‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 52 sur 741 · IX. PBOPOSiriOXS lŒL.iTlVES MX PEINES TEMPORELLE · texte numérisé non relu

IX. PBOPOSiriOXS lŒL.iTlVES MX PEINES TEMPORELLE

50. Quando pei- eleemosynas aluiiiue pœnitentiae opéra Deo salislacimus pro pœnis temporalil'ns, non digmim pretium Deo pro peccatis nostris offerimus, sicut quidam errantes au-

sallem ;Ji(iua ex parte, redemptores); sed aliquid facimus, cujus intuitu Cliristi satisfactio nobis applicatur et communicatur. De indulgentiis. c. viu ; Baiana, p. 113.

60. Per passiones sanctorum in indulgentiis communicatas non proprie redimuntur nostra delicla; sed per communionem cliaritatis nobis eorum passiones inipertîuntur, ut digni simus, qui pretio sanguinis Christi a pœnis pro peccatis del)itis liheremui-. De indulnciHiis. ibid.: Baiana, p. 114.

juslifif porali

L'acquittement de la peme temporelle, qui demeure souvent après le pardon du péché, et la résm-rection du corps ne doivent être proprement attribués qu'aux mérites de Jésus- Ctirist.

Quand, par nos aumônes et nos œuvres de pénitence, nous satisfaisons à Dieu pour les peines temporelles, nous ne lui offrons pas mie digne compensation pour nos péctiés, comme quelques-uns le pensent à tort :

autrement, nous serions en quelque laçon nos rédempteurs; mais nous faisons des œuvres en vue desquelles la satisfaction de Jésus-Christ nous est conmiuniquée et appliquée.

Nos péchés ne sont pas proprement rachetés par les souffrances des saints qui nous sont communiquées par les indulgences ; mais leurs souffrances nous sont appliquées par la charité qui nous unît à eux.

la peine temporelle qui ! après la rémission de la

Toutes ces propositions se rapportent à une idée que Baius développe dans le chapitre vin du traité De indulgentiis. Il se demande en quel sens on peut dire que les indulgences sont accordées par les mérites des saints, citix-ci n'i'l;int pas rédempteurs. Il ne faut point onteniliv |i,ii hi. i. |H,ii(|-il, qu'aucun saint puisse être auprrv (i II II I 1 i h. iliiin pour nos péchés, qu'il puisse

iiiériti I M I ,'i\(ii j!(f/ici(), que nos péchés nous

soient iluiii.-, l,ii JL.,iib-Christ est l'unique rédempteur et sa passion seule est un juste prix pour nos péchés. Mais Dieu attache la rémission des péchés et des peines temporelles aux mérites des saints et aux œuvres satisfactoires des justes, comme .Tésus-Christ attachait les guérisons corporelles à la foi des malades. Viennent alors les propositions SO' et 60% dont les deux autres ne sont qu une expression différente. Pour mieux comprendre la pensée de l'auteur, il est bon de connaître ce qu'il dit, dans sa grande apologie, pour défendre la proposition lOf: « Pour pouvoir parler proprement de récom-

pense, il faut un mériU' pendant; » ce qui ne • saints ou des œuvres i \ doctrine même du con< Benzinger, Enchiriclion

ni indécs des rès la

XIV, c.

'III

11 est étonnant d'entendre Baius invoquer l'autorité du concile de Trente, non pour en appuyer l'enseignement, mais pour le méconnaître et le dénaturer. Sans doute, c'est par Jésus-Christ et en Jésus-Christ que tout homme mérite et satisfait, et pour cela même nous ne

jamais, même partiellement, nos rédempteurs; mais il n'en est pas moins vrai que les bonnes œuvres, appuyées sur les mérites et les satisfactions de l'unique rédempteur, ont elles-mêmes une valeur intrinsèque dans l'ordre du mérite et de la satisfaction. Et quand ces bonnes œuvres se trouvent jointes aux conditions voulues, rien ne s'oppose à ce qu'elles soient une juste compensation pour la peine temporelle due au péché pardonné, et par conséquent à ce qu'elles aient une valeur méritoire ou satisfactoire de eondigno. En exigeant que la valeur iiiêuu' îles actes soit indépendante de tout autre i.iiiuipr. Iliiius a confondu avec la simple salisfaclion i/.' inmUitiio ce qu'on appelle satisfaction en toute riiin m il>' juslice; ou bien encore, il a confondu le m^ lil' < i I i ^:ili^l:iction qu'on a par sa propre vertu avec 1. mniii- ri i.-, satisfaction qu'on a par participation :i l.i \rihi iliin autre, Jésus-Christ dans le cas pré.sent. Du reste, par suite de ses idées erronées sur le fondement du mérite dans l'état présent comme dans l'état de justice originelle, le docteur lovaniste ne pouvait pas concevoir cette valeur intrinsèque que les bonnes œuvres des justes doivent à la grâce de Jésus-Christ, les pénétrant en quelque sorte et les informant dans l'ordre du mérite et de la satisfaction. La doctrine catholique lui devenait, sur tous ces points, inintelligible. Corps de doctrine, c. xiv, Baiana, p. 180 sq.; Bellarmin, De pœnitentia, 1. IV, c. vu sq. ; Vasquez, Comment. inSum. tlieol., III». q. xciv, a. i, dub. 3.

72. Omnes omnino justorum afflictiones sunt ultiones peccatorum ipsorum : imde et Job et martyres, quœ passi sunt, pi'opter peccata sua passi sunt.

.\iiiiijl.. le, !» C.cnsur. Sor-

tractum , omnesque ejus ictiones in hac vita sicut et irum justorum fuerunt ultiopeccali actualis, vel origiis. Ibid.; Baiana, p. 121. .

Toutes les afflictions des justes, sans exception, sont des châtiments de leurs péchés ; ainsi ce que Job et les martyrs ont souffert, ils l'ont souffert pour leurs péchés.

Personne, excepté Jésus- Christ, n'est exempt du péché originel; la sainte 'Vierge est donc morte à cause du péché qu'elle avait contracté en Adam, et toutes les afflictions qu'elle a éprouvées ici-bas, ont été pour elle, comme pour les autres justes, des châtiments du péché actuel ou originel.

Ces deux propositions se trouvent parmi celles qui furent déférées aux universités de Paris d'abord, puis d'Alcala et de Salamanque. Les remarques de Baius sur la censure de la Sorbonne montrent qu'il avait enseigné, ,.ii iIn iiMiiii- i|it'il i-iiiii <.!!■■ .Ln'ti'ine, puisqu'il la dé- I . i:, I 1 jiliis tard dans l'apologie

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