‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 726 sur 741 · I - Il ij · texte numérisé non relu

I - Il ij

de Léonce \enise 1877 1 p 3-58o

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t- 0 ,1 1892 p 830 831 Sathas Cipro nel medio evo dans ^uovo ai chivio venelu 1893 t Mb p 481488 Deschamps Quin e tnots a l île de Chypte dans Le Tout du Monde nou \ elle série 3 année 1897 p 157 168 169 192 469 504 Cobham C lit 1 tu Cypiia ttan I itp l an I D tu et d ,1 Nicosie 1895 - m I t I 1 ! i' I I \ I I tiibkii \ te-

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Chut ch of Cypt us Londres 1 m I i saletn et de Chypre de la maison d Lusi /iian Fonteinj le l omte 1900 Cobham A handbook of Cypt us Londres 1901 Ch Papadopoulo 0 4/pi /«irr... K»9tSf o ai o a Nxo/«i T»/ 8 fi 1902 n 123j Entii lop-edia btitanmca Londies Il \ I i tuiy of the orthodox ht Aposths Paul and I ht itish occupation I intljue ite le sujet

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CHYPFIE (ÉGLISE DE) — CIASCA

Ammokhostos (Famagouste),

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Cesenii, 165(;, p. 16-30; P. G., t. r.xi., r,,! ; i ■- i in, Evagalorium in Terne Sanctœ et Eijupii ' • //,

dans Dibliutliek des lite^-arischeu Vereh/s :î , i ^ii".irt. 1843-1849, t. III, p. 217-248; Id., The book uf lus Wnmlerhigs (1480-1483), trad. Aubiey Stewarl, Londres, 1892-1893 ; Mas-Lalrie, Premier et second rapport sur sa mission en Chypre, dans les Archives des missions scientifiques et littéraires, 1850, 1. 1, p. 502-556; Id., Documents nouveaux servant de preuves à l'histoire de Vite de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, dans les Collections de documents inédits sur Vhistoire de France, Mélanges historiguis. Paris, 1S82, t. IV, p. 337-620; Id., A'owveWesprettues de /■/">' " -' '/<// 'c, àanslA Bibliothèque de VÈcole des charli< \^ : i i ~^:

1873, p. 47-87; Id., Un chapitre à supprm , ' , .,s

christianus, dans les Comptes rendus de l\\, - - . ' ' ~ -"scriptions et belles-lettres, 1896, t. xxiv, p. 251-2i;i ; Ducaiige, Les familles d'outre-mer, édit. Rey, Paris, 1869, p. 843-868 (liste des archevêques et évêques latins de Chypre); Rosi, La dif'esa di »7i arcireseoeo di Cipro proletto da Pietro Bembo, dans Renih. ./ '. .. / / /.'.,(. t. VI, p. 241-254; Seesselberg, Dos Prii-

morsh , I,, , Delapais aufder Insel Cypern, Berlin,

1901; Il : . ;. ! IIS, Liste des maisons et de quelques

digiiii,:!.,^ .;, ;,,:,/,.■ ,lu Temple en Syrie, en Chypre et en France. ,raprrs les pièees da procès, dans la Revue de l'Orient latin, 1900, t. vu, p. 223-276, 504-589; Enlart, L'art gothique champenois dans Vile de Chypre, dans la Revue de Champagne et de Brie, 1898, p. 12-27; Id., L'art gothique et la renaissance en Chypre, 2 vol., Paris, 1899; Id., L'abbaye de Lapais en Chypre, dans L'ami des monuments et des arts, 1898, n. 68, p. 221-234; Id., Les monuments français de Vile de Chypre, église métropolitaine de Sainte-Sophie à Nicosie, ibid., 1898, p. 259-278; Mas-Latrie, Histoire des archevêques latins de l'ile de Chypre, dans les Archives de VOrient latin.

t. II, p. î

Paris, riche i

kuthi-i p. ir,; ibid .

Erdkunde, Berlin,

28 (c'est le meilleur ouvrage et le plus

Église latine de Chypre) ; Die Lage der

< Il ., .1.1, n,,xheiligeLand,ïS18,

/. nniiken auf 'Cypern,

/' 1/ ,tistiche Hiérarchie,

1 1 : I . 1 , (> ( .ypern : Tagebuch-

ins Zeiisehnft der Gesellschaft fiir t. III, p. 183-240; 1892, p. 420-486 (égUses et monastères); Id., Der Berg des heiligen Kreuzes auf Cypern, Ausland, 1892, p. 364-366, 380-383, 394-397, 407-410; Mas-Latrie, Les patriarches latins de Jérusalem, dans la Revue de VOrient latin, 1893, t. I, p. 22, 28-31; Desimoni, Actes passés à Famagouste devant le notaire génois Lamberto di Sambuceti. dans la Revue de VOrient latin, 1893, 1. 1, p. 58-139, 273-3 r.: ■■! I - ::. ; I i.,i 1 1> .ns aux églises et aux monastères) ; Album missi 1 ^ ue. Milan, 1893. t. II ; Liber peregrina-

tioiiix Je Verona, èdit. Rôhrioht, dans la Revue

de lu i^ "■ I. MT, p. 176-180; A'icoiai de Marthono

noiti'i ! , '/,.: IV ./i( /ocasancta, ibid., p. 627-638;

Pan^iiii i /■ I huinas, de Vordre des carmes,

pati!" ' luimople, légat de la croisade de

iSOô. A . i-ii 11. 1^ V' : ! hl.ii 1, Ai tes sur le voyage de Nicolas de Martvni en Chypre, dans la Bévue de l'Orient latin, 1896, t. iv, p. 623-632 ; Diehi, Les monuments de VOrient latin, dans la même Revue, lb97, t. IV, p. 293-310; L'Église grecque en Chypre, dans la Terre-Sainte, 1902, t. XIX, p. 205-208; Pascal, Histoire de la maison royale des Lusignans, Paris, 1896; Bérard, Cypris, Chronique de Vile de Chypre au moyen âge, Paris, 1902 ; (ïiamberlayne, Lacrymse Nicosienses, Recueil d'inscriptions funéraires, la phipart françaises, suivi d'un armoriai chypriote, et d'une description tvi.":i''''i l"'i"- -' " ' '■ ville de Nicosie, Par'in. i>. ■ -

cumenti per la storiu ,/ ; . ' ;

rante la seconda meUi ,i i - ~ • . iniveneto, 1898, t. xvi, p. 150-187 ; Huhricht, Rcge! solymitani, .vxcvii-Mccxcr, Inspruck, 1893; Id., Additamenta, 1904; Golubovitch, Il trattato di Terra Santa e delV Oriente di (rate Francesco Suriano, Milan, 1900, p. 241-243; Kohler, Mélanges pour servir à Vhistoire de VOrient latin et des croisades, Paris, 1900 (listes des saints cypriotes); A. Palmieri, De monasteriis ac sodalibus ord. erem. S. Augustini in insula Cypri, dans Analecta augustiniana, 1905, t. i, p. 118-124; Id.,

•uni do-

archivio gni hiero-

Una versione greca délia Cotistitutio cypria di Alessandro lY, dans Bessarione, 2* série, 1905, t. viii, p. 141-149.

A. Palmieri.

CIANTÈS Joseph-Marie, né à Rome, de famille pa- IiIlii iiDi . Il 1002, prit l'habit dominicain, au couvent ilr la .Mirnrve en même temps que son frère Ignace Ciantos. ïliéologien, il se fit surtout remarquer par son érudition et sa connaissance parfaite de l'hébreu. Kn IG'26, le pape Urbain Vlil confia à Ciantès l'oflice apostolique d' « ecclésiaste » ou catéchiste des Juifs à Rome. Il occupa celte charge pendant 14 ans et son zèle et sa science obtinrent de nombreuses conversions. Nommé

évêque de Marsico. le t i 15 ans à la iri. ,1. , n .1 cution des pii ~. i !• i : • cipline; il b.iiii ,, naire pour le> .lu | n tira à Rome pour sadùii

demeura pendant ni surtout à l'exé- Tiente sur la dis- I fonda un séiniluunaire, il se relier à l'étude et à

l'apostolat parmi les Juifs. Il mourut en -1670. On a de lui : 1» De sanclissima Trinitate contra Judseos, in-4i>, Rome, 1667; 2» De sanclissima Chrisli incarnalione contra Judseos, Rome, 1668; ces deux ouvrages ont été traduits en français sous ce titre : Les deux mystères de la Trinité et de l'Incarnation, prouve: contre les Hébreux par la doctrine même de leurs théologiens, par le sieur du Mothier, in-8", Rome, 1668; 3» Summa contra gentes D. Thomse Ac/uinatis ordinis prxdicatorum, (juam hebfaice eloqiiitur Joseplius Cianlès Romanus, episcopns Marsicensis ex eodeta ordine assumtus, in-fol., Rome, 16.57. Seuls, les Irois premiers livres ont paru; le fol. divisé en 2 col. porte d'un côté le texte latin, de l'autre la trad. hébraïque sans points-voyelles. Ouétif-Echai-d, Scriptores ordinis prsedicatorum, t. H, p. 634; Hurter, Nomenclator literarius, t. ii, col. 114.

R. COULON

CIASCA Augustin, cardinal, théologien et exégète célèbre de l'ordre de Saint-Augustin. Il naquit à Polignano à Mare, dans la province de Bari, le 7 mai 1835, et entra dans l'ordre de Saint-Augustin en 1856. Après avoir fréquenté les cours de l'université romaine, le 6 octobre 1866 il fut appelé à occuper la chaire d'hébreu au collège urbain de la Propagande. Il prit part au concile du Vatican aux titres de théologien et d'interprète des évêques orientaux. Il défendit avec ardeur et érudition les doctrines définies et promulguées par le concile. En 1872, il fut nommé consulteur de la Propagande pour les affaires du rite oriental, et écrivain de la bibliothèque Vaticane, où il continua les catalogues des manuscrits orientaux, déjà commencés par Assemani et le cardinal Mai. En 1879, le [saint-siège l'envoya en Orient pour y régler des aflaires importantes et rendre compte, à son retour, de l'état des missions latines en Syrie, en Egypte, en Palestine. Ciasca s'acquitta avec succès de sa mission, et il rapporta à Rome de précieux manuscrits. En récompense des services rendus, Léon XIII le nomma archevêque de Larisse, et préfet des Archives secrètes du Vatican (1891). La même année, la Propagande lui confiait la délicate mission de présider le synode ruthène convoqué à Léopoli. Son tact et son savoir furent si appréciés par les prélats ruthénes, que Mar Sylvestre Sembratowicz, métropolite de Léopoli, à la clôture du synode, dans une lettre à Léon XIII, loua la science et la doctrine du président, En 1892, Ciasca fut nommé secrétaire de la Propagande, où il travailla avec zèle à l'organisation des missions catholiques du Congo, et à la conclusion du concordat entre le saintsiège et le Portugal concernant la hiérarchie des colonies portugaises de l'Afrique du Sud. En 1899, Léon XIII l'honorait de la pourpre romaine. Mais un long travail avait afl'aibli et miné la vigoureuse santé du nouveau cardinal qui, deux ans après, mourait saintement à Rome, le 6 février 1902.

Le cardinal Ciasca a été un des théologiens et des

CIASCA

CIEL

orientalistes les plus savants de nos jours. Plusieurs de ses travaux inédits, entre autres un traité sur l'Église et le pape d"après les témoignages des Églises d'Orient, seront publiés prochainement. Ses ouvrages imprimés sont les suivants : 1" Examen critico-apologeticum super constitulionem dogmalicam de fuie calholica edilam ^re sessione lertia SS. œcumenici concilii Valicani, Rome, 1872; 2» 1 papiri copti del museo Borgiano, Rome, 1881 ; 3» Sacrorum Bibliontm fragmenta coptosaliidica musei Borgiani, Rome, 1885, 1889: 4» Tadaiii Evangeliorum hai-nionia; arahice, Rome. 1888. E. Salvatori. // « Dialessaroii « di Taziano, Florence, 188fl :

p. lU-U'', 313-321, :i53-56:i; t. Lix, (i. UO-lij. 18!i-'203, 4R8-5UO.

A. Palmieri.

Cl BOT Pierre-Martial, né à Limoges, le 14 ou le 15 août 1727, entra dans la Compagnie de Jésus le

7 septembre 1743: il partit pour la Cbine en 1758 et arriva à Macao le 25 juillet 1759; destiné à la mission française de Pékin, il entra diins cette capitale le 6 juin 1760, et n'en sui lil plu. ii.>,|n','. s;, moil. (|ni uut lieu le

8 août 1780. !.. I'. i:il"ii. ii.~ /■ !■■ mh-m i.iire dans

les limites on H -lui .iilii nh' |i,ii' ]i>~ ru run-i.inces, fut un des plus ft'Cuiuls collabuivilcui- des Mri,,uii-es concernant riiistoirc, les sctences, les arls, tes mœurs, les usages, etc., des Chinois, composés par les " " resde Pékin, et publiés à Paris (1776-1789) par les de Batleux, puis de Bréquigny. sous le patronage et.

quelqu Pour 1 à la tl

parle

Jireclion du ministre Bertin.

ceux (le ses travaux qui touchent exposé la doctrine des Chinois -sur II p"'i'- /iii'ilr. lirisc de toutes leurs institutions, Mémoir,-.! I il ,1 i(miiiu' un recueil de Penscies, mcrainies et j""" ' '■ ' ' ''"'^ L'' traduits de leurs livres, Mémoires, I. x; il a lait le Parallèle des mœurs et usages des Chinois avec les mœurs et usages décrits dans le livre d'Esther. Mémoires, t. xiv, xv. Ce dernier travail repose en grande partie sur des procédés d'interprétation qui ne soutiennent pas l'épreuve d'une saine critique. On retrouve le même défaut, plus accentué encore, dans l'Essai sur l'antiquité des Chinois, Mémoires, t. i ; attribué au P. Amiot, mais désavoué et sévèrement jugé par celui-ci, cet essai signé ifo, est l'œuvre du P. Cibot. La Lettre sur les caractères chinois, Mémoires, t. i, qui est aussi du P. Cibot, contient également des idées trop aventureuses sur les hautes doctrines supposées cachées dans la vieille écriture chinoise. Pour le reste de ce que Cibot a donné aux Mémoires, on peut voir son article

et l'article C'/îine dans De Backer-Su i \n^(l : mais une

grande partie des écrits qu'il a in\M\' - 1. r. 1, m à Paris est demeurée inédite dans les |i,ijii. r- ili I i l'.nllection Bréquigny que possède la Bil.liùlli. 411. niiiunale. Le P. Sommervogel a publié, dans les Éludes religieuses, 5» série, t. xil, p. 748-758, une lettre du P. Cibot sur les Juifs en Chine, datée du 28 octobre 1770: quoique intéressante, cette lettre a encore bo>r,in d'/lrr rpclifiée en quelques endroits par le Aft'Hic/, , - ;ft-iablis

en Chine, inséré dans le xxxr 1.1 i ; ,1 / -ii-es édifiantes, et surtout par Les inscnj'i ."■,,! jinr, , ,1,; K'aifong-fou du P. Jérôme Tobar, S. .i., n. 17 des Variétés sinologiques, Chang-hai, imprimerie de laMission catholique, 1900. M. Henri Cordier a publié trois autres lettres du P. Cibot dans la Revue de l'Extrême-Orient, t. III, p. 254-258, 260-265, 643-648.

De Backer-Soijimervogel, Bibliothèque delà C" de Jésus, 1. 11, col. 1167-1169; H. Cordier, Bibliotheca siiiica. t. I, col. 515; ,l'.aj-,:ir!. Cibor.

.1 l'.u -. possède 1: M-1M.167J.

Bibliotheca supplément, col. 1697 ; Id., Grande eue Outre la Bibliothèque nationale, celle ( aussi des lettres originales du P.Cibi

CIEL. La théologie entend par ce mot le séjour spécialement réservé à la société des élus dans lélernité bienheureuse, le lieu où les saints jouissent en commun de la vue de Dieu. Analytiquement, l'idée dogmatique du ciel se résout en ce triple élément : séparation définitive des réprouvés et des justes, communauté de vie des bienheureux, habitation ultra-terreslre. Sous cette forme nous apparaît, dès les débuts du christianisme, plus ou moins voilée, mais suffisamment distincte, la doctrine du royaume des cieux ; telle on la retrouve, avec une croissante précision et bien rarement obnubilée par la négation ou par le doute, à travers le développement continu de la pensée chrétienne. — I. Données scripturaires et croyances juives. II. Doctrine traditionnelle. 111. Spéculations scolastiques. IV. Erreurs dogmatiques et définitions de l'Église.

I. Données scripturaires. — 1» Sens du mot. — Suivant le caractère de l'impression primitivement ressentie au spectacle des espaces infinis, l'idée primordiale qui se rattache au mot ciel se différencie assez notablement chez les dilïérents peuples. En hébreu, c'est l'idée d'élévation, de hauteur, qui est mise surtout en relief et que la Bible a rendue, pour désigner les cieux, par le terme Sama>j!m. Gen., i, 1. Il semble que ce mot provienne de la racine Sdmdh, « être élevé, n Gesenius, Thésaurus, p. 1443. Une idée analogue apparaît dans le bas-allemand hijban, hevan, et dans l'anglais heaven. Les Grecs voyaient plutôt dans le ciel une sorte d'enveloppe, comme le revêtement du monde terrestre, o'jpavd;, en sanscrit rar»?!a, la racine ra)- signifiant comvrir. C'est aussi le sens primitif de l'allemand i/immei (himan, himil, Hemd). Le latin csclum exprime particulièrement l'idée de voûte, racine ku, « creuser, » ou peut-être l'idée de lumière, d'éclat, racine kha, « briller. » Laurent et Hartmann, Vocabulaire étymologique de la langue grecque et de ta langue latine, Paris, 1900, p. 127, 325. Cf. Curlius, GrundziÀge der grieschischen Etymologie, 5' édit., Leipzig, 1879, p. 350: Meyer, Handbuch der grieschischen Etymologie, Leipzig, 1901, t. II, p. 210. Sur le sens étymologique et fondamental attribué par les Septante au vocable oùpavô;, voir II Sam., XXII, 8, et Philon d'.-Vlexandrie, De mundi opificio, Opéra, édit. Mangey, Londres, 1742, p. 8.

1. Sens physique. — Dans le langage de la Bible, comme dans toutes les langues, le ciel signifie ordinairement les régions ultra-terrestres, soit le ciel atmosphérique, celui des nuages et des oiseaux, Gen., I, 9, 20, 26; vu, 11; Ps. viii. 9; cxLvii, 8; c.xlviii, 4; Matth., VI, 26; xvi, 1-3; xxiv, 30, soit le ciel sidéral. Gen., i, 14; 11, 4; xv, 5; Deut., i, 10; Jer., xxxili, 22; Matth., XXIV, 29; Marc, xiii, 25; Act., vu, 42; Heb.,xi, 12; Apoc, VI, 13. C'est dans le ciel étoile, considéré comme un corps solide, rdqia , aTEpéwiia, firmamentum, que Jahveh manifeste plus spécialement ses attributs divins, sa puissance, sa sagesse, sa bonté. Ps. xix, 2-'/; Is., XL, 26. Les cieux sont parfois comparés à um voile, Ps. cm, 2, à une tente qui abrite la terre, Is., XL, 22, à un parquet de saphir, Exod., xxiv, 10, à une mer de cristal. Apoc, iv, 6. Autant de poétiques images, de métaphores orientales, qui n'engagent en rien les théories cosmogoniques des Hébreux. Cf. Schenkel, Bibettexicon, Leipzig, 1871, t. m, p. 82.

2. Sens inétciphorique. — Le même terme désigne parfois dans l'Écriture les êtres spirituels, habitants des cieux, spécialement le monde angélique, Ps. xcvi, 6; II Mach., II, 37; Luc, xv, 7; Apoc, xviii, 20, ou Dieu lui-même. Dan., iv, 23, dans le texte chaldaïque ; Matth., XXI, 25; Luc, xv, 18; Joa., m, 27. En ce sens l'expression rabbinique : r, pa^iXEÎa vtûv oùpavMv, est employée dans Matth., III, 2; iv, 17; v, 3, pour signifier le royaume de Dieu réalisé sur terre par la prédication et par la foi et qui aura son achèvement dans la jouissance intuitive de la divinité. Cf. Kaulen, art. Uimmel, dans

CIEL

Kirchenlexikon, S'cdit., Fribourg-en-Brisgau, 1888, t. v, col. 2112.

3. Sens théologique. — Cliez les peuples de l'antiquité, même en dehors de l.i rnili^.iiinn grecque, le

ciel a été considéré parfois cun 1^ ■• inii spécial de

la divinité et des esprits supiiiiiii-, il. Ai i>tote, i)e cœ/o,n.:!; /).' nuiihlo. 1. 0,),.,a. edil. Uulot, t. ii, p.392, 628. -\l.ii~ I iiii.ii^ Cl 11^ |iriis.-r n'a rencontré un développeinciii .inssi , I, iidii , i profond que dans la nation juive ; l'ili' s.' (f[,Hil.' piiscpii' à cliaque page des Livres saints. L'iialjilation de .lahveh est dans les cieux. Ps. il, 4; Job, .\.\, 12; Mattli., v, 16; vi, 9, 14; Rom., I, 18; c'est là qu'il réside comme dans un sanctuaire, Ps. xi, 4; Mich., i, 2; Ilab., ii, 20; Apoc.,xi, 19; xv, 5, ou dans un palais. Heb., viii, 1. Le ciel est son trône. Ps. xi, 4; XX, 7; Is., Lxvi, 1; Ezech., i, 1; Matth., v, 3i; Act., VII, 49. C'est de là cju'il descend sur terre, Gen., xi, 5; Ps. xviii, 10; Dan., vu, 9, 13, ou qu'il fait entendre sa voix. Matth., m, 17; .Joa., xii, 28; II Pet., i, 18. Son esprit vient du ciel. Matth., m, 14 ; Act., ii, 2; I Pet., i, 12. C'est au ciel qu'il exauce les prières et qu'il pardonne. I Reg., viii, 30; Neh.. ix, 27; xi, 6; xvi, 19; xvili, 18; Luc, XI, 13. Dans cette demeure sont aussi réunis les anges, auprès de Dieu. .lob, l, 6; ii,l; Matth., xvi, 27; xviii, 10; Gai., i, 8. Cf. Cremer, art. Himmel, dans Bealencyclopâdie fiir proti'stantische Théologie und Kirche, 3« édit., Leipzig, 1900, t. viii, p. 80.

2" Existence du ciel. — 1. Ancien Testament. — Le Pentateuque nous oITre la première idée, bien indécise encore et bien lointaine, du ciel promis aux élus. Des justes aimés de Dieu pendant leur vie, il est dit, dans une formule solennelle, que la mort les réunit à leurs pères, à leur peuple. Gen., xxv, 8, 17; xxxv, 29; xux, 29-33; Num., xx, 24; xxvii, 13; Deut., xxxil, 50. .lacob considère son existence terrestre comme un pèlerinage. Gen., XLVii, 9; cf. xvii, 8; Exod., vi, 4; Lev., v, 24. Aux âmes justes réunies dans le scheol, les promesses messianiques ne sont pas retirées, car Dieu reste pour elle, dans le trépas, le Dieu favorable et bénissant, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de .lacob. Gon., xxvi, 24; XXVIII, 13; XLVi, 1, 3; Exod., m, 6; iv, 5. Jacob avant sa mort s'attache fermement au salut du Seigneur. Gen., XLix, 18. Et l'espérance d'une vie future est évoquée, pour ce peuple saint endormi dans la mort, par cette pensée de la puissance d'un Dieu qui est .' le Dieu de la vie de toute chair ». Num., wl JJ li r-. loueur luimême accentue cette pensée : - ( . i u , [ n i n, luourir et c'est moi qui vivilie. » Dcni , /i II là l'ex-

pression de «Dieu vivant » appluiiKL .i .l,ili\Lli. Jos., m, 10. II est le Dieu qui « donne la mort et la vie », qui « conduit au scheol et en ramène ». 1 Reg., Ii, 6; IV Reg., V, 7. Cf. Atzberger, Die chrislliche Eschatologie in den Stadien ihrer O/fenbarung ini Alten und Neuen Testamente, Fribourg-en-Brisgau, 1890, p. 30-36, 39 sq.

L'idée d'une délivrance par le Christ apparaît nettement avec David dans les psaumes messianiques. Ps. il, XXI, XI.IV, LXXi, cix. A cette rédemption les trépassés auront une part effective et personnelle. Ps. xv, 10, 11. Déjà brille l'espoir des délices éternelles. Ibid., 12; cf. XVI, 16; XLViii, 15 sq.; lxxii," 24. Job chante à son | tour son espérance immortelle, xix, 25-27, et la pro- | tection qui le suivra au tombeau, xiv, 13-25. Cf. Hontheim, | Bemerkungen zu lob, xix, dans Xeitschrift fiir katholische Théologie, Inspruck, 1898, t. xxii, p. 749-756; Lesêtre, Commentaire sur Job, Paris, 1892, p. 129. Une attente analogue se manifeste dans les Proverbes, x, 30;

XI, 7, avec l'espoir des derniers jours, xxiii, 18; xxiv, 14, et l'Ecclésiaste s'en inspire également, m, 17; xi, 9;

XII, 7 ; cf. III, 2, dans le texte hébraïque. Voir Motais, L'Ecclésiaste, Paris, 1883, p. 116-118; Gietmann, Comment, in Ecclesiasten, Paris, 1890, p. 324.

Avec les prophètes les idées eschatologiques se développent, mais sous les traits encore obscurs du symbole.

DICT. DE THÉOL. CATHOL

L'annonce du salut qui est proche, Is., lvi, 1, 6, 8; lix 17; Ilab., m, 8, laisse entrevoir, à la suite d'un jugement divin et du grand jour du Seigneur, Is., ii,12;xxiv, 21-23; xxxiv, 1-4; i.xvi, 15-18; Ezech., xiii, 5; xxx, 3; Joël, III, Isq.; Abd., 15, 16, 21; Zach., ix, 16; xiv, 4, 6, 9, la réunion finale et éternelle du peuple de Dieu. Is., xxvii, 13; XLV, 5-7; Jer., xxiii, 3-8; Bar., iv, 18-37; V, 5-9. Le Seigneur sera lui-même à la tête de son peuple. Is., XI, 15 sq.; xiv, 2; xxxv, 1 sq.; xL, 1-11; Jer., xxxi, 9-21; Zach., x, 11; Mich., ii, 13. Dans la Jérusalem nouvelle aux fondements de saphir et aux murailles de rubis, Is., Liv, 11 sq., habitera le Seigneur, Is., xii, 6; Ezech., XLIII, 2, 4, 7; et sur la montagne sainte il dressera pour toutes les nations un festin somptueux. Is., xxv, 6; cf. Ezech., xxxvii, 26, 28; XLlli, 2, 4, 7; XLViii, 35; Jer., xxx, 18; xxxi, 40; Soph., m, 16 sq. ; Zach., n, 3-10. Ce sera vraiment le peuple de Dieu, pur de tout contact avec les pécheurs, Ezech., xxxiv, 17, 20 sq.; Soph., i, 2-18; Zach., xiii, 2-9, le peuple des justes et des saints. Is., i, 26-28; xxix, 20-23; Ezech., XI, 17-21 ; Daniel, vu, 22. Les cieux et la terre seront renouvelés. Is., Lxv, 17; Lxvi, 22; Zach., xiv, 6 sq. Et la joie des élus sera éternelle. Is., xxxv, 10; li, 3; i.v, 11; LXi, 7; Amos, ix, 15; Jer., xxxi, 38, -40; xxxii, 40; Ezech., XVI, 60; xxxvii, 25 sq.; Bar., il, 34; Dan., Il, 44; vu, 14, 18, 27. Cf. Knabenbauer, Comment, in Isaiam prnphelam, Paris, 1887, t. i, p. 468-471; t. Ii, p. 4î)0-'i'i7: iii h::n-/iielem prophetam, Paris, 1890, p. 17(1-171, M^i^iLHi, Les derniers prophètes d'Israil, Paris. I>'.i;. |i i',>T-.-.ii-J.

Discr. iriiiriil /Mnpu'e par l'Ecclésiastique avec la pensée do la vie éternelle, xxiv, 31,du livre de vie, ibid., 32, des bénédictions réservées aux justes à l'heure de leur mort, i, 13; xi, 28 sq., xviii, li. an jour de la vision de Dieu, vi, 23, l'expectative d'iim- 'ni'v !-■ hf-nrpuse est nettement énoncée par la Sayi -- l i- 1' > justes sont dans la main de Dieu, hors (I n la mort;

elles sont en paix, riches des rs|i, I III, , ,|. I Mnmorta-

lité, m, 1-4; xv, 3. L'homme esl lui | I nninurtalité,'

àit'àçOïfiria, II, 23. Quand puiir L- |ii-i. -, Mcudra la récompense, au grand jour du jn^i un ni .I, liieu, on les verra resplendissants comme l.i llamaie, I aliondance et la paix sont aux élus, m, 5-9. Éternellement ils habiteront dans le royaume de gloire, dans le temple du Seigneur, auprès de Dieu, et couronnés de sa main, m, 14; V, 16 sq.; vi, 21. Le temple de Salomon n'est que l'emblème du tabernacle saint préparé par Dieu dès le commencement du monde, ix, 8. Cf. Tob., ii, 18; xii, 9; II Mach., VII, 9. Les livres deutérocanoniques fournissent ainsi la transition entre les données primitives de l'Ancien Testament et la doctrine évangélique du ciel. Cf. Atzberger, op. cit., p. 96-110; Lesêtre, L'Ecclésiastique, Paris, 1896, p. 23-24; Le livre de la Sagesse, Paris, 1896, p. 21-22; Knabenbauer, Comment, in Ecclesiaslicum, Paris, 1902, p. 95-96, 150-152; André, Les apocryphes de l'Ancien Testament, Florence, 1903, p. 100-103, 316-317.

2. Nouveau Testament. — L'existence d'un séjour ultra-terrestre où les justes jouiront en commun de l'éternelle récompense est un des plus ordinaires enseignements de la prédication du Christ et des apôtres. C'est par l'annonce prochaine du royaume des cieux, f, pao-O.eia tmv oOpavfijv, que Jean- Baptiste inaugure sa mission de précurseur et Jésus son ministère public. Matth., III, 2; iv, 7; Marc, i, 15. Fondé sur la terre au premier avènement du Christ, Matth., XI, 11-12; xii, 28; .\vi, 19; Luc, XVI, 16, ce royaume est d'un autre ordre que les royaumes de ce monde, o-j TxJtyiç -cfiç xTio-ewç, Heb., IX, 11 ; il n'aura son achèvement que dans l'éternité, après la parousie et le jugement final. Matth., xiii, 27; XXV, 24. Seuls les justes en feront partie, I Cor., vi, 9- 10; Rom., v, 17; Eph., v, 3-5; ils régneront avec Jésus- Christ, ini[iga(7iXsij(jo(i£v, II Tim., ii, 12, et seront heu-

CIEL

reux dans la paix et les joies de l'Esprit-Saint. Rom., IV, 17. La récompense qui nous est promise en même temps que ce royaume est dans les cieux. Matth., v, 3, 12; VI. 20; xix, 21. C'est au ciel que se trouvent les biens impérissables, les biens du salut. Marc, x, 21; Luc, XII, 33; II Cor., v, 1; Phil., m, 20. Le ciel est le but de notre espérance. Col., i, 5; l'héritage des saints. Col., I, 12; I Pet., I, 4; le rendez-vous des vrais disciples de Jésus-Christ, car déjà leurs noms sont inscrits dans les cieux. Luc, X. 20. .\près sa vie mortelle et sa résurn'Cli.jn. I.' CliiiM rsl numh' :,a oiel, Act., I, 2,9,

11, qui i~l i,Miiil<ii,iiil -:i .1- uiv. Matth., XXIV, 30;

Eph.. 1, Jn. I .A.. III. I. Il ■!'.. i\. -l'i . il habite au plus haut de:, ceux, ■..VV/''-fo: t-„v <j^ç,x,:<;, Heb., VII, 26; 8iEXvi),uÔà)ç Toùç o-jpavoù;. lleb., IV, 14. Là aussi, et avec lui, sont les anges, serviteurs du Clirist. Luc. ii, 15; Eph., I, 21, et les âmes saintes parvenues au terme. Joa., XIV, 2-3; I Thess., iv, 17; Phil., I, 23; Heb., xii, 23. Le ciel est la patrie des saints, Heb., xi, 16, la demeure de gloire qui nous réunira, II Cor., v. 1-2, où face à face nous contemplerons Dieu l'IiM-nelleinent. I Joa., m, 2; Apoc, XXII, 4. Les élus il ■\ irii.lniiit rnmme des anges, Marc. XII, 25, en socii li - i m i iiiiuunication intime avec Dieu. Apoc, xxi, 3-'i : •■\ iMrn iui-méme sera l'éternelle lumière de cette nouvelle Jérusalem, de la cité sainte. Apoc, xxi, 2, 10; xx, 5.

3. Croyances juives. — Des enseignements tirés des livres mni^niiinea. il n'est pas superllu de rapprocher littérature profane des

Juifs .

temps

iin.lr

populair

du ciel est très précise, lits que chez les palesliale en louleclarlé. comme

sCôaiuova, la possession du ciel. ',:',:<■/',/ ": - a- aOiri, avec la société du peuple de Dieu .le,, nu 1. ;.:il Jes anges, •rtpouTÎOïiai Trâ 0eoij Xaio l'aoç i- ;/,:; ;/,,...;. Philon, J)e priemio et pœna, 6, Opcin. Mil \I.uu. [.inlr-. 1742, t. II, p. 414; De eof/uod (7(7.

14, i6id,, t. I, p. 200; i)epro/</./ , 1 -' - /'

sacri/icils Abêtis et Caini, 2. ('.' ' , p Hii , i 1. ijn<,j ,f Deo iiiiilfuiinr .■iniiniin. ,t,,,l.. |i. i:\-l. ijuts reruui diviiicinmi /,e,v,v, :.:, //'/./. p. .Ml, Aiiiiii.' de cette même pensée du eiel. ,i,.-e|,l,e e\li,.il.i]l -e> soldats à ne point se donner la mort, mais a se rendre plutôt à l'ennemi, afin de ne pas devenir indignes par le suicide de la récompense des saints, -/wpov oOf avoC Ixyo-JtjTH tôv àytui- -aTov. De licito iiidaico'. I. III, c viii, n.'5, édit. Didot. Paris, isi;.-,. ,,. ITii; rf. I. VII. e. Mil. 11. 7. ,7./,/.. |i. :!-2S.

détail in.ou-t;uiei, ~. leui.i lie-,|Ue> ou .Mnliulu|Ue-., a peindre la telicité du ciel sous des couleurs de rêve qui ont longtemps charmé les imaginations et qui se retrouvent encore dans les descriptions des Pères de l'Église, bien après l'ère apostolique. >

raie

fronli

des ,

lie

Is s'accordent généla félicité des élus.

le vent, arrive aux Mil la demeure des h, XXXIX, 4, dans le

Dictionnaire des apocryphes de -M igné, Paris, 1856, t. i col. 449. « Les élus du ciel ont dans le ciel leur demeure, » XV, 8. Lods, Le tirre d'Hénoch, Paris, 1892, p. 81. l: Assomption de Moïse, par son contenu comme par son titre même, reproduit cette conception. Cf. Ceriani, Monumenta sacra et profana, Milan. 1861. t. i. C'est nu paradis, IV Esd.. vu, \-1- mu "2, ' ^Miileiont les délices iln - ■ ::i: n. /., t, I. fasc. 2, p. lil. 11:; il. 11^ . p,.:,!- I' l'ieu B avant que la terre fnl eiMi,. , m, ns les régions du ciel, iv, 7. Ceriani, diid.. p. 99-100. Cf. Apocalypse de Bartich, 51, ibid., p. 86. Les caractères principaux de ce séjour céleste se retrou-

fasc.

que Ceri, dis. I 6, est

vent, dans ces divers écrits, sensiblement les mêmes. Les élus vivront en société intime avec Dieu.He'jiocA, i, 8; civ, 2, Lods, op. cit., p. 70; Migne, op. cit., col. 509. Ils verront de leurs yeux l'auteur de leur salut. IV Esd., VI, 25, Ceriani, op. cit., t. i, fasc. 2, p. 103. Us seront semblables aux anges et converseront avec eux. Hénoch, XXXIX, 4, Migne, >li>d., p. i'iO: Apocalypse de Baruch, 51, Ceriani, op. rii., p. si'., laisêuible seront réunis tous les saints, appui r/.,i n.i'liih'fto animartim simul in uno cœtu unius anunî. Apocali/pse de Baruch, 30, Ceriani, ibid., p. 80, et tous, resplendissants de lumière et de gloire, jouissant des délices de la vie bienheureuse, loueront éternellement le Seigneur dans cette demeure de la paix. Hénoch, xvii, 8; i, 8; xx, 5, 6; LXI, 15; xxxix, 4, 7, Lods, op. cit., p. 87, 70; Migne, op. cit., col. 455, 464, 449; cf. Stapfer, Les idées religieuses en Palestine à l'époque de Jésus-Christ, Paris, 1886, p. 136 sq. ; Bouriant. Fragments grecs du livre d'Hénoch, dans les Mémoires publiés par les membres de la mission archéologique française au Caire, 1892, t. ix, fasc. 1, p. 93- 110; IV Esd., VIII, 52-53; vu, 43, 55, Ceriani, op. cit., p. 113-114, 111; Apocalypse de Baruch, 30, 51, 85, Ceriani, ibid., p. 80, 86, 98; cf. Schùrer, Geschichte des jiïdischen Volkes im Zeitalter Jesu Christi, Leipzig, 1898, t. III, p. 213-222.

Quant à la littérature rabbinique, elle se complaît dans les détails inconsistants, futiles, déconcertants. On y voit, par exemple, que le juste brillera dans les cieux 342 fois plus que le soleil. Targum de Jonathan, sur II Sam., xxiii, 4, cité par Slapfer, op. cit., p. 145, Mais il est inutile de lui demander sur les croyances eschatologiques du peuple juif des documents dont l'histoire des idées religieuses puisse bénéficier. Aussi doit-on reconnaître que M. Israël Lévi n'a point poussé à l'outrance l'expression de la vérité en formulant sur elle ce sévère jugement : « C'est un véritable chaos que l'ensemble des doctrines talmudiques sur la vie doutretombe, les conceptions les plus disparates se heurtent et se concilient, on ne sait par quel miracle ». Revue des études juives, Paris, 1892, t. xxv, p. 4.

II. Doctrine traditionnelle. — Certains évangélistes pour qui la notion de l'au-delà implique seulement pour les justes l'immortalité bienheureuse, indépendamment de toute condition commune de vie et de séjour, se refusent à reconnaître comme une tradition spécifiquement chrétienne la doctrine catholique du ciel. « Dans la conception des Hébreux comme dans celle de Jésus et de ses contemporains, le ciel n'est nullement envisagé comme le séjour des justes ou des croyants immédiatement après leur mort, aii^^i peu qu.ipivs leur résurrection. Cette opinion aiijnur.l Imi pie-, pie universelle est une grave erreur, n'a\anl aueun luiHleuient scripturaire et qui ne règne dans 1 Lglise que depuis Origène et ses successeurs. » Wabnitz, art. Ciel, dans l'Encyclopédie des sciences religieuses, Paris, 1878, t. m, p. 182. Il suffit d'une étude sommaire des documents et monuments de l'antiquité chrétienne pour rendre sensible la légèreté de cette assertion.

1° Pires de l'Église. — 1. Période anténicéenne. — La Doctrine des o/"/- -'^ s, rinlente, en rappelant les lions qui nous unissmi m I', i ■ , , leste viii, 2, d'évoquer au delà de ce momli .pu p,i--i , la pensée du monde futur où Dieu sera étei nelleneuil glorifié, x, 6. 'EXOétw -/àpiS xai impsXôe-w ô y.o.JiJ.o; ojto;. Funk, Die apostolischen Vâter, dans ,'iammhmg ausgeivàhlter Kirchen-und Dogmen geschichllichen Quellenschrifteti de Kruger, Tubingue,1901, p. 5-6. Mais I'jÉp?<re de iîaraafce précise ces indications. Le monde futur est celui du salut, de la sainteté et de l'amour, iv, 1; x. II. Funk, Patres apostolici, Tubingue, 1883, 1. 1, p .8, 34. Aux justes, héritiers des promesses, il sera donné de voir le Christ et d'être en société avec lui dans son royaume, vu, 11. Ibid., p. 24. C'est par leurs œuvres qu'ils arriveront au séjour

'Ji79

CIEL

i|iii leur est fixé, in\ tôv wpKrjiÉvov tôtiov, xix, 1. Ibiil., |i. r>2. Saint Clément de Rome insiste sur le bonlieui' iiiri.iiiiiii'nsurable que Dieu réserve aux élus par le (In 1-^1 .1 dont lui seul connaît la grandeur et la beauté. I (.Ml-,, w.Mv, 7, 8; XXXV, 2, 3; L, 5-7, Funk, op. cit., \i. i(.l2, loi, 124. Ceux qui meurent dans la charité poss('deront la demeure des saints, j^oipov eO<jE6(ôv, L, 3. fl'icl., p. 12i. C'est dans ce séjour de la gloire que Vk'TTe et Paul sont entrés par leur martjre, s'i; xbv ôçeiioiievov TÔitov T?,; SiiÇr,;, e'i; tôv âY;ov tôtuov l7:opeij6/|, V, 'i, 7. ifcirf., p. 68. Heureux les prêtres qui ont mérité la [ilc'nitude du salut; ils n'ont pas à craindre d'être privés de la place qui leur est assignée, ànô toû l8pviJ.àvo-j a-JTrjïç TdTtoj, xi.iv, 5. Ibid., p. 116; cf. II Cor., i, 2; vi, 3-7; xi, 7; XIV, 5; XIX, i; xx, 2, ibid., p. IM, 150, 158, 162, 168.

Le Pasteur d'IIermas a vu le ciel s'ouvrir. Rhode, du haut des cieux, lui apparaît et le -salue : c'est le séjour où elle a été reçue, ivEX/içOriv. Vis., i, 1, 4-5; 2, 1, l'"unl(, op. cit., p. 336, 328. Les justes qui auront persévéré jusqu'à la mort au service du Christ passeront ainsi dans le séjour des anges, ô tôhoç oiÙtûv (isrà Tiiiv ày^iXta'/ la- T,v. Siiiiil., IX, 27, 3; Vis., ii, 7, ibid., p. 346, 548, et ils hal.itoront avec le Fils de Dieu, Simil., ix, 24, 4, (7.;./ |i ,■;■: il il- -ri.~u\ Minli.nreux. Vis., Il, 2, 7; .-<i^. ■ : - ;■ ■■:'■. ..■':. cf. Vis.,i, 1,8; m,

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