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ou SI !,■ priii, ipe dt cdUsjlil
■ était inadnubbible, mais ni
le r.usonnenienl ne se réd\
it à une simple succession
de proposilions idi.nlii|ues
ni le principe de causalité
n'est contestable. - :; ijii.
I, X. lit,-, quand elle se ma-
nifeste sous le juin ,1 î .
.1 11. . , s'impose réellement
à l'esprit. — 4. Ou. 1 , 1 .m.
is. suspension de jugement
pratiquée par les s, , pinn.
s . -1 impossible. En effet, il
faut vivre; or u \i\re, c'est agir, c'est choisir, préférer, entre plusieur., actions possibles, celle qu'on juge la meilleure. Point d'action sans jm^ement ». Brochard, ibid., p. 411.
S' Le dogmatisme peut donc à bon droit rejeter l'attitude sceptique. Nous disons l'altitude, et non la thèse, parce que le vrai sceptique se garde à'affirmer qu'il faut douter de tout, ce qui serait une contradiction flagrante, mais il se tient pratiquement dans l'état perses vérant d'abstention de jugement et d'affirmation quelconque. Rejetant l'attitude sceptique, le dogmatisme affirme par là-même la possibilité d'arriver à des certitudes valables et justifiées. Mais aussilôt se pose le problème de la justification de ces certitudes. Comment pi..iiM.r i|ir,||,s s,ini l,'.i;iiiiii,>s ,' X quel signe les dis-
tin^n. r.i I- 1.-- .^.liii ml,'- pnripitées parmi les affir-
iri.ili.ins |.ninnr,li.,i.'- ' l\ii un inol, où est le critérium'?
i;i iiriii.;. Faut-il le cher- ,11 ni chercher le critérium i^innr cette recherche par le réel ou le méthodique?
Comnit-nt 1.' . lim. h-r ■ mi
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CHER P.Ml I M ' I :..
le doute et par quel doute l'universel ou le limité'?
1° Le doute, nous l'avons indiqué tout à l'heure, est la suspension du jugement, l'abstention de l'affirmation, ÈTtoyïi. Il est réel, quand sincèrement l'esprit prend cette attitude, parce qu'il n'en trouve pas d'autre légitime. Il est mélhodique, quand l'esprit réellement ne doute pas, IniHs i„;,ris,,in',,i,'iil tiiil .„///),(.• s'il ,l,nihiit. Ainsi
1,11, mil., il,,, s.. ,|,{i inl l,.ll,. .(u,. uns -..■lis null- 1., font ii,,.,^iii.r... . J,- iryni,,s ,/,j feindre que loules choses (|in 111 . I,ii,'ni |, ,111. IIS iiilrées en l'esprit n'étaient non pin- M'.ii,.- .|ii, l,s illusions de mes songes. » Discours de la iiielli^id,', IV' piirtie. On voit la part prépondérante de la î'o(ow(e dans l'usage du doute méthodique. On veut s'abstenir provisoirement de tout jugement, bien qu'au fond l'esprit ait la persuasion qu'il va au vrai, et qu'il en possède même déjà une portion. Dans le doute réel, la volonté est paralysée, parce que l'esprit reste sans persuasion, sans jugement, sans direction.
2» Le doute tmiversel et le doute liiii'ilr ou pnvliel se comprennent d'eux-mêmes et n'oni |.,.- 1. -.m .r,'.|re expliqués. Le doute universel mci/< ii.i|.os-
sible et implique contradiction; cm n | , i ,l universel, il douterait de tout; en qualil.j J,, un. iliL..I,.iun, il
enveloppe nécessairement quelque persuasion ou assurance. C'est le doute de Descartes : « Je me résolus de feindre que toutes les choses qui m'étaient déjà entrées en l'esprit n'étaient non plus vraies que les illusions de mes sens, » dit-il à l'endroit cité plus haut. Et ailleurs : « .le suis contraint d'avouer qu'il n'y a rien de tout ce que je croyais autrefois être véritable, dont je ne puisse en quelque façon douter; et cela, non point par inconsidération ou légèreté, mais par des raisons très fortes et mûrement considérées. » Première méditation. Nous avons montré l'illogisme du doute réel universel ou scepticisme. C'est le doute d'Hermès qui « M'ut (|ue le doute dont il prend la défense, soit étendu .1 t,,ul, s les connaissances sans exception. Nous devons ,li,' ,1 rester indécis ou en suspens, non seulement sin 1,1 \, nié de la religion chrétienne, l'immortalité de 1 .une, I existence et les attributs de Dieu, mais encore sur la ri'alité du monde extérieur, et même sur l'existence et les divers états de notre propre âme, tant que nous ne pouvons pas montrer qu'il y a nécessité absolue pour la raison de se déterminer... Que, par ce doute, absolu selon son étendue, Hermès entende le doute réel, c'est ce qui ressort de ce qu'il raconte de luimême et , \i^ il -, ,iiilil,.urs ou lecteurs ». Kleutgen, La pltilu^, I , . trad. par le R. P. Constant
Sierp, diss il I n 224, Paris, 1868, t. I, p. 433,
434. Par 111, li , iln Jn -. ptembre 1835, Grégoire XVI condamna Hermès, et l'un des principaux griefs était précisément le doute positif universel : utpote qui teuebrosam ail errnrem omnigenum viam molialur in duhin iH>^f!.. ,',/, .,.,,,, '.(S)' omnis tlieologicss inquisitinn.s. \<. ■„,.... : !\ . , . /,o/(, n. 1487. Cf. coucile du V.ili, ,111. /' , III. can. 6. — Il ne reste que le
diiiiir iniriir! r . I ..Il m iihodique. Le doute >'ee( portant sur les affirmatioui non prouvées est plus que légitime, il est obligatoire. Le doute méthodique portant sur des assertions déjà admises comme certaines, mais prox'isoirement remises en question et considérées comme incertaines, pour en chercher une démonstration, est légitime, pourvu qu'il ne soit pas universel et qu'il suppose comme certains des principes de démonstration. Ce doute a été pratiqué de tout temps dans l'Église. On h» trouve enseigné par saint Augustin, De libéra arbitrio. 1. II, c. I, P. L., t. XXXII, col. I'2i.l ; cf. Kleutgen, op. cil., t. I, p. 475 sq., et constamment employé par saint Thomas. Lorsque l'angélique docteur se demande, dans la Somrite tliéologique : Vtrum Deus sit. Dieu existe-t-il? il ne doute pas un seul instant de l'existence de Dieu, il veut pourtant agir pendant un certain temps comme s'il doutait, et sa volonté commande à son esprit, non pas de refuser son assentiment à l'existence de Dieu, et d'en douter positivement, mais de faire un moment abstraction des considérations qui le déterminent à admettre l'existence de Dieu, pour chercher des raisons nouvelles convaincantes ou la confirmation logique des raisons anciennes. L'Ange de l'école a fait plus que pratiquer le doute méthodique, il en a affirmé explicitement la nécessité. « Ceux qui veulent rechercher la vérité sans avoir d'abord considéré les doutes que soulève sa recherche, sont pareils à des voyageurs qui ne savent où ils vont. L'homme qui marche, marche vers un but; l'homme qui cherche la vérité n'a d'autre but que l'exclusion du doute. L'homme qui ne sait pas sa route n'arrivera jamais, sinon par hasard ; l'homme qui cherche la vérité n'y arrivera pas, s'il n'a d'abord examiné ses doutes. » In III Metaph., lect. i.
lY. Qualités que doit réunir le critériu.m de la CERTITUDE. — I» Quand, après avoir émis des affirmations primitives et spontanées, l'esprit commence à réflécliir sur elles pour les vérifier, il doit donc mettre !>■ point de départ de sa réflexion et de son contrôle dans un doute partiel et méthodique, c'est-à-dire, puisque c doute n'est que partiel et qu'il est voulu délibérément,
CERTITUDE
tians un étal mixte composé de certitude et d'abstention ou suspension de jugement. La certitude précède et porte dans la sphère idéale sur quelques principes immédiats ou axiomes, et, dans la sphère réelle, sur quelquos faits immédiatement perçus ou aperçus par l'expérience externe ou la conscience. Le doute, c'està-dire l'abstention de juger des autres principes ou faits et de leurs conséquences, suit logiquement. Mais on ne peut rester dans cet état, de sa nature, initial. La vie est là qui marche, l'action s'impose, il faut se décider pour ou contre une foule de jugements spéculatifs ou pratiques qui se pressent et sollicitent l'homme. Il importe donc de trouver un signe auquel on reconnaîtra les jugements vrais et qui autorisera la certitude à leur sujet. Ce signe universel doit être intrinsèque, objectif et ii.'.inéiliat.
2" Il doit être intrinsùçiue, c'est-à-dire entrer dans la constitution intime de toute vérité et en faire partie. Supposez, en elVet, un critérium extrinsèque, c'est-àdire une autorité extérieure qui attesterait le vrai et devant laquelle la raison s'inclinerait. Dans cette hypothèse, on ne sait pas la chose, on la croit, la science fait place à la foi. Or ce système, s'il est admissible pour quelques vérités qui dépassent la portée de notre expérience limitée ou de notre raison finie, ne peut pas suffire si on le généralise. Car cette autorité qui nous attestera toute vérité, par quoi sera-t-elle attestée à son tour'.' Si elle s'affirme elle-même et s'impose ainsi à notre foi, nous nous heurtons à une pétition de principe; si elle se démontre autrement que par l'affirmation et si elle .se prouve par l'évidence, nous sortons du critérium extrinsèque et nous devons en admettre un intrinsèque. Il n'y a plus un seul critérium de la certitude. Si elle est attestée par une autre autorité, sur (juoi s'appuiera celle-ci"? Il faudra, ou procéder à l'infini, ce qui est impossible, ou aboutir à un critérium interne. La révélation divine, la tradition qui nous la transmet, la raison générale ou consentement universel du genre humain qui nous la traduit, ne peuvent donc être le critérium général de la certitude, et c'est à juste titre que la logique et, avec elle, l'Église rejettent le fidéisme, le traditionalisme et la raison générale de Lamennais. Voir Fidéisme, Traditionalisme, Lamennais.
3" Si le critérium doit être interne, il ne peut pas pour cela être subjectif, c'est-à-dire qu'il ne doit pas être cherché dans les conditions psychologiques de la connaissance ou du sujet pensant, mais au contraire appartenir à la constitution de l'objet connu, de la vérité perçue. Le critérium doit être objectif. Nous n'avons pas à rappeler ici la thèse de pliilosophie qui distingue, dans la connaissance, deux faces, deux éléments divers : l'objet et le sujet, ce qui est connu et ce qui connaît, ce qui apparaît et ce qui perçoit. La distinction est courante en psychologie. Quand il s'agit de la certitude et de son pourquoi, d'aucuns le cherchent dans le sujet. C'est le dogmatisme subjectiviste. « Toutes les théories subjectivistes présentent ce caractère commun qu'elles placent le motif dernier de la certitude ou tout au moins d'une partie des connaissances certaines dans une disposition affective du sujet pensant. Pour les uns, cette disposition s'appellera sentiment du devoir, impératif catégorique, pour d'autres une impulsion naturelle (le sens commun des Écossais) ou un sentiment spirituel {Gei-stesgefiihl de Jacobi), pour d'autres, enfin, une croyance soit aveugle, irrésistible (JoufTroy), soit volontaire, libre (les néo-criticistes), une foi dictée par la nécessité de trouver un objet aux aspirations les •plus nobles de notre nature et un fondement à l'ordre social (Balfour, Brunetière); mais chez les représentants de toutes ces écoles, il y a une préoccupation commune, à savoir, de chercher, non pas dans un motif d'évidence objective, mais dans une disposition
affective de l'âme, le dernier mot de la philosophie critique. » Mercier, Critériologie générale, n. 85, Louvain, Paris, 1899, p. 155. Or, d'un. I'.h mm ,.ii/r;ile, on ne peut faire reposer la certitude i|iit . I inii^i ilordre intellectuel sur un fondement il. ih m .iii . dui-ci est nécessairement une impulsiun n, n^i. . un instinct; il ne peut être une raison; tiré du sujul, il ne saurait être une garantie de l'objet. Un exemple rendra tangible cette vérité. D'instinct, la mère a besoin d'estimer son fils, de le juger innocent, noble et droit; s'il s'adonne au vice, la mère ne voudra pas se rendre aux indices, aux preuves souvent les plus catégoriques qui lui seront apportées ; fût-elle témoin elle-même des déportements de ce fils indigne, elle cherchera à les excuser, à les pallier longtemps avant de se rendre. On dit que l'amour maternel la rend aveugle. Ceci montre l'opposition entre le jugement d'instinct et celui qui est imposé par la réalité objective. Les certitudes d'instinct de la mère sont fort sujettes à caution. Ainsi toujours on pourrait douter des certitudes humaines, si leur unique source était dans une disposition affective de l'àme, comme le prétendent les partisans du critérium subjectif.
4» Enfin, on ne saurait douter que le critérium de la certitude doive être immédiat, c'est-à-dire valant par lui-même. En elTet, il est, par définition, le signe qui rend toutes vérités certaines, il faut donc qu'il soit cert.iin par lui-même et immédiatement, comme le principe de toute lumière est lumière, de toute force est loute-puissance. Si en eû'et, ce qui rend toute vérité certaine, devait être lui-même certifié par autre chose, par quoi cette autre chose serait-elle rendue certaine à son tour'.' Donc, pour éviter le cercle vicieux, le processus in infinitum, ou la multiplication des critériums, il faut conclure que le critérium universel de la certitude doit être immédiat.