C. VI (ou IX). Quod ita Deus
in cordibus hominum atque in
ipso libero operetur arbitrio
ut sancta cogitatio pium con-
silium omnisque motus bonœ
voluntatis ex Deo sit, quia per
illum aliquid boni possumus.
sine quo nihil possumus. Ad
hanc enim nos professionem
IDEM DorroR instituit, qui
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bus igitur aclibus, caiisis, cogitationibus, motibus, adjutor et protector orandus est.
Superbum est enim ut quidquam sibi humana natura prœsumat, clamante Apostolo : Non est nobis colluctatio adversus carnem et sanguinem, sed contra principes et potestates aeris hujus, contra spiritalia nequitise in ciBlestibus (Eph., VI, 12), et sicut ipse iterum dicit : Infelix ego homo quis me liberabit de corpore mortis hujus? Gralia Dei, per Jesum Christum Dominum nostrum (Rom., vu, 24). Et iterum : Gratia Dei sum id quod sum, et gratia ejus in me vacua non fuit ; sed plus iUis omnibus laboravi. Non ego autem, sed gratia Dei mecum (I Cor., XV, 10).
C. VII (ou X). rilud ctiam quod intra Carthaginiensis sYNODi décréta constitutum est, quasi propHwin apostolicx sedis amplectimur (5), quod scilicet tertio capitula definitum est : Item plaçait, ut quicumque dixerit gratiam Dei, in qua justificamur per Jesum Qiristum Dominum nostrum ad solam remissionem peccatorum valere, quœ jam
adjutorium, ut non committantur, anathema sit. Conc. Carthag-, can. 3 (6).
Et iterum, quarto capitula : Item placuit ut quisquis dixerit eamdem gratiam Dei per Jesum Christum Dominum nostrum, propter hoc tantum nos adjuvare ad non peccandmii, quia per ipsam nobis revelatui- et aperilur intelligentia mandatorum, ut sciamus quid appetere et quid vitare debeanius, non autem per illam nobis prœstari ut quod faciendum cognoverimus, etiam facere diligamus atque valeamus, anathema sit.
Cum enim dicit Apostolus :
a Scientîa inflat, caritas vero œdificat » (1 Cor., VIII, l),valde impium est ut credamus ad eam , quœ intlat, nos habere gratiam Christi : ad eam, quœ
C. VI. Dieu agit dans le cœur des hommes et dans leur libre arbitre, de telle manière que toute pensée sainte, tout pieux dessein et tout bon mouvement de la volonté provient de lui ; car, si nous pouvons quelque chose de bien, c'est par celui, sans lequel nous ne pouvons rien; tel est l'enseignement que nous donne le même docteur (le pape Zosime), lorsque, parlant aux évèques du monde entier de l'assistance de la grâce de Dieu, il disait :
Quel est le moment oit nous n'ayons pas besoin de son secours? C'est dans toutes les actions, dans toutes les affaires, dans toutes les pensées, dans tous les mouvements qu'ildoit être invoquécomme un aide et un protecteur.
Car, c'est de la superbe que la nature humaine ait une confiance quelconque en ellemême, alors que l'Apôtre nous crie : « Nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes et les puissances de ce monde, contre les esprits mauvais (répandus) dans l'air ; » alors qu'il dit ailleurs : « Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? La grâce de Dieu, par le Christ, Jésus, notre Seigneur ; »
et encore: « C'est par la grâce de Dieu (jue je suis ce que je suis; et sa grâce envers moi n'a pas été vaine; loin de là, j'ai travaillé plus qu'eux tous:
non pas moi, pourtant, mais la grâce de Dieu qui est avec
C. VII. Ce qui fut établi par les décrets du concile de Cartilage nous le recevons comme la doctrine propre du siège apostolique, spécialement ce qui fut défini dans le 3' canon : Le concile approuve ce qui suit .Quiconque dira que la grâce de Dieu, en laquelle nous sommes justifiés par le Cbrist Jésus, notre Seigneur, ne vaut que pour la rémission des péchés déjà commis et non pas comme un secours pour les éviter à l'avenir, qu'il soit anathème !
Et dans le 4' canon : Le concile approuve : Quiconque dira que la grâce divine accordée par Jésus-Christ, notre Seigneur, nous aide à ne pas commetre le péché seulement en ce qu'elle nous révèle et nous découvre l'intelligence des préoeiites pour (|ue nous sa.;lih.M^ .■ i|ii II i,.,ii, lautdésiroi . I, ;i, : .|ii'ellene
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nous aurons connu être notre devoir, qu'il soit anathème!
Car si l'Apotre dit : « La science enfle, tandis que la charité édifie, » c'est une grande impiété de croire que nous recevons la grâce du CJirist pour la science qui enfle et non point
œdifical non liabere, cum sit utrumque donum Dei, et scire quid facere debeamus et diligere ut faciamus, ut œdificante caritate, scientîa non possit inflare. Sicut autem de Dep scriptum est : Qui docel hominem scientiam (Ps. xciil, lO), ita etiam scriptum est : Charitas ex Deo est (I Joa., iv, 7).