‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 647 sur 741 · CÉLESTIN I" (SAINT) — CELESTIN Y (SAINT · texte numérisé non relu

CÉLESTIN I" (SAINT) — CELESTIN Y (SAINT

pos de la controverse sur l'autorité de saint Augustin, au V siècle, t. I. col. 2470; 2- pour la controverse semipélagienne, ibid., col. 2357.

E. PORTALIÈ.

2. CÉLESTIN II, pape, successeur d'Innocent II, élu le 25 septembre 1143, et mort le 8 mars 1144.

Gui Caslello, originaire de Tiferno en Toscane, élève de Pierre Abélard, et réputé pour sa science, fut élevé au cardinalat en 1128, avec le titre de Saint-Marc; il devint légat en France en 1140 et essuya des reproches de saint l!i>rn:ird pour la faveur montrée à Arnaud de Brescia. Il fui «lu pour ses capacités après la mort d'Innocinl II, mais sa mort au bout de six mois de règne ne lui permit pas de rien faire de considérable.

Jaffé, Regesta pont.

Liber pontificalis, IS rom., 1862, t. u. p. 276.

H. Hemmer.

3. CÉLESTIN III, pape, successeur de Clément III, élu le 30 mars 1191, mort le 8 janvier 1198. ^

Hyacinthe lîobo, le premier pape de la famille Orsini, avait 85 ans d'âge et 47 de cardinalat, quand il hérita de la succession de Clément III. II n'était que simple diacre au moment de son élection (30 mars) et reçut la prêtrise le 13 avril et l'épiscopat le 14 avril suivant (.samedi saint et jour de Pâques). Des le 15 avril, il couronnait l'empereur Henri VI et l'impératrice Constance. Tout son pontificat devait se passer à lutter contre cet empereur pour l'empêcher de réunir les deux couronnes d'Allemagne et de Sicile et d'étouffer ainsi les possessions du saint-siège. La résistance de Naples, mieux que les objurgations du faible Célestin, fit échouer l'entreprise du roi qui dut rentrer précipitamment en Allemagne. C'est lui qui porte la responsabilité principale de la destruction sauvage de Tusculum abandonné aux fureurs du peuple romain, mais le pape à qui le sénat de Rome rétrocéda les ruines de la ville parut s'associer par sa faiblesse peut-être plus que par complaisance à cet acte inhumain.

La même longanimité empêcha le pape de frapper à temps de l'excommunication les auteurs de l'arrestation de Richard Cœur de Lion, traitrensement emprisonné â son retour de croisade (.lallV', ITII'.i, IT'jn.'n. o{ quand il le fit ce fut avec des ménageiiMiils sin^nlicis pour la personne de l'empereur. Cela u c miimmIii p.i-. im retour offensif de Henri VI vcis llidir mh i i,lin„,,lr. après la mort du roi Tancrèile ill'.ii'; il lil n, \[ r lis yeux au jeune Guillaume 111, > .11111,11,1 'In rn\,iiiiiM ,].■ Sicile au nom de Constance et élablil son IVcrc el d'aulius princes allemands dans l'Italie centrale. Pour calmer le pontife il fit miroiter à ses yeux un projet de croisade qu'il méditait réellement en vue de battre les infidèles et de conquérir l'empire grec. Le projet ne fut jamais exécuté. En revanche, les usurpations sur le saint-siège en Italie continuèrent, de même que les cruautés commises en Sicile, et peut-être la rupture eùt-elle enfin éclaté, si Henri ne fût mort subitement à Messine le 28 septembre 1197. Le vieux Célestin s'éteignit peu après l'empereur le 8 janvier 1198.

La faiblesse du pape avait encouragé d'autres résistances : en Angleterre, son légat, l'évêque d'Ely, à qui Richard absent pour raison de croisade avait confié le royaume, avait du mal à se faire reconnaître de Jean sans Terre et des barons ; le pape le soutint de son mieux (Jaffé, 16765), mais sans grand résultat. L'intérêt du pape pour la croisade se marque par de nombreuses lettres en faveur des Templiers, des Hospitaliers, par l'approbation donnée à l'ordre des Chevaliers allemands (1191); mais Célestin dut relever Philippe-Auguste de son voeu à son retour de la croisade. Dans les affaires matrimoniales qui intéressaient plus directement la religion, le pape montra plus de vigueur : Alphonse IX de Léon dut renoncer à épouser une princesse portugaise, et Philippe-Auguste

vit casser la sentence de divorce rendue par des évêques complaisants. Jaffé, 17241-17243. A la vérité, il ne tint aucun compte des décisions du pape et il épousa même Agnès de Méranie .sans que le pape prît des mesures plus sévères.

Célestin III canonisa saint Jean Gualbert {i'' octobre 1193).

Jaffé, Fegesta pontiflcum romanorum, 2' édit., 1888, t. 11, p. 577 sq, ; Watterich, Vitie pontiflcum romnnorum, t. II, p. 708; P. L.. t. rrvi, c.-.\ RR7: T..nlio, Kni^.-r Hoinricli VI, Leipzig,

1867; (;.-,/..,/,/.■ -',■-■ s/..,/' ^■ i-;.- 1; m. t. II, p. 462; par

Grepor-, i I -'i I ' I !!ii:,:i'r, La papauté,

trad.frii!. 1 ,■. i.:, il , . I'.d, . l'i H. -fêle, Concilien-

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