‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 535 sur 741 · II; \ J C I I · texte numérisé non relu

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dogmatibus, et instauiaudis in Eeelesia moribus, sit usura.

Sess. IV.

phètes, à savoir, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Miehée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie; deux livres des Maehabées, le premier et le second. Du Nouveau Testament, les quatre Évangiles, selon Matthieu, Marc, Luc el Jean ; les Actes des apùtres, écrits par l'évangéliste Luc; les quatorze Épîtres de l'apôtre Paul, aux Romains, deux aux Corinthiens, aux Galates, aux Éphésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, deux aux Thessaloniciens, deux à Timothée, à Tite.àPhilémon, auxHébreux; deux de l'apôtre Pierre, trois de l'apôtre Jean, une de l'apôtre Jacques, une de l'apôtre Jude, et l'Apocalypse de l'apôti'e Jean. Si quelqu'un ne reçoit pas pour sacrés et canoniques ces mêmes livres en entier avec toutes leurs parties, tels qu'on a coutume de les lire dans l'Église catholique et tels qu'ils sont dans l'ancienne édition latine de la Vulgate, ou méprise avec connaissance et de propos délibéré les ti'aditionsdontil a été pai'lé, qu'il soit anathème. Que tous sachent donc dans quel ordre et par quelle voie le concile lui-même, après avoir établi le fondement de la confession de foi, doit procéder, et de quels témoignages et secours 11 doit particulièrement se servir pour confirmer les dogmes et restaurer les mœurs dans l'Église.

//. coMMEyiMRE. — 1» Occasion du décret. — Ce furent les erreurs protestariles qui provoquèrent la réunion du concile de Trente et l'élaboration, dans l'assemblée conciliaire, du décret qui nous occupe. Les protestants, exaltant l'Écriture, faisaient d'elle l'unique règle de la foi et méconnaissaient les traditions apostoliques et l'autorité même de l'Église. D'autre part, les premiers réformateurs refusaient d'admettre les livres deutérocanoniques de la Bible. En 1519, à Leipzig, danssa controverse avec Jean Eck, Luther rejetait l'autorité de II Mach., XII, 44, au sujet du purgatoire, parce que ce livre des Maehabées n'est pas dans le canon ; il écartait aussi l'Épitre de saint Jacques, parce qu'elle n'est pas d'accord avec saint Paul sur la foi justifiante; il n'acceptait pas non plus son témoignage en faveur de rextrème-onction. Carlstadt défendit contre Luther les deutérocanoniques du Nouveau Testament. Dans les préfaces de son Nouveau Testament, imprimé en 1522, Luther écartait l'Épitre aux Hébreux, celles de Jacques et de Jude, et r.\pocal5pse. Ce n'étaient pas des livres principaux du Nouveau Testament, qui devaient poser le fondement de la foi. Leurs auteurs n'étaient pas des apôtres. La lettre de saint Jacques est une « épitre de paille »; elle n'a pas la manière de l'Evangile. L'esprit de Luther ne peut s'accommoder de r.\pocalypse, où le Christ n'est ni honoré ni connu. S. Berger, La Bible au xri' siècle, Paris, 1879, p. 86- 107. Luther traitait plus mal encore les deutérocanoniques de l'Ancien Testament. Reuss. Hisloire du canon des saintes Écritures, p. .T.OrîrrJ. M.'I,imIilliûn n'attachait qu'une moindre impoil.uh< ,iii\ di niciocanoniques du Nouveau Testament ; linnl/ ]•■- iiiriiiiii ,iu même rang que les apocryphes île rAiici.-ii , Ihucius les déclarait douteux, alors que ceux de l'Ancien Testament

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CANON DES LIVRES SAINTS

r't;iii'iil pour lui apocryphes et sans autorité. Reuss, vp. cit.. p. 35'i-35(j. Zwingle rejetait les uns et les autres. S. Ilcr^i-r, op. cit., p. 107-109. Le concile de Trente avait à se prononcer sur les erreurs des protagonistes do la Reforme. Or, quatre articles, extraits des œuvres de Luther, ont servi de base aux discussions préalables à la IV» session. Les deux premiers, concernant l'Écriture, seule règle de la foi, et les livres deutérocanoni(iucs, ont été condamnés par le décret De canonicis Scripliiris. Sarpi. Ilisl. du coiu-ih- ,1c Trente, 1. II, n. W; l.e Plal, Moiuinioita ail liixt. r<„ir. Trident., Louvain. t. m, p. HSC. Le concile a\ait dune à décider d'abord quelles étaient à ses yeux les sources de la révélation, et il affirma que les vérités révélées se trouvent dans les traditions aussi bien que dans les Écritures. Voir Tradition. Il devait déclarer quels livres rentraient dans le corps des Écritures et avaient une pleine autorité pour établir le dogme, et il adjoignit au décrel un catalogue des Écritures canoniques. Il avait enfin à définir que les traditions et les Écritures dans leur inli'yrité devaient être envisagées comme la régie objocti'.e de la foi et des mœurs, et il le fit en terminant son décret par une définition solennelle avec anathème contre les contradicteurs.

2» Nature et critérium de la canomcitè des Écritures. — Dés le début de ses délibérations, le saint concile, légitimement assemblé sous la conduite du Saint-Esprit et présidé par trois légats du siège apostolique, résolut (le déclarer sur quelles autorités il s'appuynait pour ;il'lirmer les dogmes et ronilniniii>v les h('ii -lo^ C. -I pourquoi à la congri^'' ""i ' " ' I 'hi 8 fiM I. I lô'iii. Mil |iroposa de définii' ^pi ! I i ^ inl>

étaioMi loin il.iii> l'Eglise. Theliior 1 ' ; o/o SS.œoim. i'fi,,' r,iJriil.. iii-l, Avr.iiii, -, •\ l'^Ti ,1 i.

p. 49. Le con.ilr .mI.ihIuI .1 ^ .01 .l.loo-, ,. . ilh..

nicité des Lnio. -,,ii,|.. .l.toionn- i !■■ lono ,,„■ i, ,iil,,teurde la foi. Sieverulu. /;,.., c/,,, .l.n. Mncklo. (,o„cilium Tridentinum, Friboin on Ioi-l.oi, l'.lOl, t. i, p. 28-29; Massarelli, Diariu,,: II. III. ir>.l.. p. 434-473. D'ailleurs, le but, la teneur et I.mIm oo i o , Im^o du décret le montrent bien. Dans les oon-o - Oo o- puliculières

ou commissions, on examina. 1. Il i i la manière

dont on recevrait les Livres n.oh! ,,,0 .o purement

et simplement, ou en faisant élmlioi .m pi. .ilable la question du canon par les théologiens en vue de résoudre les objections des adversaires? Dans la 2« commission, présidée par le cardinal de Sainte-Croix, plus tard Marcel II, les avis furent partagés. Les uns voulaient qu'on étudiât les preuves de la canonicité des deutérocanoniques, non sans doute parce qu'on doutait de leur canonicité, mais plutôt parce qu'on voulait par là affermir la foi des simples et dès ignorants. La majorité fut d'avis qu'on rev'ùt les Livi-es saints purement et simplement. On ne revient pas sur les choses décidées et on peut renvoyer aux ouvrages des théologiens, de Jean Cochlée en particulier, pour justifier la canonicité des livres contestés. Theiner, ojj. ri(., t.i, p.49-51 ; Merkle, ;oc.df.,p. 30,434, 478. A la congrégation générale du lendemain, le cardinal del Monte résuma les conclusions des congrégations particulières. Le concile reconnaissait deux sources de la révélation, l'Écriture et les traditions, et adiiiollall. coiiiiiio le concile de Florence, tous les livres de l'Aioioii .1 ilii Xouveau Testament. Après discussion, on lui iniiiiiiih ment d'avis de les recevoir purement et siiupU-iuLiil, mais les divergences s'accentuèrent au sujet de savoir si on exposerait les preuves de la canonicité ; on ne put conclure et on renvoya la solution de cette question à la congrégation suivante. Elle eut lieu le 15 février. 16 Pères se prononcèrent pour l'indication des arguments favorables à la canonicité; 24 furent pour leur omission. La majorité décida ainsi que les Livres saints seraient reçus sans examen ni discussion de preuves, mais par une simple énuinéra-

tion, comme avait fait le concil op. cit., t. I, p. 51-53; Merkio, '"

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