CARTHAGE — CARTIER
Ainsi la préface romaine, Deus honorum, que donne le missel des l'rancs, est une addition étrangère au rite gallican. Quoi qu'il en soit, étant donné que la vertu des formes sacramentelles de l'ordination réside dans leur sens et non dans leur longueur, il est vrai de dire que chez les Latins, gallicans ou romains, comme chez les Grecs, l'imposition des mains de l'évêque et la prière dont elle est accompagnée constituent l'essence de l'ordination presbylérale. Cf. Gaspard, op. cit., n. 1074.
3. L'ordination du diacre est ainsi décrite par le canon 4. Seul, l'évêque qui le bénit doit placer la main sur la tête de l'ordinand, parce qu'il est consacré comme ministre el non comme prêtre. — a. Ici encore, d'après M'J' Duchesne, p. 369, il y a entre le rite gallican et la liturgie romaine une divergence analogue à la précédente. Dans la pure liturgie gallicane, la prière finale, conservée dans le pontifical. Domine sancte, que l'évêque récitait en tenant la main étendue sur l'ordinand, constituait toute l'ordination du diaconat. Les autres prièri:» '1 iiuliihiiin'iil l:i piVface ou canon consécratoire : Duiiiiiir >.iui,ir... !iu,i>., mil ilator, etc., que contient le missel i\i'- I 1 un -, -i.iit iirs aiUiitions d'origine romaine, et niuliM'iil la iiKiiir ruiirliision que ci-dessus. — b. Les paroles du canon 4 : quia diaconus ad mlnisterium non ad sacerdotittm sed ad ministerirmi consecratur, ont trouvé place dans la rubrique du pontifical romain, à cet endroit de la préface où l'évêque s'interrompt pour imposer la main sur la tète de l'ordinand en disant : Accipe Spirilum Sanclum, etc. La rubrique explique que nul autre que l'évêque ne doit imposer la main au diacre, cet honneur étant réservé aux prêtres. Il n'est pas inutile d'observer, que dans les sacramentaires romains les plus anciens, la préface ne présente aucune interruption; les mots Accipe Spiritum, etc., et l'imposition spéciale des mains y relative ne s'y trouvent
2" Les cinq canons suivants ont trait au sous-diaconat et aux quatre ordres mineurs, les mêmes et dans le même ordre que dans le pontifical. Toutes ces ordinations s'accomplissent par la seule tradition des instruments avec paroles correspondantes. Ces paroles, telles que les Staluta anliiiua les donnent explicitement ou implicitement, sont les mêmes que celle du pontifical romain. Chacune de ces ordinations se termine, dans le missel des Francs, par une bénédiction ou prière spéciale qui figure également, ordinairement sans modifications dans le pontifical. Cf. Duchesne, op. cit., p. 364 sq. Quant aux allocutions qui précèdent, dans le pontifical, ces diverses ordinations, aucune, sauf celle du sous-diaconat, n'existe dans les manuscrits parvenus jusqu'à nous; on donne la date à laquelle elles appartiennent, mais elles paraissent très anciennes. Duchesne, op. cit., p. 365.
1. Le sous-diacre, dit le canon 5, quand on l'ordonne, ne reçoit pas l'imposition des mains ; il doit recevoir de la main de l'évêque une patène et un calice vides, et des mains de l'archidiacre une aiguière avec sa cuvette et une serviette. — a. Avant la tradition de ces objets, l'évêque adressait à l'ordinand une allocution dont le texte, conservé dans le missel des Francs, forme une partie de celui qu'on lit dans le pontifical rouiain. — b. Cette allocution commence par les mots : Vide cujus ministeritini tibi traditur, et se termine par la conclusion : Idco te admoneo : ita te exhibe ut Deo placei-e possis. La réunion de ces deux phrases constitue précisément la formule sous laquelle se fait la tradition du calice et de la patène vides.
2. D'après le canon 6, pour l'ordination d'un acolyte, l'ordinand devait d'abord être instruit par l'évêque des devoirs de sa fonction; puis l'archidiacre lui remettait un chandelier avec un cierge, pour signifier qu'il reçoit la charge d'allumer les luminaires de l'église. De plus, il recevait une burette vide signe de la fonction de pré-
senter à l'autel le vin de l'eucharistie. L'ordre d'acolyte, dit M'J"' Duchesne, op. cit., p. 366, ne parait pas avoir été partout en usage dans les pays gallicans. A Reims, au v« siècle, il n'y en avait pas. Cette remarque tendrait à donner aux Slatuta une portée plutôt locale que générale. Ils retraceraient l'usage de l'Église d'Arles et non celui des autres provinces des Gaules. De fait, dans le missel des Francs, l'ordre d'acolyto est intercalé entre celui des portiers et des lecteurs et il est le seul pour lequel les Statuta ne donnent pas distinctement la formule de tradition des instruments. Il est vrai que cette formule est implicitement donnée par le texte même du canon 6.
3. L'exorciste (can. 1) reçoit de la main de l'évêque le livre des exorcismes, tandis que le pontife lui dit : Accipe et commenda memorix, etc., comme dans le pontifical romain.
4. Pour l'ordination du lecteur (can. 8), l'évêque adresse d'abord au peuple une allocution qui suppose une élection et dans laquelle il met en relief la foi et le talent de l'élu. I^nsuile, il lui remet, à la vue de tous, le livre où il devra lire et lui dit ; Accipe et eslo lector verbi Dei, etc., comme dans le pontifical, excepté deux légers changements.
5. Le portier (can. 9) est d'abord instruit par l'archidiacre de la conduite qu'il doit tenir dans la maison de Dieu, puis l'archidiacre le présente à l'évêque. Celui-ci prend sur l'autel lis clefs de l'église et les remet à l'ordinand en disant ; >'ic âge quasi redditurus, etc., comme dans le pontifical romain.
3» Le canon 10 des Statuta anliqua a trait aux chantres ou psalmistes. L'institution des chantres comme ordre dans l'Église n'arriva guère, dit Martigny, Dictionnaire des antiquités chrétiennes, v» Chantre, que vers le commencement du iv* siècle. On établit alors des chefs de chant, cantores canonici, ainsi appelés parce qu'ils avaient rang parmi les clercs. Toutefois le texte des Slatuta antiqua ne permet pas de confondre les chantres avec les clercs qui font partie de la hiérarchie d'ordre. L'office de chantre peut être confié à quelqu'un, dit le canon 10, par un simple mandat du prêtre et sans que l'évêque en ait connaissance. Pour constituer un chantre, le prêtre disait : Vide ut quod ure cantas, corde credas ; et quod orc credis, operibus comprobes. Cela suffit pour distinguer cette fonction du moindre des ordres mineurs, puisqu'ils ne peuvent en droit ordinaire être conférés que par l'évêque.
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cliesnr. ( ' : a ' !■ I ,- I I f^. 11. .303-
H. MOUREAU. 2. CARTHAGE (concile pléniep de). Voir MlLÈVE.
CARTHAGÉNE François, écrivain du XVI« siècle, a publié un Traité de la prédestination et de la réprobation des hoflimes et des anges, Rome, 1581.
Glaire, Dictionnaire utiiversel des sciences ecclésiastiques, t. I, p. 405.
E. Mangenot.
CARTIER Gall, bénédictin, théologien et canoniste, né à Porrentruy le 8 avril 1693, mort le 17 avril 1777. Il appartenait à l'abbaye d'Ettenheimmunster dans le Brisgau. Il y enseigna la théologie et y remplit les fonctions de sous-prieur. On a de lui : Tractatus théologiens de S. Scriptura succinctam etperspicuam illius historiam, necnon preecipua qux circa eam tradunl Iheologicomplectens, in-8", Augsbourg, 1736; Avctoritas et infallibilitas summoruni pontipcum in fidei et morum quœstio7iibus defmiendis stabilita et adversus Illustr. D. Benignum Bossuet et episcopum Meldenseni, necnon D. Hoiioratum Toui-nely scierie facullatis Pari-
CARTIER — CARYUl'IIVLLES
siensis doctorem regiicm et cmeHlum profe (lii-ala, in-4°, Augsbourg, 1738. Déjà pour défendre les prérogatives des pontifes romains, il avait publié la traduction latine d'un ouvrage d'un autre bénédictin : Ttactalus de auclorilate et itifaUihiUtatn snmntnrnm ponti/icum, auclore Malthxo Pelil-F'i'lirr l„iniitnir
dtmaius, in-8», Augsbourg, 1727; r, -
nandi scietitia, 2 in-S», Augsbouri:. l' >•' ' / ' '
peripatelica, in-8°, Au^'sboiirK, 1750. il . ■ i iiMi.n- (le Descartes; 7"/ieo/(i;;i(' uniri'rsalis <i.l -,:,„/-,,' •■/ mu'-
thodum celeberriiiH S. Sn-ipturif !??(cc/i.
,lr s / Il i; Il 1777, t. I, p. 179; Ziegelbauer, Wisrii; , ^ /; ;.r,(icri, 4 in-fol., Augsbourg, -1754,
t. ,1. I ,1. 1-, ;.,. 1 IV, p. 64,122, 249, 705, 706: Hurler, .\„„u;,ci,uor uU;-„,,„.-<. iii-t>% Inspruck, 1895, t. II, col. 27; Kiixlicuk-:vikun, t. M, cul. 72.
B. HEIRTEHI7.E.
CARUSIO Barthélémy, célèbre théologien de l'ordre do Saint-Augustin né au xiil« siècle. Pour son savoir il fut appelé à l'enseignement de la théologie à Paris et à Bologne. Clément VI le nomma évêque d'Urbin en 1347. Il mourut trois ans après sa consécration (1350). De longues années durant il s'adonna à létude des œuvres de saint Augustin et de saint Ambroise, et le fruit de ses veilles est contenu dans ses MilMoqu'm, que Pétrarque appelle libri majons operis quam glorix. Dans ces recueils, selon un historien de l'ordre de Saint- Augustin, Carusio tani D. Augiislhn mare, quam D. Ambrosii fltimni si(pp,-m,l„vil. l.ps protoslaiils. dans un but intércss/', |iiil.h.iriii -.n- nu linx nnin -.-s
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le l'adoue.
On a de lui: 1 i/,; ./■ / ■
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Uni, Lvon,
■1555; Paris, Itiiô, 107-2;
>■' MUleluquii
Ambrosii,
Lyon, 1556; 3» Commenlarium tam in Velus quam in Novum Testamentuni ex omnibus S. Augustini lucubrationibus, Bàle, 1542.
enise, 1717, t. II, col. 787 ; Si.tte de a, Cologne, 1586, p. 217; Cave, Historia lilteraria, t. ii, p. 44 ; Possevin, Apparatus sacer, Venise, 1606, 1. 1, p. 185 ; Fabricius, Bibliotheca latina, t. i, p. 181 ; Gratianus, Anastasis augastitiiana. Amers, 1613, p. 47-48 ; Herrera, Alphabetum augttstiniamim, t. i, p. 105; Gandolfo, Dissertatio historica de ducentis celebei-rimis augustiniaiiis scriptoribus, Rome, 1704, p. 92-95; Moreri, Dictiomtaire historique, 1740, t. II, p. 87 ; Elssius, Encomiasticon augustinianum, p. 114; Oudin, Comnienlaria de scriptoribus Ecclesiie, etc., t. III, col. 964 ; Ossinger, Bibliotheca augustiniana, p. 210-212 ; Jdclier, Allgemeines Gelehrten-Leocicon, t. i, p. 1710-1711 ; Torelli, Secoli agostiniani. t. v, p. 616; Nouvelle biographie universelle, Paris. 1853, t. iv, p.619 ; Kirchenlexikon, 1886, t. il, co\.QS&8\L,BMeri,Postre»iasœculasejrreligioyiisaugustinian3e,
Tolentino, lfô8, p. 79-80; Id., Er - i- . .,-. r/^((«iaiiœ pars
pnmo, p. 196-199 -.Tiraboschi, S(i "raitaliana.
Milan, 1833, t. II, p. 282-283; Gr - / - illustri di
Vrbino commentario, Urbin, 1810. i . . ;n- , J :i i u . 1 1 1 1 , P«i-s tertia monastici augustiniani, Valladolid. 1890, p. 318; Hurter, .Vometiclator litera>-ius, t. I, p. 463.
A. Palmieri.
CARVAJAL Louis, fils unique de parents nobles en Andalousie, quitta tout pour se faire disciple de saint François chez les mineurs de l'observance. Il fut commissaire général de son ordre en Belgique. On dit qu'il avait étudié à Paris et qu'il y résida quelque temps. Plus tard il fut envoyé comme théologien participer aux travaux du concile de Trente. Il publia avant cette époque : Apologia monasticse religionis dihiens nugas Erasmi, Salamanque, 1528; Anvers, 1529. Érasme riposta, et on trouve dans ses œuvres complètes : D. Erasmi Roterodami adversus febricitantis cujusdam libellum responsio, dans Opéra, Bàle, 1540, t. ix,
p. 1374-1382. Carvajal répliqua par un autre écrit : Dulcoratio amarulentiarum Erasmicœ responsianis ad Apnlogiam... Ludovici Carvajali, Paris, 1530, selon Hurter. Cette réponse fut condamnée donec corrigatur, mais aujourd'hui elle a disparu de VIndex ainsi que les (Piivi-ps do son adversaire. De la même période date la lii; liini.iiia Cl /jnslnlatoria pro immaculala concep- I lu,,,- ,i,i,iii-,, is liri Mariai a fr. Lodovico Carvaialo... Iiilntin iiuiiiih'i'iiii argumentorum qux adversum prœfatam dcdanialioneni quidam eideni Lodovico Parisiis objecit, in-S", Paris, 1541. Cet opposant était le P. Barthélémy Spina, dominicain, qui fut maître du sacré-palais. Carvajal publia ensuite ; De restituta llieologia liber unus. Opus recens in quo, leclor, videbis theologiam a soplmtica et barbarie magna industria repurgalam, in-4», Cologne, 1545. L'année suivante l'auteur, qui était à Rome, ajoutait à son livre six pages portant l'approbation du cardinal Mendoza et la réponse à quelques objections, Pérouse, 1546. Deux ans après il donnait une nouvelle édition de son livre, sous ce titre : Tlieologicarum sentenliarum liber umts..., in-16, Anvers, 1548. A la fin se trouve avec une nouvelle pagination : Oratio Loisii Carbaiali ordinis minonini habita in concilio Tridenlino dominica sccunda quadragesimx {i54'i). Il résulte de celte édition que l'auteur était rentré à Anvers le 1" mai 1548. On perd ensuite sa trace. 11 avait pris une part active, attestée par les Diarii, aux discussions du concile en 1547.
Sbaralea, Supplementum et castigatio ad scriptores ord. min., nome, 1806; Joseph Gallardo, Ensayo de una bibliotheca espaûola, Madrid, 1866, t. ii, p. 266; Hurler, Nomenclator, l. IV, col. 1177 ; Seb. Merkle, Concilii Tridentini diariorum, Fribourg-en-Brisgau, 1901, t. i.
P. EDOUARD d'Alençon.
1. CARYOPHYLLES Jean, théologien grec du XVII'' siècle, né à Karya dans l'éparcliie de Dercos. Élève de Théophile Corydalée, il adopta les principes luthériens de son maître. Sur les instigations de celui-ci, écrivit un traité contre le terme de transsubstantiation ; il y rejetait la doctrine de l'Église orthodoxe sur l'eucharistie (164t-1645). Le patriarche Parthéne II le menaça d'excommunication s'il ne rétractait pas ses erreurs; il se soumit et anathémalisa son ouvrage en 1645. Rentré dans les bonnes grâces du patriarche, après la mort de Théophile Corydalée, il fut nommé directeur (-T/o/âp/r,;) de l'école patriarcale de Constantinople (1646-1664) et grand logothète de la Grande Église. Il continua cependant à répandre les doctrines prolestantes. En 1691, le patriarche Callinique II d'Acarnanie réunit un synode ov'i l'on anathémalisa les opinions hérétiques de Caryophylles sur la sainte eucharistie et on confirma de nouveau les décisions prises par le synode de Jérusalem (1672) contre les croyances de la Réforme. Jean Caryophylles, appelé devant le synode, convint que son enseignement était en contradiction avec celui de l'Église orthodoxe, et le rétracta par écrit. Un exemplaire de son ouvrage sur la sainte eucharistie fut déchiré par le patriarche en pleine église, et on prononça l'anathème contre ceux qui le garderaient ou le copieraient, ilélétios Syrigos, en 1690, et le patriarche Dosithée de Jérusalem, en 1694, publièrent des réfutations du grand logothète. Celui-ci, en 1693, fut obligé de se retirer en Roumanie où il mourut quelques années plus tard. On a de lui un ouvrage intitulé : 'Ey/tipcôiov Ticpt Ttvojv ctTcopiôiv xa't Xuaswv, t) TTEpi èlsxdt- (7£m; xai èmêeôaiwffsuv ivayxaiiov Ttv&iv ri); lxxXïi<rta; ôoYsiiïTuv, Snagov (Roumanie), 1697; plusieurs lettres la plupart inédites, les vies de quelques Grecs du xvil« siècle martyrisés par les Turcs et honorés dans l'Église grecque, une chronique du xviF siècle sous forme de journal, etc.
Fatricius, Bibliotheca grœca, t. xi, p. 446-448; t. xil, p. 105; Heineccius, Abbildung der allcn und neuen Kirche, Leipzig,
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CARYOPHYLLES
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Nous citerons seulement parmi - )>!■ iinpiimées,
celles qui ont trait à la théoloLi I \ ./;!; Ttpô;
NsUov TÔv ©Eo-<70().ov£y.-/îv 7t£p\ TT,: i;./ ,: t-.. lly~a. Paris,
1626, réimprimé par Roccaberli, Bibliolheca iiiaxima
pontificia, Rome, 1698, t. xiv, p. 477-513; réfutation des
plus importantes olijections de Nil, archevêque de Thessaloniqiie /\iv sioplo!. De pritimln papœ )-oniani, édit. de Sai)iii:ii-i', !!,iiio\i>v HiiiS; j ■ Xnrics Tusculanx et HavciiN.iir^. l; Idil . --i i,. ,1 /jh^imui mes et de pièces
latines nu -ivi>(|ur^ siii- les iM\s|rn.>ili'S fêtes liturgiques de l'année, des fériés du carême, et des dimanches de l'avent ; 3» 'ATroSoxiiiaaia -/.al xatàxpiai? x?,; Ètt' 6vô|jiaTt Kvç,il\o'j Hatptàpxo'J Ku\<rTavTivo-j7i6),£ti)ç èx5o6eiar,: 6iJ.ci).ovia; tîjc ttktteio;, sTto'Jv àmaiiaç tcôv Ka),êivt(TTMV ^ (rjvî,TTai xa\ vj rôiv àvaBsua-CKjawv itap 'a-JTo-j êr, to-j Kupt'Wou TtâXai éxçwvï)6évTa)v àTtôppii^iç, Rome, 1631, réfutation de la fameuse confession orthodoxe de Cyrille Lucaris, le fauteur du protesl:.iUi<iiie il.ins l'Église grecque du xviF siècle; Caryopli\ ll< - inil.li.i .lussi une traduction latine de cet ouvrai^e i:,.,,s,,r" , , > ,i fessionis fidei seu potimpe)-fîdise calvii'iiunœ ,j,,.:r huihdw CyrilH
! pille) suite \ndrcEuda;mon I Isaaci Ca I // liones giSLri
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AUatius Apesuibanss Rome 1633 p 162 163 Id De Eccleftx occidentaUs atque oiientalis pe)petua consensione, Cologne 1618 i-nl oqq Ninii'sl'ivthneuc Pmacotern imnqmum illust, ' ■> I I ' 1 I n-nr. 1(45
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CAUVOl'HYLLES — CAS DE CONSCIENCE
TivviS.o, !)■ ; S/o/iifto;, Athènes, 1896, p. 72-73; Lebedev, Istoriia greko-vostotchnoi tzerkvi pod vlastiu Turok, Serghiev Posad, 1901, t. II, p. 670; Hurter, Nomenclator, t. m, col. 287, 447. Les écrits de Jean Matthieu Cai*yophyl!es en faveur de la primauté du pape eurent des contradicteurs en Grèce, tels que Maxime du Pélnponftse. dont l'EvyEiçfSiov xocTà T:oîj ffy.tff[iaToî Tiùv n«T:i»rc<î;v parut à Hu.li^iipsi c'Ti li.'.io: Bianu et Hodos, Bibliografla românescà r,'. ( i«i. p. 297-298; 1902, p. 336-337 ;Meyer, Die
Il '/■ de/- ffriecAisc/ien ffirc/ie, Leipzig, 1899,
|i I I inrésios, Papadopoulo-Kérameus, 'lEpoffo>.u-
;i ~ 'PL-tersbourg, 1899, t. iv, p. 46. A la biblio-
tli. «] \ i li Rume on trouve un ouvrage inédit de Ca-
ry-iluih ^ r, iHi, I. moine calabrais Barlaam Martini, Catalogo
lin ' ". .' I isistenti neUe bibliotlieche italiane, U'i-
laii, 1"HJ. I 11. p, jn.i,
CAS DE CONSCIENCE. - I. Xotion théologique du cas de conscience et de sa solution. II. Principaux moyens de résoudre un cas de conscience.
I. Notion théologiqie du cas de conscience et dk SA SOLUTION. — Dans un sens très réel, quoique moins usité, tout fait particulier sur la licéité ou l'illicéité duquel la conscience individuelle de chacun prononce un jugement moral, peut être appelé un cas de conscience. Car tout jugement de la conscience, suivant l'analyse de saint Thomas, Qusesl. disputatse, De verilate, q. xvii. a. 2; Sum. theol.,\^ W", q. Lxxvi, a. 1, est une déduction d'un syllogisme particulier, dont la majeure affirme un principe général appelé jugement universel de la syndérèse, et la mineure établit un fait particulier auquel le principe est appliqué. .\u sens le plus ordinaire et au point de vue strictement théologique, on peut définir le cas de conscience, un fait concret réel ou fictif, individuel ou social, pour lequel on décide, conformément aux conclusions de la science Ihéologique, l'existence ou l'inexistence de certaines obligations morales.
-1» Le fait doit être concret et pour l'apprécier justement au point de vue moral on devra le considérer : 1. dans l'objet spécifique d'où il tire sa moralité première et essentielle, moralité bonne si cet objet est conforme à la droite raison, moralité mauvaise s'il y a opposition entre l'objet et la droite raison, moralité spécifiquement indifférente si l'objet considéré en luimême n'a aucune relation intrinsèque avec la règle de moralité. S.Thomas, Sum. i/ieoi., 1» II»=, q. xviii, a. 2, 8. — 2. Dans ses circonstances objectives qui peuvent modifier la moralité première ou même y ajouter une nouvelle moralité, comme les circonstances de personnes, de moyens, de quantité, de lieu ou de durée. S. Thomas, loc. cit., a. 3, 10, 11. Circonstances aussi de fréquence, d'habitude, de scandale, ou d'occasion prochaine desquelles peuvent résulter la multiplication des péchés ou de nouvelles espèces morales, ou encore des obligations spéciales dont le confesseur doit exiger l'accomplissement. Parfois même, circonstance d'obligation concomitante ou indirecte, provenant du concours accidentel de divers préceptes, que telle particularité fait intervenir. Ainsi en soi l'entière absence de travail, pendant toute une existence humaine, n'est interdite par aucun précepte direct. Mais accidentellement elle peut facilement devenir un péché même grave, dans la mesure où elle constitue pour celui qui s'y adonne, un grave danger de commettre le péché, ou encore quand elle conduit à l'omission de stricts devoirs, comme certaines obligations de charité. — 3. Dans ses circonstances subjectives d'advertance entière, imparfaite ou nulle, et de consentement plus ou moins libre ou entièrement inexistant. Analyse toujours délicate puisqu'elle essaie de scruter les intimes secrets de la conscience, souvent très difficile dans sa complexité et en même temps souverainement importante à cause de l'inlluence prépcndérante qu'elle peut avoir sur le verdict moral ds lici'ilé ou d'illicéité, de faute grave ou de faute vénielle. •2" C'est un fait concret réel ou fictif. Le cas réel est un cas vraiment existant dans toute sa réalité indivi-
duelle, sur lequel on sollicite une appréciation morale destinée à régler la conduite avant l'action, ou à rassurer la conscience et à éclairer autrui après l'événement. Le cas fictif peut être ou un cas réel dont on a omis par prudence quelques particularités, ou un cas absolument artificiel, méthodiquement combiné dans le but d'exercer le jugement théologique sur l'application des conclusions de la théologie morale, particulièrement de celles qui présentent de graves difficultés, à cause de la complexité des circonstances. Les décisions des Congrégations romaines répondent habituellement à des cas réels, tandis que les ouvrages de casuistique ne traitent que des cas au moins partiellement fictifs.
3» Le fait est individuel ou social. Individuel, s'il relève uniquement de la morale individuelle, comme tout ce qui se rapporte aux devoirs individuels envers Dieu, envers soi-même et envers des individus considérés isolément. .Social, s'il relève de la morale sociale, comme tout ce qui concerne directement les obligations communes des citoyens envers l'État, celles de l'État vis-àvis des sujets et même les droits réciproques des nations et leur légitime défense.
4" C'est un fait pour lequel on décide conformément aux conclusions de la science théologique. —1. Il s'agit d'une décision vraiment théologique, pour laquelle la connaissance des principes généraux de la syndérèse, ou même la connaissance des conclusions immédiates de la loi naturelle et des principes révélés, ne saurait habituellement suffire. La connaissance des conclusions de la science morale naturelle et surnaturelle est requise, surtout dans les cas plus complexes où le conilit de plusieurs conclusions divergentes exige une connaissance plus complète et plus approfondie. — 2. Ce jugement théologique peut être aidé, du moins dans sa formation complète, par des décisions de l'Église ou des Congrégations romaines portant sur un cas particulier ou valables pour tous les cas similaires. — 3. Une décision vraiment théologique n'exclut point, surtout dans les solutions plus difficiles, le recours aux principes réfiexes qui peuvent fournir la certitude nécessaire pour agir, ni l'emploi d'opinions n'ayant qu'une solide probabilité extrinsèque. A défaut d'autres moyens de se former une opinion plus directement scientifique, ceux-ci peuvent suffire. — 4. La décision pratique portée par l'autorité ecclésiastique ou donnée par un confesseur, un guide ou un conseiller suffisamment éclairé et prudent, loin d'être un obstacle au jugement individuel de la conscience, est, fréquemment du moins, son meilleur moyen de formation, soit que l'individu en pénétrant les motifs du jugement se l'assimile complètement, soit qu'il se repose entièrement sur l'a utorité directrice ou sur la science prudente que possèdent ses chefs hiérarchiques ou les directeurs qu'il s'est choisis. Dans l'une et l'autre hypothèse, l'intermédiaire humain, ecclésiastique ou autre, ne faisant que déclarer la teneur d'une application de la règle divine, c'est vraiment cette règle divine qui atteint l'individu et le lie ou l'oblige moralement. S. Thomas, Qusest. disputatse. De verilale, q. xvii, a. 3, 4. 5» C'est un fait pour lequel on décide l'existence on l'inexistence de certaines obligations morales. Donner justement l'une ou l'autre réponse, c'est résoudre un cas de conscience. Solution déclarative de la non-obligation d'accomplir tel acte ou d'omettre telle chose, ou inversement solution déclarative de l'une ou l'autre obligation. La déclaration de non-obligation peut être restreinte par des conditions ou limites qu'exigent d'autres préceptes entrant indirectement en jeu dans la circonstance. D'ailleurs, cette déclaration ne suppose point nécessairement dans l'opinion opposée le manque absolu de probabilité spéculative. L'on peut simplement affirmer l'absence de toute loi certaine et moralement obligatoire, conséquemment la pleine liberté morale d'agir. Il est même possible que dans des questions re-