L'exomologèse, à laquelle répond le yob'iS quoque
Il - un niines litur- I ' I ■ I"- l'se, tantôt
1 'poque où
a luiiuL' actuelle, a 1 est malaisé de la faisait partie avant do Palisburv, mort
pcccatovibus, existe égalenu ni il u gies : tantôt elle suit imm.'iii : i elle en est séparée par le Mcin' le Soins quoque peccatorilnis, il. in pris place dans le canon romain, préciser. On sait seulement qu'il e (îrégoire 1"', car Aldhelme, évrf(ui
en 709, dit que ce pape a nimlini' ilm I' - n rui.Ire
des noms en réunissant ceux il. i.i \ ■< l ,. ir. P.L., t. i.xxxix, col. 142. Bem / \l\ /' :r.
1. 11, c. XVIII, n. 7, s'appuie sur <■,■ i, iiiMi,n i^, [,,,111 itirihuer à Grégoire I" l'insertion des noms des vierges martyres dans le Nobis quoque peccaloribus.
11. La conclusion Per queni hsec omn'in, etc., se rencontre dans les sacramentaires léonim 1 ^ ! 1 ii n du moins elle y est indiquée par les preuiiii ni |i n , ~i guère douteux que, longtemps avant -un' '•< -n - In canon se terminait parla même formiiln .[n .ui|,,;iiil Imi.
II. Composition actuelle et sioNinavriuN du canun DE LA MESSE. — Cf. Gihr, Bas lieilige Messopfer, p. 534 sq.
1» Les premiers mots. Te igitur. dyic > 1' i.iiinlnnt
intimement à la solennelle action de 1:1 ' ii i mm la préface. Après y avoir remercié In 1 ! i h n-
faits, après avoir uni à cet effet sa \ni\ n . r.-\lr il, s anges dans le Sanctus trois fois répété, le pièlri' lui demande par Jésus-Christ d'agréer et de bénir les dons présents sur l'autel, afin que ce sacrifice profite à tous ceux pour lesquels il est offert. C'est d'abord l'Église entière; ce sont nommément les supérieurs ecclésiastiques, le pape, l'évèque diocésain ; ce sont enfin les autres évêques, les prêtres et, en général, tous les ouvriers de la fol catholique et apostolique. Viennent ensuite les fidèles qui ont une part spéciale dans le fruit de la messe, soit en raison de l'intention du prêtre, soit du fait de leur contribution matérielle ou de leur assistance au saint sacrifice. Étant unis par la foi et par la prière au prêtre qui l'otïre, ils l'offrent euxmêmes tous ensemble, spirituellement avec lui. Ils l'offrent également en union, communicantes, avec l'Église du ciel en vertu du lien de la communion des saints qui les unit à elle. C'est pourquoi, par la bouche du prêtre, ils font mémoire et appellent l'intercession de divers illustres martyrs. C'est au commencement de cette prière que se placent les intercalations relatives à huit fêtes de l'année : Noël, Epiphanie, le jeudi saint et le samedi saint, Pâques, l'Ascension, la Pentecôte et sa vigile. Deux autres additions se font aux fêtes de Pâques et de la Pentecôte ainsi qu'à leur vigile, à la prière Hanc igitur, mais elles se rapportent moins à ces fêtes qu'à l'ancienne coutume de conférer le baptême la veille de Pâques et le samedi de la Pentecôte.
2» Banc igitur. — Ainsi, l'oblation présentée par le prêtre est offerte au nom des fidèles de la terre et du ciel. Confiant donc dans l'efficacité de sa prière, le prêtre la fait plus instante et, les mains étendues sur les oblata, il conjure Dieu d'accorder aux fidèles, eu
DICT. DE TIIÉOL. C.\THOL
égard à ce sacrifice, les biens de cette vie, de les préserver du malheur éternel et de les inscrire au nombre de ses élus.
3» Quam oblationem. — Cette prière forme la liaison naturelle entre ce qui précède et ce qui va suivre. Une dernière fois, niais avec une particulière solennité, le sacrifice qui va s'accomplir est recommandé à Dieu afin qu'il en fasse un sacrifice parfait, et cette fois, le prêtre spécifie en toutes lettres quelle sera la victime : .lésus-Christ, dont le corps et le sang vont devenir présents sur l'autel pour le salut de tous, nobis.
4» Qui pridie quam pateretui: — Ici commence le récit évangélique de l'institution de l'ouclinrislin. \\mlefois, en prononçant les paroles sacr mn ni- Il . r
l'intention requise, le prêtre n'est iilu un nniih' narrateur : il parle comme ministre il.- ,li -n — ( Jn 1 1, tenant de lui le pouvoir de répéter le prodige opcm la veille de la passion.
5» Jésus-Christ avait donné ordre de consacrer l'eucharistie en mémoire de lui : in mei memoriam facietis. C'est pourquoi, aussitôt après la consécration, le prêtre rappelle les mystères de la passion, de la résurrection et de l'ascension, qui ont un rapport spécial avec l'eucharistie ; puis, il offre .1 Oi, n l,i .linln victime : ne s'est-elle pas offerte, ne s'uili 1- il |.i more dans l'état d'immolation où elle esl 1 I ni I
Cependant, si l'offrande qm- h n 1 lu 1 1 i.ili de luimême est infiniment agréable à Dieu, celle que l'Kglise fait de Jésus-Christ plait à Dieu plus ou moins, selon le degré variable de la sainteté de l'Kglise, c'cst-à-dirc des prêtres et des fidèles. Telln n-;l li i,,i .11 il. I,i pr;. m Supra qux propitio, où l'on ri inirni hi , ,1 !, li-
gner jeter sur ce qui lui est nil 1 1 nu n il 1 1 i : l comme celui dont il a accueilli i - nlliMinl- n ni ih .1 -1 d'Abel, d'Abraham et de Melcliisédech. Ceci montre clairement que les choses qui sont offertes à Dieu sont à la vérité le corps et le sang de Jésus-Christ, mais qu'elles sont ce corps et ce sang avec nous tous et avec nos vœux et nos prières et que tout cela constitue une même oblation que nous voulons rendre en tous points agréable à Dieu et du côté de Jésus-Christ qui est offert et du côté de ceux qui l'offrent aussi avec lui. Bossuet, Explication de quelques difficultés sur les prières de la messe.
La même pensée se retrouve avec plus de netteté et de profondeur dans la prière : Supplices te rogamus. Dieu y est supplié de recevoir ces choses, lixc, des mains sans tache de l'ange qui assiste à son autel, de telle sorte que le corps et le sang de Jésus-Christ procurent à tous ceux qui y participeront une pleine mesure de grâces et de bénédictions. Cette prière occupe exactement la place de l'épiclése grecque, et elle est adressée à Dieu pour qu'il intervienne dans le mystère. Mais elle est loin d'avoir la précision des formules grecques et elle s'enveloppe de formes symboliques. Enfin, le mouvement symbolique a lieu en sens contraire : tandis que les formules grecques demandent que le Saint-E.sprit descende vers l'oblation pour la transformer au corps et au sang de Jésus-Christ, ici c'est l'oblation qui est emportée au ciel par l'ange de Dieu. ^U' Duchesne, op. cit., p. 181, 182. Mais quel est au juste l'ange dont il est ici question? Cet ange ne serait-il pas Jésus-Christ lui-même qui est appelé l'ange du grand conseil? Cf. S. Thomas, Sum. t/ieol., III», q. Lxxxiii, a. 4, ad 8>"". Ou bien s'agirait-il de l'ange qui préside à l'oraison? Tertullien, De oratione, c. xvi, P. L., t. i, col. 1174. Ne serait-ce pas l'ange gardien de l'Église où s'offre le saint sacrifice ou celui du prêtre qui le célèbre, ou plutôt, l'archange Michel, qui se tient devant l'autel l'encensoir à la main et qui y offre l'encens, c'est-à-dire les prières des fidèles? Toutes ces opinions ont été émises. Du reste, aucune n'exclut la présence simultanée de légions d'anges faisant par consentement ce qu'un d'eux fait II. - i!l