C. Chauvin, 1er,, us
raie, Paris, s. d. (1898), p. 83-107.
4« Diversité du cation palestinien et du canon alexandrin. — Mais d'autres critiques, catholiques ou protestants, soutiennent que les juif- de In l'iL^stine n'ont jamais reconnu délivres inspn n I. I 1 1,. ceux de
la Bible hébraïque, et que I. 1 \i ,,nilrie, en
admettant l'inspiration des ileni 1. ,111. m pi. ~. se sont séparés en ce point de leurs coreligionnni p ,1. -iinniis.
Tous les témoignages, cités précédeniin. ni ..nt 1,1-
vorables qu'aux livres de la Bible hébi.upi liiu.ii I, s deutérocanoniques n'ont fait partie du lecueil p,^le:^linien; .Tosèphe en fait foi. Sans doute, ils avaient cours dans le monde juif; la tradition rabbinique ne les place pas au nombre des Livres saints; elle ne les condamne pas non plus; elle tient à leur égard la même attitude que Joséphe. Les rabbins les citent, mais pas comme Ecriture, ou si quelques-uns le font, ce n'est qu'une opinion particulière. Saint Jérôme n'a connu qu'un seul canon juif, celui de Palestine. Si Origène, In Ps. r, P. G., t. XII, col. 1084, assure que de son temps les juifs joignaient Baruch à Jêrémie, et si les Cons/il, liions
apostoliques, v, 20, P. G., 1. 1, col. 890, 1 ii. m -pi .m
IV» siècle on lisait ce livre dans les -m. . i. ini
Jérôme, In Jeremiam, prœf., P. L.. \ i. 1 >ii,
affirme catégoriquement que Baruch (»/, n' llj',, l,j^ ,,,:c legiturnecliabetur.Ct.ii.Èpip\\ane,DejioHd.el inehs.,ôf P. G., t. XLiii, col. 245. Toutefois, il pourrait se faire que la pratique des synagogues n'ait pas été uniforme. Celles de la dispersion se servaient de Baruch comme d'un livre inspiré, tandis que celles de Palestine continuaient à le laisser de côté. Le P. Cornely, Inlroductio generalis, 2« édit., Paris, 1894, p. 57-65, admet l'existence d'un canon alexandrin, plus étendu et plus complet que le canon palestinien. M. Loisy, Histoire du canon de VA. T., Paris, 1890, p. 60-67, nie son existence, au moins comme canon déterminé et clos officiellement. M. Chauvin, op. cit., p. 102-187, partage ce sentiment et conclut que si, en fait, le caractère sacré de tous les livres de la Bible était reconnu par les juifs de Pales-
CANON DES LIVRES SAINTS
tine aussi bien que par ceux d'Alexandrie, leur canonicité n'était décidée, en droit, ni pour les uns ni pour les autres. Les juifs alexandrins inséi-aient ces livres au recueil biblique, bien qu'il n'y ait pas eu de déclaration officielle de leur origine divine ; l'usage pratique indiquait seul leur croyance à l'inspiration de ces écrits.
Toutefois, d'accord au sujet de la distinction constante des deux canons palestinien et alexandrin, ces critiques différent de sentiment touchant Ihistoire de la formalion et la date de la clôture de ces canons. Le P. Cornely maintient à Esdras la formation du canon palestinien et avoue ignorer de quel droit et par quelle autorité les juifs d'Alexandrie ont placé au canon les deutérocanoniques. L'acceptation de leur Bible par l'Église justifie seule leur conduite. Op. cil., p. 64. M. Loisy, op. cit., p. 32-55, admet le développement progressif de la collection canonique des juifs. Le Pentateuque, regardé comme divin dès sa composition, a été officiellement et définitivement déclaré canonique par Esdras, Il I -.1.. \iii l-IS, et a été reçu seul à ce titre par les S, un n ii -m I recueil des prophètes de la Bible hébrai.|in , m-!, m , i> la fin de la captivité ou peu après le retour ilcs ,|uits on l'.ilcstinp. Celui des hagiographes se forma plus tard : i , - \i\ i . - lunnt groupés successivement, par le soin .1-- l< \iu'-^ mu scribes, dans la période comprise entre X. hi mi- l les premiers Asmonéens. IIMach., ir, 13-15. Le canon palestinien fut clos par l'usage et demeura fermé par tradition d'école. Les juifs hellénistes, à tendances moins étroites, tenaient les deutérocanoniques pour inspir.'s, et les apôtres ont transmis leur Bible à 11 lIi-^ rln . Ik nue. — Les partisans de la critique doe ni iii Jn l'entateuque proposent des conclusion^ ilill i. nii-, l'our eux aussi, le canon juif coni|iiihMi m li- 'h,,,~i\,^, formées du Pentateuipi l : ' i ' ■ i 'I- li.^-i.i-iMphes. Le Pentateuquc .. : ., .. , .: I - imiI- Ii livre canonique par excellence . mai,-, eoinnie il Ji e.sl pas l'œuvre de Moïse, il n'a pu être tenu pour divin dés la constitution d'Israël comme peuple. On ignore quand et comment les plus anciens documents, qui sont entrés dans sa composition, le code de ralli:nirc . IaoiI , wi-xxiii, les deux documents élohiste et p Ik-m-i . -ii! > !■ 1 1 pûtes révélés et d'origine divine. (.>ii e-l min . in-- i^ie^ sur le Deutéronome qui, décûu\erl d.ms le lemple la IS' année du règne de Josias (622), fut proclamé comme législation divine. IV Reg., x.xii, 8-xxiii, 23; Il Par., XXXIV, l'i-xxxv, 19. En 458, le scribe Esdras revint de Babylone à Jérusalem avec la loi de Dieu. I Esd., VII, 14, 15. En 444, il réunit le peuple pour lui lire cette loi. II Esd., viii, 1-18. Or, d'après la plupart des critiques, cette loi solennellement promulguée par Esdras était le Pentateuque actuel, qui fut ainsi officiellement publié comme la règle de la foi des Israélites. Les critiques de l'école grafienne prétendent que la loi promulguée par Esdras nVl.iil que le .. code sacerdotal »; ils reconnaissent cpi-mlinl qu.- le l'iiitateuque était constitué dans son 'lit :Miii,'l il . nnsi.l. ri' comme divin à la fin du iv» siècle ou au Cûiiiinencenieut du lli« avant notre ère. La collection des prophètes s'est formée peu à peu. Néhémie, II Mach., ii, 13,a peut-être pris part à sa formation. Étant donnée la date des derniers écrits qui y sont entrés, cette collection n'a pu être close antérieurement à 350 ou 300 avant Jésus-Christ. L'Ecclésiastique, composé vers l'an 180 avant notre ère, vise tous les livres prophétiques de la Bible hébraïque, depuis Josué jusqu'aux douze petits prophètes, XLVi, l-XLix,12. Le recueil était donc formé. Le prologue grec de ce livre (vers 130) mentionne pur trois fois les prophètes comme second groupe di 1 < FliMi li.l.raïque. Le