‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 571 sur 741 · CAF · texte numérisé non relu

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pseudo-Ignace. Ad Phil., P. G., t. v, col. 937. Oi-, en dehors de ces tc^moisnages il ne reste rien. Tertullien f;iit hi.iiir , I.iiniiieiil l'iiliiulre que le jeûne quadragésiiiiil 11- M-iiii |M- .1' -"u temps, quand il reproche ;iu\ |i \. Iiii|u> ,1. nol,s,iwi' que le jeune de Pâques et i|u. I |n.'s ,iiiirr-, il.'iiii-jn'mes pendant que les montanistes jeûnaient plusieurs semaines. La DidasmHe des opùlres donne la même impression. On sait que les Constilutions aposloliqyes sont un remaniement de cet ouvrage, vers la fin du IV ^ir.M.-. Oi-, p,.nil;iiit (|nr li";

Canstitutiotis aposloli'/ "rs nui m nt !-■ , ,,, n,.', , u

même temps que le jcnur .1. Il -.imiiih I.i //. ',.n, ,■ ■, , qui traite si longui'iiii'iii du iiim. iL' Li - niiiin -unii. ne fait pas la moiuilr'' .'Mii-hii .m i [u nli i,. -i-

mal. C'est donc s, m- .m. i.n l Lin. ni lil-l..rii|nr

qu'on a attribué aux :ip>.ii i - 1 in-iiim i.in Jn . n ^nn

LesCano,i.'<Ilip,...i r ,.y.,. n,.n - h .. .n- J,,n - I m, li.-n-^ Origines du .■ ' ,'....'.., j . ,l; .j .",";i-rij|. il .ipi ^ -

l'édition d-A.li- h /. :/, . .. / <,/ /,....7. „, I, XL

fasc. 4, p. oS ^i|, , 1,1 ' ,, .s/, '.:/,. I, ,,;M)^/, .;!.;((,■ ••'i/y/'tienne, en coptr, doul M \. n. h- i ilunné une version allemande, op. cit.: I. /, ./,.:,.,,, U. N. J. C, que M'.i' Rahmani a puliU i .iinimn;, .Mayence, -1899, ne modifient aucunement celle conclusion. L'âge de ces divers ouvrages et leur dépendance naturelle sont difficiles à déterminer. Voir là-dessus Achelis, oj). cit., et nealniu-ijclopâdi,', 3" édit., 1896, t. i, p. 737; Duchesne, oji. ni.. |i. .'iiil: iloni Morin, Revue béne'dicti»e,lQ0O, p. -Jil. \l liiliiiMiii, op. cit.; Ua' Batilfol, Canons d'Il'Pi .././ ' ■/ . V di'S Iravaitx récents, dans la Bévue biblitjtit;. 1. .\ I l'.iiU ,, p. -lô'!; Le Testament du Seigneur, ibid., t. i.\ (lymi), p. i'\^■, l'unk, Das Testamentum unseres Hernn und die verwaiidten .Scliriften, Mayence, 1901. Les critiques qui reportent les niiiones Hi/ppuliiti au iii" siècle les considèrent comme inl. ii-li - . M I nnk les fait descendre beaucoup plus bas. jn h

C'est encore à la même date que Funk ii i , i i " du res(an!e«(MJi( D. N. J. C, tandis qia .\1 K.iuuwiii le fait remonter jusqu'au ilF siècle. Selon Funk, les Canons d'Hippolyte dépendraient de la Constitution apostolique e'gnpiii'iine: d'après .\chelis, ce serait la Constitution njf ' ' ' ; ■' r<i,ii,l imt,,- :\\\\ sir.nl il.m.. la

dépendance I 11 ■ < . U ■ l'i'^^! ■iii . \n nu- 1.- iiUcs

divergences, il ■ -i nui- - J l il- iimniT il. m- In- inxln-; fournis par Cn.- di.ci.^ i^wn- uu aiv,uainiu qui ruine la conclusion d'autres ouvrages mieux datés. Le jeune pascal n'y est d'ailleurs signalé qu'en termes peu explicites : les Canones Hippolijti s'expriment ainsi iDiebus jejunii gui consliliili sunt in canonibus. funa ijintrla et sexta et quadraginta... Can. 20, n. ir.i. iMiihi-nn, p.bli. Hebdonias quajudœi Pascliaagii I, I -;/,,., m,/ /»-//)(losummo cum studio observetur,caveanlque uiipniuis ut mis diebus jejuni nianeant ab oinni cupiditate, etc. Cibus autem qui lempore tlàir/a convenit ut panis cum solo sale et aqua. Can. 22, Duchesne, n. 195, 197. Dans le système de Funk, le mot quadraginta n'offre aucune difficulté; il a trait aux quarante jours du carême, qui vers 400 était en pleine vigueur. Dans le système d'Achelis et de Duchesne, quadraginta serait une interpolation. La semaine pascale dont il est ici question marque en tout cas une relation étroite entre les Canones Hippobjti et la Didascalie des apôtres transformée en Co»is/i/in - i. n/ . NM/ii/((es vers la fin du ive siècle. La Conshi i /'"' i^9UP-

tieioie, can. 55, dans Achelis. 1 Mllii n lionne la Pâque et deux jours de jeùun. 11 - i-ii . nlniument ici des deux premiers jours de la semaine sainte, où un jeûne strict était obligatoire. On peut supposer avec Funk, que celte mention n'excluait pas pour le reste de la semaine un jeûne moins sévère. Dans le Testamentum D. N. J. C, le jeûne y est mentionné à plusieurs reprises, mais d'une façon assez vague : Paschss solalio fiât média nocte, quse sequitur sabbatum, 1. II, n. 12,

p. 135. Diebus Paschseprxsertim uUimis, {nempe)feria se.vta et sabbalo, die noctuque fiant tôt oraliones quot cantica. n. IS. p. 1.10. .Tidicnt rpisrnpus proclamari ne quis ijiinli'i:',,, i/Ksi.-i, ,lnin;- sri.ri fic-ium explclum fuerii iiiiiil lin |';i,|uns I .7 n/mn;s.i,ii ecclesix corpus noraiii esnim siiscipial, n. iO, p. l'il. Simulierprœgnans sgrolet et neqiœat obseriare jejunium illis dtmbus diebus, jejunet altéra die, sumatque in prima panem et aqiinm. Rnd., p. 143. Ce dernier passage est ;'i rr.iii|ini--'i- :u .■■ l:i riiKtilulinn apostolique égyptienne, nui .i' ■ \ i ' |i. \\::-ll6. Le Testamentum \n- -n I il iiiinrs jours du jeûne pascal.

>iiii fil. ni il. iiiiip.ililile avec uu jeûne moins

strict pour In n n il li ini.iiii.n >nliiii \i ' ll.ihmani, op. cit., p. •Jo'i-.iu.u, i.iiiirii; iii' .iinnui |.,.^ de jeûne proprement ipLuli i humI I <|ii.inuii- |.iui - iln Pâques ilniil il p'tr!.. ml ; : I ' I II I ,!. I . pn paraliun imméili.iii n .ni, I n h.iiis Ic systèiHe de

I nul.. ,1 m n .' . -. . .| . n I n ..nU' |..iurs Soient con-

xanci- |..ii I i .1! ]. Il . I ijin II' I .11 iinn était en vigueur à pnii pn - |iii I .iii\ niivir.jns de iOO. En toute hypothèse un II un ni in une preuve que le jeûne quadragésim.il l'iii .ini rniir ui iv« siécle, à plus forte raison qu'il

11. In 1 \ii ^11 II I iniiE (iv-vi« siècles). — On ne connail p.i- .1 ilnnin ni qui mentionne le carême avant le IV si.iln. I.n .-, canon du concile de Nicée (325) recommande aux évéqnn- iln inu ili n\ synodes par an

pour régler le sort des uiinniii .ni marque la date

du premier avant la qniii m I m :i,; TEa-uapixoTtr,;.

On n'indique pas en quui con.-i.-lnul les exercices de cette période de l'année ecclésia.slique. Ainsi que l'a observé iU' Duchesne, la quadragésime fut considérée « d'abord plutôt coinnie temps de iiréparation au baptême ou à l'absuliiliuii .In- p. iiil. iils. un niici.in comme saison de retrallm -l ■ i ii nM' > in m |i.nir l - liili h's vivant dans le momln Tu nu 1 - ix-nni il. i.- -muaincs sacrées, le jeûne a\,iil ii.iluinlK au ni iinn place importante, mais qui différait beaucoup d'un pays à l'autre ». Origines du culte chrétien, 2» édit., p. 232.

Le chiffre de « quarante » fut évidemment inspiré par le souvenir de la quarantaine du Sauveur dans le désert. Mais deux questions se posèrent dès l'abord pour la pratique : 1» Comment combiner cette quarantaine avni- 1.1 semaine .sainte, avec « le jeûne de Pàcpm- . il [ : .M-!.int'?2" En quoi devait consister le jeûnn i|u iili i -lin il ' .\ ces questions les Églises chrétiennns 1 1 puinlin ni diversement.

A Anliochc et dans toutes les Églises qui subirent son influence on ne comprit pas la semaine sainte dans la quarantaine; on les juxtaposa, on les coordonna l'une à l'autre. Saint Jean Chrysostome le donne à entendre dans une de ses homélies sur la Genèse. « Voici, dit-il, que nous sommes enfin arrivés à la fin de la sainte quarantaine et que nous avons achevé la navigation du jeûne et que grâce à Dieu nous touchons au port... Maintenant que nous sommes parvenus à la grande semaine il nous faut forcer plus que jamais la course du jeûne. » Homil., x.xx, in Gen., 1, P. G., t. LUI, col. 273. Les Constitutions apostoliques, qui sont de la fin du iv« siècle et qui représentent les usages de la Syrie, marquent plus nettement encore la distinction des deux périodes : « Après le temps de l'Epiphanie il faut observer le jeûne du carême... Mais que ce jeûne soit célébré avant le jeûne de Pâques... Ce jeûne fini, commence la semaine sainte de Pâques, pendant laquelle vous jeûnerez tous avec crainte et tremblement. » L. Y, c. xiii, P. G., t. i, col. 860 sq.

Ce qui caractérise l'usage de l'Eglise d'Antioche et des Églises d'Orient en général, ce n'est pas tant la distinction établie entre le carême et la semaine de Pâques, que la durée de ces deux périodes. Sozomène déclare que l'Église de Constantinople et les nations qui l'avoi-

CARÊME

sinent jusqu'à la Pliénicie, observent sept semaines de jeune. H. E., 1. VII, c. xix, P. G., t. lxvii, col. 1477. Pour Antioclie on peut consulter la préface à VHomil., XX, ad populuni Antiochenum de saint Jean Chrysostome, P. G., t. XLix, col. 9-10. Saint Basile, d'après Métaphraste, serait un témoin du même usage pour la Cappadoce et sans doute pour toute l'Asie-Mineure. De doctrina et admonitione, c. i, P. G., t. xxxii, col. 1133. Dans l'hypothèse d'une interpolation de Métaphraste, Basile serait encore un témoin de l'usage oriental par ce qu'il dit du jeûne liebdomadaiie réduit à cinq jours pendant le carême. De jejtiyiio, homil. 1, c. x; cf. homil. II, c. ly, P. G., t. XXXI. col. ISl, 189.

Mais les Églises qui -ni\,ii. ni ci t usage n'observaient le jeûne que pendiml ( iih| j iir- Je la semaine; le dimanche et le saiM.ili -mi |. -jniodi saint) étaient affranchis de F-ili-ii II. H. ' i|ii \i .,. ~],n.i]'- -:.-- ,'.,;•,-,,,

VrjITTsia, dit r\|MV~.r i,|i : ; ~Mh' lli-i,. /)•■ , ,...,1,,..

mil. I, loc. Cl'. ; cl i . ,■ . I \ . .■ mm '

ne s'élevait qu'à trente-six.

Jérusalem adopta de bonne heure une combinaison qui lui permit d'atteindre le nombre sacramentel « quarante ». Vers In lin du w -iérlr. l,i |iéliiine que Gamurrini a iilrniiilci ;, >\hi,i if \i|iiii,uii-, mnis en qui d'autres criti(|iM'^ \.iiriii iNiiHird Imi mn' I .^pagnole du

nom de EllifiM. .1' A IVmiin. /;,■,,.,■ ./.s- questions

liistorigues. vrt.l.i ■ l!iii:;. .i ii,ili- d m- i- 'lil.. -.nul,- un

Cf. Funk, op. cit.,

s'étendaitàciiMi.iiiir h.ur- . l.

en étaient exenipU-s. Peieiji i rini, p. 81-85; cf. Duchesne. ' 'i' édit., p. 481. Le samedi sn le jeûne pascal proprenienl

/'. '. . 1. M w. ( ni. 71-78; mais il resta sans doute un peu nniLiiii. ri i II luut cas ne paraît pas s'être étendu à touli' 1,1 r.il.-liiir, car un abbé palestinien du vil« siècle, Dorolbée, atlesle que, ilr mui teiiip^, li' çiivinc conipirnait encore huit sein.iiin- il.' ]■ un ■. -l .-. j.i, .hi-il. |i.iiii mieux atteindre le chiilii' il' i|ii,ir,Mii' r.'U-.ui, p.n l, jeûne de [Notre-Seigueui . Du nio, P. G., t. Lxxxvui, col.

Avec Alexandrie le régime change. Les évêques de cette ville conservent aussi la distinction entre le carême et le jeûne pascal. Mais ils réduisent les deux périodes réunies à six semaines. On peut suivre dans les lettres festales de saint Athanase la marche progressive de l'observance quadragésiraale en Egypte; celles de 329, 330, 341, 347, sont à cet égard très instructives. P. G., t. xxvi, col. 1360. Mflf Duchesne les résume ainsi : « Dans la première (329) il n'est question que de la pi l'p.ii.ilioii n lu fâte de Pâques d'une manière générale .1 ~,ui^ i|ii. l.-i

quarantaine soit même mentionnée; \v ji m -i milniiK'-

dans le dispositif comme commenfant au lumli ^Jln^. En 330, il est parlé du temps quadragésimal dont la durée est de six semaines, mais le jeûne par excellence est toujours celui de la semaine sainte. II est bien entendu que, dans la sainte quarantaine, le jeûne figure au nombre des exercices par lesquels on doit se préparer à la fête : cependant il n'est indiqué ni comme de stricte obligation, ni comme d'usage accepté par tout le monde. Les Égyptiens, pour la plupart, persistaient à ne jeûner que la semaine sainte. Pendant son séjour à Rome, en 340 et les années suivantes, on fit, à ce sujet, des reproches à saint Athanase. Il s'en plaint dans un billet annexé à sa lettre festale de 341, datée de Rome; ce billet est adressé à son ami Sérapion, évêque de Thmuis, chargé, en son absence, de la direction supérieure des Églises

d'Egypte. Il l'y exhorte vivement à faire observer le jeûne par les Égyptiens, disant que ceux-ci se font moquer de tout le monde. Depuis lors, le dispositif mentionne régulièrement le jeûne de la quarantaine et la sainte semaine de Pâques : auparavant saint Athanase disait » le temps du carême » et « la semaine de jeûne». Dans la lettre festale de 347, il est formellement déclaré que « celui qui méprisera l'observance du carême ne « célébrera pas la Pàque », autrement dit, sera excommunié pour un temps. » Origities du culte chrétien, 2« édit., p. 238, note.

Que le jeûne quadragésimal d'Alexandrie, y compris les jours de la semaine sainte, n'ait pas dépassé six semaines, c'est ce qu'attestent d'un commun accord Socrate, H. E., v, 22, loc. cit., et Sozomène, H. E.,\u, 19, loc. cit. On peut l'induire également des lettres fes-

I il ~ 1 - liiil Athanase, notamment de celle de 330, où

nient du carême est fixé au 13 du mois de

II II Il, le jeûne de la semaine de Pâques du 18

Il J ; Il riiarmuti, et Pâques au 24 du même mois,

P. G., t. XXVI, col. 1374; voir pareillement pour le v« siècle les homélies pascales de saint Cyrille d'Alexandrie, notamment la seconde. P. G., t. Lxxvii, col. 450.

Les reproches que saint Athanase recevait pendant son séjour à Rome en 340, indiquent assez clairement que l'usage romain comportait alors un jeûne quadragésimal. 11 ne faudrait pourtant pas, en ce qui concerne Ml' . I i!i Mil ni II |. fine, attacher un sens trop précis à ce

Mil II i|ii.hIi i^c-ime ». Socrate s'étonne que cerliiiii ■ 1 li I - i|iii lit jfunentque trois semaines ou même quinze joui>s parlent de quarantaine, aussi bien que celles qui étendent leur abstinence à six ou sept semaines. H. E., V, 22, loc. cil. Saint Jean Chrysostome fait la même remarque. Honiil., xvi, ad populum Antioclientim, 6, P. G., t. xlix, col. 169. Ils ne soupçonnaient pas que la période de quarante jours a été primitivement introduite pour un ensemble d'exercices distinct du jeûne proprement dit.

Nous sommes assez mal renseignés sur le jeûne quadragésimal romain au iv« siècle. A en croire Socrate, l'Église de Rome ne jeûnait que les trois dernières seniiinr^ :i\,iiit Pâques, et encore les dimanches et les

ni ih- - iiiint-ils exceptés de cette abstinence. H. E., v, J-, ' , ,/. Il y a là vraisemblablement une erreur. Le tuul csl du la démêler. Nombre de critiques contestent que le jeûne romain n'ait duré que trois semaines, même à l'origine. Et au témoignage de Socrate ils opposent •on le Grand, qui le contredit, comme luiil à l'heure. A supposer que l'Église roiniiiin II iii |ii- ' ii'udu d'abord le jeûne à tout le ca-

rêinr. il ■' I iii 1 f douteux que ce jeûne ait été fixé

aux ti'ui» dciniLici semaines. Mil' Duchesne est « porté à croire que ces trois semaines étaient espacées, que l'on jeûnait la première, la quatrième et la sixième. La première est actuellement consacrée aux Quatre-Temps du printemps ; la quatrième, appelée autrefois mediana, a conservé des spécialités liturgiques; la sixième est la semaine sainte. Ces trois semaines sont des semaines d'ordination ». (h-iriiurs du culte clirétien, p. 232, note 2.

Oiioi ipi'il nii ^nil il'' l:i iliii'.'i' iliiji'nue quadragésimal roiiKim ,111 i\ ^h ri',, il i,^i .,111 i|u ,111 VI' il s'étendait à six si'iniiini ... >;iiijt Li'iin ;i i(i-liil I lin assigne expressément Il quarante jours » et va jusqu'à prétendre que ce régime est d'institution apostolique : Quadraginta dieruni jejunium, quod festi paschaUs est previum, Homil.,yn, de Quadragesima, 1, P. L., t. Liv, col. 288; Ut apostolica institutio quadraginta dierum jejuniis impleatur. Homil., vi, de Quadragesima, 1, ibid., col. 286; cf. Homil., iv, 1, ibid., col. 275. Si son témoignage est erroné en ce qui regarde la discipline de l'antiquité chrétienne, il n'est pas dépourvu de valeur pour les environs de l'an 400.

Les « quarante jours » dont parle saint Léon ne doi-

celui de nou^ 1'

CARÊME

venl pas être pris à la lettre, mais considérés comme tin chilTre rond. Les dimanches de carême étaient allVaiicliis do la loi du jeûne. Aentendre Socrate, H. E., lof. tii.. I. s s:iiiir(lis l'étaient pareillement. Mais cette

excrpi In ili est bien peu conforme aux usages

roui. Mil-. Il I -I M. 11 qu'à propos des Quatre-Temps. saint

M le pape ne pari y voyait une « ^ : ce qu'il était en i

gm.s ./

côté II.

disail ili les ps>, Dans se

l'ii : 'l'I. I ,. M'Ii, iM|,i,. \| Un, 'II. •sue, Ori-

' ' I ''"■II. |i. -j-j:;. ihiic I , I Mh^.'i-vance par

''l'I t non. comme saint Li'on, par son

Il I liappelons-nous ce que Tertullien

11, ilii M'udredi, « continué » le samedi par es. /;,• jcjuniis, c. XIV, P. L., t. ii, col. 973. itie à IJecentius, le pape Innocent (401-417) préconisait l'oMij^ation du jeune sabbatique pour toutes les semaines de l'annik» : Sabbcilo vero jejutuimlum esse ratio evideiilis^iiiiii ilrnioiisl rat. iuidi si... s.'.il.i. fi-rm jejunamus s.:l,ln,hn„ rrrrirmul t.'rr „UH ,l,'l„;„us s,,l

diciinus et S,lhl,„l,, l„.r ,nj,',„l„„l ,/l,l., .uni,,' ,hr, Irlsl,-

tiam apostotia ccl /k.s tjttt i:iirislaiii sciuli. sioil. uuiuerunt. Episl. ad Decentiuni EugtibiHu>n,i, P. t., t. Lvi, col. 516; cf. Vila Silveslri, dans Duchesne, Liber pontif., Introduction, p. c.xi, cxxili. Et saint .Uigusliri, dont l'atlentioii fui .ipprliT vu,, rrli,- olili^.ilmn. iii;ir,|iie

expressémeni qur , iI.hI I.i um n-i.,' |i, nli.i .< Il ii-i'

de Rome et à iiii'l'|ii''- niiii- l'.i.m . ww i. ./ / < .>m(lanum, P. L., 1. .wxui, col. ILiO. 11 n \ .i doue pa., luu de douter que le jeûne quadragésimal romain ait compris le samedi de chaque semaine. Rome rejoignait ainsi Constantinople pour le nombre de jours consaci-és au jeûne pendant le carême : en rmie miiiiui' en l'antre Église ce nombre s'élevait à Ir. ni-' -i\ : ri ^.nnl Cn''-

goire le Grand (t (504) nous e.-l r m \ur hll,- , i.iil

encore la discipline de son temps . .1 j'ncsciili tlic iisi;He ad Paschalis festivitatis gaudia .se.c /tebdimuiUse veniunl, quarum videlicet dies quadraginla et duo fiunt. Ex quibjis duni sex dies dontinici ah abstinenlia sublrahuntur non jilus in abstinenlia quant dies sex et triginta rémanent. Iloniit., xvi, in Evangelia, 5, P. L., t. LX.wi, col. 113.

Ce régime alexandrino-romain s'étendit, nous dit Sozomène, à l'Egypte, à la Lybie, à l'Illyrie et à toutes les Églises d'Occident. H.E., vu, 19, loc.cit. L'Afrique, la Haute Italie, la Gaule et l'Angleterre s'y soumirent.

Pour l'Afrique la chose ne semble pas avoir souffert de difficulté. Il n'en fut peut-être pas de même dans les pays de rit gallican, tels que Milan, la Gaule et l'Espagne.

Il est sûr qu'à Milan, on ne jeûnait pas le samedi, du temps de saint Ambroise : Quadragesima, lotis prxter sabbatum et dominicam jejunamus diebus. De Elia et jejunio, 10, P. L., t. xiv, col. 708. Comme cette Église avait subi l'influence du rit oriental sous le pontificat d'Auxence, prédécesseur d'Ambroise, on peut se demander si elle n'observa pas tout d'abord un carême de sept semaines, à l'exemple d'Antioche et de Constantinople. Elle aurait de la sorte atteint le chiffre de trentesix jours de jeûne. Mais ce n'est là qu'une hypothèse. Au dire de saint Augustin, le jeûne du samedi était rare ...dans l'Église au iv» siècle. Il ne serait pas étonnant que Milan ne l'eût pas adopté, même pendant le carême, sans s'astreindre pour cela à sept semaines d'abstinence. Tout ce qu'on sait, c'est que l'usage romain réussit à s'imposer aux successeurs de saint Ambroise avant le vii« siècle.

En Gaule on aperçoit, du iv« au vi" siècle, quelques tâtonnements dans la fixation des jours de jeûne quadragésimal. Un sermon que les meilleurs critiques attribuent à Fauste de Riez, et qui témoigne en tout cas de l'usage gallican du v siècle, Sermo de Quadragesima, P. L., t. r,iv, col. 488; cf. Revue du clergé français, l.'i mais l'jni, p. 137, note I, nous apprend que, dans I I lH-i 1,11 il fut prononcé, le jeûne commençait le lundi i|iii ~ Il |iii'mier dimanche de carême, et qu'on ne l'iin.iil i'':;uliérement que cinq jours par semaine : Terili siint ne quinque dierum jejuniis prolongatis, etc. Eaut-il en conclure que dans cette région le carême comprenait primitivement sept semaines de jeûne, comme en Orient, au lieu de six'? Cela est fort douteux, car l'auteur de l'homélie, qui veut introduire une semaine supplémentaire de jeûne, parle de cette addition comme d'une nouveauté, n. 1, col. 488.

fiientôt du moins, l'usage romain apparut en Gaule. Le concile d'Agde de 506 exige que « toutes les Églises jeûnent tous les jours de carême, même le samedi n ; il n'excepte formellement de cette obligation que les dimanches, can. 12. Et un peu plus tard le concile d'Orh'ans (541) insiste sur le même précepte, en invoquaiil l'auloi-ilé des l'éres : palruni slaluta. can. 2. Cliiis,. I, 1,1, II, )i,,, M,.. , , ,1, i,,,..| , Mil. ,|. MIL mIii d'allon-

"II nu ■., . ,l, II! . . II). J \i 1 l:i 1;. Il .11 conclut

duit en Gaule au IV" siècle, « se défendait encore sur quelques points. » Origines du culte c/tre'tien, p. 235. Ne faudrait-il pas voir plutôt dans cette mesure disciplinaire une répression de tentatives semblables à celles de Fauste de Riez, faites au v» ou au vi« siècle sur plusieurs points du territoire'?

L'Espagne ne nous fournil pas ,|e textes Men clairs sur l'observaiier ipi nh .ilii un ilr .n nii !• mi- siècle. Du

moins saint Isi. Il II . i. i.n. i|iii il. -.im i. mp^ let sans

doute bien avani lui. cic il Lui appui ,i |,, liMililion), on jeûnait le samedi et Irenle-six jours par carême, ce qui constituait la dime de l'année. De ecclesiasticis officiis, 1. I, c. x.\.\vii, n. 4, P. L., t. Lxxxiii, col. 772; cf. Elijmol., 1. VI, c. XIX, n. 69, P. L., t. lxxxii, col. 258. Nous reconnaissons là l'usage romain, préconisé par saint Léon et par saint Grégoire le Grand.

L'Angleterre, qui doit à saint Grégoire son évangélisalion, ou du moins une nouvelle semence de l'Évangile vers la fin du vi" siècle, n'a pu qu'adopter, en matière de jeûne quadragésimal, la discipline de l'Église romaine. Quelle était, avant cette époque, la coutume de l'Église bretonne? Nous ne saurions le dire.

Le jeûne quadragésimal ne fut pas observé partout avec la même rigueur.

Il ne comportait prn jour, sans autre adouc repas devait se prendi avoir été tout à fait d'aci et saint Jean Chrysostome lai:

ni I . nii seul repas par

••\ -iir l'heure où ce

n paraissent pas

n! I; i-iln, saint Épiphane

i^nt entendre qu'il n'était

permis de rompre le jeûne que vers le soir. S. Basile, De jejunio, homil. i, 10, P. G., t. xxxi, col. 181 ; S. Épiphane, Expositio fidei, c. xxiii, P. G., t. XLii, col. 828;

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