CANON DE LA MESSE — CANON DES LIVRES SAINTS
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Nous laissons aux liturgistes le soin de discuter si le type gallican, qui comprend toutes les anciennes liturgies latines distinctes de la liturgie loiniuH est une liturgie orientale introduite en Occident i Milm \tis le milieu du i\ siècle ou 1 mcien ut i m un c n sei\e d ms les proMnces dans son <tit jiii iiif I m li quunc lefoiiiiL, en a\iit «Il faite iFtii ii i il Pour compiler le cinon lom un a\ec t I i I I i i^ilhcui il sufliii di In M liiicl. 1 ' / / '"/' / I lis |S ( Il I
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2 CANON DES LIVRES SAINTS - I Notion II Crit rium de I c nunicit III Cinon de 1 Ancien Testament. IV. Canon du Nouveau Testament. V. Décret du concile de Trente De canonicis Scripturis.
I. Notion. — i" Oriçiine et signification primitive du mot. — Le mot tirée -/.«vwv qui, dans l'usage coulant de 1 antiquité profine et ecclésiastique, était employé a\ec les significations diverses de >i bâton droit, re le mesuie modèle ou liste table, catalogue ». 1 t ^PI I iniliPM du n i cle ippliqué aux Livres Il I I I II lii I mil lion nouvelle, qu'Origène I II i| I I II iilemporains ne semblent
Il un mm I n [ lu ricienne attestation se retrouve en 1 itin dm le vieil argument de l'Évangile de saint Jein qui senit du premiei tiers du iii= siècle. ^ on col 15o3 A ers 3oO saint Atbanase, De nicaenis ilecietis 18 P G t x\\ col 456, dit du Pasteur d Hermis AIt| ; ex t j xavovo Dans sa xxxix» lettre pascale qui est de 367 P G t wvi, col. 1436, 1437, U40 cf col 1176 1177 1180 il désigne les livres que la tiidition tt h foi tiennent pour divins, par l'expreslon X /y. /on 011. 10. il les distingue d'une autre dis e dt Inies oj ya;ovii,oaEva et il les oppose aux li\ies ipocr\ plies et hérétique Le traducteur syriaque de cette lettie en icsume le contenu en ces termes : « Epitre dans laquelle iint Athinase définit canoniqu 1 1 nt quels livres 1 Eglise reçoit. » Dans l'avanl- I 1 I 1 1 vers 367 en tele du recueil des lettres III vtque d Alexandrie enlisait, d'après la I I |iu I Cette innée i' a écrit un canon I Im ml T II liiptpur syriaque de r/fis<oice
m « E Nestlé, Die Kirchen- I m byrischen ïibersetzt, Il iiv série, Leipzig, 1901, t \i I I 11 idui ait vers 350, les mots
grec xbrvoj pir : « les livres qui
ne uil I non de 1 Eglise. » Le canon 59«-
du cuiiiil 1 1 litic qui dite des environs de 360,.
eœleiioiliqi gtsilnchte il dan Tl < li
CANON DES LIVRES SAINTS
vôviora
décide qu"on ne doit pas lire à l'églisi {ii^Xia, à>,).à tiôva ^à xavovixâ tîii; xaivîjî xa; 7ia),aîa; 8iaeT|X»i;. Mansi, Concil., t. il, col. 574. Saint Amphiloque, lambi ad Seleucum, 318-319, édit. Combefis, Paris, leOi, p. 13i, ou dans S. Grégoire de Nazianze, Carm., 1. 11, ii, 8, P. G., t. xxxvii, col. 1598, conclut son catalogue des Livres saints par ces mots : O'jto; à'^s-jSsfftaTo; xavtiv àv eiï) tmv 6eoitve-j<rrtov ypaçwv. La Synopse, qui a été attribuée à saint Athanase, mais qui lui est postérieure, reproduit une liste des Livres saints, apparentée à celle de l'évèque d'Alexandrie, et emploie les expressions : xExavovi(T|AÉva, xavovi^ôijisva, où xavoveîôpiEva pour désigner les livres canoniques et non canoniques. P. a., t. xxviii, col. 284, -289, 293. Si les termes xaviiv, xavovixiiç, xavoviïô(jiEva étaient nouveaux, ils exprimaient cependant des idées anciennes, énoncées avec des expressions équivalentes. Aussi leur emploi ne fut pas d'abord très fréquent; on continuait à employer les anciens termes. On finit par réunir ceuxci avec les expressions nouvelles pour marquer leur équivalence, .\insi un anonyme, contemporain de saint Chrysostome, dont l'homélie figure dans les œuvres de ce docteur, P. G., t. LVi, col. 424, parlant des trois Épitres de saint .lean, dit : Twv 8é èxx/.T|(7!a'onÉvwv, oj
TÏÙV aTTOXp'JÇWV uàv Yi TZptoTt) E7C[(TTo).r„ -r,v vàp ÔEUTspav
xal TptTïjv ûi ïiaTÉps; àTcoxavoviÇoiKxiv. Vers 530, Léonce de Byzance, De seclis, ii, 1, 4, P. G., t. Lxxxvi, col. 1200, 120i, emploie indistinctement Ta èxxXriaiairrtxà [iiê/.ta et Ta xavoviÇôpiEva ptôXia èv Tf, 'ExxXïiut'a. Au i-X' siècle, le patriarche de Constantinople, Nicéphorc, dresse une liste stichométrique des Livres saints, qu'il appelle ôstai ypaçat Exx).ïiffca^ô(xEvat xat xExavovt<7[iévat; il leur oppose les àvTiXsYovTai xat ojx Èxx),/i(7iâîovTat et les iTTdxp-Jîa. P. G., t. c, col. 1056, 1057, 1060.
Telle est l'origine de l'application du mot grec xaveûv à la Bible entière. Quel en est le sens précis'? Les Livres saints appartiennent au canon, quand ils ont été canonisés, xavoviÇôjiEva, xsxavoviuiiÉva, et qu'ils sont devenus ainsi canoniques, xavov.xi, tandis que les livres, qui ne sont pas au canon, n'ont pas été canonisés, oO xavoviÇdjiEva, àxavôviora. Les livres sont donc mis au canon ou hors du canon par un acte qui est exprimé par les verbes xavovi'Eiv et àîtoxavovt'ÎEiv et qui les rend, oui ou non, canoniques. Le sens premier du mol xaviûv et de ses dérivés, appliqués aux Livres saints, est ainsi clair et certain. II ne veut pas dire « règle, mesure » et ne présente pas les Uvtcs comme une autorité régulatrice ou la règle de la vérité inspirée par Dieu. Ce ne sont pas eux, ni leur contenu, qui sont xavtiv ou règle; ils sont eux-mêmes, au contraire, l'objet d'une action qui les introduit au canon; ils sont « canonisés >; et ils deviennent « canoniques ». Le mot xaviiv, appliqué à la collection des Livres saints, n'a donc pas eu primitivement la signification active de règle et de mesure ; il a eu plutôt la signification passive de collection « réglée, définie » dont l'étendue était déterminée par la tradition ou l'autorité. La forme passive des participes ou adjectifs verbaux dérivés de xïvoiv et usités au milieu du IV siècle impose cette signification. Kavtiv, appliqué à la Bible entière, a donc eu primitivement le sens de xaTaXo^o;, ou de « liste » des livres reconnus dans l'Église comme inspirés. Le mot xarà^oyo; était employé par Eusèbe. H. E., m, 25; vi, 25, P. G., t. xx, col. 269, 580, et Rufin, dans le dernier passage cité, le traduit par canon. Le livre canonique est donc un livre « canonisé ».
2» Priorité de l'idée sur le mot. — L'idée, exprimée par le mot y.avo'iv, d'une collection déterminée d'écrits inspirés, avait précédé l'emploi de ce mot. .\ partir de Clément d'Alexandrie, cette collection se nommait ôiaÔTJxfi, le Icstarnent, et comprenait deux parties, l'Ancien, -a).ai j, et le Nouveau Testament, zatvr) ôiae^xn. Le. livre qui en faisait partie était £voiâer,xo;. Origène,
De oratione, 14, P. G., t. xi, col. 461 ; Eusèbe, //. E., III, 3, 25; VI, 14, P. G., t. xx, col. 216, 269, 549; le traducteur latin de In epist. S. Pétri secimdam enarratio, deDidyme, P. G., t. xxxix, col. 1774, cf. col. 1742, a traduit plus tard ce mot par l'expression latine équivalente : in canone est. .Saint Basile, Sernw de ascetica disciplina, i,P. G., t. xxxi, col. 649 ; saint Épiphane, De niensuris et ponderibus, 3, 10, P. G., t. XLiii, col. 2W, 253; Cosmas Indicopleuste, Topog. christ., l. VU, P. G., t. Lxxxviii, col . 372, remplacent èvSiâÔYjxo; par èvSiôOetoç. Avant l'emploi du nom de 8t«9r,xïi, la collection biblique était désignée par le pluriel : ai Ypaçai (rarement v| Ypaçrj, qui était ordinairement appliqué à un livre scripturaire en particulier) avec ou sans les épithétes : aytai, lEpai, ÔEîai, xypiaxaf. On la désignait encore en indiquant les livres principaux dont elle était composée : « la Loi et l'Évangile, » « les Prophètes et l'Apôtre, » ou par opposition à la littérature païenne « nos écrits », « notre littérature. » On entendait par là, non pas tous les écrits chrétiens, mais seulement ceux qui étaient reçus publiquement dans l'Église comme divins. A. Loisy, Histoire du canon du N. T., Paris, 1891, p. 123-125. Ces livres publics dilliraicnt par là même des livres apocryphes. Voir t. i, col. 1498- 1.500. On admet généralement que Jésus-Christ et les apôtres ont laissé et transmis à l'Église le corps des Livres sacrés de l'Ancien Testament, non pas seulement de la Bible hébraïque, mais de la Bible lu'llrni(|ue ou des Septante. Franzelin, Tractalus de dii ina Iradilionc et Scriptiira, 3« édit., Rome, 1882, p. .'t-ifi-IÎJ'.t; liidioi. Logique surnalurelle objective, théorème i.x.wii. Lille, 1892, p. 523-531. Toutefois, il est évident qu'ils ont fixé le canon de l'Ancien Testament, non par une décision expresse dont les Églises n'ont jamais entendu parler, mais par l'usage qu'ils ont f.iil i]r l< l;il.lc grecque, usage qui s'est transmis dan- Il lIi - li. I histoire du canon du Nouveau Testament, il i nli pi i partir de l'an 130 la collection des ciiLiliv Ia,iiil;iIis ot d'eux seuls est constituée en fait et répandue partout; que dans le premier quart du ii» siècle, les Épitres de saint Paul sont réunies au nombre de treize au moins et lues dans l'Église entière. A ces deux collections se rattachent les Actes et l'Épitre aux Hébreux. Les autres écrits canoniques du Nouveau Testament ne forment pas encore, au début du li" siècle, une collection ; mais ils sont déjà plus ou moins répandus et ils servent à l'usage ecclésiastique en même temps que d'autres livres qui seront plus tard exclus du canon scripturaire. En tous cas, les deux collections des quatre Évangiles et des treize Épitres de saint Paul formaient à cette époque le noyau ferme de ce qu'on a appelé plus tard le canon du Nouveau Testament. A. Loisy, Histoire du canon du Nmweau Testament, Paris, 1891, p. 40-46, 139. Voir col. 1583.
3" Nouvelle signification du mot. — Les anciens écrivains grecs ont maintenu la signification primitive du mot canon. Mais les Syriens, les Latins et les Grecs plus récents ont donné à ce mot un sens actif, celui de « règle », même lorsqu'ils ont conservé la signification première de « catalogue ». Le traducteur syriaque de la xxxix» lettre festale de saint Athanase mélange peutêtre déjà les deux significations. Le titre de l'exlrait grec de cette même lettre dit que l'évèque d'Alexandrie a fixé xavovixtôç, c'est-à-dire comme règle canonique, quels étaient les Livres saints reçus dans l'Église. Saint Isidore de Péluse, Epist., 1. IV, epist. cxiv, P. G., t. Lxxviii, col. 1185, considère la Bible elle-même comme « la règle de la vérité «.-tôv xavôvaTÎ); à).r,6E:a;, -à; 6£;a; çriixt Ypaaâ;. Macarius Magnés, Apocr., IV, 10, la nomme aussi tôv v.ïvôva tîj; xaivî)? gtaO^xr;;. Au xii« siècle, Zonaras, en commentant la lettre de saint .\thanase, remplace l'expression originale par le terme moderne et entend le canon comme une règle. P. G.,
CANON DES LIVRES SAINTS
t. cxxxviii, col. 564. Les écrivains latins ont reproduit l'idée primitive. Quelques-uns ont transposé en latin la
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Brisgau, 1893, p