I - iii-iiiu.iii dans la population
\l,iii-i. t. XXVI, col. 319-
ilii.l, , Mil, 1-270 et 1280, tint
II il r ,lii,ta hi fameuse constiii.ilion des sacrements par
•1. col. 322-335. Le cardinal i.hi saint-siège, avait con- Ui 1 Lylise de Chypre par ses seii instiliitiones) relatifs aux écoles et aux paroisses. Mansi, t. xxvi, col. 337-342. Au mois de septembre 1298, l'archevêque Gérard deLangres et les évêques de Paphos et de Liniassol tinrent un synode provincial dans cette dernière ville, et y promulguèrent plusieurs canons disciplinaires sur les sacrements, les dîmes, la sépulture ecclésiastique, etc. Man.si, t. xxvi, col. 347-35(3. En 1313, Pierre de Pleine- Chassagne, évéque de Rodez et légat apostolique en Orient, présida le SNUode iiro\iiicial de Nicosie, où l'on
pritde- lilesin-es |Hi cant r.i p. Jilr Ir.jri
gmnuHitliciv faciil tem ad hllerani yi sia el audiimt, a dos fuit ut pnpiih t. XXVI, col. 357. i constitutions disciplinaires qu
Euditribue décret
lunes
, ,, -.1 lamentable , , I 1 is addis- , . iiec non , / iiiiLlhgant sal- V dlctini in ecclecorum, ne sacerlis idiûta. Mansi, on doit plusieurs ■nt un grand relâchement de mœurs dans le clergé de l'ile. Les chanoines et les détenteurs de bénéfices ecclésiastiques ne se préoccupaient pas de satisfaire à l'obligation du chœur, de porter l'habit ecclésiastique, de célébrer toutes les messes dont ils recevaient les honoraires. Mansi, t. xxvi, col. 368-365; constitution de 1320. Une constitution donnée l'année suivante, défend aux clercs et aux laïques sous peine d'excommunication d'entrer dans les monastères de religieuses. La constitution il, i:'>il fiap|ii, li i,\, uiiiiiiiiiiiealion les faux témoii.-. \lan-i.i, x.wi.e.il, ::t;!i.ii,||,.s ,li, i:;-Jl et de 1325 déleiiiiini ni |i|iisn,|iis piiinls de diseipline à l'égard du cierge régulier et séculier, el revendiquent les droits de l'Église de Nicosie. Mansi, t. xxvi, col. 369-371. Le cardinal Élie de Nabinaux promulgua aussi plusieurs décisions synodales pour le clergé de l'ile. Dans une de ses constitutions dont mi n ,, ]ias eunservi', .i ilal,,. il se plaint de l'oubli des d l- ili -i - pi, ilie,--, m s. ,|,,nt
fruclinn sahilifeviDii aittilisse. Mausi, t. xxvi, cul. 371. Dans un autre synode provincial auquel intervinrent ses sull'ragants, les évêques grecs, les délégués des nestoricns et des jacobites, des religieux et des clercs,
il travailla à la rédaction d'un credo auquel pussent souscrire toutes les confessions religieuses de l'île. Mansi, t. xxvi, col. 372-376. Dans ses décrets il insiste sur la nécessité de réclamer le payement intc'gral de la dîme, de réunir deux fois par an dans chaque diocèse le synode, et d'éloigner les clercs de s'immiscer dans les affaires d'argent et d'héritage. L'archevêque Philippe I" de Chambarlhac, dans plusieurs décrets promulgués en 1350, 1353, 1354, prescrit les règles à suivre dans les mariages mixtes, et règle plusieurs points de liturgie et de discipline. Mansi, t. xxvi, col. 380-382.
Après une longue période de décadence, le dernier évéque de .Nicosie, Philippe Mocénigo, rétablit la splendeur du culte et l'observance des lois de l'Église dans son'dioeèse. Un rapport de Sagrédo au sénat de Venise fait le plus bel éloge de l'activité pastorale de Mocénigo et de ses réformes ; « Le chant est réorganisé : les saints offices sont célébrés convenablement à toutes les fêtes : chaque jour il y a matines, une grand'messe, et le soir vêpres et compiles... L'Église de Nicosie a été mise sur un aussi bon pu ,1 ipi,- p,i"ilile par le nouvel archevêque, et le seiM, , ,luiii - \ l.iil régulièrei^ent. » Bistoife de Chypie. \ iiip .">ii-."ii3. Lorsqu'elle disparut sous le cimeterre niusuiman, l'Église de Chypre revenait aux beaux temps de sa régularité et de sa vie religieuse.
4° Saints. — Le P. Etienne de Lusignan constate avec orgueil que son île natale a toujours été très féconde au point de vue surnaturel. A son dire, dans près de cent villages, on honore les restes de trois ou quatre saints; l'île entière possède ceux de 315 saints. Il donne une liste de 107 saints cypriotes de naissance, ou ayant vécu et fini leurs jours à Chypre. Chorograffia, p. 27-28; Description de toute l'isle, p. 64. Cependant, peu de noms figurent dans la liste dos saints latins ou cypriotes qui se trouvent mêlés à l'histoire de l'Église latine de Chypre. Appartiennent à la légende, sainte Aplira. fille d'un roi de Chypre, d'après Lusignan. Cnr,,,,!! qiiarla, p. 32-33, et émigrée en Allemagne. ,,ii , Ile il,\iiil la patronne d'Augsbourg, Hackett, p. i:ii : el sainte Limbanie (xiiF siècle), dont l'office tout imprégné du parfum et de la simplicité des légendes médiévales, se trouve à la fois dans les bréviaires des bénédictins et des augustins, Acta sanctortim, t. Il septembris, p. 784-800. Les Grecs de Chypre vénèrent aussi 300 ermites allemands et français qui, fuyant les persécutions des Arabes, se seraient établis dans l'ile, et y auraient donné l'exemple des plus belles vertus. Mais il y a beaucoup d'éléments légendaires dans ce groupe extraordinaire de saints, dont on ne sait pas au juste l'époque de son établissement dans l'ile. Selon Lusignan,' ils y vinrent à la fin du xiii<' si,,,l,-. apies la perte de Ptolémaïde par les croisi'-. /».>,,(/,/',>// de toute l'isle, p. 63. Sathas fixe cette li.ti,, I Mil,, I,- années 690-697. Vies des saints allemands de l Église de Cliypre, dans les Archives de l'Orient latin, 1884, t. ii, p. 407. D'après Léonce Mâcheras, ils se retirèrent dans des grottes, et vécurent deux ou trois ensemble, ayant à leur service un domestique qui leur apportait la nourriture. Chronique de Chypre, t. ii, p. 21. Le plus célèbre fut un chevalier franc, Jean de Montfort, que le P. Fabri appelle Allemand, nobilis ciijusdam Teutonici, Evagatorium, t. m, p. 235, à moins qu'on ne veuille expliquer cette épithètedans le sens de membre de l'ordre teutonique. Son corps, con,servé intact, était l'objet d'une grande vénération de la part des Cypriotes et des étrangers. Il reposait dans un superbe tombeau dans l'église des ermites de Saint-Augustin, d'après le P. Fabri. Mais les autres chroniqueurs, Mâcheras et Lusignan, affirment que ces reliques étaient vénérées dans l'église de Sainte-Marie de Beaulieu (ITtiÀsgE, selon Mâcheras), ayant appartenu d'abord aux cisterciens et ensuite
CHYPRE (EGLISE DE
aux franciscains de l'observance. L'i'glise de l'abbaye prit même avec le temps la di'-nomination d'église de Sriint-linn ilr- Mniiiini-r chmnHjii,' de Chypre, p. 69; (.M, 1' '- '' ,"'"'"■ de toute Visle,
|i. |^; I' 1 ! iliisieurs de ces saints
;ill Il I ' I ■ , I ! Il lui de saint Thérapon,
|iiiMh (Il \!ii ''.'l. 1 . Il" I liypre (qui ne figure
p,!- .-.■ - .. '. .1 ■.. ' . iM-s'i, 'AxoÀo-jeia ToO
,-■..... - . '' ". - :.- la-jaaToupyoO, Venise,
Ksul. >.| Il ii\ .1 AuM uiio,. (.i>a.T.Uiiilin, Kendéas et Anastase, publiL-s par Clirjsanllie de Cliypre, Venise, 1779. Sathas, p. ilS-i'iG; Acta sanctorum, t. v maii, p. 273.
On cite aussi dans la liste des saints cypriotes le légat Pierre Thomas, carme, dont la biographie, écrite par Philippe de Méiiores, a paru dans les Acta sanctorum au 29 janvier. Il mourut à Famagouste le 6 janvier 1366 et fut enseveli dans l'église de son ordre. Strambaldi, p. 69; Mâcheras, p. i'di; Acta sanctorimi, t. III januarii. p. G0.")-038. lingues de Fagiano porte le titre de bienheureux, Acta sanctorum, t. iv augusti, p. m, et le dominic;iin Pierre de la Palu, dont le nom est mentionné par les bollandistes, t. m inaii, p. i.xix- LXX, est vénéré aussi comme bienheureux dans l'ordre dominicain.
Ce nombre exigu de saints parait justifier les reproches des mœurs relâchées du clergé latin qui reviennent souvent dans les documents officiels et dans les récits des chroniqueurs et des historiens de Chypre. Hackett, p. 510-520.
5» Le monachisme latin. — D'après Lusignan et l'archimandrite Cyprien, les premiers religieux latins qui s'établirent dans l'île partirent de .lérusalem à la suite de Guy de Lusignan. Chorograffia,p.3'i; 'lo-ropia, p. 86. Leur nombre s'accrut lorsque les Arabes s'emparèrent de Saint-Jean d'Acre, en 1291. On y trouve des maisons d'augustins, de bénédictins, de carmes, de chartreux, de cisterciens, de chanoines réguliers, de dominicains, de franciscains et de prémontrés. Ces couvents étaient presque tous concentrés dans la capitale. Seuls les prémontrés elles ordres mendiants possédaient des couvents en dehors de Kicosie. Les dominicains étaient établis à Nicosie, Famagouste, Limassol et Vavia ; les franciscains à Nicosie. Famagouste, Limassol et Paphos; les carmes à Nicosie, Famagouste, Limassol, et près du village d'Apélémidia; les augustins à Nicosie, Famagouste et Limassol; les prémontrés à Nicosie et à Paphos. Lusignan, Chorograffia, p. 32-33; Cyprien, p. 87-88.
Les premiers à résider dans l'ile, s'il faut en croire Lusignan, furent les carmes émigrés de Jérusalem après la chute de la ville sainte au pouvoir des Sarrasins. Chorograf/ia, p. 32; Loredano, p. 19. C'est pourquoi ils eurent la préséance sur les autres ordres religieux fixés à Chypre. Hackett, p. 591. Ils possédaient la main droite de saint Luc, Bustron, p. 35; Histoire de Chywe, t. III, p.50i, et à la fin du xv« siècle, leur monastère de Nicosie jouissait d'une rente annuelle de 200 ducats, tirée de deux villages. Le monastère s'appelait Sainte-Marie du Mont-Carrael, Amadi, p. 248; il est mentionné et décrit par le carme français Nicolas Le Huen. Voyage à Jérusalem, Lyon, 1488.
Les dominicains eurent à Chypre une grande influence et des richesses considérables. La fondation de leur couvent de Nicosie remonte à l'an 1226; la générosité de la comtesse Alice Ibelin et du roi Henry I" leur fournit les moyens d'élever l'église des Saints-Pierre-et- Paul, et un superbe monastère que les Vénitiens, pour défendre la ville, furent obligés de détruire de fond en comble en 1567. Deux écrivains dominicains, le P. Félix Fabri, Evagatorium in Terram Sanctam, t. m, p. 234-235, et le P. Etienne de Lusignan, C/wrograf/ia, p. 15, décrivent la magnificence de ce beau couvent, dont l'église a été appelée le Saint-Denis de Chypre.
Hackett, p. 594. On y admirait les tombeaux de beaucoup de rois de la maison de Lusignan, Hugues II, Hugues IV, Pierre I", Pierre II, .Tacques I", Janus et Jean II, Hélène Paléologue, que les dominicains s'étaient obstinés à enterrer dans leur église, bien qu'elle eût, avant sa mort, demandé d'être inhumée au monastère grec de Saint-Georges de Mancana. Un grand nombre de prélats et les représentants les plus illustres de la noblesse de Jérusalem, de la Syrie et de Chypre reposaient aussi à côté des tombes royales. Le monastère perdit en grande partie ses richesses, lorsque la reine Charlotte, dans sa lutte contre le prétendant au trône Jacques, son frère naturel, demanda aux dominicains de mettre à sa disposition leurs trésors. Cliorograf/ia, p. 33. Ceux-ci les lui sacrifièrent de bon gré ; mais la reine Charlotte, évincée par son rival, ne put tenir la promesse qu'elle avait faite de doubler les rentes du monastère, aussitôt qu'elle aurait reconquis son trône. Le manque de ressources réduisit à 10 les religieux qui autrefois l'habitaient au nombre de 80. Chorograffia, p. 15. A la fin du xv» siècle, d'après la relation du P. Fabri, sa situation financière était désespérée. Ei'ajatorium, t. m, p. 235.
Les franciscains attribuent à saint François lui-même la fondation de la mission de Chypre. Il y aurait abordé en allant en Egypte, et ses fils l'auraient suivi en 1226. Marcellinoda Civezza,S(on'adeHe mmioiiî'/'raiîct'scaHe, t. I, p. 57. Ils possédaient à Nicosie un couvent, dont la fondation remonte au xm» siècle. Wadding, Annales minorum,t. v, p. 290. Ce couvent n'avait pas un grand nombre de sujets. Les franciscains y exerçaient surtout l'hospitalité à l'égard des pèlerins. Epitome annatiuni minorum, t. I, p. 814. Le P. Fabri, op.cit.,i. m, p. 235, nous en a laissé une description. Leur église était, comme celle des dominicains, un mausolée royal. On y avait déposé les restes mortels d'Isabelle, veuve d'Hugues III. de Jean de Coïmbre, prince d'Antioche, premier époux de la reine Charlotte de Lusignan. Strambaldi, p. 27; Mâcheras, p. 84. Nicosie avait aussi deux monastères de franciscaines, l'un dédié à sainte Claire d'Assise, Chorograffia, p. 61, connu chez les chroniqueurs grecs sous le nom de tt,v àv^av <i>uT£ivr,v, et l'autre dans la localité de La Cava, à une lieue environ des murs de la ville. Lusignan, p. 19. Hackett, p. 600, suppose que le premier de ces monastères offritun asile aux héroïques religieuses qui, à la prise de Saint-Jean d'Acre, se défigurèrent par d'horribles mutilations au visage, afin d'échapper aux outrages des Sarrasins.
Le monastère des cisterciens eut plusieurs dénominations : Sainte-Marie de Beaulieu, Notre-Dame des Champs, et Saint-Jean-de-Montfort, Histoire de Chypre, t. III, p. 651, cette dernière à cause d'une chapelle qui contenait les reliques du saint. Lusignan, Corona, p. 52. Après le départ des cisterciens, sous le régne de Jacques II, le couvent fut cédé aux franciscains de l'observance. Lusignan, Chorograffia, p. 33. Au xiii« siècle, les cisterciennes avaient deux monastères, l'un dédié à sainte Marie-Madeleine; l'autre, dont on ne sait pas le nom, avait été fondé par la comtesse Alice Ibelin. Documents nouveaux, p. 343-344.
Les bénédictins avaient des couvents à Nicosie ou dans les alentours. Les documents mentionnent ceux de Sainte-Marie de Dragonaria. Documents nouveaux, p. 355; de Saint-Jean l'Évangéliste de Bibi, qui passèrent dans la suite aux mains des orthodoxes, Docunien/s nouveaux, p. 356; de Stavrovouni,à l'endroit où, d'après la légende, sainte Hélène aurait bâti une église (le monastère appartenait à ses origines aux orthodoxes). Histoire de Chypre, t. m, p. 29i.note 504; Lusignan, p.33; Hackett, p. 604-605. Aux bénédictines appartenaient les monastères de Notre-Dame-de Sur (c'est ainsi que l'appelle Amadi, p. 28, 276), et de Sainte-Anne, Chorograffia, p. 15, détruit par les Vénitiens en 1567.
CHYPRE (ÉGLISE DE
Le couvent des grands-augustins, fondé au xiil« siècle, Crusenius, Pars tertio, monaslici augustiniani, Valladolid, 1890, t. i, p. 300, contenait, au dire du P. Fa-
bri, t. !ii, p.
restes mortels de saint Jean de
Montfort. Ce renseignement ne paraît pas conforme à
la vérité: presque tous les historiens placentce tombeau dans l/^'i i - r-iriciens.
Le- ' I II - ' : lient établis à Ni
mais !• III . -i>l M. I l'iincipale était a /aphnni. C.>tfp i
prés du Mll,.t;t. .1. K.i nue sous plusitnrs u.
paiis), Lusignan, \i. .">i Histoire de CIdj/'ii-. \.
de l'habit monastique
:osie et à Paphos, I nord de Cérines, •sidence est conl;i Paix (de La- . :iljbaye Blanche, use de la couleur s. L'édifice, dont
les ruines témoignent de sa grandeur et de la pureté de son architecture gothique, avait été restauré par Hugues III (1267-1284). Les religieux jouissaient d'une grande renommée de sainteté et de vertu, et ils comptèrent dans leurs rangs Hayton, baron de Gorhigos, de la famille royale d'Arménie, qui prit leur habiten 1305. Ils eurent plusiem- I'mi. ,|, < ,ii,, iiv-hii- :ivec les arche-
vêques de Nie tre comme leui
pires
encore. Histoir
ni pas reconnai- - Histoire (le Chy-
1 ,iM' ''Iriit pn pleine rrl.iiliee^ ]i:irn-ii les -. (I ,i|iiv, I. nipport iii-e en l.Mi-J. étaient de Chypre, t. m,
Les templiers avaient des maisons à Limassol et à Paphos, étaient très puissants dans l'ile, et mal disposés à l'égard des Lusignans. Amadi. p. 261; Bustron,' p. 149. Après la dissolution de l'ordre en 1312, les templiers de Chypre subirent le sort de leurs confrères de France.
Loredano, p. 2'iii---'is. IN .Lieni n lii- île 118.
Amadi, p. 286: lin-n -le \. H;: l'in . m |. m iil dans des oubliettes un in i--m^ -.iiil. i i un m. i|. ni.iurs de Cérines. Leur cliel'. IVciu IIjuiul dj >l1ili>. mourut de même, après cinq ans de captivité, et fut enterré dans l'église de Saint-Antoine, près de Cérines. Le 7 novembre 1313, le légat du pape, le cardinal Pierre de la Pleine-Chassaigiie. dmis l:i e,itli.'dL\iIe de Nicosie, en présence des évequr^, du elei/' ei de 1,. iiel,|,.vw,.. donna
lecture de la leihe de i:| ni W <|iii dep>,~-,'dait de
leurs biens les templiers el les .illidjiiail aux hospitaliers de Saint-Jean. De la sorte les hospitaliers, qui s'étaient fixés à Chypre sous le règne d'Amaury (1194- 1205), eurent une cinquantaine de villages et de fiefs, dont ils juiiiieiii jii,,|uj la lin de la domination latine. Sous lleiii\ II. le, li,i,|iii diei -, s'c ' tabi ircnt à Limassol, et de ceie-ii ,i\ee le- le, ,,|,lieis fortifièrent la ville. A plusieurs i-eiiii-es il- pu, -i' id lin rdh' imporlant dans les affaires politiques du le^,,l,l,,e. ll,el,ell. ]., (i.Jl-638. Les rois de Chypre se ijuiiilieieni laenMillanis à leur égard, et enrichirent de l,i,ii> , l d,' r.,vi m- h urs résidences de Limassol et de iNico-ie Le .,,,,1,1 ,ommandeur de l'ordre avait lixé son sie^i' an lii I ,!■ i.ilossi. A Limassol on trouvait aussi au xiii -\i\ >,i el. les hospitaliers dits de Saint-Thomas Beckel, llistii\,\' ,/e Ctnjpre, t. II, p. sl-sj ,1 le- , l,..valiers teutoniques. 76id.,p.213;
Docuiii P- 357-363. Les premiers étaient
aussi eiai,,,- ., \ii <•-!,■. llackelt, p. 649.
Les ordres religieux donnèrent beaucoup d'évêques à la hiérarchie latine de Chypre. Nous avons cité plusieurs archevêques latins de Nicosie, sortis des rangs des moines. Iians la liste des évèques de Paphos, on remarqia d. ,,\ d eninicains. trois franciscains, un hospihdi I ,1-lean et un augustin; dans celle
des é\i I , ,: l.,,,,,i--,,|. neuf dominicains, trois franciscains, un canne, dans celle des évèques de Famagouste, SIX franciscains et trois dominicains. En ce qui concerne le zèle et les mœurs des religieux latins établis à Chypre, il est hors de doute que dans les pre-
miers temps ils rendirent beaucoup de services, et la splendeurde leurs églises en est la meilleure preuve. Leur activité débordante excita la .jalousie du clergé séculier. Dans la suite, ils se relâchèrent à tel point que le P. Fabri, qui visita Chypre en 1485, en fut scandalisé, et ne put s'abstenir dans son Evagatorium ,\..iu,^. 242, de stigmatiser leur conduite : Fratres de ordinibus mendicantium qui paiipertatem professaiu aboniinantur, castitate non afficiuntur, obedientia onerantur, et qui observantiam suse regidse detestantur, et ferre habilum despectum monachalem verecundanlur. U les accuse d'ambition et d'avarice et leur reproche d'acheter l'épiscopat pour se livrer plus aisément aux mœurs molles de la vie orientale. Ibid., p. 243. Il laisse entendre à plusieurs reprises que la charité l'oblige à garder le silence sur les mœurs corrompues de ses confrères et des autres religieux. Ibid., p. 235. D'après lui, la décadence morale du clergé latin était due à l'absence continuelle des archevêques ou des visiteurs, chargés de corriger leurs sujets, et de déraciner les abus introduits dans les monastères, et au mauvais exemple donné par le clergé grec. Il s'ensuivait que les schismaliques grecs et arméniens perdaient toute vénération à l'égard de l'Église romaine, et les Sarrasins eux-mêmes en étaient mal impressionnés. Ibid., p. 242. Bien plus douloureuse était cependant la condition du clergé séculier, même à une époque où l'observance floris.sait dans les monastères. Dans les constitutions d'Hugues de Fagiano, on lit des décrets aux titres suivants : Ut clerici abstineant a crapiila; Ut 7ion coliabitcnt cum muUeribtis ; Ut non eant ad moniales sine licentia; De pœna clericorum de nocte euntium. Mansi, t. xxvi, col. 311. Heureusement, tantôt le zèle de quelques évèques, tantôt la vigilance des souverains pontifes, extirpaiêiii ,1,'^ abus. ,1 [lar d'utiles dispositions rappelaient le cbrLe a I eli-eivance des lois canoniques et à la sainteté de I , \,,' s,,, ,1,1, .laie.
6» Les maronilci catliuliijiics. — Les maronites, au dire de Lusignan, formaient dans l'ile, après les Grecs, la communauté la plus nombreuse. Chorograffîa, p. 34. Leur émigration dans l'ile doit être placée au vin» siècle. Cyrilli, Les maronites de Chypre, dans La Terre-Sainte, 1899, t. xvi, p. 68. Ils y affluèrent en grand nombre à la suite du roi Guy de Lusignan, qui leur accorda beaucoup de privilèges et leur distribua des fiefs. Sous le roi Henri I" de Lusignan, ils occupaient dans l'ile une soixantaine de villages (1224). Leur nombre a été évidemment exagéré par ceux qui le portent à 800000, Cyrilli, p. 69, ou à 180000. Hackett, p. 528. En 1572, il ne leur restait que 33 villages. Leur évèque résidait dans le monastère de Dali, district de Carpasie. Cyprien, p. 64. Leur cathédrale était .à .\ico.sie. En 1596, le
nombre des villaL. - I ,,l.ii, - Le jésuite Dandiin lui ,liii^ les visiter et de fane un ,.,[i relation, il nomme les \ill nites, et expose les cmd, communauté. Ils étaient ,1- Marina, Osonialos, Garni, ili i niitia, Casapisani, Vonô, C Cruscida, Césalauriso, Sotlo Cleipirio, Piscopia, Gastr
^KiT,ol is
ait réduit à 19.
M'Ul VII d'aller u- <dat. Dans sa l'iit les maro- 1 élises de leur liiFludi, Santa ermachiti, Triirès de Khitri, luscida, Attalu, l'orthographi
du P. Dandini, p. 23). L'église qu'ils possédaient à Nicosie était très pauvre. Dans les autres résidences ils avaient une, deux, et même parfois trois églises, avec deux et trois prêtres, jusqu'à huit à Métochi, p. 23. LTn évèque les gouvernait ordinairement. Au passage de Dandini, il n'y en avait pas. Bien des malheurs accablèrent ce petit troupeau. Les Turcs et les Grecs cherchaient à les ruiner. Pour se soustraire aux persécutions, beaucoup de maronites se réfugièrent en Syrie, d'autres apostasièrent, préférant le croissant des Turcs à la croix des Grecs. A la fin du xvii" siècle, ils n'avaient
CHYPRE (ÉGLISE DE
plus que dix paroisses. Les centres les plus importants se trouvaient dans les villages de Sainle-Marina, Cormakiti et Asomatos. Les archives <li's franciscains de
Nicosie contiennent les listes d^'^ >'M Hlministrés
par des curés latins de 1690 à 17 '' ' i i ration
du clergé latin prouve que le^ i mi. ^ inuMiuaient
de prêliv-, .1. 1(111 lii- ('- ivl:iiions avec le clergé
latin cl h (II- ïiii]. i! I la domination latine
les reiiil.iK ni d-j" î i. nrrnement turc. Cyrilli, p. 90-91- 1,(1' liiiidiiii (I. h; (iiila qu'on leur envoyât un évêque et des objets du cullo en raison de leur pauvreté. p. 25, 107, 131-132. Ces demandes furent accueillies favorablement. En 1598, le patriarclie maronite consacra évèque le prèlrr AIkKc Viinl-l (I'A( ium. ( i Ii\,, -a résidence à Nicosie. I 11 ir,(;.> ],, ,,,.,,-. n .!-■ -i .■■., ,((-iro\a aux évèques ii'.iikiuI- - de i Iixjik une |.. n-ion de 200 écus d'or [lar .m. In HHiS. I In^ndi.n l^lienne Aldoensi, devenu plus tard patriarclie des maronites, visita Chypre, dont il avait été consacré évèque. Monté au trône patriarcal, il nomma évèque un certain Luc, natif de Chypre (1670). A la mort de celui-ci, le siège maronite de l'ile resta vacant, personne n'ayant voulu l'occuper. Les évèques qui lui succédèrent s'établirent au Mont-Liban. Depuis cette époque jusqu'à 18-48 la communauté maronite fut abandonnée à elle-même et privée de secours spirituels. Certains villages passèrent entièrement à l'islam, comme ceux de Kitréa et de Saint-Romain. Cyrilli, p. 91. T.. - ('.(■([n. - .r. rt =i ne. Titrèrent acharnés à ponii i i in n. i i sang coula. Pendant eeii t ,.ii e .ni ni' épiscopale resta au proln|i.ni.( .h loimikiii ///<■(,. de Chypre, t. I, p. 111. Le ssnodc du .Muiit-Lihan de 1736, ayant réduit le nombre des diocèses, réunit Chypre au Mont-Liban sous le rapport de la juridiction ecclésiastique, et délrnnin.i ain^i 1(- liiniti -■ iln diocèse cypriote : lliijns /n/-î^./n7e( ,■...,./( n' . ., , ,,^,, j^j.
SUlsC illilix rosifll.i. ,1,' y,,:, 1,'ir,: ,. ( ' . ■ ' 'ij'lOne
habet llainxfiuilni. ll,'lli-Srl„'h,ih,uu e,n. (,),,, yen l'uias, nec non villas <:iiosi'oe»xusque ail iioiiti'iii Bciu/ti. Colleclio Lacensis, 1876, t. ii, p. 454. Le diocèse de Chypre était rangé le sixième parmi tes évêchés de cette Église. En 1845, le patriarche maronite, par l'entremise de son procureur à Constantinople, Elias etlendi Hava, et du consul français à Chypre, M. Toread, obtint de la Sublime-Porte que les maronites fussent soustraits à l'oppression du clergé grec, et autorisés à se constituer en Église indépendante des grecs orthodoxes et soumise à la juridiction de l'évêque maronite de Chypre. En 1848, Mar Jajah fit la première visite pastorale de l'ile; il en fit d'autres en 1867, 1878 et 1879. Son successeur Joseph Zogbi se rendit deux fois à Chypre, et après sa mort, Ms' Nemallah Selouan, préconisé en 1892 évêque maronite de l'ile, visita son troupeau l'année qui [suivit sa consécration (1893). Le recensement de 1891 donne ie chillre de 1 131 maronites, groupés surtout dans le district de Cérines. Ils possèdent quatre monastères, Saint-Élie, près de Sainte-Marina, et Sainte-Marie de Nicosie, Sainte-Marie de Marglii, près de Myrtou, et Saint Romain à Vouna. Ilacliett, p. 528. La relation de Ms' Cyrilli, publiée par La Teire-Sainle, porte à 3000 le nombre des maronites cypriotes, dispersés un peu partout. On en rencontre à Nicosie, à Larnaca, à Famagouste, à Limassol, à Batfo (Paphos). D'après cette relation, les églises maronites sont pauvres, et il faudrait des écoles pour relever le niveau intellectuel et religieux de la population. Celle-ci parle grec, mais son clergé a conservé l'usage de la liturgie syriaque. Le dUecesis ctjprensis maronite, qui comprend les fidèles de Chypre et une partie du Mont-Liban, compte 30 000 âmes. Werner, Orbis ten-arum catholicus, Fribourg-en-Brisgau, 1890, p. 159-160; Histoire de Chypre, t. I, p. 111; Cyprien, p. 587-588.
7» Les Latins depuis l'occupation ottomane jus-
qu'aujourd'hui. — Les hordes musulmanes, s'établissant d'abord à Nicosie, ensuite à Famagouste, s'acharnèrent contre les églises latines et les catholiques latins de l'île. Elles leur firent une guerre sans merci; la défense héroïque de l'île par Marc-Antoine Bragadino les avait exaspérées. A Nicosie la célèbre cathédrale gothique de Sainte-Sophie, où étaient couronnés les rois Lusignans, fut convertie en mosquée ; les autres églises latines de la capitale subirent le même sort, et on épargna quelques églises grecques pour les donner aux
orthodoxes. A Famagouste, le parjur
fendit absolument monastères et des leur culte élaicul grecques. La ci 11 gouste fut chaniie. écuries ou en ma;.
ne furent pas étrai
Latins d';
Ce;ix qui
Moustapha dédes églises, des liaient pratiquer nlei- les églises
■ lis de Fama- 11 II es églises en iW-69. Les Grecs des Turcs contre
cette se
l'Église latine. Ils se rappelaient l'ancienne servitude, et il leur était donné de prendre revanche sur leurs
persécuteurs d'; gieux latins fuien . i |
emmenés en es< I i . i m
fugièrent dans d - . mh ii n Deux évèques périrent dans la lu phos, Contarini, d'illustre famille
et des relircs, d'autres ut ou se réel déserts.
Histoi
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('raphim, do ueaui, cveque de
Il ' ' ; I I lie louange et de gloire. » His-
, -Il ' n le/is c/iris«iaM«s, t. m, col. 1230. I I ;li-' ! il ne (Il pu ni iijut à fait. « L'an mil cinq cens septante, dit Lusignun, p. 90, que le Turc subjugua l'isle, tout le clergé latin fut extirpé et chassé, et il n'y a en Chypre aucun Latin. » Ceux qui purent échapper à la jalouse surveillance des vainqueurs, ou parvinrent à ne point quitter l'île, furent obligés de dissimuler leur religion. Ibid., p. 289. Cependant les franciscains ne tardèrent pas à retourner à leur poste de combat. Ils s'établirent à Larnaca, en 1572, et y desservirent l'église de Saint-Lazare, ayant d'abord appartenu aux Francs et dans la suite aux Grecs. Ils remplissaient les fonctions religieuses pour les commerçants latins, qui en très petit nombre résidaient dans l'Ile, et pour les pèlerins et marchands qui y abordaient de passage. En 1593, le P. François de Spello érigea un couvent et une église, rebâtie en 1842-1848 par le frère Séraphim de Roccascalegna, qui en traça les plans. En 1596 le couvent de Larnaca reçut la visite du P. Dandini qui y séjourna, p. 220, et en 1598 celle de von Kotowik, qui dans son Itinerarium, p. 96, fait le plus bel éloge des vertus et du zèle de ces intrépides missionnaires. Leurs ressources provenaient de la générosité des marchands francs et des oITrandes des pèlerins. Tout bateau vénitien qui abordait à Larnaca leur laissait un sequin d'or. Ils desservaient l'église et le cimetière, et donnaient l'hospitalité aux pèlerins. Ibid., p. 95-96.
A Nicosie, à la fin du xvi« siècle, il y avait une seule chapelle latine desservie par un prêtre séculier que les marchands francs entouraient de soins et de vénération. Dandini, p. 23.
En 1636, sous Urbain VIII (1623-1634), le P. .lean- Baptiste de Todi, franciscain de l'observance, visita l'ile de Chypre. Il y trouva que les maronites catholiques, si nornbreux autrefois, avaient embrassé l'islamisme en grand nombre et d'autres étaient retournés à leurs anciennes erreurs. Orbis scraphicus, Quaracchi, 1886, t. I, p. 637. II demanda à demeurer dans l'île et travailla à Nicosie à ramener les maronites au catholicisme. Il fonda pour eux une église et une résidence au hameau de Marghi. Dans la suite il fut nommé évèque de Paphos. A Nicosie, il avait fixésa résidence dans l'ancien hospice franciscain de la Sainte-Croix, et comme l'église de cet liospice tombait en ruines, il se rendit à
CHYPRE (ÉGLISE DE
Venise, et ayant obtenu les secours nécessaires il la restaura entièrement. En 1667, la custodie de Terre- Sainte réclama comme lui appartenant l'hospice. Elle avait besoin d'un collège où ses jeunes missionnaires pussent apprendre le grec. La S. C. de la Propagande adhéra à ses désirs, et obligea les franciscains de l'observance à quitter le monastère. Ceux-ci se bâtirent une chapelle à proximité de l'église de Sainte-Croix et y exercèrent leur ministère. Mais leur mission subit une rapide décadence et elle n'existait plus à la fin du xvir siècle. Dans la courte période de son existence, elle avait restauré le catholicisme dans l'île, en y faisant beaucoup de conversions parmi les maronites, les Arméniens, les Turcs eux-mêmes. Le nombre des catholiques des divers rites s'éleva à 2000. Les observanlins catéchisaient les enfants catholiques, et avaient ouvert une école pour les instruire. Dans l'évèché de Paphos, au P. .Jean-Baptiste de Todi avait succédé en 1667 le P. Arsène de Menaggio, et en 1669 le P. Leonardi Paoli de Camajore. Orbis serapliimis, t. i, p. 642-661.
Au point de vue religieux, les catholiques latins de Chypre étaient soumis à la juridiction du vicariiit patriarcal apostolique de Constantinople. En 1762, la Syrie, la Palestine et l'ile de Chypre furent détachées du vicariat de Constantinople pour former le vicariat apostolique d'Alep, dont les titulaires étaient aussi délégués du saint-siège pour les catholiques du rite oriental. En 1&48, la Palestine et l'île de Chypre formèrent le patriarcat latin de Jérusalem. Jusqu'alors les franciscains étaient la seule autorité ecclésiastique de l'île. Ms' Yalerga, premier patriarche latin de Jérusalem, n'y trouva qu'un seul prêtre séculier. La mission fut alors organisée sur des bases nouvelles. On y envoya des missionnaires et des religieuses, et on ouvrit des écoles. Werner, Atlas des missions catholiques, Fribourg-en-Brisgau, 1886, p. 23-24.
En 1830, Mof Brunoni. devenu plus tard vicaire patriarcal de Const.intinnplc, se rendil à Clivpre pour v réunir les catholi'iii'- ili-p.r-i'^ .1 \ r^l.x'T l'iii- •■^li-c?. En
1843, au .• ^ '\ m- ^n^,,^, rn I u^..yr. ,1 .x,,,.-,, l'état
desa missiiiii j I:. l'iM|Ki^,iiulr, fl !.. n.'.;,.sMir ,l\ iippeler des sœurs pour renseignement du catéchisme et les besoins spirituels des familles catholiques. Dans ce but il s'adressa à la fondatrice et supérieure des sœurs de Saint-Joseph de l'Apparition, et sur ses instances, quatre sœurs de la nouvelle congrégation di li:ii ipi. i .ni a I.arnaca le 2 décembre 1844 et, reçues m ii l'ii' . > ouvrirent une école en janvier 1845. M.il^r. I Iim~|iIiI,> des Grecs, l'école eut liimh'.l uwr i-iiil:iiiii .1 i 1. ves. En 1846, on posa la premier.' [n. ri. .1 .m. 111..1-..11, ovi les sœurs abritèrent leurs iiii.ini-, nn-i.in- .1 . nde elles, terrassées parles fièvn";, i.,n.'ii,iil il.- I.in \ie leur dévouement à l'apostolat catholique. En 1853, les sœurs de Saint-Joseph organisèrent aussi un hôpital, et la sœur Sophie Chambon s'y distingua tellement dans l'exercice d'une charité héroïque, qu'elle fut appelée le saint Vincent de Paul de l'ile, et honorée d'un monument après sa mort. Emilie de Vialar, fondatrice de la congrégalion des sœurs de aairit-Josfph de l'Apparition, Marseille, 1901, p. 382-387. En i'.KC, 1;. ,,,;,ison des sœurs de Saint-Joseph à Larnaca c.iiii.l.iil 11 -..urs, 57 élèves payantes et 50 gratuites. Li'> -.. iii> li. nuent aussi un dispensaire et soignent les malades. A cuté de leur église paroissiale, les franciscains de la Custodie ont élcTé un couvent (1!SÔ2-1862), habité par 8 religieux, qui y font du ministère et y dirigent une école paroissiale. La Custodie y envoie ceux de ses missionnaires qui désirent apprendre le grec. La paroisse compte actuellement 160 catholiques de rite latin, et 60 catholiques appartenant aux divers rites orientaux. L'école paroissiale est fréquentée par 62 élèves, et les sœurs de .Saint-Joseph y dirigent un orphelinat, dont les frais d'entretien sont couverts par la Custodie. La paroisse de Larnaca, dédiée à Notre-
la mission est confiée franciscains. SininxdeS' 2" série, ~' ann.... I, iv.
liens, p. lil-ll:!. -U/<p. 166-167; /;-./..'(/-../..-.
Diener, Munich. \W-1. I
Dame-des-Gràces, a une succursale à proximité du port ; l'église dédiée à saint Joseph a été bâtie en 1882. Status descriptionis almse seraphicse Custodise et inissioiiis Terrss Sanctx anno Domini Mcmil, Jérusalem, 1903, p. 79-80. En 1877, Mar Bracco, patriarche latin de Jérusalem, appela les sœurs de Saint-Joseph à Nicosie. Cellesci, au nombre de quatre, avant de rejoindre leur poste, durent s'arrêter quelque temps à Limassol, pour ne point exciter le fanatisme musulman. Le 17 novembre de la même année, elles ouvrirent une école à Nicosie, et les meilleures familles de la capitale s'empressèrent d'y envoyer leurs enfants. En 1888-1889, elles bâtirent une maison scolaire, et à l'enseignement ajoutèrent le soin des malades. Eiiiilie de Vialar, p. 547. En 1905, la maison comptait 5 sœurs, 20 élèves payantes et 22 gratuites. Les franciscains ont dans la même ville une paroisse de 300 catholiques latins et de 30 catholiques orientaux. L'église, dédiée à la Sainte-Croix et bâtie en 1641, a été restaurée et agrandie en 1900-1902. Quatre religieux (le P. gardien est toujours un Espagnol) se consacrent au ministère et à l'enseignement. L'école paroissiale compte 40 élèves, et celle des sœurs 42. La maison des sœurs de Limassol a été fondée en 1884. Elle contenait, en 1905, 5 sœurs qui instruisaient 49 élèves payantes et 30 gratuites. Les sœurs ont aussi un dispensaire. L'église paroissiale dédiée à sainte Catherine d'Alexandrie a été élevée en 1879. La paroisse compte 490 catholiques latins et 100 catholiques orientaux; l'école paroissiale est fréquentée par 35 élèves, et IX soins de quatre religieux ptionis, p. 81-83; Bessarionc, 302; Orbis terrarum catliones catholicx, Rome, 1901, Kirche unserer Zeit und ihre II, p. 221. Les .\nglais montrent beaucoup de déférence à l'égard du clergé latin de l'ile, ce qui parfois ne manque pas d'exciter la jalousie des Grecs qui révent l'union avec le royaume hellénique et la domination absolue de l'orthodoxie dans l'ile.
in. Les confessions orthodo.xf.s. — En dehors des Grecs et des Latins, il y avait à Nicosie, et dans quelques autres villes de l'ile, des communautés arméniennes, maronites, coptes, jacobites et nestoriennes. Florio Bustron. Chronique de Vile de Onjpre, p. 27. Lusignan lui aussi atteste la présence dans l'ile de ces chrétientés orthodoxes ou hérétiques, et à la liste de Bustron, il ajoute les Indiens (Abyssins) et les Iveri (Géorgiens). Chorograf/ia, p. 15. Ces représentants des diverses confessions orientales étaient des émigrés de la Palestine et de la Syrie, venus à la suite de Guy de Lusignan, dont la politique de tolérance leur avait assuré le libre exercice de leur culte dans plusieurs localités de l'ile. Lusignan atteste que chacune de ces communautés était soumise à la juridiction de son évéque, dépendant à son tour de li.r.li .1. -.. nation. Ibid., p. 34.
I il. Ii-s papes essayèrent
- I I II -liées. Dans une lettre .! I .. -.1. . .1 a l'évêque de Saint- 111 inyage ces prélats à travailler M II us, jacobites et nestoriens de (t- iijmane,nec prxdictis archiepiscopo, prœlatis, ncc ecciesiis obediunt latinorum, sed lamquam acephali evagantes, suis sectis antiguis, et erroribus innilunlur. Histoire de Chypre, t. m, p. 618- 619. Urbain IV se plaint vivement à Hugues d'Antioche des vexations que les Syriens font subir à ceux de leurs prêtres qui se soumettent à l'autorité du saint-siège, et réclame des mesures énergiques pour les obliger à leur devoir. Histoire de Chypre, t. lu, p. 655-657. Jean XXII, en 1226, recommande à Raymond, patriarche de Jérusalem, d'extirper de l'île les jacobites et les nestoriens, quorum secla neauissima olim in conciliis generalibus
la juridict Dès la fou derameni adressée à Jean d'Acr à la convi' Chypre, lyi.
CHYPRE ÉGLISE DE
rcprobala exlilit et clamnala. Ra\nakli, an. 1326, n. 28-29, t. V, p. iaKiil. En I:i38, rarclipvêque Élie de Naliinaux s'occupa avec lieancoup de zèle de la conversion de ces dissidents, ce qui lui valut la bienveillance et les Oloyes de Benoit XII. Rajnaldi, an. 1338, n. 72, t. VI. p. 148. Des eflorts plus décisifs furent faits ipr. - li r, II. lie de Florence; les chaldéens et les maroiiii - II! Ile ni rexemple des arméniens qui s'étaient li uni- 1 I I jli^é romaine, mais cette union n'était pas smcere. l!a\nal,li. ni- I m", n. 20, t. IX, p. 465-467.
NicolasV se pi, mit i l in 1^ ..que de Nicosie de l'inconstance des cil. il. I II .|iii ! unit retombés dans leurs erreurs. RajnaKIi, m li.iii, n li, t. i.x, p. 554-555. Une bulle de 1472 établit que les évéques grecs, arméniens, jacobiles et nestoriens ne peuvent e.tercer leur juridiction que dans les villes de leur résidence. A quelques exceptions près, les dissidents de ces confessions orientales, durant la domination latine, gardèrent leurs croyances et leur animosité contre le cleraé latin. Hackett, p. 530-
Les Syriens apparaissent dans l'ile de Chypre bien avant les Latins. Histoire de Chypre, t. i, p. 103. Groupés surtout à Nicosie et à Fnninpouste. ils dépendent, au point de vue civil, d'un m i J-M i' I .t. in. .1. l.ur nation appelé reis. Au point .1 . I ' . : , il- ~..nl enirlobés dans l'orlhodoNir i .. l . ' . ..1. [.L'ut les croyances, les rites et lli.-tilii. .nti l l li-.. latine. Histoire de Chypre, t. m, p. 012. Les géorgiens, en très petit nombre, possédaient un monastère près d'.\Iamino, dans le district de Mazoto. Hackett, p. 523; Cypricn, p. 91 ; Lusignan, Histoire gènérnle, etc., p. 75. Lee Grecs orthodoxes se les as«;imilèrent, et linir inspirèrent la haine de la suprématie romaine. Histoire de Chypre, t. 1, p. 112. L'émigration des Arméniens dans l'ile remonte à une période antérieure à la domination latine. Leur nombre s'accrut lorsque le sultan d'Egypte en 1322 s'empara de leur contrée natale. Hugues II leur donna l'hospitalité dans ses domaines et des secours en argent. Ils avaient des colonies à Nicosie, à Paplios, à Famagouste et dans les villages de Platani, Kornokipos et Spatharico. Lusignan, Histoire générale, p. 72. A Nicosie, ils étaient soumis à la juridiction d'un évoque nommé par le catholicos de Sis, Hackett, p. 524; Histoire de Chypre, t. i, p. 105-106; ils eurent quelque temps un siège épiscopal à Famagouste. Chorograffia, p. 34. Lequien mentionne seulement deux évéques de la communauté arménienne de l'ile : Nicolas, qui assista au synode de Sis de 1307, et Julien, ce dernier dominicain. Cyprien, p. 91. D'après Lusignan, il travailla avec zèle à la conversion de ses compatriotes, et après la prise de Nicosie par les Turcs (1570), il fut transféré au siège de Bova en Calabre. Urieiis christianus, t. i, col. 1429. D'après le recensement de 1891, il y avait dans l'ile 269 Arméniens, dispersés à Nicosie, à Larnaca et à Saint-Jlercourios. Hackett, p. 524. Ils possèdent le monastère de Saint-Macarios (Saint-Merkourios, district de Cérines), Cyprien, p. 91, et l'église de Saint-Georges, à Nicosie. Ils entretiennent à leurs frais une école.
Les jacobites, soumis au siège patriarcal d'Antioche, étaient déjà dans l'ile à l'époque de la domination byzantine. La bulle d'Honorius III (20 janvier 1222) atteste qu'ils avaient un évéché. Histoire de Chypre, t. IH, p. 618-617. Lequien donne, d'après Assémani, la liste de 8 prélats jacobites qui awaient exercé leur juridiction à Chypre : le premier, Proclus, serait mort en 708, et le dernier Isaac, aurait vécu après l'occupation musulmane, en 1583. Oriens christianus, t. ii, col. 1421-1422. D'après Lusignan, ils avaient recours à l'évêque copie, lorsqu'ils n'en avaient pas de leur nation. Histoire générale, p. 74. Les coptes établis à Nicosie dépendaient du patriarche du Caire. L'n de leurs monastères, dit de Saint-Macaire, auprès du village arménien de Platani, abritait des j attachés à l'observance des règles sévères
(lu monachisme byzantin. Chorograffia, p. 34. Hackett, p. 526, suppose que le monastère des coptes est identique à celui du même nom, que les Arméniens possèdent aujourd'hui. Leur église était dédiée à saint Antoine. Lusignan, Description, p. 31. Lusignan les appelle les hérétiques les plus obstinés et opiniâtres de l'ile.
Les Abyssins, fixés à Nicosie, obéissaient à un évéque envoyé par le patriarche ou métropolite d'Abyssinie, pratiquaient la circoncision, et recevaient le baptême au front avec un fer chaud. Lusignan, Histoire générale, p. 74; Histoire de Chypre, t. I, p. 113; Hackett, p. 526; Lusignan, p. 34.
Les nestoriens ou chaldéens, existant à Nicosie seulement. Histoire générale, p. 75, étaient placés sous la juridiction du métropolite chaldéen de Tharsons, qui dépendait lui-même du patriarche nestorien de Bagdad ou Mossoul. Hackett, p. 529; Histoire de Chypre, t. i, p. 112. Les représentants de ces confessions orientales étaient obligés de prendre part aux processions solennelles des Latins, à la Fête-Dieu et à la fête de saint Marc. Chorograffia, p. 35.
A. ces cultes dissidents, il faut ajouter une secte spéciale, dite Linobambaci (de deux mots grecs, signifiant lin et co(oh)- L'origine de celte curieuse dénomination est due à ce que leurs croyances les placent entre les chrétiens et les musulmans. Ils dérivent des maronites catholiques qui après la conquête de l'ile par les Turcs eurent à subir les pires avanies de la part des évéques grecs orthodoxes. Les prêtres maronites furent accusés auprès de la Sublime-Porte d. ti.i.iill.i À i.'tablir la domination vénitienne, et (Innnln .1. - . ..i.i|i|..is contre la Turquie. Beaucoup furenl ..imIiiiii. i 1 i\il, à la prison ou à la mort, et on fun.i 1. - .mir.^ .i renoncer à leur foi et à se soumettre à la liiérarcliie grecque. Cette persécution eut pour résultat de jeter une partie considérable de cette population chrétienne dans l'islamisme. Mais ces apostats par désespoir ne répudièrent pas tout à fait la religion chrétienne. Ils gardèrent quelques croyances et quelques rites, par exemple, le baptême et la confirmation qu'ils administrent à leurs enfants, après la circoncision musulmane. Ils portent deux noms, l'un chrétien et l'autre musulman. Leur noyau principal se trouve dans le village de Louroujina, district de Nicosie. Hackett, p. 535. Une correspondance intéressante du Bessarione, 2« série. 7« année, t. iv, p. 300, en porte le nombre à 10000; mais ce chiffre nous parait exagéré. .Sous la domination anglaise, les Linobambaci se montrent disposés à revenir à la foi de leurs ancêtres. Malgré la guerre ouverte du clergé grec orthodoxe, un fianciscain de Terre-Sainte, le Père Célestin de Nunzio de Casalnuovo, pendant 33 années d'apostolat à Limassol, s'adonna à la conversion des Linobambaci. Dix villages, Ano Civida, Kato Civida, Polemidia, Amathunta, Mannogna, Stavrocomi, Saint-Georges, Marona, Pano-Archimandrita, Monagri, lui demandèrent officiellement de fonder des écoles au milieu d'eux. Le P. Célestin ouvrit deux écoles. Mais le clergé grec excita le fanatisme populaire contre ces malheureux paysans, qui sont insultés lorsqu'ils descendent;» Limassol pour y vendre leurs produits. Le cimetière latin fut profané; les arbres furent coupés dans les terres de ces paysans et euxmêmes, épouvantés, renoncèrent à leurs projets. Le nombre des conversions ne dépassa pas la centaine. Ce petit noyau de convertis est groupé à Limassol et donne de belles espérances pour le retour au catholicisme de leurs coreligionnaires. Bessarione, loc. cit., p. 301-302. Les Cypriotes, à l'exemple de leurs ancêtres, professent une grande antipathie à l'égard des Juifs, et ils n'oublient pas la recommandation exagérée de l'archimandrite Cyprien, p. 95, qui les engageait à ne jamais permettre à ce peuple infidèle et ennemi de souiller par sa présence le sol de Chypre. En 1332, l'archevêque
CHYPRE (EGLISE DE
Tean del Conte obligea les Juifs à se coinrii d'un béret jaune comme signe distmctif Amidi p H)6 Ils i\aient amasse de grandes richesses a Nicosie et a Famagouste En 1374 les C enois leur imposèrent une contribution de 100000 ducilb Dans cette deiniere Mlle au dire de Lusignan, ils tt tient 2000 Le gou\ernement de ^enIse les oblige! a se prosterner dans les rues de Faimgouste de\ant le saint sicrement Histouc geneiale p 76 Le un 11 eimnt de IbOI poiti Kui noinl.n i 127 IK le
ont cte instdktb ddnb des piupuLtcs iLhetees pal dcb Israélites Les C\pnoles ont proteste bnnimraent et le sjlloge Zenon i \ote un ordre du joui dans lequel il lesiidiit 1 etibli-^sement des Juifs en Ch\pre comme uni souice de malites et de haines nalionaleb II (.st probable que les juifs ne seront pis an êtes pai les piotestitions et penetreiont de plus en plus dins 1 de Message) d ilhenes, "1904, p 321
La bibliographie de Itglise de Chjpre est lies aljondanle N 11 ip ritpi I jiip les. ouvi âges spécnux non pas selon lordie I I I I nteurs mais selon loidre chionologique des
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