communes.

aux trois confessions, et de laisser de côté les points de divergence. Ces croyances communes il les trouvait dans Je symhole des apôtres. Pour juger les croyances propres à chaque confession il s'appuyait sur l'Écriture et l'Kj^lise; car il regardait comme vrai tout ce qui est fornicilemonl enseigné par l'Écriture et l'Église. En ce qui concerne les mystères, il enseignait qu'on doit admettre le fait de leur existence {qtiod sint), mais qu'on est libre à l'égard de leur nature ou de leur mode (quomodo sint). Sur certains points de doctrine, il se séparait des luthériens et se rapprochait des catholiques : ainsi il enseignait la nécessité des bonnes œuvres, rejetait l'ubiquité du Christ dans son humanité, niait la corruption absolue de l'homme, reconnaissait au pape une primauté fondée sur le droit humain, et accordait que la messe peut être dite un sacrifice. Ces opinions conciliantes indisposèrent contre lui les luthériens rigides, et provoquèrent la fameuse controverse dite du syncrétisme, qui partagea en deux camps presque tous les théologiens allemands. A parlir de 1630 on fit paraître contre lui divers écrits, où on l'accusait de vouloir fusionner toutes les confessions chrétiennes, d'où le nom de « syncrétistes » que l'on donna à ses partisans. Dans ces écrits on le trait;iit de « cryptocatholique », et surtout de « cryptopapiste » ; c'est le titre même d'un écrit paru en 1640 : Cryptopapismus nova; theologise Helmsta- ^iensis; tous s'accordaient pour le déclarer traître et transfuge. Calixte se disculpa de ces accusations dans une série d'écrits de controverse dont les principaux sont : Widerlegung des vnwahrhaflen Gedichles tinter dem Titel « Kryptopapismus », Lùnebourg, 16il ; Iterata compellatio ad Academiam Colonienseni ; Responsum maledicis Mnguntinorum theologorum pro rom. ponlificis infaUibilitate prœceptoque sub una vindiciis opposituin, Hehnstàdt, 1644, 1645. La controverse ne fit que s'envenimer, lorsciue Calixte, à cause de ses dispositions conciliatrices, fut invité en 1645, par le roi de Pologne Wladislas, à assister au colloque de Thorn, qui avait pour but de rétablir la paix dans les esprits. Les deux partis étaient assez nettement tranchés ; du côté de Calixte se trouvaient surtout les théologiens d'Helmstadt, de Rintein et de Kônigsberg; les principaux calixtins furent Conrad Hornejus, Gérard Titius, Joachim llildebrand. Ses adversaires se recrutaient dans les universités de Leipzig, d'iéna, de Strasbourg, de Giessen et de Marbourg. Deux surtout, J. Hùlfemann et A. Calov, se firent remarquer. La controverse dévia sur d'autres points, comme on peut s'en convaincre par les titres des écrits que Calixte publia à cette époque : De duabus quœstionibus num niysteritim Trinitatis e solitis V. T. libris possit demomlrari, et num ejus temporis patribits Filiits Dei in propria sua hypostasi apparuent, 1649, 1650; Indicium de controversiis tlieologicis, guœ inter lutheranos et reformatas agitantur, 1650; Desiderium et studitim concordise ecclesiasticie, 1650; Widerlegung der Verleumdungen, Helmstadt, 1651. Tous ses elforts furent infructueux, et il ne put voir le succès de son œuvre.

Les principaux ouvrages qui nous restent de Calixte sont, outre ceux que nous avons déjà cités, Disputaliones XV de prxcipuis christ, religionis capitibus, HeimstSdt, 1611, 1658; Epitome theologix, ibid., 1661; Apparatus theologicus, ibid., 1628; Epitome theologix nwralis, ifcid., 1662; Tractattis de pontificio sacrificio niissx, Francfort, 1614; De tolerantia reformatorum, Helmstadt, 1697; Digressio de arle nova contra Nihusium, ibid., 1634; et quelques autres écrits de moindre importance.

Fr.-Ul. Calixt, Catalogus operutn G. Calixti; H. Schmid, Geschichte der synkretistischen Streitigkeiten in der Zeit des Georg Calixt, Erlangen, 1846; W. Gass, G. Calixt und der Synkretismus, Bi-eslau, 1846; E. L. Th. Henke, G. Catixtus und seine Zeit, 2 vol., Halle, 1853-1856 ; Bauer, Ueber den Cha-

racter und die Bedeutung des calixlinischen Synkretismus. dans Theol. Jahrb., 1848, p. 163; Realencyetopadie fur prot. Théologie, 3- édit., t. m, p. 643-647; Kirclienlexikon, 2- édit., t. II, col. 1711-1715.

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