‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 76 sur 741 · H A NEZ · texte numérisé non relu

H A NEZ

BANQUE

grsecos et orientales in bibliolheca Angelica, Rome. 1893, passim.

f V. Banez théologien. — Banez est considéré, à juste

[ titre, comme un des commentateurs les plus profonds

et les plus sûrs de la doctrine de saint Thomas. Son style est clair, sobre et nerveux, sans obscurité ni fausse élégance. Son érudition est abondante, sans ostentation ni encombrement. Sa puissance logique et son intelligence de la métaphysique sont particulièrement remarquables, et il dépasse sur ce terrain ses maîtres et ses confrères les plus célèbres : François de Victoria, Melchior Cano, Dominique Soto et Barthélémy de Médina.

La doctrine de Banez ne donne pas lieu à une exposition spéciale, puisqu'elle ne se différencie pas de celle de saint Thomas. Il s'est expliqué lui-même clairement sur son dessein : Etiani in levioribus quœstionibus, nec latu-ni quidem imguem a S. Doctoris doclrina unquam discesserim. I«, q. xxiv, a. 6. On a voulu cependant faire de lui un chef d'école, ou tout au moins un chef de direction dans l'école thomiste sur les matières de la prédestination et de la grâce. Il est vrai que Banez, pour éviter les équivoques doctrinales résultant de la manière' de parler chez les tenants des nouvelles théories sur la grâce, a dû utiliser de préférence certains mots plus précis et formuler avec plus de netteté certaines propositions, mais ses formules ne ili'|i;iv-eiil |i,is la doctrine de saint Thomas. Le (miiIimJ M,.,I, u//i. président des congrégations de au.nl, is, ., . \|.i iiim' im jugement très exact en disant de Banr/ . \'i,l,'iiir <jiin,l scnlentia Bannes sit deducta ex pnncipiis D. Tliurnse, cl quod Iota puât ex ipsius doclrina, licet in modo loquendi aliq iialiter d i [ferai . NuUibi cnini S. Thomas dicit Ixliri-lliii ,n-l:'ih-'iinil iiiiiiri-i ,;i,irii l'sli pll'isirii.

irp-nl

dislare. Serry, llisl. cong. du aua;ii., Appendix, col. 89. Les mots de prédélinition et de prédétermination chez Banez sont employés pour exprimer l'antériorité et l'indépendance lie 1,1 -. i.lee . I (le I,, |,| ,nM, |h , Ji» ilh-s à

l'égard des lehn ■ lihi .•- ijiii. d m^ 1, - ' ■ .1 ine-

"molinistes, ^.•hil.li iil i,,. .im. , 1 iir. n,. n i,:, • I • . .111-

salit<' divine. S. uni II .i- en.pldie Im- I.' .1 iilliiii-s

ces mots. Ci/iiniienl. de divinis HOiuiiiiin.s, luct. iip, c. V. Pareillement, les mots prémulion physique ont pour but de s'opposer, le mot pinjsiquc, à la motion simple-

Thomas, on ne doit pas oublier ()uc les nouvelles opinions qui se sont produites au cours du XVK siècle, par réaction contre la dogmatique luthéro-calviniste, ont nécessité dans l'école thomiste l'emploi de semblables formules.

I). Baîiez, Prologue à son Commentaire sur Ui ï' pars ; Quétif- Kcliard, Scripf. ord. prsed., t. n, p. 352; Touron, Histoire des Hommes itluatreii de l'ordre de Saint-Dominique, Paris, 1743, t. IV, p. 750; Hurler, Nomenclator literarius, t. i, p. 144; Kirchente^ikon, 2- édil., t. i. col. 1948-1905; P. Alvarez, O. P., Santa Teresa y et paire Bnùi-:, .Madrid, 1882; V. de la Fuente, KscritoH de santu Teresa, Madrid. 1881 ; Grégoire de Sainl-Joneph.ljUtresdesainteThiirùsedeJéaus.Piina.idOO-.F.H.neasch, J.uiH de iMon und die spanisclie Inquisition, Bonn, 1873; F. Blanco Garcia, Secundo proceso insiruido por la Inquisicion de Valladolid contra Fr. Luis de Léon, dans La Ciudad de Dios, Madrid, 1W)fi, t. xi.i; A. Scrry, Historia congregalionum de aiueiliis, Venise, 1540; Livin de Meyer, Historia congregalionum de divinip. gratiie au.-riliis, Venise, 1740; Teslimonio tvrdadnro de to que se paimô en In mucrle del padrc maestro />•"(/ Domingo Baiez de la orden de predicadores. Darcelona, ;i0 de dfziomhro 1604, Bihl. publique de Toulouse, ms. n. 258 (III, 74), fol. :i8C; P. de Rdgnon, llaùez cl MoUna, Paris, 1883. I'. Mandonnet.

BANQUE. — I. Définition. IL Historique. III. Opérations. IV. Classification. V. La banque et la morale.

I. Définition. — L'origine du mot banque révèle le rôle principal, le caractère fondamental de celte industrie. Que l'on interroge la langue grecque, la langue latine, les langues modernes, on découvre la même étymolûgie : c'est -zpiTzt'a, mensa {mensarius), banco, banc, d'où, banchiere, banquier. Ainsi le nom de banquier est donné à celui qui, derrière son banc, sa table, son bureau, change les monnaies, signe les lettres de crédit, règle les comptes des commerçants. Au moyen âge, les changeurs reçoivent des municipalités le droit d'établir des bancs sur la place publique; c'est pour eux la patente de banquier. L'usage qui est la règle du langage, attribue au mot « banque » un double sens ou bien celui de la profession, ou bien celui de l'établissement; parfois un qualificatif indique le genre spécial d'affaires dont s'occupe la banque ou le siège de l'établissement : banque d'escompte, banque de spéculation, Banque .le ri.uiee, i;.,,iM"e .l'Vn.l' !■ M.

D'une mane !■-■ - le i,,l.-...ii |.. le ^L ■ ii:i : i

commerce de l.ii eii: -..m- |..iiie .1. .i ■ii .i - ii i naies, ou de di-li iliiili-ii iln ei,,lii. i i,ii.iiiiil-i ;.m ii1 d'autrui en recevant des depuis, le prêter ensuite, le vendre en quelque sorte par l'escompte, le prêt direct, la lettre de change, le virement, etc., telle est la fonction

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