‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 646 sur 741 · C. VIII. Après ces décrets · texte numérisé non relu

C. VIII. Après ces décrets

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mentiam humani generis agunt causam, ettota secum Ecclesia congemiscente.postulant etprecantur ut infideUbus donetur fides, ut idololatrœ ab impietatis suœ libercntur erriribus, ut

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remédia c-uiilerantur, ut deni- <iue catechumenis ad régénérationis sacramenta perductis cselestis misericordiaj aula reseralur. Haec autem non perfunctorie neque inaniter a Deo peti rerum ipsarum eUectus, quandoqnidem

rien- .i!..i. : ■ ,.• . I . i...

vasis irœ faciat vasa misericordisB (Rom., ix, 22). Quod adeo totum divini operis esse sentitur, ut hœc efficienti Deo gratiarum semper actio laudisque confessio pro illuminatione talium vel correctione referatur.

leur iniiiiéië. que les liérétiques, recevant la foi catholique, viennent à résipiscence, que les schismatiques reçoiventl'esprit de charité qui les rendra à la vie, que les pécheurs prennent les remèdes de la pénitence, et enfin que les catéchumènes,

génération, voient s'ouvrir de- \'ant eux le palais de la miséricorde céleste. Or, les résultats démontrent que ces demandes ne sont pas de vaines cérémonies ni des prières inutiles ; puisque Dieu daigne retirer des erreurs de toute espèce un grand nombre d'hommes, que, après les avoir arrachés à la puissance des ténèbres, il transporte dans le royaume du Fils de son amour, qu'il transforme de vases de colère en vases de miséricorde. Et cela est telle-

C. IX (ou XII). lUud etiam quod circa baptizandos in universo mundo sancta Ecclesia uniformiter agit, non otioso contemplamur intuitu. Cum sive parvuli sive juvenes ad regenerationis veniunt sacramentum, non priiis fontem vitœ adetmt qnam exnivismis et ex- SUfflatifil.il. I- . ! iinn <pi-

quomodu pimcLj,':; inundi liujus mittatur foras iJoa., xii,31),et quomodo prius alligetur fortis (Matth., XII, 29), et deinceps vasa ejusdiripiantur (Marc, III, 27) in possessionem translata victoris, qui captivam ducit captivitateni lEpL.. iv, 8i et dal dona hominibus (Ps. Lxvii,19).

atque operuin et omnium studiorum, omniumque virtutura, quibus ab initio fidei ad Deum tenditur, Deum profiteamur auctorem, et non dubitemus ab ipsius gratia omnia hominis mérita pr.-eveniri, per quem fit, ut aliquid Ijoni et velle incipiamus et facere (Phil., il, 13).

Quo utique auxilio et munere Dei non auferetur liberum arbitrium, sed liberatur, ut de tenebroso lucidum, de pravo

imprudente sit providum . Tanta enim est erga omnes homines bonitas Dei, ut nostra velit esse mérita, quœ sunt ipsius dona ; et pro bis, quœ largitus est, œterna prîemia sit donaturus.

Agit quippe in nobis, ut quod \ lilt 'I \elimus et agamus, nec !.. III nobis esse patitur, quœ

iiila, non negligenda do-

liiii. ut et nos cooperatores • simus gratiœ Dei. Ac si quid in nobis ex nostra viderimus remissione languescere, ad illum sollicite recurramus, qui sanat omnes languores nostros et redimit de interitu vitam

(Ps.

quotidie dicimus : Ne inducas if sed libéra (Matth., VI, 13).

ment reconnu une œuvre divine, que des actions de grâces et des témoignages de louange sont lontinueUement rendus ii Dieu qui daigne illuminer ou corriger

tacle oiseux dont le sens nous échapperait. Lorsque enfants ou jeunes hommes viennent au sacrement de la régénération, ils n'entrent dans la fontaine de

et les insufflations des clercs ont chassé loin d'eux l'esprit immonde; pour qu'il soit bien évident que le prince de ce monde est jeté dehors, que le fort est auparavant enchaîné, et ses meubles enlevés povuêtre transférés eu propriété au vainqueur qui emmène des captifs et fait des largesses aux hommes.

(Conclusion.) 'Voici donc les convictions que ces définitions ecclésiastiques et ces docu-

divine ont, avec l'aide de Dieu, confinnées en nous : Nous professons hautement que tous les bons sentiments et toutes les bonnes œuvres, tous les efi'orts et toutes les vertus, par lesquels, depuis le premier début de la foi, nous nous dirigeons vers Dieu, ont vraiment Dieu

C. X (ou XIII). Profundiores vero difficilioresque partes incurrentium quaestionum, quas

pour auteur : nous croyons fermement que tous les mérites de l'homme sont précédés par la grâce de celui à qui nous devons et de commencer à vouloir le bien et de commencer à le faire. Et certes, ce secours et ce bienfait de Dieu ne nous enlèvent pas le libre arbitre ; mais le libèrent, afin qu'il devienne, de ténébreux éclairé, de tortueux droit, do languissant vigoureux, d'imprudent avisé. Car, telle est la bonté de Dieu pour tous les hommes qu'il consent à ce que ses dons deviennent nos mérites, et qu'il veut récompenser pendant l'éternité, ce qu'il nous a accordé lui-même. Il agit en nous, pour que nous voulions et fassions ce qu'il veut ; il ne souffre pas que nous laissions inutiles en nous les dons qu'il nous a conférés non pour les négliger, mais pour les faire valoir, de telle sorte que nous soyons les coopérateurs de sa grâce, nous voyons que quelque chose languit en nous pai- suite de notre relâchement, recourons, avec insistance, à celui qui guérit toutes les maladies et délivre notre vie de la fosse, à celui à qui nous disons chaque jour : Ne nous induis pas en tentation, mais délivrenoiis du mal.

C. X. Quant aux questions plus profondes et plus ardues que soulèvent c

CELESTIN- l" (SAINT)

latius perlractarunt qui liiereticis restiterunt, sîciit non audemus contpinncrc. il.i non nc-

Cesse llilli.'inii-, .ul-li iIiMc: (|uia

ad conlih'iMliiiii ..m ,ii.,iiii h. m,

sufficere credinuis, (luiiiquid secundum prœdictas régulas apostolicœ sedis nos sciipta docuerunt : ut prorsus non opinemur catliolicum quod apparupritpi'iefixissententiisesse contrarium.

questions amplement développées par les écrivains qui ont

coiiiljattu les lii'ii'lic|nes, nous

(l-r I.i -..hii,..,, fil effet.

Dieu (à l'action et à la miséricorde de qui rien absolument ne doit être soustrait), il suffit de s'en tenir à la doctrine que, selon les règles précédentes, nous enseignent les écrits du siège apostolique : en sorte que nous regardons comme entièrement contraire à la foi catholi({ue ce qui apparaîtra en opposition avec ces décisions doctrinales.

(1) Le texte d'Innocent cité dans le c. Il a été abrégé par le collec/teur, et obscurci. Au lieu de Xam quld, les éditions dos Capitula donnenl niiiiii ui^ hh mi \n>!H{uid.

(•2) Texteprimilil il' i. i :; i -ment modifié.

(3) Ce te.xte de '/.•- i ■!'■ la fameuse Tractoria aujourd'hui perdue, d- m h- ii.i„iiii iiu ,-onservés ici (c. v, vi) et dans les œuvres de l'nis|iei d .aquitaine sont réunis par dom Constant, P. L., t. xx, col. baWiDô.

(4) La lettre des évoques d'.\frique à Zosime est également perdue. Ce fragment est conservé aussi par Prosper d'Aquitaine, liber contra collatorem, c. v, n. 3, P. L., t. u, col. 228, et t. XLV, col. 1808, n. -15. Dans les dernières lignes, beaucoup d'éditions des CapiuUa admettent à tort le plmiel retuUstis, vidistis, dùcistiSf tout en maintenant plus haut le singulier curasti, posuisti.

(5) Le c. VII est intégralement la continuation de la Tractoria du pape Zosime; c'est lui en effet, et non le collecteur, qui a pu dire : qua&i proprium apostoticae sedis amplcctimur. Doni Constant l'a très bien remarqué. P. L., t. xx, col. 534. Du reste, le début du canon suivant suppose que le collecteur n'a réuni jusqu'ici que des témoignages de pontifes romains. Nous apprenons donc par ce texte que la Trartoria avait solennellement approuvé ri i.|i..l,;'l. .mu;:!-, 'r.'.- ^lii iicile de Carthage.

(6)Cêsii ; I I I : , ' I i l'ienceu.\ducon-

ciledeCii ' 1 [, i, .1^ i 11 attribue souvent

col.

Cf. dom

I'. l... t. w, COI. jdi. l'iiur le texte des canons, Mansi, t. m, col. 811 sq. ; P. L., t. xlv, col. 1730. Il faut observer que ces canons 3, 4, 5, sont numérotés 4, 5, 6, < nuscrits.

III. Sources et doctrine des Capitula. — 1» Le caractère dominant et le but de cette collection de décrets sont nettement indiqués dans le préambule. Il s'agit de combaltre directement le semipélagianisme des Gaules. La lettre de Célestin avait garanti l'orthodoxie de saint Augustin et réprimé les attaques contre le grand docteur. Mais cette apologie en bloc de sa doctrine ne tranchait guère les difficultés particulières. Les adversaires de saint Augustin distinguaient entre ses premiers ouvrages et ses derniers écrits, ceux qui étaient postérieurs aux définitions d'Innocent et de Zosime : on acceptait les premiers, on se croyait dispensé de tenircorapte des autres. Les partisans de Cassien disaient tout haut qu'au lieu d'examiner des textes d'Augustin, ils voulaient s'en tenir aux définitions sanctionnées par le siège apostolique. Voilà ce qui inspira au collecteur la pensée de ce recueil des décisions romaines.

2" Les sources auxquelles sont empruntés ces Capitula se réduisent à trois : 1. Les lettres d'Innocent I" aux Pères du concile de Carthage dès le, début de 417 (c. i-iii) et aux Pères de Milève à la même époque (c. IV). — 2. La célèbre Tractoria de Zosime (été de 418) fournit le c. v avec une explication empruntée à la réponse des évoques d'Afrique sur l'inspiration {instinctu Dei) qui précède tout acte bon; le c. vi sur la nécessité de la grâce dans tout acte vertueux ; le c. vu où sont approuvés trois canons de Carthage (318). —

DICT. DE THÉOL, CATIIOL

3» Enfin la liturgie, dont on proclame le droit régulateur de la foi, inspire le c. viii (prières pour toutes les classes d'hommes, conservées aujourd'hui dans l'office de Parasceve, cf. même argument chez S. Augustin, Epist., ccxvii, ad Vitalem, n. 2, 26, P. L., t. xxxiii, col. 978, et surtout 988), et le c. ix sur les exorcismes du baptême : il faut reconnaître que ces deux chapitres, tout en confirmant l'impression générale sur la foi de l'Église à la nécessité de la grâce, ont une portée moins précise et moins décisive dans la controverse semipélagienne.

3» La doctrine de ce document a été analysée, t. I, col. 2518; elle est parfaitement résumée dans (la conclusion qui réduit tout à cette profession de foi : « A la grâce de Dieu doit être attribué absolument tout ce qu'il y a de bien en nous, la bonne volonté et aussi le bon désir, l'achèvement et aussi le commencement, n Ce n'est donc point l'existence du péché originel qui est ici en vue comme dans les discussions contre Pelage ; ce n'est même pas directement la nécessité de la grâce pour le bien, quoique celle-ci ait dû être rappelée (c. I, II, iv). C'est proprement l'universalité de celte nécessité pour tout liomme et pour tout acte bon sans exception.

Les semipélagiens, tout en admettant que la grâce de Dieu est nécessaire, distinguaient d'abord entre les personnes : pour les uns, disait Cassien, la grâce prévient la bonne volonté, par exemple dans la vocation de Matthieu et de Paul; chez d'autres, la grâce dépend de la bonne volonté précédente, et il citait Zachée et le bon larron. Cf. Prosper d'Aquitaine, Contra collai., c. v, n. 1, P. L.,t. Ll, col. 225. Ils distinguaient ensuite entre tels ou tels actes et en particulier entre la réalisation des bons désirs qui requiert la grâce, et ces désirs ou les premiers commencements de toute vertu qui dépendent de notre liberté seule et même attirent la grâce. Voir col. 1828.

Les Capitula affirment donc la nécessité pour tous les cas sans aucune exception. Tel est le sens de ces formules si universelles : ncminem esse per semetipsum bonum (c. ii) ; quod nemo nisi per Christum libéra bene utatur arbitrio (c. iv); même les jitsles ont besoin de la grâce pour persévérer (c. m); aucun acte bon n'échappe à l'inspiration divine (c. v); même l'initium, la seule pensée, le seul désir du bien (c. vi), les exordia bonse voluntatis (c. viii) requièrent le don de Dieu. On peut donc conclure que Dieu prévient toujours l'homme, ab ipsius gratia hominis mérita prseveniri [conclusion], ce qui est la clef de la gratuité de la grâce.

Si l'on compare cette série de décisions avec les canons du concile d'Orange {Arausicanum 11; Denzinger, n. 144 sq.) envoyés eux aussi de Rome un siècle plus tard sur le même sujet, on s'aperçoit vite de l'identité de doctrine; seulement la discussion d'un siècle a eu pour résultat une- plus grande précision, et aussi une plus grande habitude des formules augustiniennes qui souvent forment la substance de ces canons. Aux semipélagiens qui soutiennent que par les saints désirs, les prières, les larmes on peut obtenir les grâces, nos Capitula répondent simplement : Tout vient de Dieu, le commencement comme la fin de l'œuvre. Mais les canons d'Orange ajoutent expressément : Ces désirs, ces prières, ces larmes sont précisément un don de Dieu, et n'ont pu naître qu'en vertu d'une grâce prévenante. Can. 3-6. Les Capitula parlent du commencement de tout acte bon ; les canons d'Orange montrent que le débat s'est spécifié et concentré sur l'initium fidei. Enfin pour rassurer les esprits etTrayés par le prédestinatianisme, nos Capitula affirment la liberté de l'homme; les canons d'Orange précisent et rejettent la prédestination au mal. Denzinger, n. 170.

La bibliographie afférente à ces documents a été indiquée : !• en ce qui concerne la lettre de Célestin et les Capitula, à pro-

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