II. Si le
son con-
mariage,
me de la
renvoyer ou de se l'unir par un lien In^ilinm, l..i cnucubine de condition libre devait ou rom|iin s, s In ns mi les faire consacrer par le mariage; si rlli- • i.ni I nsij.ne d'un infidèle, elle n'était admise i|Mn ^i , n,. ne s'était donnée qu'à cet inliilnln il ,i la iinnliii.ni il'nli'ver ses enfants, d'abandonner- s, m in.iiin' .m ilr - . n l'iire épouser légitimement. Cimsl. n/ms/., \ III, \\\ii, /'. (;., t. i, col. 1132; Teslamentuni, p. 11."). Si ill.- prnninll.iil, dit saint Augustin, nuliunt se alium ,,^<iiiihn:nii . etiamsi ab illo, cui siibdita est, diiiiiii.iin,'. ,,i,'iiio dubitatur iitrum ad pi-ycipiriidii)}i hdphsnni mm debeat admitti. De fidf ./,./. a,-,, \]\, :;."., /', L., t. XL, col. 221. En traitant ainsi |. s ,vi Lu,.,, Il ^U-n respectait l'institution sociale dn l'i-poiinn, mais eberchait à sauvegarder la liberté des enfants de Dieu.
2» Rites. — Une fois ces diverses questions tranchées et ces dispositions prises, la demande du postulant pouvait être officiellement agréée; mais elle ne l'élail jamais .sans quelques conseils de circonstance, Const. apost. ,\U, XXXIX, P. G., t. I, col. 1037; Teslamentuni, p. 111, ni sans quelque solennité. Divers rites, en elTet, marquaient l'entrée dans le catéchuménat.
Chez les Latins, à Rome en particulier, c'étaient l'exsufllation avec une formule d'exorcisme, l'imposition du signe de la croix sur le front et des mains sur la tête, l'introduction dans la bouche d'un peu de sel exorcisé. Le diacre .Jean atteste l'usage de l'exsufllation et l'emploi du sel, Epist. ad Senariunt, P. L., t. ux, col. 402; le Sacramentaii-egélasien,i,30,P. L., t. Lxxiv, col. 108i, celui du signe de la croix et de l'imposition des mains. A. Ravenne, saint Pierre Chrysologue signale l'ouverture des oreilles après l'imposition des mains et les exorcismes. Serm., ui, P. L., t. ui, col. 347. En Gaule, il est simplement question de l'imposition des mains. Sulpice Sévère raconte que saintMartin, entouré en plein champ d'un grand nombre de païens qui sollicitaient la gràce du baptême, leur imposa les mains et les fit catéchumènes, en faisant remarquer qu'il n'était pas déraisonnable in cantpo catechunwnos fieri, ubi salèrent martyres consecrari. Dial, 11, iv, P. L., t. xx, col. 20i; cf. Concile d'Arles I, can. 6, Hardouin, t. I, p. 264. En Espagne, le concile d'Elvire atteste ce même usage. Can. 39, Hardouin, t. i, p. 254. Plus tard, saint Isidore et saint Hildefonse signalent celui de l'exorcisme, de l'onction et du sel. Le premier dit : Exorcizantur, deinde sales accipiunt et ungunlur, De of/ic, II, xxi 2, P. L., t. Lxxxiii, col. 814; mais saint Hildefonse remarque que l'emploi du sel n'est pas général et le désapprouve. L'onction est ici placée à l'entrée même du r aiii liiuni'iial. au moment où le pa'ien est agréé comme
I al'. I I. in: elle correspond à celle de la poitrine et
il - .iiiiili ~ qui se pratiquait à la fin du catéchuménat, In siiiii ili s.iint, à Rome, à Milan et ailleurs.
CATECHUMENAÏ
Dans l'Afrique proconsulaire, saint Augustin est un témoin de l'imposilion des mains. Dans le modèle de catéchèse qu'il rédigea, à la prière de Deogratias, diacre de Cartilage, le catéchiste annonce d'abord au postulant qu'il va être marqué du signe de la croix et, s'il accepte l'enseniljle des vérités qu'il doit croire et des devoirs (ju'il aura à remplir, solemniter signanchis est et Ecclesix more Iractandus. De cat. nul., xx, 3i; xxvi, 50, P. L., t. XL, col. 335, Bit. C'est une sorte d'affiliation : De domo nmgna suul, In Joa., tr. XI, i, P. L., 1. XXXV, col. 1476; une espèce de conception, selon le pseudo-Augustin : Per cruels sigmim in ulera matris Ecclesiœ cnncepti estis. De sijnil'- '"' calrch.,\, 1, P. L., t. XL, col. 637. Signo .l- eivM\ .■! impo-iliun ,1,- n,;,iiis sont deux rites facr>'~ jm -iii. IiIp ni l- r.ii. diniii. n.' :i
leur manière, mais n\\i. -m- '' - ip ' , n ' i li'
rien pour la rémissiuu dus prclu t. uu Il-iiIixc dall^ lu royaume du ciel. De peicat. mer'U., Il, xxvi, 'ti,P. L., t. XLiv, col. 176. Dans ses Confessions, I, xi, saint Augustin rappelh' l"iis;\ge du sel ; à propos de l'aveugle-né, guéri par Xoln ->i i^n.iH' avec un peu de salive et de terre, il fait ail h- i in .< i.n diiclion de ce genre pratiquée sur les caticluiNM II ■- : Demandez à un homme : Es-tu chrétien .' S il lopuiul affirmativement, demandezlui : Catéchumène ou lidèle? S'il répond : Catéchumène, c'est qu'il n'a reçu que l'onction et non le bain purificateur. » In Joa., tr. XLIV, 2, P. L., t. xxxv, col. 171 i. Voir dans Martène, De antiqiiis Ecclesix rilibus, Rouen, 1700, I. I, p. 37 sq., plusieurs ordines ad facienduni clinsiiaiium ou catechunienuni ou catecuminum ou
Chez les Grecs, l'admission au catéchuménat ne comporte ni l'usage du sel ni celui de l'onction. Quant aux autr«s rites, l'imposition des mains et la prière sont signalées par Eusebe, Vila Const., IV, lxi, P. G., t.xx, col. 1213; le signe de la croix, par le diacre Marc qui raconte, dans la vie de Porphyre, évèque de Gaza, que plusieurs personnes ayant demandé le signe du Christ, ce pontife les marqua du signe de la croix et les fit catéchumènes. Vita Porp/i., iv, 31, P. G., t. Lxv, col. 1226; l'exorcisme et l'exsufflntion, par le premier concile de ConslanliiiMiili - d- "--^I, f iii.7. Or, tandis qu'en
Occident tous ces rilt- niilisle même jour
de l'admission dan« un ' nie, le concile de
Constanlinople indiiiiK ii n-j ■ c-nsécutifs. Le premier jour, dit-il, nous nûu< les faisons chrétiens, le second jour, catéchumènes; le troisième jour, nous les exorcisons en leur soufflant trois fois sur le visage et les oreilles, et ainsi nous les catéchisons, prenant soin qu'ils fréquentent longtemps l'église pour y entendre les Écritures, après quoi nous les baptisons. ConcHUim Constant. I, can. 7, Hardouin, t. I, p. 812-813.
3» Droits et devoirs. — Dès qu'un infidèle était ainsi admis au catéchuménat, il n'était plus considéré comme un étranger, mais comme faisant partie de la communauté à un titre officiel. Il était rr=iin.' =ni]= Ir nom de catéchumène ou d'auditeur, pu '^ m n, . i I. n nui' générique de chrétien, qui s ,i|.: ,i in n ,,, ii iiii> nin.nt aux catéchumènes et aux lid^ 1 -, m ,, n n- l.nuns vu plus haut dans saint Augustin 1 un ' i n ilns mains fait un chrétien, dit le concil< n l l ,i ,i, 39, Hardouin, t. I, p. 254, mais le clu. n. n n ,1- un fidèle. Jbid., can. 59, p. 255. Agréai- dr» lui, ,. lliglise, il acquiert certains droits et contracte certaines obligations : le droit d'avoir une place marquée dans les assemblées chrétiennes et d'être l'objet d'une prière et d'une imposition des mains solennelle avant la liturgie eucharistique; l'obligation de se faire instruire par des personnes chargées de ce soin et de se bien conduire pour mériter la grâce de l'initiation.
Jusque-là il n'avait assisté aux réunions qu'en étranger toléré, en dehors de la place réservée aux fidèles et aux catéchumènes, parmi les païens et les juifs. Concit. Car-
t/iag. IV, can. 84, Hardouin, t. i, p. 984. Il ne connaissait de la liturgie que le chant des psaumes, et de l'enseipupinent qup la li^ctiire <1p l'Kcriture avec les explicalii.il- lininili'liiiii-^ ijui -m .■|airiil données; après quoi il niai! ixnlii, 1 i..-,ii mai- il |ir,iid place parmi les catécliiiiiinirs I t il r.-U' a[.ivv I,. iviivoi des infidèles, S. Augustin, Seiiii., cxxxii, 1, /'. /.., t. xxxviii, col. 734-, pour être l'objet d'une céi-émonie spéciale. Le diacre, en effet, prie et demande aux fidèles de prier pour lui; puis l'évêque lui impose solennellement les mains et récite une prière appropriée, Concil. Laodic., can. 19, Hardouin, t. i, p. 784; S. Chrysostome, In II Cor., homil. II, 5, P. G., t. lxi, col. 399; S. Célestin, Epist.,
XXI, c. XI, 12, P. L., t. L, col.
; après quoi il est ren-
voyé, laissant réunis les compétents, les pénitents et les fidèles. Les Constitutions apostoliques sont très explicites à ce sujet et distinguent nettement deux renvois de catéchumènes : le premier, celui dont nous venons de parler, et le second relatif aux compétents. Const. apost., VIII, \'i, P. G., t. I, col. 1077-1080. Le Teslamentum D. N. J. C. nous révèle en particulier que les catéchumènes prient à part des fidèles, échangent entre eux le baiser de paix, d'homme à homme, de femme à femme, reçoivent l'imposition des mains de l'évêque et quittent la synaxe avant les lectures. Testamentum-, p. 117, 119. Ce renvoi avant les lectures parait singulier. Il semble cependant qu'en Gaule les catéchumènes n'aient été admis à l'audition de l'Évangile et de l'homélie qu'au V» siècle, car le concile d'Orange de 441 prescrit qu'on leur lise l'Évangile. Can. 18, Hardouin, t. i, p. 1785. En Espagne, le concile de Valence de 524 ordonna que la lecture de l'Évangile à la suite de celle de l'Épitre ainsi que l'homélie seraient publiques, parce que c'est à la fois une occasion pour les fidèles et les catéchumènes de s'instruire et pour les infidèles de se convertir, can. 1, Hardouin, t. ii, p. 1067; même prescription au concile de Lérida. Can. 4, ibid., p. 1065. L'usage général était d'admettre tout le monde jusqu'après l'homélie.
Or l'homélie, étant donnée la forme discrète et voilée qu'elle prit, n'était comprise dans ses allusions que des seuls initiés; elle ne pouvait donc pas suffire à l'instruction désormais obligatoire du catéchumène. C'est pourquoi ce dernier devait s'adresser à son catéchiste pour avoir le supplément d'information nécessaire à sa situation nouvelle dans l'Église; et ce supplément lui-même, fourni durant tout le temps de ce premier stage de probation dans des instructions catéchéliques privées, ne pouvait être que relatif et forcément tenu à la discrétion sur les points de doctrine, dont la notification était exclusivement réservée à la catéchèse des compétents, c'est-à-dire à l'époque où le catéchumène passait au second degré de sa probation, en vue de la préparation immédiate au baptême.
D'autre part, le catéchumène, dûment averti au moment de son admission des principaux devoirs qu'il aurait à remplir, est désormais soumis à la surveillance de l'Église, soit de son catéchiste, soit de ses répondants. Car il a pris un engagement; il doit donc donner des gages de bonne volonté et d'application, accomplir certaines œuvres de pénitence, s'abstenir des désordres et des habitudes de la vie païenne et s'exercer de mieux en mieux à la pratique de la vertu, de manière à fournir, le moment venu, la preuve qu'il s'est rendu digue de passer au second degré de sa probation et de se préparer immédiatement au baptême. Origène, Cont. Cels., III, Li, P. G., t. XI, col. 988. On voit par là avec quel sérieux devait se conduire le catéchumène.
4' Durée. — Ce premier stage de probation durait plus ou moins de temps selon les circonstances et la coutume desÉglises. En Espagne» il durait deux ans, d'après le concile d'Elvire, can. 42, Hardouin, t. i, p. 254; en Orient, trois ans, d'après saint Grécroire de Nazianze,
■um
CATECHUMENAÏ
Oral., XI,, -28. /'. C. t. xxvi, col. iOO, les Cû)i!:iiliaU»i.t (ipusl„li,i,œs, Vin, xxxii. P. a., t. I, col. 1132, cl lo TeslameulHn: D .V I r, ,, HT M,;, il pouvait être abi'f'gi', .Ml i. i!<l -,..iih -:i .m.!, m, ri^ssité ou lor.sf[ut' les ili -; :' Ii: .! l i:,i !! ' i-'iit exceptionnelles, Cul ni--i il 1 ,,ni ■ 1 1 ■ in ..li'iiy.', à titre
(Vépreuve ou de punition, pour cause d'insuffisance, d'inconduite ou de faute grave. C'est ainsi qu'en Espagne, le concile d'Elvire exige trois nns au lieu de deux pour
la femiiir i|Ui ,'|i,iii.,iil liii 1:.. . iMi, ,!,. -.1 r,.„i,„i.
légitime, con. Il;rl pourir ,1 I m . m ::',; il n-nvoie même jusqu'à la fin de l.i i I . i . innirne coupable à la fois d'adulléro et d'.i , -rii i,,. m. i m. CjS, Hardouin. I. I, p, ■}". I.r rniirilr ik- .Nict-L-, ,i2,^, condamne le c;il. rliiiiiii m i|iii |ii lu .1 passer trois ans parmi les audiiiiii- ,i\ ml il. h iilniis avec les autres catéchumènes. Cm. l'i, ll.u.l.iiiiu, I. [, p. 330. Le concile de Néocésarée porte que si le imIi i hiihi. m p. iiètre dans l'église et se range parmi ci n» iin -. n' |ii eialcraent
instruits, c'est-à-dire parmi li ~ i[.i !. ni- m ■■m-'X'J-
jiî'/ot et y est surpris en fauli-. il -lui r. m, i-irnii lisimples àzpownsvoi; s'il pceli- . : in. . i m "■
Hardouin, t. I, p. 283. On ciiiiipi 1)1 i| I. ! i Ji 'm! la bonne conduite de ses adilii ~, ,li imi- lui ,iiliiii--i..ii. les entourât de sa vigilante protection et, \c eus échéant, punit leurs fautes, en retardant leur baptême. Mais on comprend aussi que, selon les circonstances, celte première probation ne devait pas trop se prolonger, sous peine de rebuter les bonnes volontés. Aussi vit-on l'Eglise en diminuer peu à peu la durée, la réduire notablement jusqu'à l.i confondre parfois avec la prépa-
menat, réuni i ni nul tien bapti.siii.i'. |ii !■ graves rcspuu-.ilil ii.
sentiment exiuiiie pu
xviri, P. L., t. I, col. l'2-22. Ii pli , ii p i piuir, dans cet état indécis, de leur libei i. i . i, i>.i- pour la fin de leur vie ce sacrement il h i ^^ n i iilou totale. On sait que saint Martin, cih eliumein u 10 ans, ne fut baptisé qu'à 22, Sulpice Sévère, Vita Martini, n. 2, P. L., t. x.\, col. 161, et que saint Augustin, catéchumène dés son bas âge, ne reçut le baptême qu'à 33 ans. D'ordinaire ce retard constituait un abus, contre lequel ne cessèrent de protester les Pères du iv et du v« siècle. S. Ba.sile, Ilomil., xiii, 1, P. G., t. .xxxi, col. 425; S. Grégoire de Njsse, Adversiis eos qui diffenint baplisma, P. G., t. XLvi, col. 417 sq. ; S. Chysostome, Ad illuniinandos, P. G., t. XLix, col. 223-249 ; S. Grégoire de Nazianze, Orat., XL, P. G., t. xxxvi, col. 359-425.
5» Passage à la classe des compétents. — Au terme de ce stage plus ou moins long, soumis au contrôle de l'autorité ecclésiastique, le catéchumène pouvait poser sa candidature à la pi'ochaine initiation chrétienne. Bien qu'il appartint à l'Église par un titre officiel, il ne faisait pas encore pleinement partie de la communauté : il n'i'lait qu'un novice en passe de devenir un candidat
ouven
que
les convertis.
r adir
pir h
irll il 1
-mèm
au catéchu- >s leur initia-
1 raison des III-, selon le /' ' baptismo,
eir.'
Cologne, 1712, t. i, p. 33i, 33Ô; -Martigny, Bicliuiinaire des antiquités chrétiennes, Paris, 1877, et d'autres encore, ont prétendu qu'il y avait plus de deux classes de catéchumènes; il n'en est rien. La différence des termes employés, qui a donné lieu à cette illusion, n'entraîne pas nécessairement une différence de classes; c'est ce qu'a très bien établi Funk, Die Katechumenats
Klassen, dans Theologisclie Quartalschrift ,\Si'i, p. 41 sq. Et, comme le note Ma'' Thichesne, l'idée de la distinction des catéchumènes m in.;, .m ipmlre classes repose
sur une mauvaise iniiipii, u i.^ anciens textes.
Origines du cidle, 2" li' In isiis, p. 282. Les décisions des concile- il \i i . ,ii,e, can. 5, et de Nicée, can. 14, Hardouin, t. i, p. 283, 330, n'ont trait qu'à de pures mesures disciplinaires, qui renvoient le délinquant parmi les simples auditeurs.
Ces deux classes sont distinctement marquées par les Constitutions apostoliques, où les ■Aaxf\-/y'j\i.fioi ne se confondent pas du tout avec les fw-.C,6\i.vioi.. Nous avons do'jà signalé plus haut la manière dont sont traités les catéchumènes proprement dits. Dés leur renvoi, on procède à des cérémonies au sujet des énergumènes ; et une fois ceux-ci sortis, le diacre procède vis-à-vis des ÇMTi'ô|j.£vot ou roinpi'lml- ilr l,i m-'uM- mviiji'ri !\\.,-
et, de la pari >\>- rr'\i'ipir, nnr 1., i,. .!,• h. i, pu' .i ■ r
t. I, col. 1081-1081.
Le passage de la première classe à la seconde se faisait d'ordinaire quelques semaines avant Pâques. En
■Ml' Iii liiiplème prochain, le catéchumène sollirilnit
Il In parmi les compétents. Un n ~li . ! ivii|iie
II' I .ulresser une invitation au\ e.ii. ■ I -,
,- l:,i-il. , Il.miU., xiii, /'. a., t. \.\\i. ..il, Ij;, le
cati'clniniène donnait SI n in /;,.;.'. ,i,.,(, ,/,,,,,.■,, , m
dent, prescrit le i\' ei-n, ':■ J, i n iiii, i .n, s.^ iiuv douin, t. I, col. 98i. /: ■ ,''i. .'.', liii un' \iuii-i;]i, da nomen ad bapli.si,t,i,,i . s, , , i . ,, ^l: 1, /'. /,., t. xxxvm, col. 735; cf. S. GmiII. il l. i n 1 m. Pruca-
téchèse, 1, i, 13, P. G., t.' x\ ! :; :;10, 353;
Cat., III, 2. col. i2S. Le candidii i nul il. i- iinuisà un
exaueii I r p lin. lire de couslater s'il remplissait les
condii' n ; I. -, Peregrinatio Silvix, 45, édil.,
Ge\ii, ^ m I"-, p. 96; Teslaïuenlum D. N. J. C., p. ll'J, (..,„..,„. .nitppolxjle, can. 102, p. 91. Si l'examen était favorable, on inscrivait le nom du catéchumène sur les registres de l'église. Celte immatriculation se faisait, en général, pendant le eai-éme, soit au début, soit au milieu, ainsi que nous I .ipi'i en n' -.uni Cyrille de Jérusalem, Procatéchrse, I, i I,; ' ' m,
2, loc. cit.; la Peregrinatio, 45, p. 90, | '■ ■ ' m ,
le pape Sirice, Epist. ad Himer., i, 2, II..1.I .um. i. i, p. 847, 848, pour l'Église romaine; le IV' concile de Carthage, can. 84, Hardouin, 1. 1, p. 984; saint Augustin, Senn., cxxxii, i, P. L., t. xxxvm, col. 735, pour la province d'Afrique, et le livre des Confessions, IX, vr, 14, pour Milan. Il semble qu'une fois les listes closes on n'admettait plus personne ; du moins le concile de Laodicée défend d'admettre quelqu'un après la seconde semaine de carême. Can. 45, Hardouin, t. i, p. 790.
A partir de cette inscription officielle, le catéchumène était appelé electus ou competens, chez les Latins, su-t;o]jLïvo;, Pa-Ttïôu-ïvo;, |iÉ>,),MV owTiïsoBai, ÇM-ctuey,- (TÔpi-vo;, chez les Grecs. Const. apost., VIII, vu, viii, P.' G., t. I, col. 1081, 1137; concile de Laodicée, can. 46, •48; et concile in Trullo ou Quinisexte, can. 78. Exceptionnellement, à Jérusalem, le ïwtiïôu.îvoç était aussi appelé TttiTTÔ;, fidèle, S. Cyrille de Jérusalem, Procat., 1 ; Cat., XI, 9, P. G., t. XXXIII, col. 332, 701. « Tu étais appelé catéchumène, dit saint Cyrille, Procat., 6, col. 344, maintenant tu es appelé fidèle; Cat., i, -i, col. 373; te voilà passé de l'ordre des catéchumènes à celui des fidèles. » Cat., v, 1; vi, 29, col. 505, 589.
Donner son nom et se faire immatriculer, c'était prendre l'engagement d'une préparation sérieuse et se soumettre plus étroitement encore à toutes les prescriptions préparatoires à ri'riiiii.n .' i.i . i:i il. r'pi.-. s. Cyrille de Jérusalem, / ' ; '.i"i - '. .n--
tin, De /(rfe et oper;'-" I' \i rn ,'' ; ' \i ,
col. 209, 210. C'était :n;--l - .-l;. In ^ -.m- l,i ilin 1 ImU
CATÉCHUMÉNAT
du catéchiste, didascale ou docteur, à recevoir le complément d'instruction nécessaire et de formation morale. Canons d'Hippolyle, can. €1, 62, p. 76; Const. apost., VII, XL, P. G., t. I, col. 1041.
D'ordinaire, ce temps de préparation immédiate au baptême, se confondant avec le carême, durait quarante jours. Pcregrinalio, 46, p. 97 ; S. Jérôme, Cont. Joa. Hier., XIII, P. L., t. XXIII, col. 865 ; S. Augustin, Serm., (XX, 1, 2, P. L., t. xxxvni, col. 1048. C'était un temps de préparation intense, où il importait d'obtenir les meilleurs résultats au point de vue intellcrlinl ri moral : temps de la palestre, comme dit saint (.In \^o^i..in.-, de l'exercice de la vertu, de l'école du coiii;ii;i'. .1./ illuni., I, 4, P. G., t. XLix, col. 228. Tout devait concourir à ce but important, la catéchèse, l'ascèse, la liturgie. Aussi, pendant ce dernier stage, le compétent était-il tenu, plus encore qu'auparavant, à éviter tout ce qui, par sa faute ou sa négligence, pouvait faire remettre à plus tard son initiation. Concile d'Elvire, can. 45, 68, 73; concile de Nicée I, can. 14, Hardouin, t. i, p. 255, 257, 258. 330; et de Néocésarée, can. 5, ibid., p. 284. Naturellement il assistait tout d'abord aux réunions ordinaires de la communauté jusqu'après la missa des infidèles, juifs, catéchumènes et énergumènes. A ce moment, il priait, sur l'invitation du diacre, pendant >\ur \r< li.li lis
suppliaient Dieu de le rendre digne du I tj.i- ; |Hiis
il inclinait la tête pour recevoir la li. ui .lu iiuu de l'évèque, qui pronon<,ait sur lui une prieie appropriée, Comt. apost., VIII, vu, viii, P. G., t. i, col. 1081 ; mais en outre, il avait des réunions spéciales, remplies, comme nous allons le voir, de cérémonies symboliques, de pratiques ascétiques, d'exorcismes et de catéchèses, qui avaient pour but sa purification et son instruction, et dont l'ensemble constituait la préparation immédiate au baptême ; autant d'occasions destinées, dit Mci' Duchesne. Origines, p. 287, à vérifier la préparation des candidats et à les présenter aux fidèles qui pouvaient, au besoin, protester contre l'admission des indignes.
III. Prép.\r.\tion immédi.\te au baptême. — 1» Préparation ascétique. — Tout au début du carême, l'élu ou compétent recevait notification des devoirs particuliers qui lui incombaient pendant ce dernier stage de probation. La Procatéchèse et les Catéclièses l et ii de saint Cyrille de Jérusalem, ainsi que le Sermo ccxri ad compétentes de saint Augustin donnent une idée de ce genre d'instruction. Rompre avec les mauvaises habitudes de la vie païenne, avec le monde, le péché et le démon, tel était le but à atteindre depuis l'entrée dans le catéchuménat ; mais ce but 's'impose maintenant de la façon la plus impérieuse ; car c'est le moment ou jamais de faire place nette à la grâce baptismale. Or rien n'était mieux approprié à un tel but que la pratique de l'ascèse sous forme de prières plus fréquentes, de jeiines, d'abstinences, de veilles, de mortifications et de bonnes œuvres. Terlullien résume ainsi l'usage de Cartilage, à la fin du IF siècle : Ingressuros baptismtim, orationibus crebris,jejuniis et geniculationibus et pervigiliis orare oportet et cum confessimie omnium rétro deliclorum. De bap., xx, P. L., t. i, col. 1222.
1. Le jeûne. — Le jeune est déjà signalé par la Didaclw, au I" siècle, vu, 4, p. 22. Dans la première moitié du II» siècle, saint Justin nous apprend qu'on enseigne au catéchumène à prier, à jeûner, à demander à Dieu le pardon de ses péchés, et que les fidèles prient et jeûnent avec lui avant la collation du baptême. ApoL, I, 01, P. G., t. VI, col. 420. Le jeûne précède toujours l'initiation baptismale, affirment les Constitutions apostoliques, VII, XXII, les Récognitions, vu, 34; x, 72, P. G., t. I. col. 1013, 1368, 1454, et les Homélies clémentines, m, 73, P. G., t. II, col. 157. Les Canons d'Hippolyte signalent spécialement le jeûne du vendredi saint, veille de l'initiation. Can. 106, p. 92. Le Testamentum D. N. J. C, p. 127, y joint celui du samedi saint.
Sans être partout, au début, d'égale durée, le jeûne ne tarda pas à s'étendre de plus en plus, soit au temps de la passion, comme le rappelle saint Hilaire, In Matlh., XV, 8, P. L.,t. ix, col. 1006, soit à tout le temps de la préparation immédiate au baptême, c'est-à-dire à tout le carême. Sirice, Epist., I, ii, P. L., t. xiii, col. 848; S. Cyrille de Jérusalem, Procat., 4; Cat., m, 16. P. G., t. xxxiii, col. 341, 449; S. Grégoire de Nazianze, Orat., XL, 30, P. G., t. xxxvi, col. 401. L'abstinence accompagnait le jeûne : Diu abslinentia vini et carnium... baplisnium percipiant. Conc. Carth. IV, can. 85, Hardouin, t. I, col. 984; S. Augustin, De fide et oper., vi, 9, P. L., t. xl, col. 202.
2. Pénitence. — Pour se soustraire à l'action du démon, le compétent devait multiplier les actes de moi'tification et de pénitence. C'était cette prima psenitentia, dont parle saint Augustin, celle qui engendre l'homme nouveau en attendant le baptême. Serm., cccLi, II, 2; cccLii, i, 2, P. L., t. xxxix. col. 1537, 1550. Le catéchumène marié devait, en particulier, s'abstenir pendant cette préparation de tout rapport conjugal et pratiquer la continence ; c'est l'obligation qu'indiquent saint Augustin. De fide et oper., vi, 9, P. L., t. xl, col. 202, etsaint Césaire d'Arles, Serm., CCLXVII, 3, P. L., t. xxxix, col. 2242. Avant tout, disait saint Cyrille de Jérusalem, se défaire de tout vice, de toute souillure, Procat., 4, purifier son vase, Cat., i, 5, dépouiller le vêtement ancien et revêtir la robe nuptiale, Procat., 3, s'abstenir du péché, mourir au péché. Procat., 5, 8, P. G., t. XXXIII, col. 341, 377, 336, 344, 348. Clément d'Alexandrie avait signalé la nécessité de s'exciter au repentir de ses fautes, Psedag., I, vi, P. G., t. viii, col. 288; les Coiistitulions apostoliques, VII, XL, P. G., 1. 1, col. 1041, insistent sur l'obligation de se purifier en ce moment de toute perversité, de toute tache, de toute ride, d'imiter le laboureur qui arrache d'abord les mauvaises herbes avant de semer le bon grain.
3. Confession. — L'un des moyens indiqués pour arracher les péchés, c'était de les confesser, et on les confessait avant de recevoir le baptême. Tertullien n'est pas le seul à constater ce fait. De bapt., xx, P. L., t. i, col. 1222. Saint Grégoire de Nazianze en parle également. Orat., XL, 27, P. G., t. xxxvi, col. 397 ; cf. Testamentum, p. 117. C'est à l'évèque, disent les Canons d'Hippohjte, can. 103, p. 92, que devait se faire cette confession. Eusèbe raconte ainsi l'entrée dans le catéchuménat et le baptême de Constantin. Sentant sa fin venir, dit-il, Constantin lléchit les genoux, demande pardon à Dieu, confesse ses péchés dans le nmrtyrium d'Hélénopolis et reçoit l'imposition des mains accompagnée de la prière. Se faisant ensuite transporter à Nicomédie et s'adressant aux évêques : «Il est temps, dit-il, que je reçoive le signe qui confère l'immortalité, que je participe au sceau qui sauve... Si Dieu permet que, dans la suite, je me mêle à son peuple et qu'admis dans l'église je prenne part avec tous à la prière, je promets de m'imposer pour vivre les lois dignes de Dieu. » Aussitôt les évêques procédèrent solennellement aux cérémonies divines et le rendirent participant des mystères sacrés. Vita Const., iv, 61, 62, P. G., t. xx, col. 1213-1217. Eusèbe ne spécifie pas à qui Constantin confessa ses péchés. .\u sujet de ceux qui, après le renversement du temple de Sérapis, se convertirent, Socrate se contente de constater qu'ils reçurent le baptême après avoir confessé leurs péchés, sans spécifier davantage. H. E., v, 17, P. G., t. Lxvil, col. 608. Là où se pratiquait celte confession prébaptismale, elle n'avait qu'un caractère purement ascétique et rien de sacramentel; de plus, elle était secrète, comme le font remarquer Tertullien, De bapt., XX, P. L., t. I, col. 1222, et saint Chrysostome, Ad illum., homil. ii, 4, P. G., t. XLix, col. 236; In paralyt., 3, P. G., t. xli, col. 52.
Saint Cyrille de Jérusalem résume ainsi ces diverses-
CATECHUMENAT
(ii'iitiques ascétiques, quand il adresse les recommandations suivantes aux cfwri'ofisvoi : i( Pn^parez votre ca'iiriKuir |.;ii'li(iiHi- nii\ iii\s|ri. ^. |iii,'/ plus souvent; mette/ \mIiv ,ii,ir ,1 lil.n i\r l.i t.-iii. r,n,a!., 16-,
CllI'S p.issrs. (.,(/,, [. s. rir Ir I , ■ 1 1 1 1 1 , ( | r , r,l 1 1 l' IlOSeS CSt
lin lriii|.s ,1c iniilrs-hin, l'^ii , I. .'.. 11. il r.inl laver ses péclies |i II' l.i |Hiiiirii,r , I II'- ,>,iii'r--,i' ,urc l;i certitude de les M. Il- |i;inloiiiii-. - /', (,., I. \\\iii, col. UGI,372, ;i7(i, 't(HI. H consacre a ce dernier point toute sa seconde catéchèse. Cette préparation au grand pardon que devait conférer le baptême exigeait naturellement que le compétent commençât par pardonner aux autres. Cal., i, 6, col. 377. La plupart de ces pratiques ascétiques préparatoires à l'initiation toptismale sont signalées par le pseudo-Augustin : Onviia sacrmuctitn qusaactri siint et agiwiiir in rohis i^'r nii))ixl,'riii,,i si'rvnrxm Ih'i,exor- Cisniis. nraliunihus. .'.nih.is s,,, n I n.,l,hns. i nsilf/lat.ionibux. cil), m, lili hi,<ihniic rrrrn-iiill . Il lin i ll'llatl^ pB-
du»i, Ole. Ih- sijDihnlo ail cnU-rl,., iv, I, /'. L., t. XL, col. 660. Ces trois derniers usages marquent avec quels sentiments d'humilité devaient se préparer les compétents.
^«Préparation rntr,-lirHriiii\ — L'un dps Inits principaux de la iiiV|i,iiMiJMii iiiiiiiicli,ii'' ,111 li.i|ilèiiie était l'instruction iU-~ .■.•iinlnliK. .Iii-i|ii:i -on Hliiiission au nombre des coiii[mIoiiN, Io cilotlininoiir, inalyré son assistance aux lectures et aux lionudies. malgré le supplément d'information qu'il puisait auprès de son catéchiste, restait encore trop étranger à ce qui constituait le fond intime et les détails précis de la doctrine et de la vie chrétienne. Sans doute, au moment de son entrée dans le catéchuménat, il avait été mis en garde contre les dangers de la superstition, contre l'absurdité de la mythologie etcontre les erreursde la philosophiepaïenne; il avait appris, en outre, quelques-uns des dogmes principaux de la foi, tels que celui de l'unité de Dieu, du jugement dernier rt do ht n-siirn^eiion générale; sans doute encore, l;i pi i.lioiio.n liomil, ih|iio, aidée des catéchèses auxqiulli^ il .1-^1-1. ni p. ml. ml la durée de son premier stage, lui uppol.ui co^ pnnoipes de la foi ainsi que ceux de la morale évangélique; sans doute enfin, au moment même de son admission parmi les compétents, il avait reçu des conseils plus précis; mais c'était insuffisant. Ne pouvant assister ni à la liturgie eucharistique, ni à l'initiation solennelle, il ignorait la nature, le rôle et l'importance des sacrements. Rien n'est plus connu que la niissa catechumenoruni au moment de la célébration des mystères. Cf. Brightman, Liturgies easlern and westeni, 2 in-8», Oxford, 1896. D'autre part, l'organisation systématique du catéchuménat avait introduit dans la prédication publique des habitudes de discrétion qui ne laissaient rien deviner des points capitaux de la foi à quiconque n'était pas initié : de là, en particulier, l'ignorance où se trouvait le catéchumène sur les dogmes de la trinité, de l'incarnation, de la rédemption, sur le symbole, l'oraison dominicale, etc.
Au II* et même au ni« siècle, l'enseignement ésotérique n'existait pas encore dans l'Église; la discipline du secret était inconnue des catholiques. Saint îrénée la constate, au contraire, chez les hérétiques et la condamne. Cont. Iiœr., I, iv, 3; xxiv, 6, P. G., t. vu, col. 484, 679. Tertullien la reproche, en particulier, aux valentiniens et la raille. Adv. Valent., i, P. L., t. il, col. 543. C'est ce qui permettait à Origène d'écrire contre Celse : « Nous ne cachons pas la sainteté de notre principe... Nous enseignons les premiers venus... Nous confions les Évangiles et les écrits apostoliques à qui peut les entendre. >' Cont. Cels., III, xv, P. G., t. xi, col. 940. C'est aussi ce qui avait permis à saint Justin de parler avec tant de liberté des mystères chrétiens, notamment de l'eucharistie, dans sa première Apologie. Mais, à partir du iv« siècle, il n'en fut plus de même; car alors.
^lo, grâce
oi tu le
■ili- sous le
I, col. 424,
par une conséquence de l'organisation pédagogique du catéchuménat, l'enseignement public des Pères est plein de réticences voulues ou d'allusions voilées sur les sacrements et les dogmes. C'est la discipline du secret qui est en vigueur et à laquelle font allusion saint Cyrille de Jérusalem, Procat., 5; Cat., v, 12; vi, 29; xix, 1, P. G., t. xxxiil, col. 341-343, 351, 589, 1065; les Constitutions apostoliques, II, LVii, P. G., 1. 1, col. 733; la Peregvinatio Silvise, 46, édit. (ieyer, Vienne, 1898, p. 97. C'est pourquoi saint Épiphane reproche comme un scandale aux marcionites la pratique où ils sont de célébrer les saints mystères sous les yeux des catéchumènes. Hser., XLii, 3, P. G., t. XLi, col. 700. Saint Grégoire de Nazianze, après avoir fait un abrégé de ce que le futur illuminé doit croire sur la trinité, l'incarnation et le reste du symbole, termine en disant : « 'Voilà ce que tu peux savoir en dehors du mystère, ce qu'il e^st permis de porter à l'oreille du profane, "n à la Trinité, tu l'apprendras ilmgarderas devers toi comme tout ce .p sceau du secret. » Oral., xi-, 45, P. G. 425. Saint Chrysostome, qui fait souvent allusion à cette discipline du secret. In Gen., homil. xxvii, 8, P. G., t. LUI, col. 251; Ad illum., homil. i, 1, P. G., t. XLix, col. 224, s'exprime ainsi dans son commentaire sur l'Épitre aux Corinthiens : « Je voudrais bien parler ouvertement, mais je n'ose, à cause des non-initiés. Ce sont eux qui nous rendent l'explication difficile, en nous mettant dans la nécessité d'employer des termes obscurs ou de leur exposer les mystères. Je parlerai néanmoins, autant qu'il me sera possible, en respectant les saintes obscurités. » In I Cor., homil. xi-, 1, P. G., t. LXt, col. 347. Saint Augustin répète .souvent dans ses sermons l'expression ; \orunt fidèles. A propos de ces paroles de l'Évangile de saint Jean, vi, 56 : Caro niea vere esca est, et sanguis meus vere potus est, il remarque que leur sens, compris des 'fidèles, échappe à l'intelligence des non-initiés, simples auditeurs ou catéchumènes, a Cela vous est voilé, dit-il à ces derniers; mais si vous le voulez, cela vous sera révélé. Accède ad professionem et solvisti quœstionem; voici Pâques, donnez votre nom pour le baptême. Si la fête ne vous sollicite pas, que la curiosité vous pousse, et alors vous comprendrez le sens de ces paroles. » Serm., cxxxii, 1, P. L., t. xxxviii, col. 734. Le pape Innocent I", dans sa lettre à l'évêque d'Eugubio du 19 mars 416, répond en termes voilés pour ne point paraître révéler des mystères; il s'en expliquera mieux de vive voix. JalTé, Regesta, t. i, n. 311. On connaît le sentiment auquel obéit plus tard Sozomène quand il se refuse à insérer dans son histoire le texte du symbole : c'est un texte réservé à la connaissance des seuls initiés, H. E., i, 20, P. G., t. Lxvii, col. 920; scrupule que ne partagea pas son contemporain Socrate, H. E., I, 8, ibid., col. 68. Ce qui revient à dire que, déjà vers le milieu du v« siècle, cette discipline tombe en désuétude et ne va pas tarder à disparaître. 'Voir Arcane, t. I, col. 1738-1758. Quoi qu'il en soit, elle a été en vigueur pendant le iv^ siècle et la première moitié du ve, et c'est ce qui a donné à la catéchèse une importance singulière, justifiant pleinement la remarque de saint Cyrille de Jérusalem, quand il dit que la catéchèse n'est pas une homélie ordinaire. Procat., 11, P. G., t. xxxiii, col. 352.
Le but de la catéchèse étant, en général, de conduire à la foi, d'après Clément d'Alexandrie, Pxdag., I, vi, P. G., t. VIII, col. 285, il fallait donc, au moment de la préparation immédiate au baptême, insister tout d'abord avec plus de précision sur les connaissances déjà acquises. Car c'est surtout à la veille de son initiation baptismale que le catéchumène doit connaître définitivement quœ fides et qualis vita debeat esse christiani. S. Augustin, De fide et oper., vi, 9, P. L., t. xl, col. 202. Quod autem fitper omne tempus, quo in Ecclesia salu-
CATECHUMENAT
briler conslUuUnn est ut ad nomen Christi accedenles catechumenorum çjyadus excipiat, hoc fit multo diligentius et instanthis /lis diebus. quibus compétentes vocantw, ciini ad I"' i<" '■'"■" l;i i^h^nnnit sua noniina jam dederuiii. !■ 'i: ii - i i m . Mippléer à l'insuffisance de l'ii)-ii il :-i. ii i n - a j.i reçue, soit endissipanllesobscnn!. - ,|,-ni . > m n ,.|..|ipre jusquelà la prédication omIh' n Il II I iiiiii-iiU les dernièi-es et les plus .'X| II- ■ [.n. ih-'i . .(ni ne pouvaienl trouver plac>' ili^i^ '■ - j'i . ■ l nii - • ili'oliéses du
chumenc et tu n étais ira|jpi' ([ue d un suu exleriuur, entendant parler des mystères sans les comprendre et des Écritures sans en saisir le sens profond. Maintenant, c'est l'esprit qui va se faire entendre à l'intérieur de ton âme, et, en écoutant ce qui a été écrit sur les mystères, tu vas comprendre ce que tu ignorais. » Procat-, 6, P. G., t. xxxiii, col. 3ii. Il fallait enfin révéler les points de doctrine spéciaux non encore connus et absolument indispensables pour faire profession de foi chrétienne.
Parfois encore, il est vrai, une insiruclion pouvait être consacrée, soit a l'ensemlil' il-- il \ ii^du compétent: tels, plusieurs sermon-;il i ' \ - i-lin ad coitipetentra. la procatécbèse >■[ ' , ! . - i de saint Cvrill-, lf< fliMix linrn.-lip^d.' -. ( .l.i ,->.-!. mie ad ilhi-
Mais
de faire connaître la règle de foi, la prière de Notre- Seigneur, les sacrements de l'initiation, choses tenues étroitement secrètes.
mais encore à le faire apprendre par cœur, car il ne s'écrivait pas et devait être récité solennellement à une cérémonie ultérieure. S. Cyrille de Jérusalem, Cat., iv, l'2, P. Ct., t. x^xiiT, col. 521; concile de Laodicée, can. W: S. Au-nstin, Serni., lvi-lix, cxii-cxiv, P. L., t. \\x\iii. cul. :.;77-iOO, 1058-1065; De fide et oper., Ii, 17, P. /,., I. XI-. col. 208. L'évêque, ou quelquefois son représentant, récitait le symbole, puis, le reprenant mot par mot, en donnait une explication brève d'un bout à l'autre, pour en faciliter l'intelligence et pour l'inculquer dans h mtmoiie des compétents La dite de cette t>a ditio synibûh n eliit pas la même partout \ Rome aucun document contempoiam n mdique le jour exact d'apies lei 1 cuni i t f lu uis cl t 1 i i iLiedi delà quati 1 \ ' 1 s
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carême d I it huit scui une» Duchcsne
Lesoiigi H note 2 A 'Nlilan en Gaule
etenEspi u t tl i ui savant Pâques le dimanche desRimeaux "> \iiilioi e Eptst , \\ 4 P X , t XVI col. Wo concile dA^de de 506, can 13 Ihrdoum t ii, p. 99!), S. Isidore, De offic. eccles., i, 28, P. L., t. Lxxxiii, col. 763; S. Hildefon.se, De cojHit. bapt., 3i, P. L., t. xcvi, col. 127. En Afrique, une quinzaine de jours avant le baptême, c'est-à-di:'e la veille du cinquième dimanche du carême, comme cela ressort des sermons LViii et ux de saint Augustin. P. L., t. xxxviii, col. 394, 400. Ainsi initié à la connaissance du symbole, le catéchumène n'avait plus qu'à en fixer la formule dans sa mémoire, pour le réciter au jour de son baptême, comme un témoignage de sa foi, et le redire ensuite tout le long de sa vie chrétienne, matin et soir. Serin., Lvill, XI, 13.
On procédait de même pour la Iradilio du Pater. A Rome, cette prière était livrée au compétent dans la même cérémonie et après la traditio evangeliorum, celle-ci inconnue partout ailleurs, et la traditio syniboli. Le prêtre, chargé de celte traditio, commençait par une très courte exhortation générale, puis récitait phrase par phrase, demande par demande, le texte de l'oraison dominicale, et clôtui-ait la cérémonie par une brève allocution. Ducliesne, Les origines, p. 291. En Afrique, cette traditio du Pater avait lieu huit jours avant Pâques, après une première reddition du symbole. Ce n'est pas d'abord l'oraison dominicale, dit l'évêque d'IIippone, puis le symbole que vous avez reçus, mais, au contraire, le symbole d'abord, puis l'oraison dominicale. Serm,, Lvi, i, 1. Tel est l'ordre : Ordo est cedi/icationis vestrx ut discatis pritts quid credatis et postea quid petatis... Prius didicistis quod crederelis; hodie didicistis eum invocare in queni credidislis. Serm., i.vii, i, 1, P. L., t. xxxviii, col. 377, 38(1: cf. Ferrand, Epist. ad Fulgentium, P. L., t. Lxv, col. 397. Les r :; «/;'i(/;,-i;;^ apostoliques signalent une reddilio du 7'" \ Il . . P. G., t. I, col. 1045, et la placent imiiH 1 I iM M .|.M > le baptême et l'onction. Cela suppose Mil. ir^Ki'inK (li.nt la date n'est pa.s fixée. Quant à saint Cyrille de .Jérusalem, il n'explique mot à mot l'oraison dominicale que dans la semaine après Pâques, à l'occasion des cérémonies de la messe pascale, ce qui suppose que lo<: compétents n'en avaient eu connaissance qn:'! ( , iir |irriiiii le messe, à laquelle ils avaient assisté, :ni Miiiii ili-. liiN liaptismaux. Cat., xxiil, 11 sq., P. (',.. I. wxiii. eol. 1117; cf. pseudo-Ambroise, De sacram., V, iv, P. L., t. xvi, col. 450.
Restait enfin à faire connaiti'e aux compétents la nature, l'objet, le rôle, l'impoi'tance des sacrements qui conslitiiaient leur iiiiliiilinn chrétienne : le baptême, la .Miilinii:ili.in, ]^Mirli,iii-li.'. le sacrifice de la messe. A J-'i ii-;:ilrhi. lin iiioiii-. ii'iii- savons par saint Cyrille que 1,1 rihrlM-i. iii iMiiliiii ?ur ces points importants quiqii' - l'npi' ~. i'.^tv. dans sa dernière catéchèse, celle qui iii^>ril( iiMiiMiliatement la collation du baptême, Cal.. .\wii, ;;:;. :;:;, P. G., t. xxxiii, col. 1053-1055, Cyrille lie l'.iit qu'une .simple allusion et promet de revenir plus amplement sur l'ensemble des cérémonies de l'initiation baptismale, et c'est à compléter cet enseignement qu'il consacre ses catéchèses raystagogiques, où il parle tour à tour et ili- l;i inniiiiv lu pins intéressante au point de vue il' I lii K^n . J^ - - h i nienls, du baptême, delà confiriii: i |. 1 .m h n i-in , de la liturgie eucharistique. C'est, pour 1 lirieul, le seLil exemple qui nous soit parvenu dune telle explication. Dans l'Église latine, au contraire, beaucoup de sermons nous restent qui ont été adressés ad neophyios, ad infantes, c'est-à-dire aux nouveaux baptisés ; preuve qu'en Occident on complétait immédiatement après Pâques l'instruction des néophytes. C'est ainsi, en particulier, que saint Augustin consacre son sermon ccxxvii au sacrement de l'eucharistie. Du reste, voici ce qu'il dit dans son sermon ccxxviii : Sermonem debemus hodie infantibus de sacramento altaris. Traclavimus ad ens de sacramento Symboli, qnml r;r<l,'rr ,lrhr,nil : ,'/■,. ,7e .',: e.< ih' siliTa-
mentoorati"' - ' , ' , '■ ,>: .1 de saci-a-
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dierunt cl h.'d '" i .. ^ , , ,. /. //, ^<'. , <, , imh. animi allons s(i. Il . .jfii'.l liuiltc vulcrunt uiliiladhiicaudicrinil. Hoihr illis ilr liac rc scnuo dehetur. P. L., t. xxxviii, col. UliJ. iiii vùil par là qu'en Afrique, l'explication de l'eucharistie suivait la collation du baptême, au lieu de la précéder. i;t c'est sans nul doute après le baptême reçu que les néophytes apprenaient ce qui touche à la pénitence et aux autres sacrements. Saint Gaudentius, évéque de Brescia, sur dix sermons prononcés pendant les I fêtes pascales, a consacré le second au sacrement de l'eucharistie. Serm., n, P. L., t. xx, col. 853 sq. Ce qui,
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chez les Liilins, répond- le mieux aux catéchèses myslagogiques de saint Cyrille de Jérusalem, c'est le De mysteriis de saint Ambi'oise et le De san-amentis du pseudo- Ambroise, mais ce sont là deux traités et non des catéchèses.
Vu l'importance de celle préparation catéchétique, l'évoque devait en assumer la charge. Mais né pouvant pas toujours y vaquer personnellement, il en confiait le plus souvent le soin à une personne de choix, catéchiste, didascale, docteur, ctoclor aiulieiiliiim, comme l'appellent les Canons d'Hippolijle, can. 08, 92, 99, p. 80, 87, 89; saint Cyprien, Epist., xxiv, /'. L., t. iv, col. 287, ou précepteur, selon le Tostamfnlum D. N. J. C, p. 117, qui était ainsi cli;iii:i'. pendant le premier stage du calécliuiiii'n:it. d'iissiiicr linstruction des catéchumènes. Ce i)iTsonnai;e pouvait être un simple laïque, Consl. apost., Vni,xxxîi, P. G., t. i, col. 1132; tel, Origène, Eusèho, H. E., vi, 3, P. G., t. xx, col. 528; ou un membre du clergé inférieur, tel le lecteur Optât, nommé par saint Cyprien, Eplst., xxiv, P. L., t. iv, col. 287; ou un diacre, tels, à Carthage, Deogratias, Augustin, De cal. rud., I, l, P. L., t. XL, col. 310, et Ferrand, Epist., XI, 2, P. L., t. LXV, col. 378; ou un prêtre: Cvrille, à .Térusalem, CliiA-M-l,H,w. ;, Vnii,.],,, .^ A.iLU-lii'., '^ llippone, avaieni i !■ .ii.u- ^ ,|. - ,• ,h , hmiK n. ■ ...n'J >l<venir évéqui--, \1 ,i- .1 -i .l:i. :i- Jm- I •- .i.'H.r- \nnions des comiii N'hI-. l-r- Ai- l.i h-'i<>''ii>, du -.jimIm.I. ri du Pater, c'était l'évèque en personne qui prenait la parole. En effet, la plupart des sermons in tradilione symholi, qui nous restent, ont été prononcés par des évêques.
On comprend l'impression profonde qui devait produire dans l'âme des compétents la révélation de la règle de foi et de l'oraison dominicale. Celte préparation intellectuelle, comme l'appelle Tertullien, De bapl. XVIII, P. L., t. I, col. 1221, réel; l'assiduité, mais encore une attoi eflort de mémoire, puisque le rr,iiip:i rP ,|i -, lit. le moment venu, réciter par cœur d - ' i . n' I H i i -P aussi une discrétion absolue \i-- i i, n iiiPi. ^ . i
même des simples catéchumén. - ~^, r.nP. ,|. Lnisjlem, Cat., v, 12, P. G., t. xxxiii, col. .'lil.
3° Liturgie prébaplismale. — La liturgie était intimement liée à tous les actes de la préparation baptismale. Les rites et les cérémonies qui la composaient étaient inspirés par des raisons de symbolisme et de foi ; ils avaient pour but de soustraire le compétent à l'action du démon et de lui faire rompre tous les liens avec le péché. Mais il est difficile de préciser la date de leur introduction dans la liturgie. Chaque Église avait ses usages particuliers; les différences sont peu importantes. La pratique romaine, telle qu'elle nous est connue par des documents postérieurs à la période patristique, remonte assez haut. Sur la pratique gallicane, outre le De mysteriis de saint Ambroise, le De sacramentis et les sermons de Maxime de Turin, qui nous font connaître ce qui se passait dans la haute Italie, nous possédons, pour la Gaule, l'E.rpositio brevis antiquse Ulurgise gallicanx de saint Germain de Paris, du vi« siècle, P. L., t. Lxxii, col. 77-98, et, pour l'Espagne, le De of/iciis de saint Isidore, P. L., t. LX.xxiii, et le De cognitione baptismi de saint Hildefonse, P. L., t. xcvi, tous deux de la fin du vi» siècle et du commencement du vu». D'autre part, les Caléclù'ses de saint Cyrille de Jérusalem, les Constitutions apostoliques, la Peregrinatio Silviss, le Teslamentum D. N. J. C. et le pseudo-Denys nous révèlent les rites de l'initiation dans les Églises d'Orient. C'est au moyen de ces divers documents qu'on peut reconstituer la liturgie prébaptismale. Maf Duchesne, Les origines du culte chrétien, 2« édit., Paris, 1898, p. 281-328.
Comme nous l'avons dit, le catéchumène était admis, à Rome, par l'exsufflation, l'imposition du signe de la
croix sur
non seulement soutenue et un
t et l'introduction du sel dans la bouche; en Espagne, par un exorcisme, l'onction des oreilles et de la bouche et l'exsufllation. Une fois inscrit au nombre des compétents, l'c-lu était soumis, à chaque réunion, à des impositions de mains et à des exorcismes. Les Canons d'Hippolyte, can. 99, p. 90, les Constitutions apostoliques, VII, xxxix, P. G., t. i, col. 1037, signalent l'imposition des mains; les exorcismes sont mentionnés par saint Cyrille de Jérusalem, Procat., 1, 5, P. G., t. xxxii:. im! :;iS, 370, la Peregrinatio, 40, p. 97, et saint (n. . n !■ N iinze, 0)-a(., XL, 27, P. G., t. XXXVI, col. ::.iT pi i i''iint; pour l'Occident, par saint Optât,/), s,/,,.,,, / r.,:.^ iv.C, P. i., t.xi,col. 1037, saint Augustin, Epist., cxciv, 10, 46, P. L., t. xxxili, col. 390; De symb. ad catech., i, 2, P. L., t. XL, col. 628; De peccat. orig., XL, 45; Cont. Julian. pelag., I, li, P. L., t. XLiv, col. 408, 469. Or, d'après le Teslamentum D. N. J. C, p. 121, impositions des mains et exorcismes sont quotidiens. A Rome, ils se répètent même plusieurs fois dans une seule réunion.
Les compétents réunis .se plaçaient, les hommes d'un côté, les femmes de l'autre. Un clerc passait dans leurs rangs, s'arrètant devant chacun'd'eux pour leur faire sur le front un signe de croix et leur imposer les mains; puis ils se prosternaient, priaient, se signaient euxmêmes; après quoi un autre clerc ou un prêtre leur renouvelait le signe de la croix et l'imposition des mains. A Rome et en Afrique, il est question de génufiexions et de cilices; à Jérusalem, au rapport de saint Cyrille, Procat., 9, P. G., t. x.\xill, col. 349, d'un voile recouvrant la tête pendant ces exorcismes, qui étaient accompagnés chaque fois d'exsufllations symboliques. Saint Augustin regardait l'exsufllation comme l'assaut indispensable qu'il convenait de livrer au démon avant d'assurer sa complète défaite. De symb. ad cat., I, 2, P. L., t. XL, col. 628. Quant aux exorcismes, fréquemment renouvelés en souvenir de ceux dont il est fait mention flnno l'Kvnnp^ile, ils devaient conjurer l'esprit du mal el l.ii-i I -. - .haines. Exorcismes et impositions des mains pi iiipii u. al aux réunions ordinaires, avant la lecture ,1 1. xpJio.PiL.n de l'Évangile, avant la missa; ils se pratiquaient également aux réunions spéciales consacrées aux compétents, ainsi que pendant les catéchèses, soit avant l'instruction, S. Cyrille de Jérusalem, Procat., 9, 13, P. G., t. XXXIII, col. 349, 353, soit après. S. Chrysostome. Ad illum., homil. i, 2, P. G., t. XLix, col. 226. « Reçois les exorcismes avec joie, dit saint Cyrille; l'exsufllation et les exorcismes sont choses salutaires. L'or, mêlé à des matières étrangères, doit être purifié par le feu; ainsi ton âme doit être purifiée par les exorcismes. » « Nos devanciers, dit saint Chrysostome, ont décidé qu'après avoir reçu la doctrine sainte vous alliez pieds nus, sans autre habit qu'une seule tunique, écouter la voix des exorcistes. » Saint Augustin compare les jeunes et les exorcismes de ce temps de préparation à l'action de la meule sur le grain. Sic vos ante jejunii humiliatione et exorcismi sacramento quasi molebamini. Serm., ccxxvii, 1. Cœpistis moli jejunUi et exorcismis. Serm., ccxxix, P. L., t. xxxviii, col. 1100. Deux autres cérémonies marquaient la préparation baptismale : l'une, dont nous avons parlé, la tradilio symboli; l'autre, la redditio symboli. Il importait, en effet, de s'assurer que les compétents savaient par cœur la formule du symbole, avant de leur conférer le baptême. En Afrique et à Jérusalem, on s'en assurait une première fois avant la fin du carême, et vraisemblablement en comité privé. Saint Augustin parle, en effet, d'une reddition du symbole faite huit jours avant Pâques, la veille ou le jour des Rameaux, avant la tradition de l'oraison dominicale. Serni.,LViii, 1, P. L.,t. xxxviii, col. 393. La Peregrinatio SUvisc la place au commencement de la semaine sainte. Quant à la reddition solennelle du symbole, elle avait lieu, dans les usages galli-
CATECHUMENAT
cans, le jeudi saint, ainsi que l'atteste saint Hildefonse, De cogn'U. bapt., 34, P. L., t. xcvi, col. 127; c'est aussi la date indiquée par le concile de Laodicée, can. 46, Hardouin, t. i, col. 790, pour une partie de l'Orient. A Rome et à Jérusalem, elle avait lieu la veille de Pâques, S. Cvrille, Cat., xviii, 21: xix, 2, P. G., t. xxxiil, col. 1041, 106S; S. Augustin, Serm., LViii, 1, 13, P. L., t. xxxviil, col. 393, 400, après le triple renoncement à Satan. Au sujet du symbole baptismal, voir t. i, col. 1660-1684.
Enfin, le grand jour de l'initiation est arrivé. Nous ne parlerons ici que de ce qui a été omis dans l'article B.\PTÈME D'APRÈS LES PÈRES, col. 213-218. A Rome, dans un dernier scrutin, un prêtre pratique solennellement l'exorcisme et adjure une dernière fois Satan. Vient alors le rite de VE/feta. Ainbroise, Dp myst., i, 3, et pseudo-Ambroise, De sacr., 7, 1,2, P. L., t. xvi, col. 390, 418. Le prêtre, dit Ma' Duchesne, Les origines, p. 292, touche avec le doigt trempé de salive le dessus des lèvres et les oreilles de chacun des élus. Ceux-ci se dépouillent alors de leurs vêtements et reçoivent au sommet de la poitrine et entre les deux épaules une onction d'huile exorcisée. On est arrivé au moment critique de la lutte avec .Satan. Les comp(''fpnls vnnt ]p renier solennellement pour s'attachera 1 -n^-CIn i-i iin leur délie les organes des sens, afin qniN [mi^-i n! rntendre et parler; on leur fait réciter le s\iiiln,l,-. |i',i|iir, les Catwns d'Hippolijte et le Testamentum D. N. J. C, c'est l'évèque et non le prêtre qui, à ce moment, avertit les compétents de plier les genoux, leur impose les mains et pratique le rite de l'exorcisme en priant Dieu de chasser de tous leurs membres l'esprit malin. Can. 108. A la fin de l'adjuration, il leur souflle sur le visage et marque d'un signe de croix leur poitrine, leur front, leurs oreilles el Imii^ I. \ i i .•., Cm. 110; Testamentum, p. 127. Puis il |irh ,111 I liiiile de l'exorcisme et sur celle de l'actiuii .!,> ^i irr .i les confie chacune à un prêtre. Celui (jui lit nt 1 huile de l'exorcisme se place à gauche de lévèque, et celui qui tient l'huile de l'eucharistie, à droite. Can. 116, 118, p. 95; Testamentum, p. 127. Alors le compétent, tourné vers l'Occident, renonce à Satan ; mais avant de s'attacher à •lésus-Christ, la face tournée vers l'Orient, il est oint par le prêtre qui a l'huile de l'exorcisme. Can. 120, p. 96; Testamentum, p. 127. Cette onction prébaptismale avec de l'huile exorcisée est signalée par saint Irénée, Cont. hasr., I, xxi,4, P. G., t. vu, col. 664; par le pseudo-Arahroise, De sacr., i, 2, i. P. L., t. xvi, col. 419; par saint Basile, De Spii: Sn,.. - . . . ;[ i r, P. G., t. XXXII, col. 183; par les CotiM , ■ -
tiques, VIT, XXII, XLII, p. G., t. I, col Inlj I M,, ;,,
le pseudo-Denys, Eccl. hier., n, 5, P. (• . I m, luI. j'JU. Elle est distincte de l'onction qui suit le baptême; en Orient, elle se fait sur tout le corps. S. Cyrille, Cat., XX, 3, P. G., t. XXXIII, col. 1080: pseudo-Denys, loc. cit. Au sujet de cette onction pri'li;iiilisin;ilc, miIi- Ir, Ailes de saint Sébastien, si, 36, il. m- I., l,/<; s,.,,, /, , ,.,,i, t. Il januarii, p. 635. Pour L- . . i. hmiii - -|iii -m,, nt et qui regardent la col lai ion du liiiiliiNi. nmIi- r,jl, Ji:; -JIS. 4" Après Vthihnitv,,. - Lr baptême reçu, le catécliuménat sembl.ni u ,i\.mi plu- .-a raison d'être. A vrai dire, il durait encore ^pe l.|ii. - joms, jusqu'au dimanche après Pâques. Apres leui- initiation, les baptisés, neopinjti ou infantes ou recenter Uluminati, c'est le nom qu'on leur donnait chez les Latins, régénérés par le bain de la palingénésie et enfantés à la vie surnaturelle de la grâce, devaient porter pendant huit jours les vêtements blancs, dont ils avaient été revêtus au sortir de la piscine et qui symbolisaient la pureté de l'àme ou l'innocence reconquise. Ils étaient alors l'objet de la part de l'Église des attentions les plus délicates. Tout particulièrement ils achevaient leur instruction religieuse avant d'être définitivement rangés parmi les autres fidèles. Reddendi estis
poptilis, leur disait saint .\uguslin, miscendi eslis plebi fîdelium. Serm., CCLX, P. L., t. xxxviii, col. 1202; cf. Serm., cccLiii, P. L., t. xxxix, col. 1560. Pendant la semaine de Pâques, à chaque réunion chrétienne, l'évèque les interpellait, s'adres.sait directement à eux, leur prodiguait les conseils sur la pureté à conserver, sur la fidélité à garder envers le Christ et son Église. L'exemple de saint Cyrille de Jérusalem montre aussi qu'on leur donnait une instruction détaillée sur les trois sacrements qu'ils venaient de recevoir et sur le sacrifice de la messe auquel ils assistaient désormais depuis le matin de Pâques. Le symbolisme des rites, des cérémonies, des sacrements, était l'objet d'explications variées. Ces nouveau-nés à la vie chrétienne faisaient partie désormais de l'Église, à titre de fidèles complètement incorporés; ils étaient membres du corps mystique du Christ. Voici comment, par exemple, saint Augustin emprunte ses termes de comparaison à la matière du sacrifice pour les leur appliquer. Le pain est le modèle de l'unité : il se compose de plusieurs grains; mais ces grains, primitivement séparés, ont dû subir la tritui-ation de la meule pour s'unir entre eux^ l'eau ensuite a rendu leur union plus intime; el le feu, par l;\ riiissoii. on a fait du pain. De même pour les néo- [liNl - Ij jeune et les exorcismes leur ont servi de iilt . I ii-iiile l'eau du baptême les a réduits ad forma,/! j'<i,ns. Sed nnndum est panis sine igné... Accedit t'rgo N;.(,i//e< SiiiiclKS, post aquam ignis,et efficimini panii ,/.,u<l r^i ,,,,/wiN Christi. Serm ., ccxxMi, \,P. L., t. xxwiii. '1 lion. Kt encore, au sermon cc.xxix : Cœpistis iiiuli jiji<"iis el e-wrcismis. Postea ad aquam venistis et conspersi estis. Accedente fervore Spii-itus ■'iancli coati estis et panis dominicus facti estis.
Le dimanche après Pâques, dont l'introit commence par ces mots : Quasi modo geniti infantes, est désigné dans la liturgie sous le nom de Dominica in albis deposilis. C'était le jour où les nouveaux baptisés quittaient les vêtements blancs qu'ils portaient depuis leur baptême et prenaient rang désormais parmi les fidèles. On peut le considérer comme la fin du catéchuménat. A partir de ce moment les néophytes, leur stage de préparation terminé, entrent dans la pratique ordinaire et régulière de la vie chrétienne.
I. SouRcirç;. La Didaclié, édit. Funk, Tubingue, 1887; Tertullien, p.' /...,'''-■"'" P L., 1. 1. col. «97 sq.; Nicétas de Romaliana, ( :,.' -i/..- ,n) baptismiim libelli sex, le V De synib'l r I II > il. 865 sq. ; S. Âmbroise, De mi/sIeriM;
imentis. P. L.,
nipiii. Catenheses, P. G., t. xxxiii, ' ' luzandis rudibus, P./,., t. XL,
r't.llteS, LVI-LIX, CCXII-CCXIV,
,. '//. p. A,., t. xxxvin,col.377sq., I ' .\c-lii-lis. T.pinziiz. 1891; Te-
P. L., t. xcvi, cul. 111 sq. Voir plus haut. col. 21