I. CANON JUIF DE l'a. \^ / . — Le mot ca
non étant un terme ecri -,,, ii,|ii, . ,,, ployé seulement auilPou iv^siècledenoli V . n . n / |i.i, , l ■ connu des juifs; mais l'idée qu'il exprime avait cours dans le monde juif. On y croyait à l'inspiration des livres qu'on appelait « saints », I Mach., xri, 9, et « divins ». Josèphe, Cont. Apion., I, 8. Les rabbins reconnaissaient l'inspiration des Livres saints, quel que soit d'ailleurs leur sentiment sur sa nature. J. Delitzseh, De inspiratione Hcripturœ sacrœ quid slaluerint Paires aposlolici et apoiogetse secundi sxcidi, LeipziL;. IST'J, p. 1-il. Ils avaient une expression équivalente à 1 -Ih il,' lui' - canoniques; ils ni 1.- mains », c'est-à-
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1» Esilrnx a ,;,,N /,. ,,,,/n,, ,1e hi Hihle /n-hii, n/iie. — Une a|Hi.Ml\p~.' jniMn l,' l\ In.m ,1 1 -iln,,, ipn^ Ins critiques d:i I.'mI .In i.'Lii.' .!-■ |i,.iiiili,n ,^l-'.ih,.,ii .le celui de Néron (iHi-'J»), racouln. \i\. -Il- 17. ipilsilias, avant de mourir, écrivit la loi de .Mm-n ■ i 1. s Iim.s des prophètes qui avaient été brûlés ilan^ I un, min' ilii Temple de Jérusalem allumé par Ins llaliUi.niniis. .t d'autres livres contenani mn, il.ntj'lii.' secrète. Voir t. I, col. '1485-1487. Plusiciii'^ 1'. Il - in! mil à cette affirmation légendaire.
S. Iivnn.'. ( /, A . . ,, [II, 21, P. G., t. VII, col. 948;
Tertullieii, Ile e.<lh. l.,rnnmeum, ), 3, P. L., t. I, col. 1308; Clemniil .1 AI, \,inili-in, Slrom.,i, 22, P. G., t. VIII, col. 8ii;!: ^ lii-il. . /./)/,s(. ad Chelon., P. G., t. XXXII, col. 3.")" : Tlin.ul.ii.'t, /(( Cant., prsef., P. G., t. Lxx.\i, col. 29; S, Optât, De schisniate donatist., vu, P. L., t. XI, col. -1104; Priscillien, Liber de fide etapocnjphis, édil. Schepss, Corpus script, eccl. lat., Vienne, 1889, t. xviii, p. 52. Le témoignage du IV<^ livre d'Esdras est sans valeur historique; les renseignements qu'ilfournit sont ignorés de tous les auteurs juifs. Le Talmud de Jérusalem, traité Taanilh, i, 2, trad. Schwab, Paris,
1883, t. VI, p. -179-180, rapporte au contraire qu'au retour de Babylone, les juifs trouvèrent dans le parvis du Temple de Jérusalem trois rouleaux du Pentateuque. L'auteur de la .s-.,,,,-,,,,, iiiiiluiée à saint Athanase, P. G., t. xxvili, 1.1, -l.',!. ~iip]H>sn qu'Esdras possédait un exemplaire des Lîmis -niiils qu'il promulgua après son retour en Palestine. Saint Chrysostome, In Heb., homil. VIII, P. G., t. LXiii, col. 74; saint Isidore, Etym., VI, 3, P. L., t. Lxxxii, col. 235; Bède, In I Esd., ix, P. L., t. xci, col. 859, prélrnilnnl (iii'f>()ras rédigea les Livres saints à l'aide de t. • i s .ni, i n m <, qu'il abrégea, commenta, remit en ordi.-. . ,.iii|ili i,i i.u transcrivit seulement selon que l'exigeai. ni l.ni cainlnre et leur état de conservation. Ces suppositions manquent de fondement. Cependant, même après avoir reconnu leur nature légendaire, beaucoup de critiques ont maintenu qu'Esdras avait réellement clos le canon de l'Ancien 'Testament, sous prétexte que la légende a un fond de vérité. Aujourd'hui on n'y attache plus guère d'importance et on suit des voies nouvelles. Cf. Olaire, Introduction, Paris, 1839, t. I, p. 73-92; Lamy, Introduclio, 5' édit., Malines, 1893, t. i, p. 44-45 ; Ubâidi, Introduclio, 2' édit., Rome, 1882, t. ii, p. 140-166; Cornely, Introductio generalis, 2" édit., Paris, 1894, p. 42-51.
2» La Grande Synagogne a clos le canon de la Bible hébraïque. — Les critiques protestants attribuaient la clôture du canon, non pas à Esdras seul, mais à une ^1 .iiiiln ,1 -, ^1 il il.l.'c qu'il présidait et qui se réunit à Jérusali 111 ,j,i , l, I iniirdeBabylone pour travailler à la restau-
1 1' Il I liijinn juive. Un des objets de sa sollicitude
,1111 iii il' 1,1 lis.ilion officiellede la collection des Livres -iinU. I liiiiin^i'i-, r/iesaurus p/ii/o/()3ic!«i, 1. I, c. II, q. i, -■ ' .lil /m II 11. 1659, p. lll; J. Buxtorf, Tiberias, Bàle, ir.jii. p. '.ill-liij. L'existence de cette assemblée repose sur le l'irke abolit (vers 200 après Jésus-Christ), i, 1, Schuhl, Sentences et proverbes du Talmud et du Midrasch suivis du traité d'aboth, Paris, 1878, p. 479, sur le Baba Bathra, fol. 14''-15", L. Wogue, Histoire de la Bible et de l'exégèse biblique, Paris, 1881, p. 15-20, et sur dillérenls passages du Talmud, entre autres le traité Sanhédrin, x, 1, Talmud de Jérusalem, trad. Schwab, Paris, 1889, t. xi, p. 49. Ces textes reproduisent les idées des rabbins du ii' et du iii« siècle de notre ère sur la composition des Livres saints. Ils attribuent une part dans ce travail à l'activité de la Grande Synagogue, mais ils ne disent pas que cette assemblée ait formé ou clos le canon de la Bible hébraïque. Les rabbins du moyen âge ont imaginé tant de légendes sur la Grande Synagogue, que certains critiques doutent même de l'existence de cette assemblée ou la nient formellement. Cf. J. Cohen, Les pharisiens, Paris, 1877. t. i. p. 12-15, 22-23, 29-32; A. Franck, Nouvelles études orientales, édit. Manuel, Paris, 1896, p. 18-22; 1. Bloch et E. Lévy, Histoire de la littérature juive, Paris, 1901, p. 97-100.
3" Identité primitive du canon des juifs de Palestine et des juifs rf M e:ra lel ri r . 1,,-, .lilniins ni.-i.l.'rnns
pensent i;.'lii''r,ili'nii'nl .pi'' ! ' i |,,i- il'' .'Lis
par Esili'iis. -il'ni . ii\. il ^ II, ,' ' --iv'iiiiiil .'I
preires, pour i.' fut placé dans 1 trouva dans le Te 8-xxin, 23:11 P:
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,111 pi iipln tiiii- In- sn|it ans, et il . Iiii.l,. .\\\i, !i-l:;, -21-20. On le ro- -iiii-lirn ii.'ili',l,.-i,is.lVReg.,XXII, ,.\i\. 1 't-.\.\xv,,HJ. Josiié y ajouta un IV, 26, ainsi que Samuel. I Reg., is lit rassembler des recueils de X, 30, et de proverbes. Prov., xxv,
CANON DES LIVRES SAINTS
iptivité, Daniel, ix, 2, parle des livres |inrnii lesqviels se trniivnient les pro-
. lii, h I h j|ii . Il ir mIiIumi dont le fond resterait vrai ii.iLr. !'■- riiii.ilhv-, iils de la li'g-pnde, Esdras au-
iMil ih' -- iMi |.iii I- •■.iliuri ili's l'.iil s (|ui conto-
11,11! -.,111- ,l,.ii;.- i.iM- l - Il , I . - il. 1,1 . . 1 ,'. (Il' son temps.
-- -,.111. inp-ii ,nh, \. Il ■■ . ..Il- 1 II II I .111 --^1 iinebiblio-
iliii| I > i.i--.'iiil.|.i Ir^ .iir.iii...- Mil- Irs rois, les
].i .|.Im !'-. les psaumes de David et les lettres des rois .1 I I 11 relatives aux oflVandes. II Mach., 11, 13. On I mil |ir. le ce passage obscur dans le sens d'une collection il rcrits qui comprenait les 'nehi'tni ou livres prophétiques de la Bible hébraïque. Les ketûhtm ou hagiographes, qui forment la troisième classe de celle Bible, furent recueillis progressivement et finirent par former un troisième recueil i|ni. |il;i.. 1 . ,ili' de la Loi et des prophètes, est menti. .iiin iiin l.i luiinière fois dans la préface grecque de I I . .1. -m inin. sous la désignalion vague « d'.nnlt.- lut .1 - ! . 1 . n du reste des livres. .> Ces h I. 1 I 1 suints sont
mentionnées dans I \ ; i I 1.. i,' mslesnoms de la Loi et des pri.i.h.ii-, \l .Ith ,11, IJ: Luc, XVI, 16; .\cl., XII, 13; Rom., m, "21, ou île la Loi, des prophètes et des psaumes, Luc, xxiv, 4i, et au.ssi par Josèphe avec le délail de leur contenu. Cojit. Apion, i, 8. Ces livres étaient, à tout le moins, ceux de la Bible hébraïque.
Mais il en existait d'autres que les juifs de la dispersion, dont le centre principal étail a .Mexandrie, reconnaissaient comme iIimh- .1 iii-im . - . 1 .pi il- h-nent dans leurs syna:.;ii^ti 1 1 .1. 1 ir 1 .im-
niques, étaient Tolm. 1 ili. l I . - .- - , 1 I . . i . . :ii|ue, Baruch et les deux liwe^ Ue,. .\l.u liai,. ,,.■,. Il l.uil n .|„indre des fragments de Daniel et d Esther (jui n'existent qu'en grec. Ils faisaient partie de la Bible, dite des Septante, dont l'origine est antérieure à l'ère chrétienne, et ils y étaient, non en appendice, mais mélangés aux deutérocanoniques, ainsi qu'en témoignent les plus anciens manuscrits parvenus jusqu'à nous. Le Nouveau Tesliinvnl n Iriii (!«•« allusions à plusieurs de ces livres. Sii' 1 /' t iplien, Vertheidigung ihres aUherge-
/„,, 1 sses an die Bibet, Brunswick, 1853,
p. Il , l;l 1, ( ' ' /• die Stellung der Apocryphen des A. T. irii c/,nstliclien Kanon,Ams Theol. Studien und Kritiken, 1853, p. 337-3't9. L'Église chrétienne les a rei,!us des juifs hellénistes et les a admis dans son recueil biblique. Voir plus loin. D'ailleurs, Joséphe, loc. cit., les mentionne : « Depuis Artaxercès jusqu'à nous, les événements de notre histoire ont bien été consignés par écrit, mais ces derniers livres n'ont pas l'autorité des précédents, parce que la succession des prophètes n'a pas été établie avec certitude. » Joséphe est certainement un témoin de l.i crojance des juifs de Palestine, ses contemporains. Ils ne reconnaissaient donc comme divins et inspirés que les livres de la Bible hébraïque. Toutefois, pour concilier son témoignage avec l'admission des deutérocanoniques de la part des juifs de la dispersion, plusieurs critiques ont supposé que, de prime abord, tous les juifs, y compris ceux de Palestine, admettaient comme divins les deutérocanoniques <le l'Ancien Testament, mais que plus tard les Palestiniens ont rejeté de leur Bible ces livres qu'ils avaient d'abord reçus. Si les juifs hellénistes ont admis dans leur Bible les deutérocanoniques, ce n'a pu être que sur l'attestation de leurs frères de Palestine. Esther, XI, 1; II Mach., 11. 15. Tandis qu'ils les ont conservés et transmis à l'Église chrétienne, leurs coreligionnaires de Palestine les ont rejetés par application de faux critères
I de canonicité. Ils n'auraient maintenu au canon que les livres qui étaient rigoureusement conformes à la loi mosaïque, telle qu'ils rinlerpr.'laienl, ,.| ceux qui
.Client anciens, composés en l'ilsl .m .m moins en
I iiigue hébraïque. Cette hypolli. se v,i|.]iiii.. ^np les dis- . lissions qui s'élevèrent au l"' siècle de nulle ère parmi les juifs de Palestine au sujet des livres canoniques. Quelques scribes discutaient l'inspiration du Cantique et de l'Ecclésiaste; mais une décision fut prise en faveur de ces livres par l'école .1. IlilI.I lu synode de .labné ou Jamnia, vers l'an 'm, Misrhni, traité Yd-
daj/i»)!, III, 5; Talmud de Ila^^l , h ni. Mi-gl,illali,
la. Ces discussions firent sentir nixjuM^ le besoin d'un canon rigoureusement déterminé, et c'est alors, au commencement du 11» siècle, que les rabbins fixèrent le canon actuel de la Bible hébraïque, comprenant vingt-quatre livres. S'ils élimin.'ivnl I. s IImvs il. hI,-rocanoniques, reconnus anl. 1 1. m . im ni .1,1,1111. inspirés, ce fut en opposition à l.i iri.liii-.n ii pu ipplirHtion des rigoureuses règles de e,iii,,iiiiiii. iniliiin.is pins haut. Cf. Movers, Loci quidam hisl. canmiis V. T. illustrati, Breslau, 1842, p. 21 sq.; J. Danko, De sacra Scriptura, Vienne, 1867, p. 13-20; Kaulen, Einleilung in die heilige Schrift, 3« édit., Fribourg-en-Brisgau, 1890, p. 19-24; Vigoureux, Manuel biblique, 11« édit., Paris, 190-1, t. i, p. 84-94; Dictionnaire de la Bible, t. II, col. 141 -1-43; Magnier, Éludr sur la ranrniii-ilr des saintes Ecritures, Varis, \i".>-. [. i'.l l'i;, r.,riiir. Inr Autoritàt der deuterocannn / ; 1 /.
nachgewiesen aus den Aus, / ., ; ■ ,^-
chen und liellenisticlien Jiul, ,,ii,.: ,,, w, , , i -!,;;.
P. van Kasteren, Le canoHJi'i/ , ,/ - ' ,,i
de notre ère, dans la Bévue liilili/n,, l-'.. ,, ;iis-