L-pie
.. "T'.j T?,ç £0x»pt<rxtaç xa'i to'J Tto-yipiov -'.-■'.i,r/ ÈYypàçtûç rt'jiX'J xaTaXé>.oiîr£v ;
I ■ i|ne canonicx précis textum ... ex
i.1,/1^ .11, accepimus, et c'est la raison sur fonde pour recommander le canon à la vénération des Espagnols, à qui il l'envoie. Labbe, Concil., t. V, p. 313. Au cours de la discussion qui eut lieu au concile de Trente au sujet des traditions apostoliques, un Père de l'assemblée soutint, à la congrégation générale du 5 avril 1546, que c'était une impiété de recevoir ces traditions et les Ecritures pari pietatis affectu. Le cardinal de Sainte-Croix, qui présidait, lui demanda au trciditio canonis missx sit recipienda pari pietate cum libris sacris, il répondit : Sic, ut Evangelium.
A. Theiner, Acta genuina ss. (ecum. coiic. Tridentini, Agram, s. d. (1874), t. i, p. 85.
4. L'unité de liturgie dans les Églises apostoliques serait directement démontrée s'il était vrai que la liturgie primitive de l'Église est contenue, sans notables altérations, dans le 1. VIII des Constitutions apostoliques. D'après Maf Prolist, Liturgie des drei ersten christiichen Jahrhunderte, p. 341 sq., et d'après Bickell, Messe und Pascha, Mayence, 1872, celte liturgie serait bien antérieure à l'an 200; mais son étroite ressemblance avec les liturgies syriennes, telles que celle de saint Cyrille de Jérusalem et celle dite des homélies de saint Jean Chrysostome, justifie l'opinion de Mai- Duchesne, Origines du culte chrétien, p. 57, 64, qui l'attribue à la fin du iv« siècle et y voit l'exacte représentation de la liturgie des grandes Églises de Syrie. Néanmoins, puisque la liturgie des Constiltitions apostoliques n'était en usage, au iv siècle, dans aucune Église déterminée, Duchesne, p. 64, il est admissible quelle soit la restitution d'une liturgie plus ancienne ; de iiiit, elle est remarquablement d'accord avec les données liturgiques éparses dans les ouvrages les plus anciens des Pères et écrivains du i" au iv siècle. On serait donc fondé à dire que la liturgie de ce VIII" livre et les autres liturçies syriennes du iv siècle reflètent avec une particulière fidélité les traits généraux de la liturgie en usage chez les premiers successeurs des apôtres.
5. Cependant, une sérieuse objection à cette conclusion se présente à la lecture de la Doctrine des douze apôtres. Cet écrit fort ancien, à tout le moins contemporain de saint Justin, dit Msn' Duchesne, p. 52, indique en effet, c. IX, X, Funk, Patres aposlolici, 2« édit., Tubingue, 1901, t. I, p. 20-24, touchant la manière de « faire » l'eucharistie et sur le rôle l.iissé aux « prophètes » en cette circonslanco, il" rrrinnl. . oi plutôt permet un arbitraire, iiui <':ii i i l'iiient la fixité de rites et depriuiv- ni-ii' , . ! I il <s. Plusieurs solutions sont eu |ii.-.iir. I , l'iiMi.ir, (le Ms' Duchesne, p. 53- 54, cf. |i. is-'i'.i. iM,,-i~l.' i\ y reconnaître des usages particuli I - . i i iln im . le prophétisme n'ayant duré que peu de Uiiip>, I iiiuiiialie liturgique qui en est résultée disparait dan» 1 fustinble de l'histoire des premiers siècles de l'Église. D'ailleurs, saint Justin, I Apol., 67, P.G., t. VI, col. 429, reconnaît que l'évêque improvise les formules. Cf. Funk, op. cit., p. 25. C'est sans doulo en ce sens qu'il faut interpréter saint Grégoire le Grand, Ad Joannem Syracusanum, 1. IX, epist. xii, P. L., t. Lxxvii, col. 957, lorsqu'il semble dire qu'au temps des apôtres il n'y avait de fixe, dans les prières accompagnant la consécration, que la seule oraison dominicale. Les deux autres réponses interprètent les c. ix-x de la Doctrine dans un sens dilîérent de la célébration proprement dite de l'eucharistie. M. l'abbé Ladeuze, Revne de l'Orient chrétien, 1902, p. 339 sq., y voit la célébration des agapes; d'après Mar Probst, op. cit., p. 324 sq., il s'agirait de la manière de donner la communion à domicile et de faire l'action de grâces, tant en présence de docteurs qu'en leur absence. Toutefois, ces deux dernières interprétations, trop éloignées du texte, paraissent devoir être rejetées.
6. La préface et le Sanclus trois fois répétés, puis après la consécration, l'anamnèse Unde et memores et l'offrande qui l'accompagne, l'épiclèse, le Mémento des vivants et le recours à l'intercession des saints, enfin le Mémento des morts, se retrouvent plus ou moins explicitement dans toutes les liturgies orientales du iv siècle, qui, du reste, se ressemblent beaucoup entre elles, même pour les autres parties de la messe. Duchesne, op. cit., p. 61-62; G. Wobbermin, Altchristliche lilurgische Stïwke aus der Kirche /Egyptens, dans Texte und Unters., Leipzig, 1899, t. xvii, fasc.3, p. 4-6. On ne peut pas toutefois leur attribuer avec certitude une origine apostolique. Dans les premiers temps de l'Église on pro-
CANON DE LA MESSE
. il:iii partout à peu près de la même manière et il y i\:n( iinirormité pour l'essentiel du sacrifice; mais il est liiiliMv^ilile d'admettre une complète identité de tous les ilil,\ils, même dans les Églises fondées par les apôtres. • Ce n'est pas aux premiers jours que l'on peut attacher lUX choses de cet pt les (ÏNO. P.ii :'. p.
les rite- -■. |.ii,..ini imposâiil.- ^ I ..■u.y
le th.
qua à l'oflici.inl l'ordre dans leqi; un dernier pas i
l'importance qui
liabitudes devinrent des rites; I cérémonies de plus en plus
s; en même temps, on arrêta Ir^ exhortations : l'usage indi- I .|ii il devait développer et
Ml h ii:iilor. On fit plus tard iiiii Ji ~ l'iirmules fixes qui ne
<el
(i'J-i, l'iul..,!, l..i.i,:j„/ ./,'.■ ,/,;: . ,..l, u J.^iUti.hcuJalir- Jtunderte, Tuijinguo, 1S7U.
2° Le canon de la messe dans les Églises occidentales. — Le canon occidental est donc en substance identique au canon oriental. Il n'en peut être autrement si, comme il est naturel, saint Pierre et saint Paul ont apporté à Rome la liturafie qu'ils avaient introduite à Jéni^nlom. Antiorho, etr. Cf. S. Isidore ilo S.'vmp. Ih-nfli- ,-ii^^ \ \. r. \:. /', /,,, I. iNNMll, r..l -%■: I' .|li. -irs ce
lllr>r
Fun]<, J\ii,. s ,./i:-w-'/,v,. -j . ,iii.. y„\.,u,iu-. r.ini, |i i.'i-
•180, etlapivMM. M' \|i,ilM,,. ,1 . - inil .In^hn. n.r,:,, /', /, . t. VI, col. r-JS. -niil.l.iil h h II . l.iMir .|ih> l.i liliir^n' [n mu tive était, daii.s .-i.i ilipusiliuu -.uir.ilr, l.i iiiriiR' vi\ Uricnl et en Occident. Toutefois, on n'en pourrait conclure que le canon romain, sauf quelques modifications introduites plus tard, est d'origine apostolique. II faut descendre jusqu'à la fin du iv siècle pour trouver des détails précis sur le canon de l'Église romaine. Les dernières modifications qu'il a subies ont été arrêtées par le pape saint Grégoire ,'.">90-fi0i.). Lihcr paiilifimUs, édit. Duchesne, t. I. p, :'>IJ: ,111 iMiiiiinniiiiiiiil ilu vi" siècle, l'auteur du J.ihrr i>oniiji,'<ili^ iii iiirlr roiiiiiir d'une formule fixe et il.' Iriinir iMiiiiiii' ( lu |irii-i' uiîiéralement que dès le comineiiciiiM ni du \ h rli', I ordre du canon romain était déjà n- i|ii il . -I miiiilenant. Ainsi son histoire ne s'étend -iim .m il, l,i ,1. iloux siècles. Elle peut se ré-
1. I , /.//'.. i^niili/icalis, édit. Duchesne, t. i, p. 128, cf. |i r.i;-:.7.,,iiiiliiie à saint Xystel" (117-126) l'insertion du .s..,/,^.^ ,,.(,.< (ïcJioneîu ,• mais cet hymne, commun à toutes les liliirgies, fait partie du noyau primitif de la messe. Dans la plupart des liturgies orientales, la préface et le Sanctiis sont reliés à la consécration par une courte transition destinée à amener le Qui pridie quam patereltir. Cf. Duchesne, op. cit., p. 61. A Rome, au contraire, comme à Alexandrie et à Milan, dés le ive siècle, le Mémento précédait la consécration. Duchesne, op. cit., p. 179; Probst, Liturgie des iv Jaliv- Imnderles, p. 249.
2. Dans sa lettre xxv à l'évêque Decentius, P. L., l. XX, col. 553, qui l'avait consulté sur la coutume, suivie en certains endroits, de faire le Mémento avant le commencement du canon, ante precem. Innocent !«' (401-417) répondait qu'il fallait d'abord recommander à Dieu les dons du sacrifice, puis désigner ceux pour qui il était offert, de façon qu'ils fussent nommés pendant le canon. Par conséquent, au temps d'Innocent I", la prière Te igitur, où se fait la recommandation des dons du sacrifice, rogamiis vt accepta habeas hiec dona, etc., faisait déjà partie du canon de la messe et y précédait le Mémento. De même, les mots : pro Ecclesia, quam
adanavc, regeve, cnstodire digneris, sont cités par le pape Vigile (537-555), Epist. ad Jusliniamim, P. L., t. Lxix, col. 22, comme appartenant de date ancienne au canon. Quant à la mention : una cum famiilo luo papa et antislite noslro, son antiquité résulte, semblet-il, avec toute la certitude désirable, de la coutume attestée par le pape Léon I", Epist., Lxxx, P. L., t. liv, col. 914, de réciter à l'autel, pendant l'ollrande, les noms des évêques.
Dans les liturgies orientales du i\' siècle, cf. Duchesne, op. cit., p. 62, on recommandait également à Dieu les malades, les nécessiteux, les prisonniers, les voyageurs, les absents, et encore les vierges, les veuves et en général toutes les classes de fidèles; le canon un'^oiii'ii s'est contenté de les comprendre dans la roiiiiiilr gi'nérale : Et omnibus orlliodoxis, etc.
:i. Cl lait autrefois le diacre qui lisait, au moment du Mémento, après et omnium circumstantium , les noms de ceux dont les dons étaient offerts à l'autel. Puis le prêtre continuait par les mots : quorum fides tibi cognila est, qui se rapportaient à la fois aux donateurs et aux assistants. Il est à remarquer que dans le missel romain, après les mots : pro quibus tibi o(ferimus, on lit la formule primitive : vel qui tibi ofjerunt. Sans doute, le premier de ces deux textes a été inséré à l'époque où les fidèles ont cessé d'offrir la matière du sacrifice.
4. L'existence du Cnninniniriniirx il.in-i le canon romain avant l'époqui' 1' n, iluiii liois de doute
si l'on observe de qn.H' l. i mvs léonien
et gélasien préseiil'iii Imi -i i iI.iIimh h IiIim' à la fête ilii jiiiir qui se faisait plusieurs Ibis dans l'année à cet I iiiliil ilii canon. Ainsi, le gélasien. P.' L., t. i.xxv, I il 1 1 Kl, [lorte à la veille de Pâques : Communicantes ri nniiriii sacralissimam célébrantes... resurreclionem D. N. J. C. secundum carnem, sed et memoriam, et à cinq autres fêtes il indique de la même manière que les mots à insérer doivent se placer entre Communicantes et Sed et memoriam vénérantes. Or ces derniers mots appellent évidemment la suite qui se lit dans le grégorien ; Sed et memoriam vénérantes inprimis, etc. Quant à l'auteur de ces intercalations, il est rationnel de désigner le pape Léon I" (440-461), car le texte de plusieurs d'entre elles, du moins tel qu'il existe dans le sacramentaire léonien, P. L., t. Lv, col. 38, 40, se trouve presque littéralement dans les écrits de ce pape. P. L., t. liv, col. 395, 419.
Sous le pape Vigile (537-555), le canon recevait des insertions de ce genre, capitula, même aux fêtes des saints, Epist. ad Euth., P. L., t. i.xix, col. 18, mais le pape Grégoire I" coupa court à cette invasion du propre du temps dans le canon de la messe en limitant, comme elles l'ont été depuis, ces insertions aux fêtes principales de l'année, Noël, Epiphanie, jeudi saint, Pâques et sa vigile, Ascension, Pentecôte et sa vigile.
En tête des saints dont l'intercession est demandée, vient la B. V. Marie, toujours vierge et mère de Dieu. Ces derniers mots visent l'hérésie de Nestorius (431), comme ceux de « toujours vierge » sont opposés à celle deJovinien. Il est vraisemblable que ces additions datent du milieu du v" siècle.
Viennent ensuite les noms des douze apôtres et l'on a remarqué qu'ils sont rangés dans un ordre qui n'est point celui de l'édition Vulgate des Évangiles. On en tire cette conclusion que cette partie du canon est antérieure au travail de saint Jérôme qui a remis en ordre le texte des Évangiles en le corrigeant sur les exemplaires grecs. Cf. Martigny, Dictionnaire des antiquités chrétiennes, art. Canon de la messe.
Suivent les noms de douze martyrs, dont six pontifes, tous évêques de Rome, excepté saint Cyprien. La suite des trois premiers successeurs de saint Pierre est conforme au catalogue d'Hégésippe : le pape Clet y est donné
CANON DE LA MESSE
comme le successeur de Lin et le prédécesseur de Clément, tandis que dans le catalogue de Libère, Clet est le prédécesseur d'Anaclet et le successeur de Clément. Donc les noms des trois premiers papes ont été inscrits au canon antérieurement au pape Libère (352-359). Cf. Duchesne, Le Liber pontificalis, t. i, p. Lxx.
Tous ces évi'i|iii-^ martvri soiil r.iiiù/s srlnn la date de leur morl. -.ml Ir- ii.it- .linl- \\-li . l'oirifille et
Cyprien. En cllii. -, Miiinllr ini ., clrntum-
celles le 'l't scpliinlirc -J.".:;. mni :iii- :u,inl -aiiil Xyste et saint Cyprien martyrisés tous deux en 2.">8, le premier le 6 août, le second le 14 septembre. Tout s'explique si l'on observe que saint Corneille est placé dans le canon d'après l'nnnip dr l;i translation de ses reliques à Rome, laquellr ml lini - n i")S. Si, de plus, on remarque que saint Cmi ih i|l,- ,1 - mil Cyprien sont morts le même jour, quoiquiii d.- :iiiih v< différentes, il paraîtra naturel que dans le missel, comme dans le bréviaire romain, on les ait associés dans un même souvenir. Leur inscription au canon de la messe semble dater au plus tard de commenromont du iv siècle. Cf. Probst, Die abend-
Oninil ,m\ i\ iiiirtyrs non pontifes, il est probable que les nnms il.- -,mil Laurent (258) et de saint Chrysogone (30i), particulièrement vénéré à Rome, furent insérés au canon longtemps avant ceux des saints Jean et Paul (362), Cosme et Damien (287?). Quoi qu'il en soit, il est certain que tous les six étaient inscrits au canon vers le milieu du vi» siècle; d'où il suit que le pape Grégoire a pris dans quelque sacramentaire antérieur la lisle toute r;ule de ces noms et l'a adoptée sans rien y i li;iii^.'i , In :inlre argument, qui n'est point sans valeui. I" lit -I lu r (le ce qu'il n'est fait mention dans le cruiiin i|iir il( - -culs uiarlyrs et aucunement des confes-scurs. Ccsl là en ell'et une coutume caractéristique des trois premiers siècles de l'Église. Cf. Martigny, loc. cit.
Dans toutes les liturgies, excepté celle de saint Grégoire et celles i|iii m -uni ili ri\i'r-, h' }L mciito des défunts se reluil i n Im tl-- vu.ml- il .m i ::iiiiniuni-
cantes, à ce imhhI i\H< 1'- - iN- M\:inl-, ceux des
saints et ceux du- déluuU uc luiiiuiLiil qn'uue seule liste. De là des confusions, de la part de certains fidèles, entre ceux que l'on priait et ceux pour qui l'on priait. Grégoire I" y remédia en séparant du Communicantes le Meiuruh, (1rs him1s.
/ 1-1 caractéristique du canon irliever l'oblation commencée
iiii|iuo parle Communicantes.
lii ni le gélasien ne donnent
1 iin'clle se récitait à la messe
romain ■■]\'- r~ dans 11. Tr„j,i„ Ni le sacraint'i le texte de cctli quotidienne, m
breuM- m.
circon-i m. > ~ .
étaitcL hi. - I le Hanr ,,/,/,.
culières des liJi Grégoire I" snj des néophytes .i
.Lilif ,
IM liiiilr- ces mentions, excepté celle i|ii. - il ,1 la l'entccùte, et les résuma . M/((f iiustros in tua pace disponas, qu'il pu -iiiMl il ijiiuter à cet endroit du canon. Jean Diacre, \'iio S. i,r,;;iorii, P. L., t. LXXV, col. 9i. Aussi est-ce pm- l,i pi.'si ini' ou par l'absence de cette formule que l'on distingue les sacramentaires postérieurs au vii= siècle de ceux qui sont d'une époque antérieure. Cf. Duchesne, Le Liber pontificalis, t. i, p. 313. Il est possible toutefois que cette prière pour la paix temporelle ait été inspirée par les maux incessants de l'invasion lombarde.
Il peut paraître étrange que pendant les octaves de l'âques ou de la Pentecôte les néophytes baptisés le samedi précédent aient place dans le flanc igitiir et non pas au Mémento des vivants. C'est qu'autrefois les
néophytes n'étaient admis à offrir leurs dons à l'autel qu'après l'octave de leur baptême ; jusque-là ils étaient remplacés par leurs parrains. Par suite, au Mémento, les mots qui libi ojfenmt concernaient les parrains et non les nouveaux baptisés.
Les sacramentaires léonien et gélasien indiquent plusieurs fois, après \c liane ir/itiir spécial à plusieurs messes, que le i.mmi -i r-inliiinr pir une prière dont
ils citent les pni r- inil- ihn^m nhlarutncm tu Detis
in omnibus, ir.mhv pui, i .inliiir ili- six livres Z)e sacfamentis, .lUriliins .i -uni .\iiiliroise, donne la suite : hanc obInliiiiKn, n<Krripi,n,i. rnhini. nitionabHem, acccptabilem. L, l\, t. \. n. 11. I'. /,., t. XVI, col. 443. Ainsi la prière ijuunt ublatwnem existait déjà au commencement du v« siècle.
6. C'est évidemment par erreur que l'auteur du Liber pontificalis, édit. Duchesne, t. i, p. 127, attribue au pape Alexandre l'insertion dans la liturgie du Pridie quant pateretur. Les paroles commémoratives de l'institution de l'eucharistie sont le centre même du canon de la messe, et leur insertion dans la liturgie est plutôt une prescriplion de Jc'sus-Christ que du pape Alexandre. Voir 1. 1, col. 709, Toutefois la formule : Quipridie quant pateretur dilTiTO des anriphores orientales, qui toutes contieuninl : ;, i,^ ry/.zi / -iosîcSoto. Voir dom Cagin, Paléo(i,;:i>l,,.- ,,,.;.,,■,,/,■, Si. Ii'-mes, 1896, t. V, p. 55; Ducliesiii , Orninir ilr l:i liliirgie gallicane, dans la Revue iriusluirc cl de luirralure religieuses, 1900, t. v, p. 38.
7. L'anamnèse : Unde et menwres se retrouve aussi, à peu près littéralement, dans la liturgie des six livres De sacramentis. L. IV, c. vi. n. -27, l'.l... t. xvi, col. 4'i-5. Il en est de même de l.i pi nir .s ,j,n{ ijuse propitio, excepté les mots sanctun, sarn/nniu:, iDimaculatam hostiam, mais le Liber puulilualis, édit. Duchesne, t. i, p. 239, témoigne que c'est le pape Léon I*' qui prescrivit d'ajouter dans le canon sanctum sacrificium, ce qui prouve bien que la prière Supra quse faisait déjà partie du eaLinn. I.rs ([iialilic, liions de saint et immaculé se rappoi iiMi ,i I Miii.mdi d. Midcliisédech, composée de pain et dr mm. I,i - m nin lu ms avaient horreur du vin et leur lihiiyiu rnuliari^liqui' n'en comportait pas. C'est peut-être à cause d'eux que saint Léon releva la sainteté des dons offerts par le roi de Salem. Duchesne, op. cit., t. I, p. 2H, D'ailleurs, cette prière existait déjà du temps du papr -aiiil [1,1111, i-i (In ,11 ,, 1,1 piviive dans un écrit du di.iri liiii, '' . ' . . Hinu/iie Testamento, P.L.. 1 '-Il , 1 il-'. . n les interprétant
d'ailliiii ,1 iii 1 i , 11 '11: 1 - is Summussacerdûs
tuus .Mch li'-.r,ir, il I >i i\ , 1 „, n, I ,d,,mi'nt admis que cet auteur ■ rn\ail -nr la lin du u -n, h'.
la forme d une invocation ou I ou demandait au Saint- Esprit de descendre sur les dons eucharistiques afin que par leur conversion au corps et au sang de Jésus- Christ, ils devinssent, pour ceux qui les recevraient, une source de sanctification. La liturgie romaine contenait certainement, au temps de Gélase, une invocation de ce genre; une lettre de ce pape à Elpidius, P. L., t. Lix, col. 143, confirme absolument ce fait. Mais alors pourquoi cette invocation manque-t-elle dans l'épiclése grégorienne : Sujiplices te roganuis ? L'hypothèse la plus vraisemblable est la suivante : La forme de l'ancienne épiclèse prêtait à croire que la transsubstantiation s'opérait ou se renouvelait par la vertu de cette prière; c'est pourquoi Grégoire l" a modifié l'invocation de façon à éviter toute confusion et n'a gardé que la partie finale : utquotquot ex hac altaris, etc. C'est ainsi, en effet, qu'elle se termine dans la liturgie mozarabique, où elle fait partie du canon au moins depuis le viii" siècle. Probst, p. 179. Une formule d'épiclêse se lit dans le bréviaire romain parmi les oraisons ad libitum de la préparation à la messe, feria ri; il semblerait donc
CANON DE LA MESSE
([u'elle ait (Ho autrerois en nsaye à Roinc, avant saint Grégoin;.
9. On a vn plus liaut que le Mémento des di'runts iHait primitivement uni à celui des vivants (et au Communicantes) et que, au temps d'Innocent I", ils se faisaient tous deux avant la consécration. Toutefois il est très possible qu'avant Innocent I" les deux Memenlo aient été reliés, comme dans la plupart des liturgies, à l'épiclése, c'est-à-dire placés après la consécration. En fixant le Mémento des défunts à sa place actuelle, Grégoire I" aurait donc remis partiellement les choses en leur premier état. 11 a eu certainement cette intention et peut-être aussi celle de rapprocher par là le rite romain du rite grec. S. (irégoire, Epist., 1. IX, epist. xii, ad Joannem Siirucitxanum, P. L., t. i.xxvii, col. 956-957.