BAPTÊME DANS LA SAINTE ÉCRITURE
suirement une nouvelle vie. Joa., m, 5. La régénération Ijaptismalo efface les péchés. Act., li, 38; x.til, 16. Sous ce rapport, elle procure le salut du baptisé, en renouvelant son âme : Salvos nos fecit per lavacntin regeneralimiis et renovationis Spiritus Sancti. Tit., m, 5. Cf. Marc, XVI, 16; I Pet., m, 21. Bien plus, elle est en même temps une source de mort et de vie, selon la doctrine de .saint Paul. L'apôtre, dans son épitre aux Romains, consacre un chapitre tout entier à développer cette doctrine, que le implfinp reproduit en nous, de quelque manière, la iii"ii ■ i l.i i -nin-ction de Jésus-Christ, ^n ignoratis qui,! ^/un'unn/n, baplizati srimus in Christo Jesu, in mo/ii' ijisms Impiizali suniiis'? Consepulti enini sumits cum illo per baplismum in mortem, ut quomodo Christus surrexil a mortuis per gloriam Patris, ila et nos in novitate vitse ambutemiis. Rom., VI, 2 sq. Nous participniTi n la mort du Sauveiii'. pnrco que le baptême nou- l:iii iih.nnr.ni \ir\] li,-iiiiiiir. i.'ius liomo noster simtil ■ . nr,/:., ns , </. .■ (.,i-;i-,|ii ,■ ,|,ii nil en nous
cipoii~ ,1 1,1 I ■ -III 1 ■ , iiMii (lu r.liiisi, parce que le baptême
proiliii! M lUiii- iiiH \iri velle, que saint Paul décrit
ensnili ■ n i^ iuh - iii,i iiilii|iics. Rom., vni. De cettedoctrine i-iii. i.iK . n l.ilu.' .m l.apli'ine. l'np.'.lre lire une conclusion particulière. C'e.st que. ilil il. il n\ a plus rien à condamner chez ceux qui vi\' II' J m- h i In isl Jésus: NiJtil crgo miiic (lamnationis c^t usi/in -.nul m Christo ./es«. riiiiii , \iii. I. La généralité de cellr )iarole a eenduit I.- r. ir -, |. - Ihéologiens, et même le eniieilr de Treuil' .1 I iiil'i |e <iri- en ce sens, que le luiphiiie a pour effet de iiuu? e.\L.iierer complètement vis-a-viî de lu justice divine, puisqu'il n'y a plus rien à condamner chez les baptisés considérés comme tels, abstraction faite de toute faute po.slérieure. car le luiptême ne rend pas impee. alilr- eiiis i|ni I'miiI i r. n. 1 C..,r.. \. ]-2. Lu d'autres
tenie-, 1. -.r 1 . 11, ri:!. ,. ,,i. I,,. , ,1,. livre de la
pou\, ^ I. I II. Ilr , iii.H- I riHi t ,M,--i 1, - |,riii..- 1 1 ■ I iiporellcs due-< an pr. Im' Il imii- jMiiiie iliuil au>=i a la vie éternelle dont nous sommes les héritiers en espérance. Act., III, 5-7. — La régénération baptismale nous établit en même temps dans de nouvelles relations vis-à-vis de Dieu. D'abonl. MI- ■nn-iilih' un , n,a<nHnil général
envers lui, e ■ -r. ■- ' •! i^i . n.i -.•'!,■ ]■,.■:,■<■: Et vos
mine... saints , - r^'-iilio sor-
dium, sed (■(>!•■<> ir,,i i,i /-..,,;, ,,,/,-,,.,/,.',,. ,-£pMTï)(ia, stipulatio, engagement] in lh>:, | r, i , m, 21. Le sens le plus probable de ce passa ^i (lulii iir< iibscur et très discuté, c'est que l'effet sahilnpi,. ilu l-.qjtême dépend beaucoup moins de l'ablution extérieure de l'eau, qui efface simplement en soi les souillures matérielles, carnis depositio sordium, que de l'engagement sincère d'une conscience droite vis-à-vis de Dieu, âît£pMTTi[ji.a eî; ©Eov. Saint Pierre ne dit pas, remarquons-le bien, que le baptême consiste dans cet engagement envers Dieu ; il suppose clairement que le rite baptismal comprend à la fois l'ablution de l'eau et l'engagement en question. mais que ce second élément est le plus important des deux au point de vue salvifique. Estius, In Paulmn comment., Paris, 1653, p. H84-1185. En outre, la régénération baptismale nous « revêt du Christ », c'est-àdire reproduit en nous son image, et nous fait «. enfants de Dieu ». Gai., m, 26, 27. L'Écriture a soin de nous dire que cette filiation est réelle, I Joa., m, 2, mais pourtant adoptive. Rom., viii, 15; Eph., I, 5; Gai., iv, 5. Elle participe à la fois de l'adoption et de la génération propiement dite. Voir Adoption surnaturelle, t. I- ei.l, I.ï;. |iaii> !,• baptême, on reçoit également le Saint I - |ii II, ipi. Iiiiu le Père communique avec une elliiM, n il, .ml, ml. . selon l'expression de saint Paul : Sn(ei.s nus iciui pcr lavaci'um regenerationis et reno-, falionis Spirilus Sancli, quem effudit in nos abunde. Til., III, 5, 6. Un autre effet du baptême, c'est d'agréger les croyants à l'Église. Déjà insinuée dans le
qui attribue au sacrement <i l'entrée du royaume de Dieu », Joa., m, 5, et dans le précepte d'enseigner et de baptiser toutes les nations, docete, ij.a6riTÉjaaT£,c'esl-à-dire «faites des disciples » en baptisant, Malth., xxviii, 19, cette vérité est affirmée plus clairement par saint Luc, quand il dit : qui receperunt sermoneni ejus [Peiri] baptizati sunt, et [hoc baplismo] apposilœ stint [Ecclcsix] in die illa animae circiler tria millia. Act., ii, 41. Saint Paul, en termes encore plus formels, déclare que « tous, dans le même Fspiit. iinii= nvnns .'ti'' l.npiis.'s pour un seul corps , . T.,.,.-, I r.i.. \ii, i:; pu -nii,, ll n'y a dans I Kh-i' i|ii lin -. ni l.,ipt. m.., I',pli,, i\ ,,'>, Ajoutons, afin di'li'.- . iiiiipirt. i|ii.' Ir- ji,i>~a;:i'- ,-eriptiiraires qui désignent les etfets de la justification en général, sans mention expresse d'aucun sacrement, peuvent entrer en ligne de compte, au moins d'une façon indirecte, pour marquer les effets du baptême, puisqu'il est la .source première de toute justification sacramentelle.
VI. Usage. — Deux questions se posent à ce sujet, concernant ceux qui donnaient le baptême et ceux qui le recevaient, en d'autres termes le ministre et le sujet du sacrement.
1" Ministre. — Autant que nous pouvons en juger par les rares passages qui parlent de l'administration du baptême, ce sacrement était conféré par des personnes de différentes catégories. Jésus-Christ faisait baptiser par ses disciples, si toutefois il s'agit du baptême chrétien. Joa., IV, 2. Les apôtres, sans aucun doute, baptisèrent eux-mêmes après la Pentecôte, du moins darts certaines circonstances; témoin saint Paul, qui administra le sacrement au gardien de sa prison et à toute sa famille, Act., XVI, 23, et à Corinthe baptisa Crispus et Caius et la maison de Stephanas. I Cor., i, li-16. Mais lorsque le nombre des chrétiens devint plus considérable, tout porte à croire qu'ils emifii riiil à d'autres le soin de baptiser les nouveaux .L.'xini-, l'u se réservant à euxmêmes la prialii Mii.iii il 1,1 [.iieie. Saint Pierre fit baptiser le centurion C.jiiieiile a\ec toute sa famille, Act., x, 48, et saint Paul déclarait que sa mission n'était pas de baptiser, mais d'évangéliser. I Cor., l, 17. C'est un diacre, Philippe, qui administra le sacrement à Simon le magicien, à un grand nombre d'habitants de Samarie et à l'eunuque de la reine Candace. Act., viii, 12, 13, 38. Enfin, quand il s'agit de baptiser saint Paul à Damas, ce fut Ananie, c'est-à-dire, selon toute apparence, un simple laïque, qui en reçut directement de Jésus la mission. Act., ix, 18. Voir Vigoureux, Dictionnaire de la Bible, t. i, col. 542.
2» Sujet. — Tous les hommes peuvent recevoir le baptême, suivant la parole de Jésus-Christ à ses apôtres : « Allez, enseignez toutes les nations et baptisez-les. » Matth., XXVIII, 19. Les païens, comme les Juifs, sont les sujets du sacrement. Et pour le recevoir comme il faut, les uns et les autres doivent réaliser exactement les mêmes conditions, celles que nous avons énumérées plus haut. C'est donc faute d'avoir compris la portée universelle de la parole du Sauveur, qu'un certain nombre de chrétiens de la primitive Église prétendirent que les païens ne devaient pas recevoir le baptême, à moins de passer d'abord par le judaïsme. Il fallut une intervention divine pour dissiper ce préjugé. La vision de saint Pierre à Joppé et la descente du Saint-Esprit sur le centurion Corneille firent comprendre à tous que les païens, comme les Juifs, pouvaient recevoir le baptême et entrer directement dans l'Église. Act., x. Les explications que saint Pierre crut devoir donner de sa conduite achevèrent d'éclairer les esprits droits sur ce point important. Act., xi.
On s'est demandé si l'Écriture comprenait aussi les enfants parmi les sujets du baptême. Il est certain qu'elle n'en fait pas mention expresse. On a conjecturé que les passages où il est question du baptême général de toute une famille désignaient aussi le baptême des
BAPTÊME DArriÈS LES l'ERES GRECS ET LATINS
1 nfanls qui en faisaient partie. Cette conjecture est assez
i.iiscmblable; mais il est possible cependant que
Lcriture ait voulu mentionner seulemimt le Ijaptème
- adultes, à cause des dispositions qu'elle suppose