‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 561 sur 741 · C. Uareille · texte numérisé non relu

C. Uareille

2. CAPREOLUS Jean. On sait peu de chose relativement à la vie de ce théologien, malgré la valeur et l'importance de l'œuvre qui l'a rendu un des plus célèbres de la fin du moyen âge. Les données absolument sures se réduisent pour le moment aux suivantes. Capreolus naquit dans le diocèse de Rodez vers le milieu de la seconde moitié du xiv siècle. Il entra dans l'ordre des frères prêcheurs :iu couvent de Rodez. Le chapitre général de 1 41)7. Imii à l'oiin-rs, le désigna pour professer les Seiiti'in, s ;i Iniiivi'rsité de Paris à partir de l'année sculaiir dr i'iiis. Il \ lerniina l'année d'après la I" pailii dr ~rs /(, /r„s.r„rN. i;n 1411, il fut adiïiis à la licener ,i I iiiinri,it< dr |'.iii~. .\ûus le trouvons ensuite dans sou cuuveul de Kuduz sous les dates du 14 septembre 1426, du 7 novembre 1428, du 18 février 1433, qui marquent l'achèvement des trois dernières parties de son œuvre. Il meurt à Rodez le 7 avril 1444. Capreolus a été qualifié de princeps llwmistarum, et il est incontestablement le commentateur et le défenseur le plus autorisé des doctrines thomistes vers la (in du moyen âge. Son ouvrage, conçu comme un commenlaire des

quatre livres des Sentences de l'irnr 1 lunl, l'st une

exposition pénétrante des docti-inr- Ar -.mil riimuas et une défense contre les divers ^kIm i -.m r^ ipii s'élaient attaqui's ;,ii eli.d' dr l'.rolr ilr|Hii-. I lu Mir siècle.

L'oUvrilLr |i,„|rrn llllv : L.hr, .lrl,;.s:.„n,nl I h,-nlnfl,,r divi dnrinn, lin.,,,:,- ,lr .{.pin,,. l,i hh,',.. Sr „ Ir n I ianim ,

4 in-ful., Veiiisr, IISJ, l.jli, I.M'.I, l.'>>;il. Inr excellente édition est en cours de publication depuis 1900, Tours;

5 in-4" ont déjà paru (1904). Paul Soncinas, Isidore de Isolanis et Silvestre Prierias ont fait des abrégés de rnuvrr dr Capreolus.

lin II 1:11,11.1. Scriptores ord. prxd., 1. 1, p. 795;Denine-Chate-

1 ' j„i,:alarium universitatis Parisiensis, t. iv, p. 145, 223;

Th. -.M. fc^iKs, La biographie de Jean Capreolus, dans la Revue thomiste, t. vu (1889), p. 317; voir aussi ibid., p. 63, 507 ; t. vni, p. 50, 288, 505 ; Féret, La faculté de théologie de Paris et SCS docteurs les plus célèbres, moyen âge, Paris, 1897, t. Iv, p. 331-332.

P. M.XNDONNET.

CAPUCIÉS — CARACCIOLI

l.CAPUCIÉS (lin diixii'sipcle),membresd'unesorte de confriH'io, qui avait pour but le maintien de la paix. Un gnind nombre de brabançons, côtereaux (voir ce mot), routiers, dévastaient la France. Appelés à titre de mercenaires, au cours des guerres continuelles entre les rois de France et les Plantagenets, puis entre les princes de la maison d'Angleterre, ces aventuriers avaient, plus encore (|ue leur solde, le pillage pour ressource. Ils molestaient particulièrement les clercs et les moines. Le mal se localisa à peu près dans les pays en deçà de la Loire. Les capuciés le combattirent.

Cette confrérie aurait eu pour origine une apparition de la Vierge à un pauvre charpentier du Puy, nommé Durand, en 1182. La sainte Vierge lui avait donné un papier, où elle était représentée assise sur un tronc et tenant dans ses mains l'image de Jésus enfant; autour du papier il y avait cette inscription : « Agneau de Dieu, qui otez les péchés du monde, donnez-nous la paix. » Elle lui avait prescrit d'aller voir l'évèque du Puy, et de lui demander de n.'r i niir :i--n(i.,li,,ii il. -liih'r ;'i procurer la paix à 11 -11-' 'i i-ml i i.n- mu

blanc où serait lixi'e I iiii IL,* IjpmIiI i [['mi-

tion, quoi qu'il faille penser de sa \i ni ' ' '- "" • Laudunense, dans le Becueil des liisi, ^ ^ ' i.r-./.'s et de la France, t. xviii, p. 705, y vuii \. i- nliii ,i mie supercherie), devint vite populaire. La coiilrenc lut instituée ; la fameuse église de Nolre-Darae-du-Puy fut son centre. Le capuchon qui distingua ses membres leur valut le nom de capuciés. Ceux qui étaient « de la paix de sainte Marie » ne devaient pas faire de faux .serments, blasphémer, jouer aux dés, entrer dans les tavernes, porter des vêtements de luxe. Fntre eux ils étaient unis par le lien d'une snlhl.Mil/ U-; • IV-iii II-- -'< ii:i i-:iii n! à garder la paix i-l i l ' .1 i i.l' .1:1 w in

La création de cell.- ^ ■ ni 1 1 - " ' ' ' ' .1

de l'histoire de la p." V -' ii' '' 1 1 I "■■ m;-

chon, La paix et la Irrvc de Dieu, Paris, IlS.'iT, p. lili. Les commencements de la ligue des capuciés furent heureux. Pour un temps, ils pacifièrent la province. Ce mouvemeni >'.'liiiilil d.m- l'Auvergne enlicrr. if jnpna

le Cerry. rA.iiMi.uii-. I,i Ci-.-, ,11-. lAir., - rn, l,'.;,-

nais. Une vh-i..iiv. itiii|imi h ,■ -m li ^ , 1- yAv l'armée royale il Ik; ri .ImIiI I iHillllrm- l-cMllI .111 . r,,|inrl.'S pour une bonne pari, acheva de leur donner de l'iinportance.

Leur fortune fut brève. Un ou deux ans après leur triomphe, ils voulurent imposer leurs volontés aux seigneurs avec une insolence telle que ces derniers, appelant les routiers à leur aide, les écrasèrent. Dans l'intervalle, les capuciés s'étaient affranchis de la tutelle et même de la doctrine de l'Kglise, autant qu'on peut en juger par VHisioria episcoporum Antissiodorensium, dans le Recueil des /listoviens des Gaules el de la France, t. XVIII, p. 729. Nous y lisons que les capuciés n'avaient ni crainte ni respect pour les puissances supérieures, mais « tous s'efforçaient de conquérir cette liberté qu'ils disaient tenir de leurs premiers parents dès le jour de la création, ignoi-ant que la servitude a été la peine du péché... 11 n'y avait plus de distinction entre les petits et les grands, mais bien plutôt une confusion fatale, entraînant la ruine des institutions qui maintenant, grâce à Dieu, sont régies par la sagesse et le ministère des grands. Par là se trouvait détruite cette discipline politique ou catholique qui est faite pour nous dispenser la paix et le salut. Par là était accru le nombre des hérétiques qui profitent de la défaite de l'Église pour établir le règne de la chair ». Trad. H. Géraud, dans la Bibliothèque de l'école des chartes, Paris, 1842, t. m, p. 145. Ce témoignage est intéressant; il le serait plus encore s'il était moins vague. L'auteur semble être l'écho des seigneurs, dont \c Chrome. Laudxinense nous dit, loc. cit.. p. 706, en retraçant les débuts des capu-

daiisl.

clés : tremebant principes in circuilu, nihil prrnter justum hominibus suis inferre audenles, nec ab eis e.vactiones aliquas vel precarias preeter rcililihin d<'Oii<is exagère prœsumebant. On peut donc m ,|. i.iunh i -1 vraiment les capuciés avaient dévié de I.h.hi .i.w i s'il faut accueillir l'accusation d'hétérudusie din.nee contre eux.

I. S(iiim:KS. — Geoffroy ilii Vigeois. Chronic. Lewovicense, *..« hixtiii-ifns iliv (laulrx et de la France, Paris,

-|M , ;,,, ,,, / ,, „/„,„.„,--.■. ihi.L. p. 705-706; Uish'" i !'■' '"■'".'■/. -"'!//. i''i''.. |.. 729-730;

Hiui, ,,!,/. ; / , ; 1 • ,.■/<, m;,, ,•,/,, L \i\. |<. 12; CAro-

niqucs ,i >><i„. -/■'..-.' !"., , |. :;;,:,; i;,-,v;m^ .1- Canterbury (Do)'o(ji;r;iciisi5), Chrunic. de rébus Aiiali.v, ibid., p. 663; C. Duplessis d'Argentré, Collectio judiciorum de novis erroribus, Paris, 1728, t. i, p. 123-125; Guyot de Provins, dans Méon, Fabliaux et contes des poètes français, Paris, 1808, t. 11, p. 307.

II. Tua VAUX. — H. Géraud, Les routiers au xif siècle, dans la Bibliothèque de l'école des chartes, Paris, 1842, t. ni, p. 125- 147; H. Haupl. dans Realencyldopàdie, 3- édit., Leipzig, 1897, t 111, p. 722-"23; A. Luchaire, Un essai de révolution sociale s,,,.^ ri<n,i>pe-Au(iuste, dans la Grande revue, Paris, I i i'"' i'. Alphandéry, Les idées morales chez les hété-

, ».s aw ddbHf rfu .v»/* SîècJe, Paris. 1903, p. 13-22. F. Vernet.

2. CAPUCIÉS (fin du xiv» siècle). Les disciples de Wiclef, sous la dénomination de lollards (voir ce mot), fireni une leriiie iuipoilante.à Londres, dans la pei-sonne (Je r,iii-ii -lin l'iiri. l'ili -linll, m 1387. Après avoir p.is^, ,1,11 I' : ,:,;,, Il -lii'qu'ilavailquitté,

(laii- I I I 'I , ■ ■' Il ue put la termi-

ner 111-11- il > I l'i li ' '1 ,li<li:inl, à l'entrée de l'église de Saiiit-l'aul, un écril ou il accusait les augustins de toutes sortes de crimes. Un certain nombre de lollanls, qui appartenaient à la noblesse, saisirent l'oc-

sacremeut, ils gardaient leurs capuchons sur la lete. Thomas de Walsingliam, Historia Ancjliœ brevis, dans Herum britannicarum medii sévi scriptorcs, édit. Riley, Londi'es, 18i;3, l. ii,p.l57;H. Sponde(S!)On(i«n«i), Atinaliumecclesiast. Huronii continiiatio, an. 1387, n. 9, Lyon, 1678, 1. 1, p. 636.

F. Vernet.

CAPULLIO Pierre, né à Cortone, entra chez les frères mineurs conventuels; ses talents le firent élever à la charge de régent des études de son ordre à Venise, à Bologne et à Rome, où Sixte-Quint venait de fonder le collège de Saint Bonaventure Ciec eveque de Con- \trsano dms les PouiUes en 1605 il inouï ut le 24 juin 1625 Iliestedelui Commentai ta m pi tmum Senlen lia, 1)11 hhi lin dm Bonaienluise, in fol \enise, [(,2 ' I hb, um , l()2'i

1 ( 1 memotie lettetatie di scrittori con-

, I i p 520, Sbaialea Supplementum et

ca^l, Il , I i il nnn Rome 1806

P Edoiapd d Alençon

CARABELLONI Jean, theolo-,ien italien, de 1 ordre do Samt \u^u.tui m it u I^IS , 1 d 07 ms On a de lui 1 ^ N T 1

3 De agit / ; '

ex. bebtvLu t t ' <-^

eianqelihlts c 'itteit TcstameiUo iii Auiuin adiCitu, ieiocatit,que ad fontes nonnulhs coptico-saci is fi agmentis, Rome, 1793

1 interi Postiemi i ms auquslimaniB

t m p 321 322 Hml MS t m col 577

( laume Elugiuin / /' AugusUm Uan-e

ta alilloiu OSA I

4^ P\LMIEPI

CARACCIOLI Jean-Baptiste, theatin itilien, ne à Xaples, mort en 1656. Ses ouvrages traitent surtout de théologie mystique. Voici les principaux : 1" Délie

Page 1