‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 524 sur 741 · CANON DE LA MESSE. n,i ; Il,, .ainsi · texte numérisé non relu

CANON DE LA MESSE. n,i ; Il,, .ainsi

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Sanclas et qui linit au Vater. Sou uoiii Un vient de sa fixité réglée par les lois de l'Église; de là les termes de prière légitime, legitimum, S. Optât de Milève, 1. II, P. L., t. XI, col. 965, ou canoniiiiic, cation, S. Grégoire le Grand, Epist., 1. IX, epi-l. \ii: 1. XIV. epist. il, P. L., t. Lxxvii, col. 956, lac.. , ni|.|..x. - |...iir la désigner. On l'appelle encore seei-rim,, ..n ^. ,./,;,», prière secrète, en raison de l'usage exislant a lioine, mais qui ne devint général en Occident que vers la fin du x" siècle, de réciter le canon à voix basse. Enfin, attendu que le canon comprend l'acte essentiel du saint sacrifice, celui par lequel se consomme l'immolation mystique de .lésus-Christ, il est une prière mystique, myilicani precem, S. Augustin, De Trinilate, 1. III, c. v, n. 10, P. L., t. XLii, col. 874, ou encore la prière par excellence, precem, S. Innocent I", Epist., xxv, ad Décent., P. L., t. XX, col. 553; S. Grégoire le Grand, Epist., 1. IX, epist. XII, P. L., t. Lxxvii, col. 956, et surtout l'action par excellence, actio, puisqu'on récitant le canon on répète, conformément à l'ordre de Xotre-Seigneur : Hoc facite in meam commemorationetn , ce qu'il a fait à la dernière Cène. .\ la vérité ce nom d'action, encore employé aujourd'hui, ne désigne strictement que la consécration, Walafried Slrabon, De rébus ecclesiaslicis, c. XXII, P. L., t. cxiv, col. 948; cf. t. Lxxviii, col. 273-274, mais il était naturel de l'étendre aux autres parties du canon, vu leur intime liaison avec l'action sacramentelle proprement dite. De là l'expression : infra actionem, qui sert, dans le missel, à repérer l'endroit du canon où doivent se faire, à certaines fêtes de l'année, les intercalations qui leur sont spéciales. Dans les textes liturgiques, le canon est souvent désigné par le nom de canon actionis. Cf. Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie de dom Cabrol, t. i, col. 446-449. — I. Genèse. II. Composition actuelle et signification du canon de la messe, et principalement du canon en usage dans l'Église d'Occident.

I. Genèse du caxon ue la messe. — D'après le concile de Trente, sess. XXII, De sacrif. missse, c. iv, le canon de la messe est composé des paroles de Jésus-Christ, lies traditions apostoliques et des institutions des saints pontifes. Toutes sommaires qu'elles soient, ces indications résument bien l'histoire des origines du canon et même

CANON DE LA MESSE

celle des divergences qu'il présente dans les différentes liturgies d'Occident et d'Orient.

1» Le canon de la messe dans les Églises orientales. — 1. Les paroles de Jésus-Christ, par lesquelles s'opère la consécration, sont l'élément fondamental du canon de la messe; aussi les retrouve-t-on encadrées dans le rticit de l'institution de l'eucharistie, dans toutes les liturgies, sans aucune exception. Les termes sont empruntés aux récits évangéliques et à l'exposition de saint Paul, I Cor., xi, 23-26. Cependant aucune liturgie, orientale ou occidentale, ne s'en tient exclusivement aux textes scripturaires ou ne reproduit celui de saint Paul sans omission. La plus remarquable des variantes est signalée par M^' Duchesne, Origines du culte chrétien, 3e édit., Paris, 1902, p. 2-16; elle consiste dans la glose qui suit la seconde consécration. On lit à cet endroit, dans le missel mozarabique, cette formule qui s'inspire visiblement d'un texte de saint Paul, I Cor., xr, 26 : Qitotiescumque manducaveritis hune patiem et calicem istuni iiberitis, morlem Doniini anminliabilis donec ventât in claritatem de cselis. Un développement analogue se rencontre dans la liturgie des Constitutions de saint Jacques, de saint Basile et de saint Cyrille de Jérusalem. Voir Consécration.

2. « Faites ceci en mémoire de moi, » avait dit Jésus- Christ en instituant l'eucharistie. Il n'est pas douteux que les apôtres ont obéi à cet ordre, qu'ils ont célébré les saints mystères, d'abord à Jérusalem, avant de se séparer, puis, dans les régions où ils allèrent porter la lumière de l'Évangile. Cf. Act., xx, 7, M. Il est d'ailleurs logique de supposer que dans les Églises fondées par eux, ils ont implanté la liturgie qu'ils avaient pratiquée en commun à Jérusalem; mais quelle était cette liturgie"? Les apôtres se contentaient-ils de répéter les paroles de l'institution, ou bien y ajoutaient-ils certaines prières? Et ces prières étaient-elles fixes ou chaque célébrant pouvait-il les variera volonté? La réponse à ces questions justilierait du même coup les hypothèses qui en sont le point de départ.

3. Or, la solution de ces problèmes n'est pas donnée par l'Écriture, mais on peut la conclure de ce fait que les liturgies orientales du iv<^ siècle, c'est-à-dire les liturgies les plus anciennes dont le texte est arrivé jusqu'à nous, s'accordent entre elles pour les parties principales du canon. Sans doute, l'accord n'est pas littéral : telle prière est plus développée et telle autre est raccourcie; l'ordre des parties est parfois change, mais le sens reste le même. Ce fait ne peut s'expliquer que par l'unité d'origine des différentes liturgies, et dès lors qu'on ne peut attribuer cette origine à aucun concile général, on est fondé, d'après la règle connue, S. Augustin, De bapt., I. IV, 2i, P. L., t. XLiii, col. 174, à la faire remonter aux apôtres eux-mêmes. Saint Basile, Liber de Spiritu Sancto, c.xxvii, n. 60, P. G., t. xxxii, col. 188, signale expressément, entre autres traditions apostoliques, les paroles de l'institution de l'eucharistie qu'il faut réciter pour consacrer le pain et le vin, et il demande qui, sinon les apôtres, nous a transmis les

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