‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 51 sur 741 · Sacriflcium missa; non Le sacrifice de la messe · texte numérisé non relu

Sacriflcium missa; non Le sacrifice de la messe

.ilia ratione est saciificium, n'est sacrifice que dans le sens quam generali illa, qua omne général où le sont toutes les opus bonum, quod fit, ul sancta actions que l'iiomme fait pour socielate Deo homo inha;reat. établir enl II, V, VI ; sainte unie

Dieu

Prise sans correctif, cette proposition est hérétique. Kn effet, la foi catholique nous enseigne qu'il y a. dans la loi nouvelle, un vrai et unique s.Hiilice. mi .lésus-

Christ est offert sur l'autel .1 ni,-- HMim !■■ -.ni^l.inte

par le ministère exclusif il.- |>m i; . - ( ..ih ih .!■ I Vente, sess. XXII, CI sq., can. \ >:\. . I i.n/iii. ' i , 1',,. h., ,,lii,n, n. 816 sq., 825 sq. Il est donc iiii|H,- il.h .1 . inuI- i 1.

sacrifice de la messe avec tout auh. I 11. ,,iii,,m!,

action susceptible de recevoir, itm in n ilu m moins large, l'appellation de sacrili. I; n lu i i. n'en disconvient pas; mais il se pl;iMii un. i nr ni ,yi ,.n fasse de lui un hérétique en lui iiii iln mi l m um ni l'erreur énoncée dans la pni|iosili..n m \iii i I i i|ii(v

lion dorhin.ilr M- Ir.LN-r.ii m. | n I- l:ut.

•>>rnme l.i . -.,:,,, . , ■ . i .' ■• ■ ■,. ,,i , i ,,|,|is-

ciile Dr - Il- •'■ l'iil.l" n r,n ; : , . ..,!.■ d'in-

di<|ucr le- ^i.inJn> li^ie- 'I. ■ ■ 'i un 1; un- uni niuiilrer que la nies.su est un sacrilici,-. .\u cliapitro li, il définit le sacrifice : '< tout acte fait pour s'unir à Dieu par une sainte soeii'lé, c'est-à-dire rapporté à la fin sans laquelle

nous ne I I inii- . h lieiireux, » définition empruntée

à sainl \n I n, l)> .. itate Dei, I. X, c. vi, P. L., t. xi.i, col \^- ; I lin I I - .ictions appelées sacrifices, il faut en (h-im^n. i .1. di ii\ sortes. Il v a d'abord celles qui, de leur iialuie el iiid. |.eii.l,iiniii. ni .le tout rapport

de signification à qu(>l<|ii.' jnii. .Ij. i I agréables à

llieu, par exemple l'obéis^in. . 1.. i..i.|n.- du Christ, la coi.ilrilion, l'offrande de soi-in<iiii- el aiilres actes sem-

iOG

blables, où Baius voit des sacrifices proprement dits, proprie sacn/ieia, comme on peut s'en convaincre en lisant le chapitre v. Viennent ensuite les actions typiques, qui ne sont agréables à Dieu et ne sont sacrifices qu'en vertu d'un rapport de signification à quelque autre objet où se vérifie la première notion : tels tous ces rites b'-vitiques de l'ancienne loi qui figuraient les sacrifices demandés par Dieu aux fils de la nouvelle alliance, et plus spécialement le futur sacrifice de la croix. C. m. Comparés entre eux, les sacrifices du premier et du second genre ont de multiples différences : ceux du premier sont toujours agi-éables, peuvent être offerts par tous les hommes et n'ont de valeur qu'autantjqu'on les offre avec une vraie foi, une bonne conscience et une intention pure; ceux du second genre, au contraire, sont soumis à la loi du changement, ne [peuvent être offerts que par des prêtres et sont indépendants ;du mérite ou du démérite de ceux qui les offrent. C. iv. La messe rentre dans les sacrifices typiques, car elle représente la mort de Jésus-Christ comme passéel el [révélée au monde, mort que les sacrifices de l'Ancien Testament annonçaient comme future et voilée. C. v. Les autres sacrements ont également un caractère typique et sont, eux aussi, des sacrifices; mais la célébration de l'eucharistie mérite ce nom d'une façon particulière et à plusieurs titres, surtout parce qu'elle contient la sainte victime offerte sur la croix, et que, dans son effet, elle ressemble pleinement au sacrifice du calvaire. C. vi. Enfin, le côté significatif du sacrifice eucharistique se tire de l'espèce extérieure du sacrement, et de l'action extérieure qui s'opère autour de lui; l'espèce du pain nous représente Jésus-Christ comme le pain de vie el comme notre nourriture; la fraction de la sainte espèce nous représente l'immolation de Jésus-Christ sur la croix. C. VII. Le reste du traité est sans importance pour la controverse dont nous nous occupons.

Il n'est pas difficile de comprendre ce qui a fait extraire de cette doctrine la proposili.,n 1." On.in.I lî.iius divi.se les sacrifices en deux graml - . M -. i i -. . ii\ qui sont absolus et ceux qui sont t\|ii.|in - . n i l iiii-, il suppose que tous sont des sacrifices pi ..pi . m- ni .lils. Par conséquent, toutes les différences qu'il énumère en comparant la messe avec les autres sacrifices soit absolus soitrelatifs,tendentuniquementà la distingucrcomme tel sacrificede tel autre sacrifîce,plus ou moinsexcellent; mais la note de sacrifice proprement dit étant commune, c'est d'ailleurs qu'elle doit venir. Quelle est-elle enfin, cette note essentielle qui fait que la messe est un sacrifice proprement dit, et qui fait aussi que la contrition ou l'obéissance est un sacrifice proprement dit, dans l'opinion de raiiis" Cclle-ln même et celle-là seule qui est

ique

du sacrifice:

n-iclale inh.rreatur

II, , I.', ,1 , . . I I ., , 1, I I ,1 la proposition 'tô'.

M ,; 1 ,-. m. |. .1 I,. pin .-. .1. liMi .\uguslin et voulant

,l,-,,|i, ni \ voir ccquo ce docteur n'avait pas priMi^iidu

N lu lii. . c'est-à-dire la définition de ce qui est siieriliee ;iii -.n- propre par opposition à ce qu'on appell.. s:i<'rilice dans un -. n- l.i. .1 métaphorique, le cliane.dier

ne parvini i ■ in !.■ point précis de son eiivur.

.\ la fin .In I '• ■ .

d'un

nuque

c-ontr

y eut échaii;,e de lellies entre lui et deux de ses principaux adversaires, Cunerus Pétri et Josse de Ravestein. Voir, dans l'édition complète de ses fpuvres, Micliaelis Baiicollatio cum Judon /(.n,.;.,, .f r':,.,e,-o Peiri de sacrificio niissiB, p. 168 s.| I n m I ^ n\ lliéologiens

lui rappelèrent-ils que le - ' i-iiquo devait

consister dans l'oblation du .. ip i .in in;; de Jesus- Christ; Baius ne parut pas eonipreiidie la portée de celle assertion, et insista de nouveau sur ce qui dislinguaif à ses yeux le sacrifice eucharistique des autres sacrifices. De" là ses plaintes dans les deux apologies de

l'année suivante, comme dans sa déclaration de 1569; plaintes qui n'eurent pas d'écho; car, si lintention n'était pas hérétique, l'erreur n'en était pas moins grave et dangereuse, puisqu'elle tendait à détruire la vraie notion du sacrifice proprement dit. Bellarmin, Refutatio Bail, fol.2't7sq. ;De euchanslia, 1. V, c. ii ; Linsenmann, op.

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