partie de la pliil.,, ,., i firimo statu nec in
seiiniitii a/(c(//i(,s / rliin' scripturam edidi
comph-la,n. E,„ih^i •' • '"./.
par I entremise de -.'n .li-. i Paris. — L'ouvrai;!' r-l i!i\ mière traite des eau-- d^ contraires à la dirnuMiir vérité ; la seconde élablil le
M ]-Ji.,, ;.pres
.il.nl.. p. 501,
■lioii. .lean de ilies ; la preiles obstacles lyation de la ;ipports de dépendance et
d'intime union de la philosophie et de toute général vis-à-vis de la théologie et de la vérité révélée ; la troisième est coiTJniT.'i :iii\ Im-nos: lu qnntriéine aux mathématiques; li iHiIm-ii: i Ii |.ri-|nniM'; la
sixième à la sciei.r. • ji t ilr, .t l.i -i|ilhiiir à la
philosophie moi.ili . I. "y,,,^ nntjio^ ;i .!.■ i dite à Londres en 1733 parles soins de Samuel .lebb, à Venise en 1750 par les franciscains, à Oxford en 1897-1900 par ,1. II. Bridges. Toutes ces éditions sont très défectueuses. Celles de 17:f:i ftdi- 17.50 ont des lacunes considérables : ainsi la iiuii.' ir l,i[i\, ,. |j philosophie morale y est
compK-li'iririii i-c Cl. ('/,. ;,■,/., c. XXIV, xxvii, XXXI,
XXXV, Lxxii M|. ('rlli' ilr 1S!I7-I',)00 est plus complète; elle marquciMil mi wai |irn|,irs, si elle n'était pas criblée de fauN-, 1.11 jinllri IS'.iT, dom Gasquet publiait dans VEughsIi /.,^/M, ,,■,(/ .,-rir,i. p. 494-517, une lettre de Bacon à Cléjii.iil l\. .aIimh, du manuscrit 4086 de la Vaticane, etrepi.iihiil.' i^i I.- Artaordinisminorum, Quaracchi, janviei-auiU Is'.is. \u jugement du docte bénédictin, cette iii.ii;niliqii. Iiiirr accompagnait l'envoi de VOpus ntajm, dont elle est la préface naturelle et réelle. Cf. J. H. Bridges, The « Opus majus », t. m, p. 1,4,10,12,25,26,39.
3» OjMis nrinus. — Cet ouvrage est perdu en grande partie. On n'en connaît que des IVa^jnpni-i .alih's par J. S. lîrewer : Fr.R. Bacon operaii^a i,i,n h,n irinisinedita, Londres, 18.50, p. 313-380. li,,ii I i i,.u-.c de son auteur, t'r^i IV'/j.i.s <,,./;,.,> i.|iii- , n -,ria.inde main,
abrégé, ivi i,, . ,i. ',..|,,|.|„ . .,,. /,■,/.. r. i, xxi, xxii. Ily
comble i- :' "ii. i i. - .iie- .i I ,111.11. a la presse, aux
difficult Ii' iil.iiu! il lu.ilique forme une
des pai I' . i. xu ;les sept péchés commis
dans 1 ie, dont Humphred Hody fit
connaiu. I il;is importants dans son livre
De Biblinruiii icrabns originalih^r.. (Kr,iid. 1705,
p. 419 sq., en contiennent une au li i' 1 i-si un
traité Decaelestibus, qui devait ns- > , I iq), si
cen'estpas lui, au morceau post Incn, /, -, , ,y./i..»eHi
inséré dans VOpiis majus à la fin des mathématiques. Cf. Op. tert., c. XXVI. p. 5, 6, 25, 31, 33, 35, 41, 42, 52, 67, 68, 93,94,100, 101, 135. 199, 265. 304,309.
4° Opus terliuvx. — Ce précieux écrit, dont la publication en 75 chapitres a été faite de même par J. S. Brewer, op. cit., p. 3-310, nous est parvenu incomplet el fruste comme le précédent. Il est clair qu'au moins une bonne moitié de l'ouvrage manque. Ici encore Bacon revient sur les questions étudiées déjà. Plus il les approfondit, plus elles prennent de l'étendue et de la clarté dans son esprit. Il résume les unesj élargit les autres, donne à toutes une plus grande précision. Il aborde parfois les sujets les plus ardus de la métaphysique, auxquels il s'efforce de donner le fini de la iv.iaeiinn aiirès les avoir longuement médités. Pour Imii ilnv. l'< ipns lertium est l'abrégé, le commentaire, li- ■aiiii|iliaiiiiil de l'Opus majus et de VOpvs minus, bans les 21 premiers chapitres, on trouve d'amples renseignements sur la situation et les travaux de l'écrivain. Avec les indications multiples contenues dans ce livre et dans la lettre publiée par dom Gasquet, il serait relativement facile de donner une édition critique et définitive de l'Opus majvs.
5» Scriptum principale. — Cependant ces trois ouvrages, quelque importants qu'ils soient, n'étaient dans l'intention de l'infatigable docteur que le canevas, l'esquisse, le programme , la pefSMasio prœambula d'un autre ouvrage bien plus vaste, où il étudierait en autant de traités spéciaux chacune des parties de la science. Il est assez malaisé de savoir s'il put mener à bonne fin cette encyclopédie. D'après les bribes qui en ont été publiées, voici quelle devait en être la physionomie générale. Bacon divisait l'ouvrage en quatre volumes: le premier embrassait la grammaire suivant les diverses langues nécessaires aux Latins et la logique; le second joignait aux communia matheniaticœ des traités sur l'arithmétique, la géométrie, l'astronomie et la musique; le troisième comprenait avec les communia naturalium d'autres traités sur la perspective, l'astrologie, la science des corps graves et légers, l'alchimie, l'agriculture, la médecine, la science expérimentale; enliu, \r quali ieiiie l'iail ■■.jiis.iei-.' a la iiii'l.tphysique et
p. 37U-L;7i. Il seuiLU cjue k liaile ddilluius assez mal intitulé De muUiplicaliune.specierum, ajouté aux trois éditions de l'Opits «1 a/us, faisait primitivement partie de cette œuvre monumentale. Cf. J. H. Bridges, The « Opus majus », t. II, p. 408, 424, 465, 509; t. m, p. 183-185.
6» Compendium studii philosophise. — Publié par Brewer, op. cit., p. 393-519, le Compendium fut composé sous le pontificat de Grégoire X (1271-1276). Cf. ibid., c. III, p. 414. De nouveau Bacon y étudie les causes de l'ignorance humaine, les motifs d'acquérir la connaissance des langues; on y trouve également des notions
de gi.ii air, Liieque. L'ouvrage est, comme les autres,
ma lliiiii ,11,1 1 incomplet.
iiii liiiiln, , iiiiu à Bacon un Spéculum alchimise, souveiil lOuui-iiiiiié dans les répertoires d'alchimie de 1541 à 1702, et un opuscule De retardandis seneclulis accidentibus, imprimé à Oxford en 1590. h'Epistolade laude Scripturx sacrœ a été publiée dans Usher,Histono dogmatica de Sa'iptui-is, édit. Wharton, Londres, 1699. La grammaire grecque de Bacon a été découverte dans un mauuscrit de Cambridge par le P. Nolau, directeur du collège de Prior Park, et éxlitée par lui en 1902. Les bibliothèques et les archives publiques d'Italie, de France et surtout d'Angleterre, contiennent une foule de manuscrits relatifs aux œuvres de l'illustre frère mineur. Une étude comparée de tous ces vieux parchemins, suivie d'une édition faite avec soin et intelligence, pourra seule donner un jour une parfaite idée de ses travaux et de son savoir.
III. Bacon et les sciences. — i' Philosophie. — Bien que peu nombreuses, les pages purement spéculatives de Bacon, publiées jusqu'à ce jour, suffisent cepen-
liant à indiquer ses tendances. Elles montrent aussi que, loin d'être, en philosophie et en théologie, en retard sur le mouvement intellectuel de son siècle, il n'ignorait aucune des questions, grandes ou petites, agitées dans les écoles, et qu'il savait à l'occasion leur donner le cachet de sa personnalité. Cf. E.Charles, op. ci/.
Avec la grande majorité des docteurs, franciscains ou non, du xin« siècle, il est augustinien. Voilà pourquoi il adopte les célèbres théories des raliones séminales, Englisk liist. rev., loc. cit., p. 513, de la malevia spirilualis propre à l'âme humaine et aux anges, Op. terl., c. .xxxviii, p. 122-129; De muUipl. spec, part. III, c. il, et de l'illumination spéciale de Dieu, Op. maj.,pstTl. Il, c. V. Cf. S. Bonaventure, II Sent., dist. III, part. I.a.l, q. l; dist. VII, part. II, a. 2, q. i; dist. XII, a. 1. q. m; dist. XIIl, a. 2, q. ii; dist. XVIII, a. i, q. m; Scot, De reruni principio, q. vu, a. 2. Avec ces mêmes docteurs il admet aussi la pluralité des formes. Op. min., p. 360- :i67. Cf. Prosper de Martigné, op. cit., p. 198-287.
\in d'autres points il est plus indépendant. Les scolastiques admettaient comme un principe incontesté que la matière est numériquement une dans tous les êtres contingents, una numéro inpmnibtts.Ct. S. Bonaventure,// Sent., dist. III, part. I, a. I, q. m, scholion ; dist. XII, a. 2, q. 1. Bacon, désireux de forcer les maîtres à scruter la valeur et les conséquences de leurs principes, prend à partie cette assertion, qu'il qualilie d'error pessinius in pkilosophia; il l'accable de ses objections et la poursuit pas à pas jusque dans ses derniers retranchements. Selon lui, la matière et la forme sont nécessairement diverses dans n'importe quel être; chacun a sa matière et sa forme propres; ce n'est point la .forme qui diversifie la matière, ni la matière qui diversifie la forme : l'une et l'autre se différencient par elles-mêmes. Pour retrouver leur fonds commun respectif, il faut remonter au genus generalissimum qui, les enveloppant dans l'unité, évolue progressivement, suivant une succession hiérarchique de genres et d'espèces, jusqu'à la perfection terminale dans l'être concret et individuel. Op. maj., part. IV, dist. IV, c. viii; Op. terl., c. xxxviii, p. 120-131. Il est à remarinier combien le système métaphysique de Bacon sur la matière et la forme ressemble à celui de Scot, De reri(m principio, q. VII, a. 1 ; q. vill, a. 1, 2, 3,4,5. Les formules changent, le fond reste identique. C'est un vrai plaisir de voir ces deux belles intelligences d'accord sur ce point. Cf. de Wulf, op. cit., n. 298, p. 313-
De noiiili.iix il.i. h iirs faisaient del'intellectagent une faculté s|j I il. .il I (hic requise, conjointement avec l'intolluii i..."il.l. , |..ini lactede lacognilion.Cf. S. Bonaventure,/; S,;,l., disl. XXIV, part. I, a. 2, q. ii; S. Thomas, De spiritualibus creaturis, a. 9, 10: De anima, a. 2-5; Compendiuni theologiœ, c. LXXXiv-LXXXVlii ; Cofit. gent., 1. II, c. i.xxvi-Lxxviii ; Sum. tlieoL, I», q. LXXix, a. 4, 5. Bacon s'élève hardiment contre ce dédoublement. Sa volonté n'est nullement, comme certains l'ont affirmé bien à tort, de prétendre que l'intelligence soit purement passive; il lui reconnaît toute son activité inhérente; il veut bien — et en cela il est pleinement suivi par Scot, De rerum principio, q. xiv, a. 2, n. IG, 17; Durand, ; Sent., dist. III, part. II, q. v; (;. il'OccMi]!. // s. /// , i|. XXV, et P. Aurioli — l'appeler intclleri IL. 1.1 I -1 .|ii .11.' passe de la puissance à l'acte: Ucet inirllr, h,^ /,., ,s./,;/i,s', dit-il, possit diri agens ab iitlii inlrUuii i,ili. M.i;> là n'est pas tout entière l'exacte pensée des (.lands philosophes, Avicenne, Alfarabi, Alexandre, Aristote. L'intellect :igent, dont ils parlaient, loin d'être l'àme ou uni' iiaili.' de r.'iiiic, est une substance spirituelle distinii.', ^. |..ii. . .1. 11..11-. .l unique
pour tous. C'est ce que \•^^^■ .ii .mi 1 lum . // Sent.,
dist. XVII, q. Il, a.l: .. l'i.-.|.i. 1.... 1- |.liil .,. .plies, dit-il, sont d'accord pour eiiMJyiiiÉ .. l.i -ml. a Aristote,
De aHi»ia, III, test. 19,20, que l'intellect agent et l'intellect possible diffèrent substantiellement. » Convaincus avec le même docteur angélique.Oe unitate intellectus, c. VI, que cette opinion ne paraît pas offrir d'inconvénient, nihilvideturinconveniens sequi, les anciens scolastiques l'adoptèrent, et, lui donnant un sens chrétien, ils identifièrent l'intellect agent avec Dieu, la vraie lumière des intelligences, qui illumine tout homme venant en ce monde. .loa., I, 9. Fondée sur de bonnes raisons, satis probabiliter, S. Thomas, // Sent., dist. XVII, q. Il, a. 1, conforme à la vérité et à la foi, S. Bonaventure, // Sent., dist. XXIV, part. I, a. 2, q. iv, enseignée par Robert Grossetète, Adam de Marsch, Guillaume d'Auvergne et tous les savants anciens, omnes sapientes antiqui, on peut dire que cette doctrine fut traditionnelle chez les premiers docteurs de la scolastique. Quand parut l'opinion contraire, l'évêque de Paris, Guillaume d'.\uvergne, lui déclara la guerre et par deux fois se crut obligé d'adresser des reproches, reprobare, aux docteurs de l'université réunis en sa présence : d'où l'on voit qu'elle ne s'acclimata pas sans peine et qu'elle fut considérée dès le début comme une nouveauté et une déviation. Vainement elle essaya d'accaparer saint Augustin en faussant sa théorie sur l'exemplarisme divin et les rationes seternse. Cf. De Imnianx cognitionis ratione, Quaracchi, 1883, p. 203-208. Une tentative semblable eut lieu pour Aristote. Des textes obscurs et mal traduits ne la favorisaient que trop. Bacon consacra à la réfuter deux chapitres, qui sont du plus iiaut intérêt pour l'histoire de la philosophie et de ses variations. Op. maj., part. II, c. v; Op. terl., c. xxill, p. 74-79. Roger Marston, Jean Peckam, Alexandre d'Alexandrie, voire même Scot, De anima, q. xill, ne pensèrent pas compromettre l'idéologie scolastique en adhérant à ses conclusions. Il est vrai, on ne parlait pas encore d'une « déteinte de l'averroïsme ». Cf. Renan, Averroès el l'averroïxnw, Paris, 1852, p. 208-210; De lunnrtn. ,„;v»,7 ,:,tin,,r. p. 10, 179-482, 197-220; de Wull', ../.. ..;.. |.. :;:;j-:;:;(;; Mandonnet, Siger de Bral,.n,i ri /,-..,,.,,,>„,. ;,./,,/ a«.T//r.si(>c(e, Fribourg,1899, p. i.xi. .:.,i,v-(.:i.xii. V..1I- I. I, col. 2336.
Lorsqu'il étudie les questions difficiles relatives au vide, au plein, au mouvement, à l'unité du temps. Bacon soumet à une rude épreuve d'autres théories non moins chères aux pliilos.-.iih.--- il'.-il.Tr-. H':iiilr.' |i;irl In (li--rn5sion
serrée, i\\i'\\ . ..n-,.. 1 - ,..i li-n. ...i . ii,iii n' ■ 1 a la
durée d.-- -iil..[...i.'. - -|.ii iin-ll. -. .- . ..i.n .|ii, l.|.> à tous égar,l> a >. |;..ii..,.nlin.-. / N..,'.. .li^l WWII, part. Il, a. 1-3; II Sel., dist. 11, part. Il, a. 2, q. I, II, m. A ceux qui craindraient que « la scolasticité de ses idées ne sorte pas saine et sauve du crible d'un examen logique », nous conseillerions li Ipctiiro attentive des chapitres xxxviii-i.ii, de l'o,.»- irrun,,, . p. 120-199. Rien ne peut mieux les .1. -illii-i..iini 1 .pic ces pages vivantes, pleines de vigueur .1 .1.' il.IIiI.'
Cependant Bacon, dont l'esprit positif et clairvoyant perce partout, ne voyait pas .sans douleur les études, faute de bases solides, s'encombrer chaque jour de questions sujiei Uni' . .iLoliinlps, hasardées souvent; négliger par conli . . .|iM .1 ' .11, utile, nécessaire et fécond en résull.ii [.i .ii |l np. maj., part. I, c. xil ; Op. min., p. :tJl ",, ;, / . |,. 31, 55 et passini : « Le monde, s'écrie-t-il,esl plein i\r livres où foisonnent les futilités, piwrilia cl plebeia.)' English Itint. rev., loc. ci<.. p.. 501. (. La philosophie se meurt, périt philosophia. » Op. terl., p. .55, 3i, IT I! •<?T';iiil qu'il V avait quelque chose de grand à • nii 1 1 il. ! |ue, pour enrayer le mal, il ne fallait ri. Il I 1 n (.génération totale. Exposer le
mal, en imli |i i I . i-is et les remèdes au chef de l'Église, tel .st l'olijil do celte consultation adressée à Clément IV et contenue dans VOpus majm, VOpus minus el VOpus lerlium.
2" Linguistique. — C'est d'abord la connaissance des
BACON
langues qui s'impose. « Il faut, observe Bacon, Op. tert., c.xxviii,que lesLalins passent par cette porte du savoir, la première de toutes, eux surtout dont la langue dérive presque en entier des idiomes étrangers, et qui, en théologie comme en philosophie, n'ont d'autres textes de leurs cours que des livres rédigés primitivement en hélireu, en grec et en arabe. » Dans ces paroles on entrevoit déjà les deux raisons fondamentales et péremptoires de son vibrant plaidoyer.
Depuis sa jeunesse il s'était adonné aux recherches philologiques, .\ussi afflrmait-il à bon droit que la linguistique lui élail chose facile, presque jeu d'enfant, facilis et pueritis. 11 parle, en effet, du chaldéen et de l'arabe on boni me instruit: outre l'anglais, le français cl le latin, Cump. studii p/iil., c. vi, p. 433, il possède l'hébreu, mois surtout le grec. La même heureuse idée qui lui fit intercaler dans VOpus niajtis, part. III, c. m, l'alphabet hébreu avec sa prononciation et l'emploi des points-voyelles,lui fit aussi ajouter la prononciation du grec. Cf. Conip. studii pliil..c. ix-m, p. 49.">-518. Il rédigea une grammaire grecque, pli M if-- [iDrlfl' VmI.iii. De l'étude particulière des graium n - :,il . i, iK déenne, hébraïque, grecque et laliin i , i , ,, l , il, . rie générale du langage. Il s'étail i.iuiii h- .!< ii\ ^onices d'oùelle découle :1a comparaison positive ilo[iUisiours idiomes, et l'analyse philosophique de l'entendement humain, l'histoire de ses facultés et de ses conceptions. Il compare donc les vocabulaires, rapproche les syntaxes, recherche les rapports du langage et de la pensée, mesure l'influence que le caractère, les inouvements, les formes si variées du discours exerce^nt sur les habitudes et les opinions des peuples. Il creuse des questions comme celles-ci: Quelle fut la première langue parlée'? Comment Adam donna aux élres leur nom? Comment des enfants élevés au désert se communiqueraient leurs impressions et quelle forme de langage ils emploieraient? Op. tert., c. xxvii.
Bacon n'eut pas de peine à convaincre ses contemporains des services que l'étude des langues peut rendre à la science. Indiquons brièvement ses principaux chefs de preuve : I. Le génie d'une langue ne passe pas dans l'autre; il est manifeste qu'on ne trouve pas dans les traductions le charme, la force, la tournure, le précis de l'original. Op. »)a/., part. III, ci. — 2. Les traductions
en usage sont très fautives :
beaucoup de ternii < piimi équivalent en lalin - i > l,,i,j du sien. Ibid. ■ 1-1
emploient dans Lm-iinj gers : qui pourra les lire ?
pas les fils des saints ? m savants anciens ? Ibid., cm.
;lc plus, elles ont conservé
F- qui n'avaient pas leur ii.ulucteur y met souvent i ~ ot les commentateurs
V une foule de mots étranpourtant ne sommes-nous succèdons-nous pas aux
• 4. Un nombre considérable
d'ouvrages de théologie et de philosophie ne sont pas encore traduits; faudra-t-il les laisser dans l'oubli et ne pas en tirer profit? lhid.,c.u. — 5. Une correction delà Bible et des autres traductions en cours est urgente, tant les erreurs et les fautes y abondent ; comment l'entreprendre? Ibid., c.iv.v. —6. L'interprétation des textes requiert de toute nécessité qu'on recoure à l'original pour enlever les ambiguïtés et dissiper les doutes. Ibid., c. vr. — 7. Il est impossible d'avoir la science du latin sans la connaissance des langues desquelles il dérive. Ibid., c. vi-x. Cf. Comp. studii phil., c. vi-viii, p. 435-
Le moyen âge, le xili» siècle principalement, fut l'ère des traductions, des correctoires, des commentaires, et la méthode employée dans l'enseignement des écoles était l'interprétation d'un texte latin traduit de l'hébreu, du grec ou de l'arabe. De Wulf, op. cit., n. 179, 180, 249, 252. L'étude des langues, à cette époque où elles étaient presque complètement négligées, devait servir à l'intérêt général de l'Église et de la société, au point de vue de la célébration des offices, de l'administration des
sacrements, du gouvernement des chrétientés orientales, de rapo.çtolat des infidèles et des schismatiques enfin des relations commerciales, judiciaires et diplomatiques de peuple à peuple. Ibid., c. xi-xiv. Rien de suggestif comme le fait de saint Louis ne trouvant pas à l'université de Paris et dans tout son royaume un savant capable de déchiffrer les lettres du Soudan de Babylone et de servir d'interprète à ses envoyés. Ibid., c. xil.
Toutefois Bacon n'exigeait pas de tous les chrétiens ni au même degré la connaissance des langues. Cf. Z. Gonzalès, Hist. de la philosophie, t. ii, p. 259. Il développe seulement les grandes lignes d'un programme d'études. Loin de contenir quoi que ce soit d'exagéré ou de chimérique, ses vues sont pleines de mesure et de bon sens. Il demande aux traducteurs, aux correcteurs, aux commentateurs, aux lexicographes, une science plus approfondie du grec, de l'hébreu, de l'arabe et du chaldéen ; quant aux étudiants en théologie et en philosophie, il leur suffirait de savoir lire et écrire ces mêmes langues ol ().' loi rompronilro asso/ pour pouvoir s'en servir. Cf. "p - >; pni. 111. 0. \i; Op- Irri., c. xx-xxv, p. 65, 66, >'.o ' '"</'. xlinlii. .■. \i. p. l:;:;. i:',!-; Euglish hist. rev., l'>r m., p. .MIT. Cos \iiu\ ont lAr pleinement justifiés. En 1311, le concile général de Vienne, tit. De magistris, s'appuyant sur des considérants qui semblent, dit E.Charles, op. cit., p. 47, empruntés à Bacon, prescrivit aux universités de Paris, d'Oxford, de Bologne, de Salamanque, l'enseignement des langues orientales.
3° Sciences naturelles. — Aux yeux de Bacon, le second moyen de régénérer les études est de leur donner des bases solides et plus objectives. Aussi s'attache-t-il à réagir contre les préjugés de son temps en démontrant la facilité, l'utilité et l'importance des sciences positives. Cf. Op. tert., c. v, vi, ix; Op. min., p. 324. Son grand mérite est de leur avoir trouvé une méthode.
Avec sa perspicacité habituelle, il distingue quatre modes de procéder dans la connaissance de la nature : l'autorité, le raisonnement, l'observation et l'expérience. Tous n'ont pas droit à la même confiance. Inférieure à la raison, auctoritas debilior est ratione, l'autorité ne répond pas aux exigences de l'esprit et sert trop souvent do véhicule à l'erreur; le raisonnement, quelque forts que soient ses arguments, n'entraîne point, par luimême, la certitude parfaite, non certificat, dans la possession tranquille de la vérité., cf. Op. maj., part.I, c. vi; de même la simple observation ou constatation des faits externes, celte expérience grossière et superficielle, est incapable de satisfaire l'intelligence, non sufficit homini, quia non plene certificat. Pour que l'intelligence donne son adhésion pleine et entière, il lui faut, en étudiant les mathématiques et la géométrie, se livrer à des observations patientes et réitérées, puis formuler des principes et des lois desquels jaillit l'explication rationnelle des faits. Par cette expérience, dite interne et la seule vraiment scientifique, elle soumet à un contrôle rigoureux les dires des diverses sciences, leur est à chacune une pierre de touche admirable, et réussit ainsi à discerner en toute sûreté le vrai du faux. Telle est la méthode expérimentale que Bacon a eu la gloire de créer et de donner au monde. Op. nioy.,part. I, c. x; part. 'VI ; Op. tert., c. xiii. Elle tire sa valeur de l'emploi constant des mathématiques et de la géométrie, dont nul n'a avant lui compris autant la nécessité et les avantages : « On ne doit pas, dit-il, recourir dans l'étude des sciences aux arguments dialectiques ni aux sophismes, comme on le fait généralement ; il faut se servir de démonstrations mathématiques, sans lesquelles il n'y a pas de science qu'on puisse comprendre, expliquer, enseigner ou apprendre.» Op. maj., part. IV, dist. I, c. m; dist. II-IV; Op. tert., c. xxix-xxxvii, etc. Pour s'être confinée à l'autorité des anciens, d'Aristote sur-