II. 1 1 i~h>!;i. il I ;. ASTlQuirù. — En remontant le
e.ui- il- - Il inemiére opération de banque qui :ilili.ii:iii .1,111- 1 hi-l..iire, c'est le change des monnaies; plus tard, les banquiers reçoivent des dépôts d'argent à titre gratuit, ils font auprès des commerçants rollic'e .le caissier pour effectuer les paiements, les transports il.' l'.iii.l- à distance, la compensation des dettes, enlin, à une .iMiiine plus reculée, ils emploient les dépôts à des i.|ii r.iliiin- lie crédit.
I,. . .iminerce de l'argent, qui est l'àme de la banque, suppose, avec la diversité des monnaiçs, un certain développement du commerce; aussi l'histoire nous montre-t-elle l'institution de la banque prendre naissance dès que le régime de la monnaie remplace celui ■du troc en nature, et progresser suivant la marche ascendante du commerce et de l'industrie.
Chez les Israélites, les Perses, les Indiens, peuples d'agriculteurs, la banque n'existe pas; au contraire, parmi les Assyriens, les Carthaginois, les Phéniciens, dont le commerce était florissant, l'industrie de la banque trouve un terrain favorable.
I» Assyrie. — Kn Assyrie, dès le vii<^ siècle avant .I.-C, il existe des maisons de banque, dont les documents cunéiformes nous ont conservé le souvenir. Ils nous apprennent qu'à Babyloner la banque des Igibi, dont le chef, Sula, mourut environ 581 ans avant .l.-C, jouait un rôle prépondérant, analogue à celui des Rothschild du XX' siècle. Le banquier recevait des dépôts à intérêts, prêtait sur gage ou sur simple reçu, il achetait pour le compte de ses clients et touchait de ce chef des commissions qui s'élevaient parfois jusqu'à 5(1 p. IO*t du prix d'achat. L'antichrèse était en usage, le bunini. i . i .iiicier ayant le dpoit de prélever au Icnii.- .1. I. li.'lii une partie de la moisson en paiement d. - mi i. n . rlm- Chose remarquable, certaines banques iiieil.inl .l.s billets à vue et au porteur appelés /iic/e, .|iii |.i. -.ni. ni avec le billet de banque actuel de grami. - m .l.;;i.- i ni trouve aussi dans ces temps reculés des ,-\ein]il.-- d ilfaires en parlicipation et de commandite, c'est ainsi qu'un grand banquier de Babylone commanditait une maison de prostitution.
2» Grtce. — Les documents concernant le commerce de banque sont, pour la Grèce, plus nombreux et pins détaillés. Dès le iv» siècle avant .l.-C, apparaissent les Irapdziles, dont l'institution coïncide avec le gr.iml essor commercial qui précède la guerre contre les
i'.ANQUE
Perses. Suivant le genre de transactions auquel ils se livraient, les banquiers de Grèce se divisaient en plusieurs catégories. Les trapézites avaient pour spécialité les dépôts, les comptes courants, les virements et autres opérations de caisse. D'autres s'adonnaient au change et à l'épreuve des monnaies, c'étaient les ip-j\t()3.\i.oiëoi, appelés aussi xoUuêiora! et y-îp^aTio-Toi;; enfin le prêt d'argent, sous ses formes variées, revenait aux SavciirTa:, •coxioTct; on yp-qr7T0ii. D'ordinaire, le banquier grec ne travailbiil poiiil :\vpo «on proprf> Capitol, mnis il faisait frucliliri I. - il. i-t- .1"^ '"1 ^ I 'i'i'l '■'■"11'- "11 l'if-n emprunl;iit 'I' - l.-i"l-- .'ii., ,-,.|.i L.l i -l.s. Il r-i .' i-i'Uiarquer que &.n« l.iiil'. I ,niii.|iMl.', '■! m i.ivcc m parliculier, la profession do lianquier était frappée de discrédit et se trouvait abandonnée aux esclaves affranchis ou aux étrangers.
A Athènes, les trapézites avaient leur table dans V Agora; sous leurs ordres se trouvaient des employés .de plusieurs sortes : c'étaient d'abord les fondés de pouvoir, èmy.aOriiJLevoL, puis les délégués à certaines affaires particulières, les TtpEige-jTai, enfin les serviteurs ordinaires, TCaïôe;, recrutés dans la classe des esclaves.
Que la lettre de change, sous sa forme juridique actuelle, ait existé en Grèce, c'est extrêmement douteux, il n'en est pas moins certain qu'on faisait usage de lettres de crédit permettant d'éteindre les dettes et de transporter de l'argent au loin. A côté des banques privées, se fondèrent de bonn'' ImiU' '!• = banques d'Etat, o'/ifj.o<TÉa TpaTrî^a ; on fii '' ii. i''! Mlii-nes. Cj'zique, llion, Tinos. Les tempi' - > " ' ' l li'^aient aux lianqui^s particulières une cii' ni n i" • i . .luutable. Les ri. In- -..nrinauv. de Delphes, d'Éphèse, de Délos
et de S - i i;l..,. ,1, iii dans des entreprises publiques
ou pri\.i- iihi p.iiiic lies capitaux considérables formant le ti'.Mir lin leiuple.
3' Égijple. — Dans le pays des Pharaons, la banque fut Iles Mûrissante sous le règne de Ptolémée; elle avait adopli'' I oii^aiiisalion grecque. Un assez grand nombre de jiaii'pi''- il Klat ilai.'iil ii painluLS -ur toute la surface du li/n'ii'iim a rii. Ii.<. |iiii-|iMli- 1,1 lu-ande, Hermoni- Ihes, .Mciiiplii-, ,\i-iiior, rir, ,\ 1,1 Irii- i.lf CBS établissements L-sl pUicf un linuckui . T(ici-i;!tr,;, parfois on en' compte plusieurs qui se remplacent chaque année. Le directeur a sous ses ordres un sous-directeur, o wap«, et un fondé de pouvoir, 6 ycipiirrriç.
4" Home. — Le plus ancien vestige des banquiers à Rome se trouve dans le fait de la concession des tabernss, au forum, qui leur fut accordée en 210 avant .T.-C. Appelés par Plante trapezitx ou danislv. ils reçurent ensuite le nom d'argentarii. L'emplaci na ni ,'--i ii.' sur le forum aux bureaux, labernx, des l.ain|ni' i- i ' il compris rnirc In Inmpln de Castor ni l.t i.,i-i lii|ni'
receptum argcntarii, sortes de lettres de crédit assez semblables à la lettre de change actuelle. Les banquiers faisaient encore aux Romains somptueux ou besogneux des prêts d'argent sur gage ou sur signature.
Une caractéristique du commerce de banque à Rome, c'est la législation et la jurisprudence rigoureuse et détaillée à laquelle était soumise cette profession. 1
L'État romain n'établit pas, comme cela se faisait en Orient, des banques publiques, mais, dès le temps de l'empire, il exerçait sur les banquiers un contrôle sévère. Sous l'empereur Adrien, les argentarii et les nunimularii furent confiés à la juridiction du prsefeclus iirhis.
II. .1/(11 ; \ \i.i\ -- T.'iin,i-inii ili- liailiares, en même temps i|iiill' Ln-,iii ili-|i,ii ,nii !■ iii i-,inde partie le
commni"- I I iii>lti-ii ,. . ,nn ,in!ii - lutcla surface
du vieux iii.iihic r..iii,iiii I Mi-aiiis,iiiiiii llorissante des banques. Cependant, la multiplicité inextricable des monnaies, le fréquent changement de cours, les empreintes douteuses, le titre variable, tout cela exigeait dans les règlements de compte des personnes compétentes, ce furent les changeurs de profession qui firent revivre l'industrie de la banque. Pendant longtemps, le commerce de lianque fut restreint exclusivement au change des monnaies.
Avec les croisades, le commerce et les affaires de crédit prennent un développement considérable. Cette évolution amène la formation d'une classe spéciale de prêteurs d'argent, l'institution des dépôts et la circulation de l'argent par la lettre de change. Les premiers prêteurs iln profession furent les juifs; l'usure, défendue aux cbiclnn-, ' niil |ir,iliquée par les fils d'Israël qui, toujours ni. i/- |i,ii I i;i;lise, se voyaient pillés ou protégés par l< - >< i^niir- l'i'odaux, suivant les intérêts ou les nécn-.Ml' - 'l'i iihiiarif, -Pendant longtemps, les juifs
gardèrrnl !'■ ii.>iui|. .lu r.iniiiinrce de l'argent; mais,
peu à peu. Il . .11. .11 1 1 11. ' -. liinssa contre eux du côté des clin 11. Il-, I 11. [iil ii,ii,-sance en Italie, où le commerce il, 'Il 11. Il--, ml, 1 l'autre part, les Italiens étaient les bani|iii.i- .1. L. ..nir romaine, pour centraliser et faire malin |. - j ,. nus du saint-siège. C'est à Gênes que se l'uiia>.reiil In» premières banques et de là se répandirent dans d'autres villes d'Italie. Dès le xiie siècle, les changeurs de Gènes prennent le nom de banchieri et, graduellement, étendent leurs opérations à toutes les affaires de change et de crédit qui constituent la banque moderne. Vers le xn« siècle, ils poussent leurs transactions au delà des Alpes. Ce furent d'abord les liahitants des villes de T.omliardie, ensuite ceux de il.'li.ii-, qui l'in-'iii 1.- r.':niii--'nirs attitrés du crédit en li.iii.-.., .11 An.l.i.ii , iii ,\ll..iiiagne. Pendant long
de (.;.;... ; , ,;. .,.„-,,,.„ ,/„,.u, etc. L'établissement de banque n'était pas, comme de nos jours, désigné par le nom du propriétaire, la firme ou la raison sociale, mais les Romains considéraient l'industrie comme incorporée à la laberna. On retrouve cette substitution verbale dans les formules qui expriment la banqueroute : a foro cedere, abire , mergi , a foro fugere.
Comme en Grèce, on distinguait à Rome plusieurs catégories de banquiers. Les mensarii, les mensularii sous l'empire remplis,saient les fonctions du TpaTtE'tTïj;, les ,'/!,,, ,,,,//.., ;,", ..iiMiii.- l.-s ipv'jpajjioiêo!, étaient charL. - Il - ! .n .; la .nirole des monnaies. Le cycli- .1 ." M .1 I ii.|{i , ,1 Rome, comprenait le
cbaiiL. .1. n,.|. -, la ^,,n.lf et la fructification des
dépôts d'argent, les diverses opérations de caisse et les comptes courants. Le transport de fonds à distance pouvant s'effectuer par la permutalio pecimiee, ou le
centre du crédit mondial qu'est actuellement le Lombard-Slreel de Londres.
Grâce aux nombreux dépôts qui affinaient dans leurs succursales, les banquiers il 'li. n- pm . ni, au \i\' siècle, prêter de grosses somiim- .1 ' -" ■■• i i- 'L' lianoe
et d'Angleterre. .\ la fin ilii ■! , h-. pi.. In luif
était relégué dans le crmlii ml in m nn. dit à la
petite semaine, crédit sur bardes et sur meubles — la puissance de l'argent s'incarnait dans les ilédicis pour y demeurer jusqu'au xvi« siècle.
///. wi" SIECLE. — Les grandes découvertes géographiques du xvi« siècle eurent pour résultat de transporter le centre du trafic d'exportation de la .Méditerranée à l'Océan atlantique. Dès lors, le commerce de l'argent et du crédit prit un essor considérable et brisa toutes les barrières dont il avait été entouré au moyen âge. A cette croissance trop rapide du mouvement des
BANQUE
échanges, correspondit une crise monétaire caractéli-ipopar l'insuffisance du numéraire, la multiplican des dillérentes espèces de monnaies, l'altération titre. On dut créer des substituts de la monnaie, I ielopper le rôle et l'usage de la lettre de change .iinsi que le virement et la compensation. Peu à peu l'Italie perd le monopole de la banque qui devient le bien commun de l'Europe centrale. D'autre part, le cliveloppement du commerce d'exportation, le recrutent et l'équipement des armées à solde, la fabrication - armes à feu accroissent la demande de capital. I ■ crériit fnit nnx prince?, en particulier aux rois de 1^. . .I'i:~|i .iM 1 .!■ r.ii liu.il. .illfignit des propor- ,, i-ii;.. .11 i i-.' européenne. Une
Il 11,1- 1 I ni -Mitrs, banqueroutes ^ il- .,, .1 . pu inuliri -, i ,ii]-i I .ni la ruine de deux places Uûriisantes : Lyon et Anvers. Seuls les Génois restèrent debout et, en perfectionant très habilement la technique de la banque, ils reprirent le monopole des paiements et du crédit internationaux. Par l'emploi de la lettre de change et de la compensation, ils parvinrent à supprimer à peu prés complètement la monnaie métallique dans les règlements de compte. Ainsi quatre fois par an les banquiers génois se réunissaient dans une ville de Savoie ou d'Italie au nombre de cinquante ou soixante et compensaient les créances d'une grande partie de l'Europe.
IV. LLs ûn.ixUES BANQUES DE vinEMEXT. — La déconfiture d'un grand nombre de banques privées amena la création de banques d'État. Dès ISSS, le gouvernenement de Pise proscrit les banques particulières et décrète la fondation d'une banque publique. En 1585, la République de Venise ouvre le Banco di Rialto, auquel elle confie le monopole en 1594. Ayant fait de mauvaises affaires, cette banque fut remplacée en 1619 par le Banco del Giro qui dura jusqu'en 1816.
Le Banco di Sunt' Ainbro(i(iio, (onde à Milan en 1593, reconstitué en liiiiJ. r. ~i:i ,|n|,(mt jusqu'à l'invasion de NapoU'on l'f, (lui- li.|ihll- il fut submergé.
En Hollande et à HmiuI iii . \i-ii nnt deux banques célèbres par leur pio^p. rili- il I extension de leurs transactions dans le monde commercial. Créée en 1609, la Banque de Hollande subsista jusqu'au moment de la conquête des Pajs-lias par les armées françaises on 1795. La Banque de Hambourg fournit une carrière plus longue. Érigée en 1619, elle maintint avec honneur sa réput;ilion jusqu'en 1873, époque à laquelle elle succomba victime de la politique de Bismarck.
Le but principal de ces banques était de faciliter les règlements de compte en établissant une monnaie uniforme, fixe, indépendante de la diversité des monnaies, en opposant la monnaie idéale et de « compte », toujours une et identique à la monnaie diversifiée et changeante de la pratique. C'était à Hambourg le mark de banque, à Amsterdam le llorin de ban(|ue.
i'. TEMPS iiooEnsES. — Une crise monétaire, le besoin croissant de capitaux furent les causes f|ui amenèrent en Angleterre la création de l.i Banque nationale. L'/lc< de fondation qui porte la ilit. .1. Iiilil rm l'œuvre des wighs; il conférait à la l!ai].|ii I |.iuil , d'émettre des billets. Ce fut le type dis I ,iii.|n- - n.li..nales d'i'Mnission qui se répandirent rapiiltiiniil d.ih> les div 'rs Etais de l'Europe.
Au commincemenl du xix" siècle, Amshel Rothschild, qui amassa une fortune colossale dans des spéculations (le bourse et d'émission d'emprunts publics, peut être à juste titre considéré comme le fondateur de ce qu'on a appelé la liaule barK/iœ. La haute banque ne s'occupe pas, ou du moins ne s'occupe (|ue d'une manière très secondaire des opéiations ordinaires de banque : escompte, dépôts, virements, mouvements de Misse, etc., mais elle concentre toute son activité dans • -péculations de Bourse, l'émission des emprunts,
les grandes affaires de change. Elle se compose de riches financiers qui opèrent avec leurs propres capitaux, a pour chef la dynastie des Rothschild et groupe des banquiers, juifs pour la plupart, répandus sur les principales places commerciales du monde entier. Les grandes entreprises industrielles de notre époque ont aussi attiré les barons de la haute finance et ceux-ci ont fort habilement mis à profit la forme de société anonyme pour dissimuler au public la puissance qu'ils ont acquise sur ce terrain.
Le mouvement de concentration qui s'est produit de nos jours dans le commerce et l'industrie s'est étendu à la banque. C'est ainsi qu'il s'est constitué de grandes sociétés financières par actions, qui centralisent les diverses affaires de banque et opèrent sur un grand rayon avec des capitaux considérables.
Les principaux de ces établissements sont en France : le Crédit lyonnais, la Sociélê générale pour favoriser le développement du commerce et de l'industrie, le Comptoir national d'escompte et le Crédit industriel. Ces sociétés ont des comptoirs dans les divers quartiers de Paris et des succursales plus ou moins nombreuses en province et même à l'étranger. Elles s'y implantent ' en pratiquant l'escompte commercial à un taux plus bas que l'es banquiers locaux auxquels elles font une concurrence très vive. Ces opérations qui dans leur ensemble ne leur laissent que de faibles bénéfices sont comme les « articles sacrifiés » par les grands magasins, mais elles attirent une clientèle dans laquelle ces maisons de banque placent leurs émissions de valeurs. IIL Opérations de banoue- — Toutes les opérations de banque peuvent se rapporter à deux catégories principales : les unes ont pour objet, directement ou indirectement, le prêt de l'argent, les autres ont pour but de faciliter les recouvrements et paieiuents. Ainsi : 1» Opérations de crédit; l» Opérations de caisse.
/. OPÉRÀTWXS DE CRÉDIT. —1. Les dépôts. — La première opération du banquier consiste à se procurer des capitaux. Or il existe , répandue dans le public, une masse considérable de capitaux dispersés, sous forme de numéraire, argent qui ne produit rien et attend le moment, l'occasion de s'employer. Le banquier attire ce capital llotlant par la promesse d'un intérêt. Le taux de cet intérêt dépend principalement du temps pendant lequel le banquier peut disposer des fonds qui lui sont confiés. Ce sera par exemple 1/2 ou 1 p. 100 pour les dépôts à vue ; 1,1/2, 2 ou 3p. 100 pour les dépôts à un. deux, trois, quatre ou cinq ans.
On peut aussi déposer dos sommes d'argent, des titres ou des valeurs en simple garde sans toucher d'intérêt, parfois mémo en payant un droit. C'est ainsi que la Banque de France et "la Banque d'Angleterre ne servent aucun intérêt pour les fonds qu'elles reçoivent en dépôt, estimant qu'elles rendent aux déposants un service suffisant en as.sumant la responsabilité des dépôts, en faisant le service des coupons et le recouvrement des intérêts.
Enfin on peut encore déposer des valeurs chez le banquier en crédit d'affaires, avec ouverture d'un compte courant de dépôt. Le client remet au banquier tous ses fonds disponibles, celui-ci se charge en retour de recevoir et de payer sur place pour le compte du déposant.
2» L'escompte. — L'escompte consiste à recevoir les effets de commerce, tels que lettres de change, billets à ordre, traites, avant leur échéance, en faisant aux porteurs de ces effets l'avance de la valeur de ceux-ci moyennant un intérêt déterminé . H s'ensuit que l'escompte n'est qu'ime forme du prêt à intérêt, avec celle d i (l'c^rence toutefois qu'il suppose toujours une opération commerciale préalable : colle qui a donné' lieu à la création de l'ellet oscompti'. D'ordinaire, c'est un prêt à court leruio,car l'échéance des ollels de commerce
est rarement éloignée — généralement trente ou quatrevingt-dix jours — et souvent on ne remet les traites au banquier que peu de jours avant la date du paiement. Le banquier déduit donc de la valeur nominale de l'effet de commerce l'escompte, c'est-à-dire l'intérêt du capital jusqu'à l'échéance, un droit de commission variant ordinairement entre 1/8 et 1/2 p. 100 et parfois un droit de change si le titre est payable à l'étranger. En général on n'admet à l'escompte que le papier revêtu de deux signatures, ce qui correspond à une affaire achevée.
3» Vintéi-êt. — On appelle intérêt la redevance payée au propriétaire d'im capital pour l'usage de celui-ci pendiiiil lin trinp'^ il.'tr-rmin- . I.p Inux de l'intérêt (lénriiil <lii i.i::- ■-nniii iln iii:iivli/- i-l de l'évaluation
des 1 prèle
>.iiivont le banquier rroil comme gage du ileurs mises en dépôt
prêt (les titres de rente ou des par l'emprunteur.
i" Les placements et spéculations. — Le banquier doit employer et faire valoir les fonds disponibles; les siens comme ceux qui, sous forme de dépots, lui sont confiés pour un temps plus ou moins long. L'escompte est un placement, mais souvent il ne suffit pas, il n'absorbe pas toutes Ir- ili-iioiiil.ililés. Dès lors le banquier engage le re-i. d. -i - n -sources dans des prêts — avances direili -. .n:iii..- >iir titres ou sur lingots — ou bien aeliele directeiaent des titres et valeurs. L'ensemble des titres, valeurs, effets de com- • merce, forme ce qu'on appelle le portefeuille de la banque.
Les |i1,i(riiirn|. j r I i.iiiii. rii'ilisation du capital
cirriiliMi. 1.1 .-' I. I ;■ '1 ; 1 1 - i.Mjques; les placeinenl- .- li.ii ii :'. i- i Mi'i-i du capital fixe appji hniii-iii |iliil-i i!i. i|m!.|i-!i-. Cependant les ;:r:inilr- -nririr-, ,1,' nvilil. ..Iih^r,', qu'elles sont de
iV'iii ri r 1111 (M|Ml.il suri, il r,iiiii,i,'-rable, se lancent
suu\eiil liiiii- cil- ('iiriviliuiis liniiih i. ri-s qui ne sont pas