‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 53 sur 741 · I.: i / . .:i. .|., 120 sq. L'important · texte numérisé non relu

I.: i / . .:i. .|., 120 sq. L'important

, x! ,lr ,1.1. I 1111111! -..Il- .j;!. I Lippurt elles ont été condamnées. L'n point est incùuti'Stable: elles l'ont été du moins pour celte thèse absolue, énoncée d'une façon générale dans la proposition 72' et appliquée à la très sainte Vierge dans la proposition 73", que toutes les afllictions des justes sont les châtiments de leurs péchés. Pour parler avec Suarez, « on ne peut dire sans témérité que toutes les afflictions des justes, des martyrs, de Job lui-même, ont été la punition de leurs fautes ; c'est là une assertion sans fondement et, qui plus est, contraire aux saintes Écritures. Le péché originel est bien d'une certaine façon l'origine et la cause de toutes les pénalités de cette vie, en ce sens qu'il a mis l'homme dans l'état de passibilité; mais il ne s'ensuit pas que toutes nos afflictions ici-bas soient proprement la peine de ce péché, surtout quand il a été remis. Il est également faux qu'elles soient toujours la punition de péchés actuels ; Dieu en envoie souvent ou en permet, dans la disposition secrète de sa providence, non pour punir des péchés commis, mais pour éprouver la patience, comme ce fut le cas de Tobie et surtout de Job, ou pour manifester sa

lut)

propre gloire, suivant la parole de Jésus-Christ à l'aveugle-né, Joa., ix,3. » De yratia, prolegom. vi, c. n ,n. 16. Même réfutation dans le corps de doctrine des docteurs de Louvain, c. vu, Baiona, p. ili. Quesnel ayant renouvelé plus tard l'erreur de Baius, Clément XI la proscrivit une seconde fois. Denzinger, Enchlridion, n. 1285. Sur cette proposition 70' de Quesnel, voir Jacques de la Fontaine, Constitutio Unigenitus tlieologicepropugnata, in-fol., Rome, 17-21, t. m, col. a53 sq.

La condamnation s'étend-elle plus loin, du moins en ce qui concerne la proposition 73% complexe en son contenu? Suarez ajoutait : « Ce qui est plus répréhensible encore, c'est de tenir le langage en question au sujet de la bienheureuse Vierge, et surtout de le lui appliquer sous cette disjonctive : uUiones peccati actualis vel originalis, comme si l'on mettait en doute son exemption de tout péclié actuel. » Cette dernière considération n'est pas di'eisive; rien n'autorise à penser que Baius ait réelleinenl hésité entre les deux membres de l'alternative, et qu'il ait douté d'un privilège formellement revendiqué pour Marie au concile de Trente, sess. VI, can. 23. Denzinger, Enchiridion, n. 715. On doit plutôt penser qu'énonvant une disjonctive où l'un des membres n'était pas applicable à Notre-Dame, il affirmait ainsi équivalemment le second membre; en d'autres termes, il prouvait indirectement, par l'application du principe général qu'il avait posé dans la proposition 72'', ce qu'il avait avancé dans la première et seconde partie de la proposition 73'', à savoir que Marie avait été conçue avec le péché originel et que de là venaient sa mort et les aOlictions qu'elle avait éprouvées ici-bas. Dès lors, on est amené à se demander si cette dernière proposition n'est pas condamnée dans ses deux premières parlies, aussi bien que dans la troisième. Un certain nombre de théologiens l'ontsoutenu, comme on peut le voir dans l'ouvrage de Passaglia, De immaciilato Deiparx semper virginis conceptu, in-fol., (Rome, -ISSi, n. 1848 sq. La Sorbonne censura elle-même toutes les parties de la proposition comme hérétiques, mais en supposant que le concile de Bàle avait défini authentiquement l'immaculée conception de Marie. Les universités d'AIcala et de Salamanque n'allèrent pas si loin, et ne jugèrent pas que, de ce chef, on pût traiter l'assertion d'hérétique ou d'erronée. Suarez dit pareillement : k Cette proposition n'est point proscrite pour enseigner que la sainte A'ierge a été conçue dans le péché originel. »

En présence de ce désaccord, une distinction parait nécessaire. Prises en soi, les deux parties de la proposition 73'' qui rejettent la conception immaculée, n'ont certainement pas été proscrites par saint Pie V comme hérétiques ou erronées; la controverse était permise alors, elle est restée libre longtemps encore après cette époque. Mais il faut tenir compte aussi du ton absolu qui caractérise la négation et surtout des circonstances dont elle fut accompagnée. Elle se produisit au début de la controverse entre le parti naissant de Baius et les cordelicrs de Flandre. Baius, on le voit par ses apologies, rejetait l'immaculée conception; l'attaque, de la part de quelques-uns au moins, fut violente et sans mesure. On peut en juger par une lettre que l'ami de Baius, Jean Messels, écrivit au P. Antoine Sablon; il y appelle la dévotion envei-s Marie immaculée une superstition. Ms' Malou, L'immaculée conception de la bienheureuse Vierge Marie consifiérée cimime dogme de foi, Bruxelles, 1857, t. I, p. 71 sq. fimise dans ces circonstances et prise dans le sens agressif et injurieux de ses auteurs, la proposition 73" devenait, sur le même point de ceplion de Marie, témér; " " ~

ori'illL's pies. Lesdocliiir sion àce d'-faul .|m.iii.I. ,i contre auc l hniii.

DUlinl

e, scandaleuse et offensive des • Louvain semblent faire allu- ■^ .ivoir rappelé qu'on n'allait lu saint-siège en soutenant t.- exempte du péché originel, 'U le fasse avec modestie. »

Page 1