In peccato duo s
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;il : ministeno autem satis solum reatus toUitui'.
Baiana, p. 112.
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Il y a deux choses dans le péché, l'acte et le démérite; l'acte passé, il ne reste que le démérite ou l'obligation à la peine.
D'où il suit que dans le sacrement du baptême ou l'absolution sacerdotale, il n'y a proprement que la dette de la peine qui soit remise; le ministère des prêtres se borne à délivrer de cette dette.
Le pécheur pénitent n'est point vivifié par le ministère du prèti-e qui l'absout, mais par Dieu seul qui le vivifie et le ressuscite en lui inspirant la pénitence ; le ministère du prêtre remet seulement la dette de la peine.
du traité De oratione pro defunctis, uiiiii' di purification convient aux âmes lies il, rniii-. I i.iiii- I -I iiiiené à parler du péché et
de sa niiii- Il ili-iiii ii< deux choses : l'acte qui-
passe et le diiin t iit ipu diinmi e ; ce dernier est le reatus des théologiens, et Baius l'identifie avec la dette de la peine éternelle dont le pécheur reste passible, tant que son péché n'a pas été remis. Nous pouvons ici-bas être purifiés du péché quant à l'acte et quant à la dette de la peine, « car Dieu purifie intérieurement par lui-même les volontés des fidèles de l'acte du péché, et il les délivre aussi de la dette par ceux à qui Notre-Seigneur a dit : Quorum reniiseritis peccata rem illenlur eis.,» Vient ensuite la comparaison, familière à saint Augustin, de Lazare ressuscité ou vivifié par Jésus-Christ, mais dégagé
ilo ses liens par les disciples. « Donc, tant que nous sommes en cette vie, Dieu nous déli\Te par lui-même des œuvres du péché, et par le ministère des prêtres il nous délivre aussi de la dette qui s'attache au péché^ » Tel est le passage, d'où les propositions 56', 57« et 58' ont été tirées.
On le voit, Baius laisse complètement de côté un élément qui a pourtant son importance quand il s'agit d'établir la nature de l'efficacité sacramentelle et de l'absolution sacerdotale en particulier; c'est le reatus culpas, appelé aussi en théologie péché habituel, et se rattachant soit par définition, soit par voie déconnexion nécessaire, à la privation de la grâce sanctifiante, principe intérieur de justice et de sainteté surnaturelle. Le chancelier a beau dire, dans son apologie, qu'il n'a pas nié cet élément du péché; il reste vrai que. de son propre aveu, il l'a omis sciemment et volontairement. Cette omission, jointe à la friron dont il explique la justice et la justification, rendait suspecte la doctrine exprimée dans le chapitre iv sur l'état de péché et sur la nature de la régénération baptismale ou de l'absolution sacerdotale. C'est la moindre note qu'on puisse donner aux propositions 56% ôl' et 58'. Notre-Seigneur ne s'est pas contenté (le dire à ses apôtres : Remettez la dette du péché; il a dit simplement : Remettez les péchés. Quorum reniiserilis peccata. .loa., xx, 23. « La merveille n'est pas que le Christ vivifie, dit saint Jean Chrysostome, mais qu'il ait communiqué aux autres le pouvoir de produire le même effet. » Homil.,\l, in 11 Cor., P. G., t. LXi, col. «9. Les sacrements justifient le pécheur, et la justification, nous l'avons déjà vu, ne consiste pas dans une rémission quelconque des péchés, mais dans une rémission accoinpayn('e d'une sanctification et d'une rénovation intérieure; il y a donc, dans l'action sacramentelle et le ministère du prêtre, beaucoup plus qu'une simple remise de la dette due au péché. Corps de doctrine, c. x, Baiana, p. 175; Bellarmin, Refutalio liaii, fol. 186 sq. ; S. Thomas, Simi. theol., Ill-, Supplem., q. xviii, a. 1.