‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 522 sur 741 · X. Thallh'i' / ' ' ' ' , ', ^'In.lisclicn Katechismus in · texte numérisé non relu

X. Thallh'i' / ' ' ' ' , ', ^'In.lisclicn Katechismus in

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/i„,u, , -. ' ,■ , . J , 1,1 , P,iiis, 1852, t. xxiv,

p, -jr,'!.-,],, |,i I , u-, uiiii,. .ii.ui- du cu, -■lusine de Canisius.

III. C,\i;.\i:Ti:i;isTioi i; kt iiùpe de CanisiuS. — La doctrine de Canisius ne donne pas lieu à une étude spéciale: c'est la doctrine traditionnelle de l'Église catholique, exposée avec clarté dans le catéchisme, défendue avec dignité dans le grand ouvrage contre les Centuriateurs et proposée avec onction à la pratique des fidèles dans les livres d'édification et de propagande religieuse. Les points de doctrine que les circonstances amenèrentle Bienheureux à mettre plus particulièrement en relief ressortent suffisamment des deux premières parties de cet article. Un seul exige quelques mots

CANISIUS

ilexpUcalion. Dans le camp proteslant on n'a pas craint a avancer (|lii> le principal obstacle à la continuation de

i\iiui,ii:i' riiiiiiv les Centuriateurs fut une certaine déli.iii.i' ^|ii iniMirnt éprouvée les supérieurs de Canisius i 1. \.iii ii.iiii 1- de la primauté de saint Pierre et des |. iiiil - loiiiains, à cause de ses tendances épincopas/ s. Drews, op. cit., p. 133 sq. Supposition de pure liniiisii-, dont la fausseté est pleinement démontrée par II- I' llivs (|ui s'écliauyéiTiil, dans l'occasion, entre le IV ll.ill.- .1 Ir. L- ihi.i-rs ,|.' I .n\,. . \ii reste, il suffit ■ i .un ni i i N ■ ■ , , , , . aux articles

r.u-l. i) . .1./, ,<vu .jaui ..u y.'. ..V.Ma Da:' eCvurl. 'M : Pcfqtius laitdon nos docet Hpirilus in Ecclesia verita- /e»!?el l'on se convaincra facilement que les supérieurs de Canisius n'avaient pas à se délier de sa doctrine sur

clesiie

pnmatum, ni sur Liiilunle mi|iiviih (ie< |„,iiiiles romains, pênes ijikjs <lr k.i, ris ,l,'ii,ii<iiih m(/./v,/i,( scmper potestas futt. Cf. Liraunsbeiyer, K/dalcIiung, p. 87 sq. Qu'on lise encore le Teslantenl du Bienheureux, l'Aullioris confessio placée à la lin du livre De Maria Virçiine, sa correspondance où la préoccupation de sauvegarder la primauté du pape dans toute son intégrité revient si souvent, où il souhaite de voir se former un ordre de vrais chevaliers de saint Pierre, composés de savants, de nobles et de grands, qui se dévoueraient sans réserve à la défense du pontife romain. Epist., t. II, p. 368. Canisius marcha toujours de concert avec les évêques dans l'œuvre do la réforme religieuse, c'est vrai; mais quel iM|.iiMii i ,1 11 , ntre cette conduite et Vépiscùpalismc jn i: I ne ne

s'y est pas trompée; elle a dit du l.i ni m i: 1 ms le bref de béatification : « Son attaclienn ni > i .ni ilMjuement au souverain pontife ne connaissaient point de bornes. Il avait consacré aux successeurs de Pierre tous ses talents, ses efforts, ses peines, sa vie tout entière. »

Si la caractéristique de Canisius n'est pas dans la doctrine, où la trouver'.' Dans l'ordre pratique; il fut surtout, et il fut à un degré éminentun homme d'action. L'esquisse faite de sa vie l'a prouvé. Les rapports que ses premières fonctions lui créèrent avec les deux principales universités de Bavière et d'Autriche; les ressources dont il disposa comme fondateur et premier provincial de son ordre en Allemagne; l'influence qu'il acquit bientôt sur les princes catholiques, séculiers ou ecclésiastiques; la part qu'il prit aux diètes de l'Empire; sa présence, si courte qu'elle fut, au concile de Trente; les ministères qu'il exerça dans les plus grandes villes, tout convergea vers le même but pratique : développer parmi les catholiques un mouvement de foi active et militante, et opposer ainsi au protestantisme une résistance efficace.

Son apostolat littéraire, dogmatique ou populaire, poi'te le même cachet. S'il fallait, suivant l'antique usage, donner à ce docteur un titre, aucun ne lui conr viendrait mieux que celui de Doctor jyi-atictis, en ce double sens qu'il portait les autres à l'action, et qu'il ne s'arrêtait pas lui-même à la pure spéculation. Rien de plus évident pour la série de ses écrits, qui tendent directement à l'instruction et à l'édification spirituelle de ses coreligionnaires. Parmi les autres ouvrages, tel qui, à première vue, semblerait plutôt rentrer dans la ligne de l'érudition critique, a, dans la pensée du Bienheureux, une tout autre signification; par exemple, l'édition des œuvres de saint Cyrille d'Alexandrie ou celle des œuvres de saint Léon le Grand. On a justement fait observer que le choix de ces personnages ne fut pas chose indifférente pour l'éditeur; ses préfaces montrent que dans l'enseignement de ces deux illustres docteurs de l'Église, il voulait offrir aux catholiques d'irréfutables arguments contre l'hérésie, mais qu'en même temps il les proposait eux-mêmes aux évêques de

son temps comme des modèles à imiter, quales si pmfecto haberentus episcnpos. Epist., t. i, p. 378.

Il serait inutile d'insister sur le côté pratique des écrits publiés par Canisius contre le protestantisme. Avec quelle netteté et quelle profondeur il comprit l'essence même et la portée de cette hérésie, on peut en juger par les notes autographes, encore inédites, dont parle le P. Riess, op. cit., p. 419 sq. En face de la fausse liberté évangélique, que prêcha Luther, le premier jésuite allemand se fit l'apôtre de la vraie, celle qui délivre réellement les âmes de l'erreur et du péché; de là son rôle de réformateur vis-à-vis des siens, de contreréformateur vis-à-vis des autres.

Parce qu'il combattit pour Rome, on lui a reproché parfois de n'avoir pas été véritablement Allemand. G. Kruger, op. cit., p. 4 sq. Assurément, il ne fut pas Allemand à la manière de ceux qui font de roi)posilioii à l'Église romaine un article de leur charte palriolique; il ne voulut pas l'être ainsi, pas plus qu'il ne voulut dans son ordre d'un nationalisme étroit. Slat apostolica sen'.per senlenlia : In. Cliristo Jesu non est Judœus; neque Graicus, non est barbarus, neque Scliytlia, etc. Epist., t. I, p. 326. Il fui Allemand couuiio l'avaient été

ses ancêtres, il aini:i ! All.nii.n. (Mllmliiini' ne ils

l'avaient aimée; c'ei . \i [ nn < (|iril

rêva de voir reviM- \' i |. nimir. ei

particulièrement K- i niinni- ^n il eir,,,\,iii i Kume et dont beaucoup passèronl sous lus yeux des papes, montrent combien il aima l'Allemagne de son temps, avec quel dévouement et quelle constance il se fit l'avocat de sa nation auprès du saint-siège, avec quelle indulgence il jugeait et excusait les égarés de son peuple, avec quelle insistance il suppliait de traiter les Allemands doucement et délicatement : Meniores nos esse oportet delicatiores esse Germanos. Epist., t. m, p. 252; cf. .lanssens, op. cit., t. iv, p. 409 sq. C'est dans le même esprit qu'au concile de Trente, il conseilla et persuada de faire précéder d'une exposition de la doctrine les canons dogmatiques où seraient condamnées les erreurs relatives à la communion sous les deux espèces et à la communion des enfants. Epist., ibid., p. 735 sq.

Cette mansuétude et cette délicatesse, il les voulait en tout, même dans la polémique. En 155'7, il écrivait à un ami, Guillaume van der Lindt (Lindanus) : « C'est la modération jointe à la gravité du langage et à la force des arguments, que tous aiment et recherchent... Ouvrons les yeux aux égarés, ne les exaspérons point. » Epist., t. II, p. 75, 77. Ce n'était pas faiblesse; Canisius savait stigmatiser l'erreur et, quand il le fallait, les coryphées de l'erreur et leurs œuvres de destruction. Ibid., p. 267, 670. S'il s'agissait de préserver la foi de sujets catholiques contre le venin de l'hérésie, il n'hésitait point, on l'a vu, à sanctionner ni même à conseiller la répression des apôtres de l'erreur. En cela pourtant il faudrait distinguer ce qu'il admettait en principe avec tous les théologiens de son temps, et ce que les souverains d'alors se croyaient en droit de faire suivant la législation courante. Epist., l. i, p. 462; Janssens, op. cit., t. v, p. 48i.

Si maintenant nous passons de l'œuvre aux résultats, le jugement, ou plutôt la constatation est facile. Maint auteur a fait le tableau de cette contre-réforme religieuse ou renaissance catholique dont Canisius fut, non pas le seul ouvrier, l'œuvre fut collective et de longue durée, mais le promoteur et l'apôtre. C'est un fait que le catholicisme se maintint et refleurit dans les pays où s'exerça son apostolat; des évêques et beaucoup d'autres personnages qualifiés ont souvent exprimé l'intime conviction qu'il fallait en grande partie en savoir gré à Pierre Canisius. Voir dans les Actes de la béatification, Positio super virttttibui, in-fol., Rome, 1833, la série des Eloç/ia ou Encomia. Summarium, § 123 sq. Sur ce point, d'ailleurs, catholiques et protestants sont d'accord. Après

CANISIUS — CANO

avoir parlé de l'aclion du Bienheureux en Bavière, en Autriche et en Bohême, l'auteur de l'article Canisius, dans la Realencyklopâdie fïir protestantische Théologie und Kirche, conclut : « Non seulement il a imposé à la marche en avant du protestantisme un arrêt définitif, mais il a en partie préparé, en partie achevé le plein triomphe du catholicisme en ces contrées. » Be son côté, P. Drevvs ne se contente pas de proclamer « que jamais l'Église catholique n'a eu de champion plus infatigable »; il ajoute plus loin : « On doit reconnaître que du point de vue romain, il mérite le nom d'apôtre de l'Allemagne. » Op. cit., p. 80, 103.

Et tel est bien le glorieux titre dont la reconnaissance des catholiques a honoré le zèle apostolique de Canisius; titre qui domine parmi tant déloges, rappoi-lés dans les Actes de sa béatification, loc. cit. Titre officiellement consacré par l'Église dans les leçons de sa fête, et solennellement rappelé par Léon XIII, dans l'encyclique du troisième centenaire : Iwminem sanctissimum , altenim post Bonifaciiim Germanim aposlolum.

Le caractère et le rôle de Pierre Canisius ont été appréciés dans la plupart des biographies citées précédemment; il suffira d'ajouter quelques études d'ensemble ou articles de circonstance. A. Werler, l.''ben uimiczeiclinete hcithoUken, in-8', Schaffhouse, 1^:.-.^, ' ii. '' /■' /'. ■- '..-.,, s,,. . , tempi moderni, dans 1,1 I -,, II. p. 385 sq.; card.

O. B;in-. I: ; / lettre pastorale.

Vienne, l^i- \ \' ' - ' ;. ' • sr/ii a'iH're, trois

articles dans le-^ 1/ lu:-, \^''o, t. vi,

puis brochure dt'i i ■ '■ !■ ~ ' ' wisius,

Aans Kirchenle.il I. j ' . i, 1^-:!, t. n,

col. 1796 sq. ;C- G. iiii:i.iii^ ill i.i- - ' /. ■,cnbH

der. Historische Vortrwje. in-8-. li i . i > u, 1883, p. 114 sq. ; O. Braunsberger, S. J., /e-/ ' 'iinrium

des sel. Petius Canisius, dans Sli„n, i; i-!.nach,

Fribourg-en-Brisgau, 1897, t. lu, p. \ -i M /■ ■• '. c l'elrus

Canisius und dn ' ' ir. /•- , . r ,,,-,,.,s»ic/(fceiI sci-

ner Zeit, dans 1 1 - ■•"'•■lalsclirift,Un7.,

1897, p. 509 -sq.: 1 I . ; ...• centenaire du

B (V,,,iis,i(.v. .1.111. I ■ - l'.iii.^. 1897. t. LX.Kiii.

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